Empire espagnol

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Empire espagnol
Imperio español (es)

14921898

Drapeau
Drapeau.
Blason

Devise :

Plus Ultra (locution latine signifiant « Plus loin »)

À l'époque de Charles Quint: El Imperio donde nunca se pone el sol (« L'Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais »)
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte anachronique de l'empire espagnol, à différentes périodes.

Informations générales
Statut Ensemble des possessions de la Monarchie catholique espagnole, puis du Royaume d'Espagne; Monarchie absolue de droit divin (République en 1873-1874)
Capitale [I 1] Tolède (1492-1561)
Madrid (1561-1601)
Valladolid (1601-1606)
Madrid
(1606-)
Langue Espagnol[1]
Religion Catholicisme
Monnaie Réal espagnol, peseta
Démographie
Population 1790 60 000 000
Superficie
Superficie 27 000 000 km2
Histoire et événements
12 octobre 1492 Découverte et exploration de l'Amérique
1402 - 1496 Conquête des Îles Canaries
1519 - 1521 Conquête de l'Empire aztèque
1532 - 1537 Conquête de l'Empire inca
Émancipation des Provinces-Unies
1811 - 1825 Indépendance des colonies latino-américaines
10 décembre 1898 Traité de Paris
14 novembre 1975 Accords de Madrid
Roi d'Espagne
1474 - 1516 Rois catholiques
1873 - 1874 Première République espagnole
1886 - 1931 Alphonse XIII
  1. Séville était le port principal et le centre du commerce avec le Nouveau Monde

L'empire espagnol correspond à l'ensemble des terres contrôlées par les monarques espagnols du XVIe au XIXe siècles. Il se compose de deux ensembles : l'empire européen, constitué par les héritages successifs de ces princes au tournant des XVe et XVIe siècles, d'une part, et l'empire colonial, constitué par les conquêtes des colons espagnols outre-mer, d'autre part.

Ce dernier forme, avec celui du Portugal le premier empire colonial occidental. Durant ces deux siècles, la monarchie catholique espagnole s'arroge un immense territoire réparti entre les Amériques, l'Asie du Sud-Est et les comptoirs portugais en Inde et en Afrique lors de l’Union ibérique entre 1581 et 1640. Ces comptoirs reviendront au Portugal après 1640. À la fin du XVe siècle, le Royaume de Castille et le Royaume de Portugal sont à l'avant-garde des grandes découvertes puis inaugurent l’ère de la colonisation européenne. L'extension maximale de l'empire coïncide avec le Siècle d'or espagnol et les règnes de Charles Quint à Philippe IV.

L'empire européen[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

L'empire européen a été formé par l'incapacité de la maison de Trastamare, dans les premières années du XVIe siècle, à produire des héritiers viables dans ses différentes branches. Cette incapacité fait de l'infante Jeanne la Folle l'unique héritière des rois de Castille, d'Aragon et de Naples à partir de 1504. Son mariage avec l'archiduc Philippe le Beau ajoutait les territoires résiduels de la maison de Bourgogne et ceux de la maison d'Autriche. L'héritier de ces deux princes, l'archiduc et infant, qui allait devenir l'empereur Charles Quint était par ces héritages multiples et son élection au Saint-Empire romain germanique le prince le plus puissant d'Europe. Il ajouta à cette mise déjà importante le duché de Milan et quelques territoires dans le nord des Flandres. Ses héritiers espagnols perdirent l'Autriche, l'Empire et la moitié nord des territoires flamands mais purent conserver cet immense héritage.

Structuration[modifier | modifier le code]

Les Habsbourgs conservèrent toujours la stricte distinction entre les différents héritages formant l'empire européen. Le souverain portait une vingtaine de titres royaux révélant ce caractère composite et l'absence d'unification. Cet ensemble était désigné sous le terme de Monarchie catholique et s'organisait ainsi :

L'organisation composite de la monarchie ne recoupait que partiellement l'organisation administrative : les royaumes de Naples et de Sicile, relevant formellement de la couronne d'Aragon, étaient ainsi administrés par le conseil royal d'Italie avec le duché de Milan et le royaume de Sardaigne plutôt que par celui d'Aragon avec les autres territoires de cette couronne. Ce caractère complexe et composite fut nettement simplifié avec l'arrivée au pouvoir des Bourbons d'Espagne. D'une part, l'empire européen était démembré, les Flandres et les territoires italiens étant partagés entre les différents princes des maisons d'Autriche, de Savoie et de France. D'autre part, la division territoriale de l'Espagne en deux couronnes fut supprimée par une série de capitulations données entre 1707 et 1716 : les privilèges de la couronne d'Aragon furent supprimés et ses institutions politiques dissoutes. À partir de 1714, l'Espagne perd son empire européen mais commence à exister en tant qu'État unifié.

Prélude[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Afrique espagnole.

La première étape de l'expansion espagnole outre-mer a été la conquête des îles Canaries entre 1491 et 1496, à la suite du traité d’Alcáçovas contre les Portugais en 1479. La deuxième étape est l'occupation et la colonisation de Melilla en territoire marocain en 1497. Le royaume de Castille ne s'investit dans l'expansion dans l'océan Atlantique que lorsque la Reconquista contre les musulmans d'Espagne est achevée, après la chute de l'Émirat de Grenade en janvier 1492.

Les Grandes découvertes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grandes découvertes.

Après un refus du roi du Portugal, le Génois Christophe Colomb arrive à convaincre les Rois catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, de financer une expédition qui doit permettre d'atteindre les Indes et ses richesses par l'ouest. En octobre 1492, Colomb atteint l'île de San Salvador (Bahamas), puis fonde le premier établissement colonial du Nouveau Monde à Hispaniola. Il est nommé « vice-roi des Indes » (1493-1500) par les rois espagnols avec des privilèges très importants ; son gouvernement se révèle désastreux, pour les colons qui s'affrontent entre eux, mais surtout pour les autochtones d'Hispaniola dont la population s'effondre du fait des exactions des conquérants et des maladies apportées par les européens. Au cours de trois autres voyages jusqu'en 1504, Christophe Colomb explore les Antilles et le littoral de l'Amérique centrale, mais c'est au Florentin Amerigo Vespucci qu'est attribuée, en 1507, la découverte d'un nouveau continent, l'Amérique, après trois voyages entre 1499 et 1504. Au XVIe siècle, les Espagnols découvrent les terres qui s'étendent de la Californie et de la Floride jusqu'à la Terre de Feu, et l'océan Pacifique, jusqu'aux Philippines et aux îles Salomon.

Les conquistadores[modifier | modifier le code]

La conquête du Nouveau Monde par les conquistadors est rapide. En 1511, les Grandes Antilles (Cuba, Hispaniola, Porto Rico) sont conquises. Certaines légendes, notamment celle de l'Eldorado, poussent des aventuriers souvent issus de la petite noblesse castillane pauvre d'Estrémadure, à se risquer dans de périlleuses, lointaines et fréquemment mortelles expéditions. C'est avec quelques centaines d'hommes qu'Hernán Cortés conquiert le Mexique des Aztèques entre 1519 et 1521, et que Francisco Pizarro envahit le Pérou des Incas entre 1532 et 1534. La supériorité technologique et l'audace des Espagnols, ainsi que la démoralisation (à laquelle participent des croyances comme le mythe de Quetzalcoatl) et les divisions des Amérindiens ont permis ces conquêtes exceptionnelles. À partir du Mexique, les Espagnols colonisent les Philippines (années 1560), où ils se heurtent aux limites orientales de l'Empire colonial portugais.

L'exploitation du Nouveau Monde[modifier | modifier le code]

En 1503, les autorités castillanes créent, à Séville, la Casa de Contratación, un organisme chargé de réglementer le trafic entre l'Espagne et les nouvelles colonies. Il est chargé de prélever une taxe correspondant au cinquième du commerce avec les Indes occidentales (Quinto Real) et de collecter les informations sur les découvertes des explorateurs. En 1524, le Conseil des Indes (Consejo de Indias) est doté du pouvoir d'administration, relayé sur place par onze audiencias (tribunaux), la première ayant été établie à Saint-Domingue en 1511.

Cette carte montrant l'extension théorique de l'empire espagnol dans les années 1650 illustre le méridien défini lors du traité de Tordesillas ; à l'est se trouve la zone terrestre dévolue à l'empire colonial portugais (carte).
En marron, le vice-royaume du Pérou.

Vue l'étendue du Nouveau Monde, il devient clair dès la première partie du XVIe siècle qu'il faut subdiviser les nouveaux territoires conquis afin de pouvoir les administrer. La Couronne d'Espagne décide de créer des vice-royaumes avec à leur tête un Vice-roi. Le premier est la Vice-royauté de Nouvelle-Espagne (1535), puis viennent celles du Pérou (1544), de Nouvelle-Grenade (1717) et du Río de la Plata (1776).

Les colons espagnols s'enrichissent avec le système de l'encomienda (droits de seigneurie sur les communautés indiennes). Les grandes propriétés agricoles (latifundia) se développent surtout à partir du XVIIe siècle. Parallèlement, la métropole exploite intensivement les riches gisements d'or (en Colombie) et d'argent (Zacatecas au Mexique, Potosí en Bolivie).

En 1783, pour maintenir l'exploitation des colonies américains tout en prévenant de possibles mouvements indépendantistes, le comte d'Aranda, premier ministre du roi d'Espagne Charles III, proposa un plan de transformation politique de l'Amérique espagnole. Le roi d'Espagne n'aurait conservé directement que des appuis en Amérique du Sud, Cuba et Porto Rico, et il serait devenu empereur et suzerain de trois rois choisis parmi les infants d'Espagne et lui payant tribu : celui de la Nouvelle-Espagne, qui lui enverrait des barres d'argent ; celui de Terre-Ferme (Colombie et Venezuela), qui s'acquitterait en épices et en tabac ; et celui du Pérou, qui expédierait des lingots d'or. Charles III était trop prudent pour accepter ce projet mais on a parfois considéré qu'il était prémonitoire et aurait peut-être évité aux pays de l'Amérique Espagnole les sanglants chapitres de la conquête de leur indépendance[2].

Les relations avec les Amérindiens[modifier | modifier le code]

Le coût humain de cette expansion est très lourd. La population amérindienne s'effondre, passant d'environ 80 millions d'habitants au début du XVIe siècle à environ 12 millions cent ans plus tard. Les massacres, le travail forcé, les déportations, la déstructuration des sociétés indigènes, et surtout les maladies amenées par les Européens sont responsables de ce désastre (voir Histoire démographique des Amérindiens).

Les exactions des conquistadors espagnols ont été dénoncées à l'époque par le moine dominicain Bartolomé de Las Casas. En 1550, lors de la Controverse de Valladolid qui l'oppose au théologien Juan Ginés de Sepúlveda, il parvient à imposer l'idée que les Amérindiens ont une âme. Le roi d'Espagne Charles Quint avait par ailleurs commencé à restreindre le système de l'encomienda.

Au XVIIIe siècle, les jésuites établissent des missions ou Reducciones, notamment au Paraguay avec les Guaranis, en Bolivie, au Pérou ou au Brésil. Ce sont de véritables petites républiques, dont le but est d'évangéliser les Amérindiens. Pour ce faire, les Jésuites reproduisent l'organisation des villes espagnoles, mais s'adaptent au mode de vie et accueillent les Amérindiens qui fuient l'esclavage. Leur présence irrite donc fortement les colons, qui à force d'intrigues parviennent à les faire interdire par le pape, l'Espagne et le Portugal dans les années 1750-1760.

La forte baisse démographique des Amérindiens a pour conséquence de priver les colons d'une majeure partie de leur main-d'œuvre. Les Espagnols se tournent alors vers la Traite des Noirs, pratiquée par les Portugais.

Malgré les mauvais traitements infligés aux Amérindiens (meurtres massifs, guerres, travail forcé[3]) et aux Noirs, l'Amérique latine, y compris le Brésil portugais, devient un exemple unique de société coloniale métissée.

En Asie[modifier | modifier le code]

Ferdinand Magellan, explorateur portugais voyageant pour le compte de l'Espagne, arrive aux Philippines, le 16 mars 1521. Lopez de Villalobos nomme l’archipel en l'honneur de l'Infant d'Espagne, le futur Philippe II d'Espagne. L'archipel entre progressivement dans l'Empire colonial espagnol à partir de 1565. En 1578, l'Espagne lance une expédition contre le sultanat de Sulu. En 1611, l’Université de Santo Tomas, la première du pays, mais aussi d'Asie, est fondée à Manille.

À défaut de disposer d'or et d'épices, le pays est considéré comme une tête de pont pour l'évangélisation de la Chine et du Japon. Le premier saint philippin, Lorenzo Ruiz[4], est d'ailleurs un Indio emmené avec lui par saint François-Xavier. Si, dans les grands empires asiatiques l'objectif religieux n'a pas été réalisé à la suite des réactions hostiles des autorités japonaises et de la querelle des rites chinois, l'Église a par ailleurs été rapidement investie aux Philippines, par les monarques espagnols, de pouvoirs étendus (justice, ordre public, collecte des impôts). On l’oublie trop souvent, mettant la soif de l’or d’aventuriers sans scrupules en avant, mais la motivation des rois catholiques de Castille et d’Aragon, lorsqu’ils se lancent dans l’aventure coloniale, est aussi de répandre la foi catholique de par le monde.

Le déclin de l'empire[modifier | modifier le code]

L'Union ibérique, fusion de l'empire portugais et espagnol.

Le déclin de la puissance coloniale espagnole est perceptible dès le début du XVIIe siècle, malgré (ou à cause de) la domination militaire en Europe et le développement de colonies de peuplement. La politique d'accumulation de métaux précieux, aussitôt dépensés pour honorer les dettes envers les fournisseurs et banquiers d'Allemagne (Fugger, Welser) ou d'Italie (banquiers génois), ne favorise pas le développement de la métropole. Celle-ci, non seulement pâtit du manque d'investissement qui se conjugue à une forte inflation, mais a aussi tendance à se dépeupler au bénéfice du Nouveau Monde. Le choix d'une domination à la fois outre-mer et en Europe (contre les protestants, en Italie et aux Pays-Bas) engendre de coûteuses dépenses militaires. En 1627, l'Espagne ne peut éviter une banqueroute.

L'indépendance des colonies américaines[modifier | modifier le code]

Phases de l'indépendance des colonies espagnoles en Amérique. Légende :
  •      Gouvernement contrôlé par Ferdinand VII
  •      Région fidèle au gouvernement central
  •      Région insurgée
  •      État déclaré indépendant
  •      Espagne occupée par la France

La domination économique de la métropole mécontente les élites créoles (blancs nés dans les colonies). À l'instar de Simón Bolívar, elles s'inspirent de la Révolution française, et profitent de l'occupation de l'Espagne par Napoléon Ier en 1808 pour proclamer l'indépendance des pays d'Amérique latine, malgré la répression espagnole et plusieurs affrontements militaires entre 1811 et 1825. Il proclame l'indépendance de la Vice-royauté de Nouvelle-Grenade qui devient la République de (Grande) Colombie. Tandis que la Vice-royauté du Río de la Plata, sous l'impulsion de José de San Martín, devient la République argentine. La Nouvelle-Espagne devient à son tour indépendante en 1821 sous le nom de Mexique. La France a combattu contre ces indépendances. A la Bourse de Paris, l'emprunt d'Etat chute de 87 à 78 dans les cinq jours qui suivent le discours annonçant le soutien français au Roi d'Espagne, en 1823[5].

La fin de l'empire[modifier | modifier le code]

Le Sahara espagnol et le protectorat espagnol sur le Maroc en 1912

En 1898, au cours de la guerre hispano-américaine, la volonté d'expansion territoriale des États-Unis grignote l'empire colonial espagnol, qui perd Cuba, Guam, Porto Rico et les Philippines.

L'Espagne ne contrôle plus alors que quelques possessions africaines, dont le Rif marocain, acquis au début du XXe siècle, et conservée au prix de la sanglante guerre du Rif contre Abd el-Krim, entre 1921 et 1926, avec l'aide de troupes françaises commandées par le maréchal Philippe Pétain. Le Maroc espagnol est, après les Canaries, la première base de l'insurrection franquiste en juillet 1936, et la pourvoie en troupes (les Maures, et les troupes coloniales, les Banderas del Tercio ou légion étrangère), dont l'intervention se révèle décisive dans la guerre civile espagnole. En 1975, après la mort de Franco, l'Espagne quitte le Sahara occidental qui est alors annexé par le royaume du Maroc.

Le rôle des Catalans[modifier | modifier le code]

La Catalogne ne participe pas dans un premier temps à cette expansion, et se tourne vers des projets d'hégémonie sur le bassin méditerranéen. C'est bien plus tard que les Catalans participent à l'empire colonial espagnol, en développant des rhumeries à Cuba, qui vont engendrer l'empire Bacardi. Ils en reviennent avec le folklore des havanas.

Les territoires de l'empire espagnol[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Thomas Calvo, L'Amérique ibérique de 1570 à 1910, Paris, Nathan,‎ 1994, 359 p.
  • Pierre Chaunu, Conquête et exploitation des nouveaux mondes, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio »,‎ 1969 (réimpr. 1995), 456 p. (ISBN 978-2-13-047325-1)
    • Histoire de l'Amérique latine, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? »,‎ 1967 (réimpr. 2003), 128 p. (ISBN 978-2-13-053637-6)
    • L'Amérique et les Amériques, Paris, Armand Colin,‎ 1964
    • L'Expansion européenne du XIIIe au XVe siècle, Paris, PUF,‎ 1969, 396 p.
  • (es) John Elliot, El viejo mundo y el nuevo, 1492-1650, Madrid, Alianza,‎ 1994 (ISBN 978-84-206-3553-8)
  • Bernard Lavallé, L'Amérique espagnole de Colomb à Bolivar, Paris, Belin,‎ 1993, 319 p. (ISBN 978-2-7011-1406-4)
  • Gregorio Salinero, Les Empires de Charles Quint, Paris, Ellipses,‎ 2006, 360 p. (ISBN 978-2-7298-2608-6)
  • Bernard Vincent, 1492, l'année admirable, Paris, Aubier Montaigne,‎ 1991, 225 p. (ISBN 978-2-7007-2234-5)
  • René Pélissier, Portugais et Espagnols en "Océanie" - Deux empires : confins et contrastes, éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 2010
  • René Pélissier, Spanish Africa - Afrique Espagnole. Études sur la fin d'un Empire, éditions Pélissier, F-78630 Orgeval, France 2005 (ISBN 2-902804-12-1)
  • René Pélissier, Don Quichotte en Afrique. Voyages à la fin de l'Empire espagnol, éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1992
  • Pierre Chaunu, Les Philippines et le Pacifique des Ibériques, Paris, SEVPEN, 2 volumes, 1960-1966.

Pour la conquête[modifier | modifier le code]

  • Bartolomé Bennassar : « Cortés. Le conquérant de l'impossible », Paris, 2001. (très drôle, mais pas toujours scientifique)
  • John Hemming : « La conquête des Incas », Stock, Paris, 1971.
  • Siegfried Huber : « La fabuleuse découverte de l'Empire des Incas. L'aventure de Pizarre et de ses frères reconstituée à partir de documents originaux. 1490-1548 », Pygmalion, Paris, 1978.
  • Giuliano Gliozzi : « Adam et le Nouveau Monde. La naissance de l'anthropologie comme idéologie coloniale : des généalogies bibliques aux théories raciales (1500 - 1700) ». (un livre extrêmement stimulant)
  • Alain Milhou : « Le messianisme de Christophe Colomb : tradition hispanique, tradition juive et tradition joachimite ? ». Dans Christophe Colomb et la découverte de l'Amérique, Aix-en-Provence, 1994.
  • Nathan Wachtel : « La vision des vaincus. Les Indiens du Pérou devant la conquête espagnole », Gallimard, Paris, 1971. (L'un des seuls livres à donner l'image de la conquête de l'Amérique vue par les indios)

Sur la société indienne[modifier | modifier le code]

  • Chevalier J.L., Colin M., Thomson A. : « Barbares et sauvages. Images et reflets dans la culture occidentale », Actes du colloque de Caen, février 1993, Paris, 1994.
  • Thomas Gomez : « L'envers de l'Eldorado », Toulouse, 1984.
  • Bernard Grunberg : « L'inquisition apostolique au Mexique. Histoire d'une institution et de son impact dans la société coloniale (1521-1571) », Paris, 1998.
  • Serge Grunzinski : « La colonisation de l'imaginaire. Sociétés indigènes et occidentalisation dans le Mexique espagnol », XVIe-XVIIIe siècle, Paris, 1988.
  • Paul Hosotte : « L'Empire aztèque. Impérialisme militaire et terrorisme d'État », Paris, 2001.

Sur ceux qui se sont battus pour la cause indienne[modifier | modifier le code]

  • Marcel Bataillon : « Études sur Bartolomé de las Casas », Paris, 1965.
  • Pierre Chaunu : « La Légende Noire Antihispanique », Revue de Psychologie des Peuples, Caen, 1964.
  • Jean Dumont : « La vraie controverse de Valladolid », Paris, 1995.
  • Dussel E.D. : « Les évêques hispano-américains, évangélisateurs et défenseurs de l'Indien (1504-1620) », Paris, thèse de doctorat à la Sorbonne, 1966.

Sur l'économie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Chaunu : « Séville et l'Atlantique », S.E.P.V.E.N, 12 vol. Paris, 1955-59. (Un classique)
  • Antonio Garcia Baquero : « La Carrera de Indias: Suma de la contratacion y oceano de negocios », Séville, 1992, traduit en français par Bartolomé Bennassar : « La carrera de Indias. Histoire du commerce hispano-américain (XVIe-XVIIIe siècle) », Desjonquères, Paris, 1993.
  • Earl Hamilton : « American Treasure and the price Revolution in Spain », 1501-1650, Cambridge, 1934. (Un classique mais qui est contesté)
  • Michel Morineau : « Incroyables gazettes et fabuleux métaux », Paris, 1985. (un livre stimulant qui révise l'histoire économique de l'Amérique espagnole)
  • Gregorio Salinero : « Une ville entre deux Mondes », Casa de Velazquez, Madrid, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Autres langues parlées étaient le portugais, le catalan, l'allemand, le français, le néerlandais, l'aragonais, le galicien, l'asturien, le sicilien, le napolitain, le lombard, le quéchua, le nahuatl, le maya, le tlaxcaltèque, le mixtèque, le zapotèque, le guarani, l'aimara, le tagalog, le chamorro, l'arabe et les langues chinoises.
  2. Yves Bottineau, Les Bourbons d'Espagne (1700-1808), éd. Fayard, décembre 1993, p. 328.
  3. Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, tome 3 : Le temps du monde, Paris, Armand Colin, LGF-Le Livre de Poche, (ISBN 2-253-06457-2), 1993, p.489
  4. Lorenzo Ruiz est un des Seize martyrs de Nagasaki canonisés par Jean-Paul II en 1987
  5. Colling 1949, p. 193