Île d'Oléron

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Île d’Oléron
Ilâte d’Olerun
Vue aérienne du nord de l'île :la pointe et le phare de Chassiron, Saint-Denis-d'Oléron et La Brée-les-Bains.
Vue aérienne du nord de l'île :
la pointe et le phare de Chassiron, Saint-Denis-d'Oléron et La Brée-les-Bains.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Archipel charentais
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 45° 55′ 00″ N 1° 18′ 00″ O / 45.9166, -1.3
Superficie 174 km2
Point culminant Grande dune de Saint-Trojan (33 m)
Géologie Île continentale
Administration
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Communes La Brée-les-Bains, Le Château-d'Oléron, Dolus-d'Oléron, Le Grand-Village-Plage, Saint-Denis-d'Oléron, Saint-Georges-d'Oléron, Saint-Pierre-d'Oléron, Saint-Trojan-les-Bains
Démographie
Population 21 790 hab. (2012)
Densité 125 hab./km2
Gentilé Oléronais(e)
Plus grande ville Saint-Pierre-d'Oléron
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+1

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

(Voir situation sur carte : Charente-Maritime)
Île d’Oléron
Île d’Oléron

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Île d’Oléron
Île d’Oléron
Îles en France

L’île d’Oléron (en saintongeais Ilâte d’Olerun) est située dans l’océan Atlantique, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, au large des côtes de la Charente-Maritime dont elle fait partie, à 10 km au nord de l'estuaire de la Gironde. Avec les îles de , d'Aix et Madame, elle fait partie de l'archipel charentais ; elle est séparée de la presqu'île de Marennes par le coureau d'Oléron, au nord, et de la presqu'île d'Arvert par le pertuis de Maumusson, au sud.

Plus grande île française métropolitaine après la Corse, avec 30 km de long sur 8 km dans sa plus grande largeur, elle a une superficie[1] de 174 km2 et plus de 21 000 habitants permanents[2].

Au cours de son histoire, elle fait tantôt partie de l’ancienne province de l’Aunis, tantôt de l’ancienne province de Saintonge, au gré des nombreuses guerres, surtout pendant la période médiévale.

Administrativement, l’île d’Oléron correspond au canton de l'Île d'Oléron, depuis 2015. Sa capitale actuelle est Saint-Pierre-d'Oléron, principal pôle commercial et artisanal de l'île. Jusque sous l'Ancien Régime, c'est la ville du Château-d'Oléron, siège de la subdélégation et abritant la garnison de l'île, qui remplissait cette fonction.

Depuis le , l’île est reliée au continent par un pont routier, long de 2 862 m, deuxième plus long pont de France après celui de l’île de Ré, et plus vieux pont de France à relier le continent à une île.

Célébrée par Pierre Loti, elle est surnommée « Oléron la lumineuse » en raison de son fort taux d’ensoleillement tout au long de l'année.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités géographiques[modifier | modifier le code]

Le pont de l’île d’Oléron et le continent en arrière-plan.

Bordée par l'océan Atlantique, l'île d’Oléron est délimitée par deux détroits qui, localement, prennent le nom de pertuis :

L’île d’Oléron se trouve également située face à deux estuaires fluviaux, la Charente et la Seudre, qui jouent un rôle considérable pour ses activités économiques, ayant favorisé le développement de l’ostréiculture grâce à leur apport en eau douce. Depuis 1966, l’île a perdu une partie son insularité avec la construction du tout premier pont français à relier une île au continent.

L'île est divisée administrativement en huit communes formant le canton de l'Île d'Oléron. Avant la mise en application de la réforme cantonale de 2015, elle est divisée en deux cantons (canton du Château-d'Oléron et canton de Saint-Pierre-d'Oléron). Du nord au sud, on trouve successivement Saint-Denis-d'Oléron, troisième port de plaisance de Charente-Maritime[réf. souhaitée] ; La Brée-les-Bains, station balnéaire dotée d'une longue plage de sable orientée nord-est ; Saint-Georges-d'Oléron, bourg médiéval ramassé autour de son église romane, reconverti dans le tourisme ; Saint-Pierre-d'Oléron (considérée comme la capitale de l’île), petite cité commerciale et important centre de services ; Dolus-d'Oléron, qui partage avec Saint-Pierre une forte activité commerciale ; Le Château-d'Oléron, ancienne place-forte organisée autour de sa citadelle ; Le Grand-Village-Plage, qui abrite de grandes plages orientées au sud-ouest ; Saint-Trojan-les-Bains, importante station balnéaire blottie au pied d’une forêt domaniale, vaste pinède qui est la plus grande étendue forestière de l’île (près de 2 000 hectares).

L’île est parsemée de nombreux villages d’importances inégales, dotés d’un caractère propre. Ainsi Chaucre (au nord-ouest de Saint-Georges) était autrefois un important foyer de « naufrageurs », brigands qui attiraient les navires sur les rochers afin de les piller[réf. souhaitée] ; Sauzelle (à l’est de Saint-Pierre), vanté par Pierre Loti qui l'avait rebaptisé « le village des Sorciers »[réf. souhaitée] ; Boyardville, le Douhet et La Cotinière, ports de pêche et de plaisance.

La Cotinière est l’unique port de pêche de la côte ouest de l’île ; près d’une centaine de chalutiers y rentre chaque jour pour les criées de h et 16 h. C’est le premier port de pêche du département de la Charente-Maritime et le 8e de France[3]. Il est spécialisé dans le céteau, un poisson saisonnier.

Les anciens marais salants (situés à l’est et au sud de l’île) ont été reconvertis en « claires », terme désignant les bassins d’affinage. Les huîtres du bassin de Marennes-Oléron y acquièrent leur goût et leur texture particulière sous l’action d'une algue microscopique, la navicule bleue (Haslea ostrearia), dont la marennine provoque le verdissement[4]. La culture du sel est réintroduite (bien que de manière confidentielle) au port des Salines, au Grand-Village-Plage. L’art des paludiers y est présenté dans un écomusée.

Dunes dans la forêt des Saumonards, à Boyardville.

Les primeurs comptent parmi les productions traditionnelles de l'île tandis que la vigne donne le pineau des Charentes, un vin de liqueur, blanc ou rouge, servi en apéritif, au goût iodé par l'utilisation de « sart » (varech) comme engrais, ainsi que des vins de pays charentais rouges, rosés et blancs.

Sur la côte est, face à la forêt des Saumonards, à deux kilomètres au large à vol d'oiseau, se situe fort Boyard, construit sur un haut fond, sur décision de Napoléon Ier, pour protéger l'embouchure de la Charente et l'arsenal militaire de Rochefort. Commencé en 1804, pendant le Premier Empire, il est achevé en 1857, sous Napoléon III. Depuis le début des années 1990, il est utilisé pour le jeu télévisé éponyme.

À la pointe nord de l'île, sur la commune de Saint-Denis, se dresse le phare de Chassiron.

Au sud de l'île, Saint-Trojan, connu pour sa forêt, son train touristique et sa vaste plage de la côte ouest est la partie la plus balnéaire de l'île. L'endroit marque également le début de la vaste côte d'accumulation sableuse qui s'étend ensuite vers le sud, le long du littoral landais, jusqu'aux premiers contreforts du Pays basque, à peine interrompu par le pertuis de Maumusson et l'embouchure de la Gironde.

Le climat de l'île d'Oléron, ses plages de sable, ses pistes cyclables, son estran pour la pêche à pied, en font une destination appréciée des estivants.

Le , Oléron subit un tremblement de terre, d'une magnitude de 4,5 sur l'échelle de Richter, ne faisant ni victime ni dégât.

Une île au relief peu élevé mais varié[modifier | modifier le code]

Image satellite de l'île d'Oléron.

Le relief de l'île d'Oléron est, dans son ensemble, peu élevé, mais, par la nature des terrains qui le composent, n'est pas uniforme.

Son point culminant, 34 mètres, se situe dans les dunes de Saint-Trojan, au sud de l'île, tandis que les plus basses altitudes sont relevées dans les marais de la côte orientale, entre Le Château et Boyardville. Ceci lui donne à bien des égards des caractères assez semblables au relief de l'île de Ré, bien que quelques différences dans leurs formations géologiques opposent ces deux îles séparées par un détroit : Oléron constitue le prolongement occidental du plateau crétacé de la Saintonge, alors que fait partie de la plaine jurassique de l'Aunis.

Vue aérienne de l'île d'Oléron ; au premier plan, l'estuaire de la Seudre.

Les différences sont leurs assises géologiques : Oléron est essentiellement composée de calcaires gréseux du Crétacé, recouvrant la partie centrale de l'île et formant une bande étroite, d'une longueur d'environ vingt kilomètres et d'une largeur comprise entre 2 et 5 km. Dans cette partie centrale, les hauteurs varient de 4 à 6 mètres, en moyenne, atteignant rarement plus de 10 mètres, comme au nord de l'île, à Saint-Denis. Le bas plateau insulaire, au relief à peine vallonné, porte des vignes et des cultures céréalières qui sont bien adaptées aux calcaires gréseux, comme sur le plateau continental de la Saintonge.

Sur les façades nord et ouest de l'île, ces grès forment une côte rocheuse qui surplombe l'océan avec des falaises hautes de 4 à 10 mètres, notamment à la point de Chassiron.

Le long de la côte ouest s'accumulent des sables qui forment, par endroit, des dunes, plantées de pins, et dont les hauteurs culminent à 31 mètres entre Domino et Les Sables-Vigniers, et des longues plages de sable fin qui s'étirent jusqu'à la pointe de Gatseau, tout au sud de l'île. C'est dans ce secteur de l'île d'Oléron que se trouve le plus important massif dunaire, lequel porte les plus grandes hauteurs, avec 34 mètres à Saint-Trojan. Ces longues plages précèdent le plus souvent des cordons dunaires, en arrière desquels les villages balnéaires sont édifiés. Toute la côte occidentale est baignée par la Côte Sauvage où l'action des courants marins et des vents sont à l'origine de ces formations sablonneuses qui se prolongent vers la presqu'île d'Arvert, ofrant 60 km de plages de sable sur tout son littoral.

Paysage du sud de l'île d'Oléron.

La côte orientale de l'île d'Oléron est un peu plus variée : de la pointe rocheuse de Chassiron jusqu'à l'Anse de Maleconche, elle est sablonneuse et porte, comme sur la côte occidentale de l'île, des dunes, plantées de chênes verts. Les dunes des Seullières, entre Saint-Denis et La Brée, précèdent le petit massif dunaire de la forêt domaniale des Saumonards, dont les altitudes atteignent vingt mètres.

Depuis la pinède des Saumonards jusqu'au sud de l'île, à Saint-Trojan, la côte est uniformément basse et marécageuse, quelquefois sablonneuse, mais jamais régulière. Au nord-est, les dunes des Saumonards protègent les marais situés aux portes de Saint-Pierre, dont le Marais aux Oiseaux, et sont devenus des prés salés, pour l'élevage de moutons. Ce vaste secteur géographique est, aujourd'hui, dans toute sa bordure littorale, le domaine par excellence de la conchyliculture, où l'ostréiculture est pratiquée aux côtés de la mytiliculture, et même de l'aquaculture. Mais les parcs à huîtres sont l'activité dominante de toute la partie située autour du Château-d'Oléron et, ce, jusqu'à Saint-Trojan.

Enfin, entre le continent et le sud de l'île d'Oléron, face à l'estuaire de la Seudre, le courreau d'Oléron forme une sorte de chenal qu'entretient un puissant courant côtier qui le met en contact direct avec le pertuis de Maumusson.

Un climat de type Midi-Atlantique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.
L’Île d'Oléron jouit d'un climat doux en hiver. Les mimosas, qui fleurissent en février, font, notamment, la renommée de Saint-Trojan-les-Bains.

L'île d'Oléron est la plus méridionale des îles du littoral français Atlantique, ce qui a des conséquences évidentes sur son climat de type Midi-Atlantique, comme celui de « la Charente-Maritime qui correspond à un carrefour des milieux atlantique et méditerranéen[5] ».

L'île d'Oléron, comme le littoral de la Charente-Maritime et l'ensemble des îles charentaises, se caractérise par un climat particulièrement doux en hiver, notamment au sud de l'île, et rafraîchissant en été, grâce aux influences océaniques perpétuellement en mouvement. Les îles de Ré et d'Oléron, qui « enserrent » le pertuis d'Antioche, renferment une véritable mer intérieure, « une petite Méditerranée[6] », qui se réchauffe facilement, grâce au Gulf Stream, permettant de favoriser de très bonnes conditions climatiques où les amplitudes thermiques demeurent relativement faibles.

Ces conditions climatiques favorables, toujours soumises aux influences de l'océan Atlantique, favorisent l'existence d'une végétation méridionale. Ainsi la flore se caractérise par la présence étonnante de lauriers-roses, eucalyptus, agaves, aidant le mimosa à fleurir dès janvier. Aux essences déjà méridionales du chêne vert (ou yeuse) et du cyste, s'ajoutent des palmiers, des figuiers, des orangers et même des oliviers.

C'est ce climat exceptionnel qui faisait dire à Pierre Loti qu'Oléron est « l'île aux parfums »[7].

Relevé météorologique à Saint-Pierre-d’Oléron
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 3 4 7 9 13 14 14 12 9 6 3 8,1
Température moyenne (°C) 6 7 9 11 14 18 19 20 18 13 9 6 12,5
Température maximale moyenne (°C) 9 10 13 16 19 23 24 25 23 18 12 8 16,7
Source : The Weather Channel[8]


Les forêts en Oléron[modifier | modifier le code]

Article connexe : Forêt de Saint-Trojan.

L'île d'Oléron est une île dont la couverture forestière est relativement importante et est tout à fait comparable à la moyenne du département de la Charente-Maritime.

Tous les bois et forêts de l'île relèvent du domaine de l'administration forestière, plus connue sous le nom d'ONF, qui gère, au total, 2 729 hectares de forêts insulaires, soit 15,6 % de la superficie de l'île qui est de 174,9 km2.

Les forêts domaniales sont situées de manière éparse sur le territoire insulaire et recouvrent des surfaces très différentes :

  • dans le sud de l'île se trouve la grande forêt domaniale de Saint-Trojan, s'étendant sur trois communes et couvrant 1 867 hectares ; elle est la plus grande et la plus étendue de toutes les forêts des îles du littoral Atlantique français ;
  • au nord-est, la forêt domaniale des Saumonards est située exclusivement sur la commune de Saint-Georges-d'Oléron ; elle est essentiellement composée de résineux et de chênes verts, couvrant 645 hectares et bordant les rivages du pertuis d'Antioche, face au fort Boyard ;
  • au nord-ouest, en bordure de l'océan, la petite forêt domaniale de Domino a une surface de 164 hectares et est une forêt de résineux (pins maritimes, essentiellement) auxquels se mêlent des chênes verts, plantés sur le cordon dunaire ; elle est la troisième forêt de l'île, appartenant également à la commune de Saint-Georges-d'Oléron ;
  • les petits bois domaniaux, situés sur les dunes des communes de La Brée-les-Bains, Saint-Denis et Saint-Pierre, cumulent une surface totale de 53 ha.

Toutes ces forêts jouent un rôle très important dans l'île d'Oléron, non seulement par leur esthétique et leur impact sur la valorisation touristique de l'île, mais surtout pour leur « vocation première de protection des milieux naturels et humains[9] ». La forêt domaniale de l'île d'Oléron est entièrement plantée au XIXe siècle afin de protéger les habitations. Gérée par l’ Office National des Forêts, elle produit 3 000 m3 de bois par an[10].

Une île densément peuplée[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement de population, dont les données officielles de l'INSEE sont datées du recensement de 2007, la population de l'île d'Oléron s'élève à 21 242 habitants, ce qui en fait la deuxième île la plus peuplée du territoire métropolitain après la Corse et la plus peuplée des îles de tout le littoral Atlantique français. Sa densité de population (125 habitants/km2) est largement supérieure à celle de la Corse (~36 hab/km2).

Une île au peuplement assez bien réparti[modifier | modifier le code]

Répartie sur une superficie totale de 174,9 km2, la densité de population est assez élevée avec 122 hab/km2 et place l'île nettement au-dessus de la moyenne départementale qui, à la même date, a 88 hab/km2. Cette densité de population est, par ailleurs, presque deux fois supérieure à la moyenne de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes qui est d'environ 67 hab/km2. Elle demeure même supérieure à la moyenne nationale qui s'établit à 115 hab/km2.

Sur les huit communes de l'île, six ont une densité de population supérieure à 100 hab/km2. Les deux anciens cantons de l'île ont chacun une densité démographique dépassant aussi les 100 hab/km2 :

  • ex-canton du Château-d'Oléron : 140 hab/km2 ;
  • ex-canton de Saint-Pierre-d'Oléron : 110 hab/km2.

Cette situation remarquable indique que, comme ses voisines insulaires que sont Ré (209 hab/km2 et Aix avec 184 hab/km2, Oléron est très densément peuplée.

La population est relativement bien répartie sur l'ensemble de l'île. Si le littoral a pu fixer des petits ports de pêche (La Cotinière), ostréicoles (Le Château-d'Oléron, Saint-Trojan-les-Bains) et de plaisance (Saint-Denis-d'Oléron, Boyardville et Le Douhet), ainsi que quelques stations balnéaires (Saint-Trojan-les-Bains, La Brée-les-Bains, La Ménounière, Domino et Les Sables-Vigniers), la population est également très présente à l'intérieur de l'île, dans la partie centrale du bas plateau gréseux, concentrée principalement dans les villes (Saint-Pierre et Dolus-d'Oléron) et les nombreux villages (notamment Saint-Georges-d'Oléron, Chéray, Chaucre, La Gaconnière et Déau).

Une urbanisation de plus en plus importante[modifier | modifier le code]

L'île d'Oléron comprend huit communes, dont quatre ont plus de 2 000 habitants, parmi lesquelles une seule a plus de 5 000 habitants. Le dernier recensement de population, établi en 2007, donne les résultats suivants :

  • Saint-Pierre-d'Oléron : 6 204 habitants ;
  • Le Château-d'Oléron : 3 949 habitants ;
  • Saint-Georges-d'Oléron : 3 490 habitants ;
  • Dolus-d'Oléron : 3 156 habitants.

Ces quatre premières communes enregistrent des gains de population assez importants depuis le recensement de 1999 et concentrent aujourd'hui près des 4/5 de la population de toute l'île (79,1 % de la population en 2007). Ces communes cumulent les principales activités économiques de l'île et disposent de territoires étendus — à l'exception notable de la commune du Château-d'Oléron — pour accueillir de nouvelles zones résidentielles, dont les programmes immobiliers sont importants et soutenus, particulièrement à Saint-Pierre et à Dolus.

L'urbanisation de l'île se poursuit inexorablement, avec les constructions de zones pavillonnaires et de résidences secondaires, qui tendent à densifier l'habitat des bourgs, en formant des agglomérations urbaines au tissu encore lâche.

Deux villes dominantes[modifier | modifier le code]

Le centre ville de Saint-Pierre-d'Oléron vu depuis le clocher de l'église Saint-Pierre.

Saint-Pierre-d'Oléron s'est affirmée de loin comme étant la « capitale » de l'île, grâce notamment à sa situation géographique centrale qui a déterminé les bases de son développement urbain et économique, supplantant Le Château-d'Oléron, capitale historique de l'île.

Aujourd'hui, cette ville, qui compte 6 204 habitants, se situe au onzième rang des communes urbaines de la Charente-Maritime[11] et elle se classe au huitième rang des unités urbaines du département[12]. La ville franchit pour la deuxième fois de son histoire démographique le seuil des 5 000 habitants au recensement de 1990[13]. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à aujourd'hui, Saint-Pierre-d'Oléron a presque doublé sa population, passant de 3 350 en 1946 à 6 204 habitants en 2007. Son développement est éminemment contemporain et son évolution démographique est remarquablement soutenue et régulière. Elle fait partie des villes secondaires de l'armature urbaine de la Charente-Maritime parmi les plus dynamiques du département.

Le Château-d'Oléron, avec une population de 3 949 habitants en 2007, demeure la seconde ville de l'île. Cette petite ville est la « capitale » historique de l'île, abritant, autrefois les gouverneurs d'Oléron qui avaient leurs quartiers dans l'enceinte de la citadelle. C'est la commune la plus densément peuplée de toute l'île avec 252 hab/km2. Son habitat ancien est groupé autour de l'ancienne citadelle et de la place centrale, récemment réaménagée[Quand ?], ce qui en fait un lieu particulièrement apprécié des visiteurs[réf. souhaitée]. L'habitat récent, de type pavillonnaire, concentré dans des lotissements privés, tend à s'étendre le long des voies de communication, notamment en direction de Dolus-d'Oléron.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Château-d'Oléron est l'antique « Ularius » qui a donné son nom à l'île d'Oléron.

La signification du nom de l'île d'Oléron donne lieu à diverses interprétations, assez difficiles à concilier. Néanmoins, deux explications intéressantes peuvent être retenues, car elles ont l'assentiment du plus grand nombre parmi les étymologistes et les historiens.

Tout d'abord, il semble que ce nom dérive de l'ancien nom de la ville du Château-d'Oléron qui, au temps des Gallo-Romains, se nommait « Ularius » ou encore « Ularios », la cité portuaire était, pendant l'occupation romaine, un castrum, c'est-à-dire un camp romain fortifié, entouré de remparts en rondins. Ce nom est rapporté par l'historien romain Pline l'Ancien, ou encore, par Sidoine Apollinaire, qui avait un ami dans le castrum portuaire où se tenait une garnison romaine[14]. La difficulté réside dans le fait que, si le nom de la petite cité antique est appliqué par la suite à toute l'île, sa signification demeure inconnue : « Précisons que cette appellation serait née d'une confusion car Ularius aurait été le port principal de l'île ; le terme aurait été plus tard, par ignorance, attribué à l'île tout entière[15] ».

Des étymologistes chevronnés du XIXe siècle donnent une interprétation d'origine basque pour affirmer le lien entre le nom de l'île et celui de la ville du Château-d'Oléron, alors principal port de l'île dans l'Antiquité gallo-romaine ; ce nom alors signifierait « ville de la basse terre », dérivant du basque « ili » (ville) et « luro » (basse terre). Cette théorie, pour aussi intéressante qu'elle soit, est généralement rejetée aujourd'hui[16].

Selon d'autres spécialistes de la toponymie et de l'histoire, le nom Oléron serait à relier directement à la flore de l'île qui, pendant la période médiévale, est connue sous le nom de « Olus », qui signifierait « terre maraîchère » ou, mieux encore, de « Insula Olerum », l'« île des herbes odoriférantes » ou l'« île des parfums », provenant du latin olere qui signifie sentir. C'est le sens qu'aimait à lui attribuer le célèbre romancier Pierre Loti dans Le Roman d'un enfant.

Vexillologie et héraldique[modifier | modifier le code]

Le drapeau de l'île d'Oléron.

Le drapeau est composé de trois couleurs : le bleu marine pour la mer, le jaune pour le soleil et le vert pour les forêts. Il est basé sur le blason de l'ancien bailliage d'Oléron. On retrouve ce motif sur les armes de plusieurs communes de l'île.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le phare de Chassiron, à la pointe nord de l'île.

Aliénor d'Aquitaine, parfois appelée Eléonore de Guyenne, séjourne au Château-d'Oléron dans son château en 1199. Elle y reste quelque temps, faisant rédiger une série de règles maritimes connues sous le nom de Rôles d'Oléron, avant de se retirer à l'abbaye de Fontevraud où elle meurt en 1204.

Le , l’île ville[pas clair] est prise par Agrippa d'Aubigné[17].

En , le protestant Soubise s’empare de l’île après avoir occupé l’île de Ré. Quelques mois plus tard, le duc de Guise organise un débarquement afin de reprendre l’île, appuyé par les flottes hollandaises et anglaises[18].

Dans la nuit du 18 au , durant une tempête, le Presidente Viera, un bateau à vapeur américain, en provenance de Montevideo, transportant 14 000 tonneaux, victime d'une avarie s'échoue sur la plage de Grand-Village où il se casse en deux. L'épave est toujours visible sur la plage.

L'écrivain Pierre Loti est enterré depuis 1923 dans le jardin de la maison de ses grands-parents, suivant la tradition de ses ancêtres huguenots. Cette maison se situe à Saint-Pierre, mais selon les volontés de l'auteur, on ne la visite pas, contrairement à sa maison rochefortaise, transformée en musée.

L'île est l'une des dernières poches de résistance allemande de la fin de la Seconde Guerre mondiale (voir : Poche de La Rochelle et Poche de Royan et de la pointe de Grave) ; elle est libérée fin [19] par le débarquement de plus de 8 000 hommes[20]. Promu lieutenant-colonel en , René Babonneau prend le commandement du 158e RI, à la tête d'un régiment composé de nombreuses recrues issue des maquis, l'armée régulière étant absorbée par les combats dans les Vosges.[réf. nécessaire]

Le pont de l'île d'Oléron, d'une longueur de 2 862 mètres, est inauguré le .

Coiffes oléronaises[modifier | modifier le code]

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Une des origines du nom « kissenot » ou encore « quichenotte » viendrait de la déformation de l'anglais kiss not, la coiffe étant portée par les femmes oléronaises ne souhaitant pas être courtisées par les soldats anglais occupant l’île durant la guerre de Cent Ans.

Administration[modifier | modifier le code]

Carte de l'île d'Oléron.

L’île d’Oléron est rattachée au département de la Charente-Maritime, dans la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, plus précisément à l’arrondissement de Rochefort.

Le canton de l'Île d'Oléron est divisé en huit communes : Le Château-d'Oléron, Dolus-d'Oléron, Le Grand-Village-Plage, Saint-Trojan-les-Bains, La Brée-les-Bains, Saint-Denis-d'Oléron, Saint-Georges-d'Oléron et Saint-Pierre-d'Oléron.

La communauté de communes de l'Île-d'Oléron[21] fédère les projets d'intérêt oléronais, notamment dans les domaines de l'aménagement du territoire et du développement économique.

Par son poids démographique, cette importante structure intercommunale se situe au 6e rang de la Charente-Maritime.[réf. nécessaire]

Développement économique et touristique[modifier | modifier le code]

Afin de développer son territoire et maximiser l'attrait touristique de l'île, la communauté de communes de l'île d'Oléron a décidé de mettre en place un réseau de pistes cyclables favorisant les déplacements non-motorisés et mettant le territoire en valeur. Ce réseau de plus en plus dense s'inscrit dans la politique de développement durable de la communauté de communes en développant la mobilité durable et l'éco-tourisme. En 2014, il atteint ainsi plus de 130 km[22].

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Le réseau « Oléron, Nature et Culture » inclut neuf sites de l'île bénéficiant du « passe Nature et Culture » : le musée d'Oléron (label Musée de France)[23], dont l'entrée est gratuite tous les premiers dimanches du mois de novembre à mars[24], le port des Salines et le marais aux Oiseaux (pôle Nature), la Maison paysanne, le marais des Bris, le chantier naval Robert Léglise, la citadelle (monument historique), le site ostréicole et naturel de Fort-Royer et le phare de Chassiron[25].

La criée[Laquelle ?] est surmontée d'une passerelle permettant une vue plongeante sur ce lieu riche en couleurs[26]. Des visites guidées sont organisées du lundi au vendredi à 15 et 16 h[27] et les premiers vendredis du mois[28].

Le parc Myocastors, à Dolus, présente ces animaux dans un cadre convivial et agréable[29].

Deux golfs miniatures : le « Fun Golf » de Saint-Trojan[30], et à Château-d'Oléron[31].

De nombreuses manifestations se déroulent sur l'île tout au long de l'année : concerts, brocantes, promenades découvertes, pique-niques, veillées lecture, ateliers et conférences, marchés, pétanque, lotos, etc.[32].

Une manifestation de gréements traditionnels se déroule[Quand ?] à Saint-Pierre-d'Oléron[33],[34].

Le « Raid Vauban » fait évoluer des catamarans autour des forts Louvois, Boyard et Enet[35].

Des régates sont organisées à La Cotinière[36] et à Saint-Trojan[37].

La « Régate estivale open - Trophée Langevin-Vasseur », est ouverte à tous[38].

Le championnat départemental UFOLEP, à Saint-Trojan, le , était qualificatif pour les championnats de France cyclistes[39].

La compétition nationale UNSS de surf, à Grand-Village-Plage, réunit environ 400 surfeurs[40].

Les quatre marchés de l'île, très fréquentés, sont présents toute l'année[41].

Réserve naturelle et classement[modifier | modifier le code]

Le marais des Oiseaux.

La réserve naturelle nationale de Moëze-Oléron compte 6 700 hectares entre l'île et la Charente continentale. Elle inclut un vaste estran, zone classée réserve naturelle par un décret de 1993, découverte à marée basse, où l'on peut pratiquer la pêche à pied : palourdes et coques.

Depuis le , l'île d'Oléron est également classée au titre des sites naturels de France[42] et bénéficie, à ce titre, de la protection Natura 2000.

Personnalités liées à l'île[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La superficie totale de l'île d'Oléron, telle qu’elle est retenue par l’Insee, est de 174,39 km2, dont 106,12 km2 pour l'ancien canton de Saint-Pierre-d'Oléron et 68,27 km2 pour l'ancien canton du Château-d’Oléron.
  2. Au dernier recensement de l’INSEE réalisé en 2007, la population de l’île d’Oléron était de 21 242 habitants.
  3. Données statistiques du port de pêche relevées en janvier 2008.
  4. « Petites anecdotes biologiques ou historiques sur les huîtres » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur ostrea.org
  5. Collectif (dir.), La Charente-Maritime aujourd'hui, milieu, économie, aménagement, Jonzac, Université francophone d'été, , p. 30.
  6. Collectif (dir.), Poitou, Vendée, Charentes, coll. « Découvrir », , p. 38.
  7. Cité dans Le Roman d'un enfant où l'auteur y décrit, notamment, des scènes de la vie oléronaise de la fin du XIXe siècle.
  8. « Climatologie : moyennes et records pour Saint-Pierre-d’Oléron, France », sur fr.weather.com (consulté le 25 novembre 2010).
  9. Collectif (dir.), Forêts charentaises, Le Croît vif, , p. 59.
  10. « La forêt », sur ile-oleron-marennes.com.
  11. Selon le rang démographique établi en 2007, Saint-Pierre-d'Oléron vient après La Rochelle (1), Saintes (2), Rochefort (3), Royan (4), Aytré (5), Saint-Jean-d'Angély (6), Tonnay-Charente (7), Lagord (8), Périgny (9) et Saujon (10).
  12. Les unités urbaines rassemblent plusieurs communes urbaines au sein d'une agglomération multicommunale ou peuvent être issues d'une commune urbaine isolée — cas de Saint-Pierre-d'Oléron —, selon les différentes définitions de l'INSEE, plaçant La Rochelle en première position ; suivent Rochefort, Royan et Saintes pour les unités urbaines de plus de 20 000 habitants ; au cinquième rang vient La Tremblade, au sixième, Marennes et, au septième, Saint-Jean-d'Angély.
  13. En 1866, pendant le Second Empire, la commune enregistre son premier maximum démographique avec 5 152 habitants, chiffre qui n'est dépassé qu'en 1990.
  14. F. Julien-Labruyère, À la recherche de la Saintonge maritime, Éditions Rupella, , p. 120.
  15. J.M. Cassagne et M. Korsak, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, Éditions Bordessoules, , p. 82.
  16. J.M. Cassagne et M Korsak, op. cit., p. 82.
  17. « Une biographie d'Agrippa d'Aubigné » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur agrippadaubigne.org, consulté le 21 juillet 2016.
  18. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 428-429.
  19. « Il y a 60 ans, la libération de l'île », sur jdpoleron.info,‎ mars-avril 2005 (consulté le 12 août 2013).
  20. « Le débarquement », sur cabuzel.com (consulté le 12 août 2013).
  21. « Communauté de communes de l'île d'Oléron », sur cdc-oleron.com.
  22. « Pistes Cyclables », sur cdc-oleron.com (consulté le 2 mai 2014).
  23. [tt_news=625&tx_ttnews[backPid]=1944 « Musée d'Oléron »] ([tt_news=625&tx_ttnews[backPid]=1944 Archive][tt_news=625&tx_ttnews[backPid]=1944 Wikiwix][tt_news=625&tx_ttnews[backPid]=1944 Archive.is][tt_news=625&tx_ttnews[backPid]=1944 Google]Que faire ?), sur oleron-nature-culture.com, consulté le 21 juillet 2016.
  24. « Le musée » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur ile-oleron-marennes.com, consulté le 21 juillet 2016.
  25. « Petit Futé - Charente-Maritime 2010-2011 », sur books.google.fr, p. 111
  26. « Petit Futé - Charente-Maritime 2010-2011 », sur books.google.fr, p. 112.
  27. « Visites guidées du bateau à la criée » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur ile-oleron-marennes.com, consulté le 21 juillet 2016.
  28. « Du bateau à la criée, 1ers vendredis du mois » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur ile-oleron-marennes.com, consulté le 21 juillet 2016.
  29. « Parc Myocastors », sur petitfute.com.
  30. « Activités et équipements », sur ile-oleron-marennes.com.
  31. « Golf miniature », sur en-charente-maritime.com.
  32. « Manifestations sur l'île » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur ile-oleron-marennes.com, consulté le 21 juillet 2016.
  33. « Oléron, mer et tradition (contacts) », sur saintpierreoleron.com
  34. « Régate de vieux gréements et fête du port », sur ile-oleron-marennes.com.
  35. « Raid Vauban » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur ile-oleron-marennes.com, consulté le 21 juillet 2016.
  36. « Défi des ports de pêche (contacts) », sur saintpierreoleron.com.
  37. « Régate de championnat de ligue catamaran » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur ile-oleron-marennes.com, consulté le 21 juillet 2016.
  38. « Régate estivale open - Trophée Langevin-Vasseur », sur ile-oleron-marennes.com.
  39. « http://www.ile-oleron-marennes.com/preparer-mes-vacances/manifestations/championnat-departemental-ufolep-343674 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur ile-oleron-marennes.com.
  40. « Compétition nationale UNSS de Surf » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur ile-oleron-marennes.com, consulté le 21 juillet 2016.
  41. Foires et marchés sur saintpierreoleron.com.
  42. « JORF n°0079 du 3 avril 2011 page 5920 texte n° 6 », sur legifrance.gouv.fr.
  43. Pierre Chausse, « Pierre Bergé, discret enfant d'Oléron », sur lexpress.fr,‎ .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]