Confrérie

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Peinture du musée des beaux-arts de Séville.

Les confréries sont des communautés destinées à favoriser une entraide fraternelle ou à perpétuer une tradition. Cette forme d'association est attestée depuis le XIIIe siècle[1]. La confrérie est en général dirigée par un Grand Maître.

En France, toutes les confréries furent abolies au moment de la Révolution française, par un décret en date du 18 août 1792.

En Espagne, il subsiste de nombreuses confréries (cofradias ou hermandad) perpétuant une tradition religieuse.

Sommaire

En Occident [modifier]

Procession de la confrérie ds Pénitents blancs d'Avignon, par Pierre Grivolas

Au Moyen Âge les confréries se différencient des corporations par plusieurs aspects :

  • un recrutement non exclusif (même une confrérie dite « de métier » ne se limite pas aux membres de son métier). Voir les confréries d'artisans, par exemple, appelées dans le passé guilde, ou corporations ;
  • une primauté du lien sur le cadre. Là où la corporation forme une universitas structurant un corps social, la confrérie relie avant tout des individus entre eux ;
  • un rôle essentiel du processus d'intercession. La confrérie médiévale n'a pas pour vocation de promouvoir le culte chrétien (ce rôle lui sera dévolu à la période moderne). Par contre, les confrères accomplissent une pratique religieuse plus ou moins régulière ayant pour « but » d'obtenir l'intercession du saint patron de la confrérie. L'avantage de la prière confraternelle sur la pratique solitaire est que la somme des prières de tous les confrères bénéficie individuellement à chaque confrère. On peut en citer quelques-unes : Confrérie de la Passion, Confrérie des Charitables de Saint-Éloi et plus récemment Confrérie de charité.

Dans le monde musulman [modifier]

[réf. nécessaire] Les confréries musulmanes ont souvent popularisé deux notions assez étrangères à l'Islam, l'amour mystique de Dieu (Allah) et le culte des saints. Voir Confréries soufies, zaouïa, et aussi confrérie du Sénégal, bektachi, chadhili, yesevis, derviche, séfévides,

Confréries contemporaines [modifier]

Défilé de la Confrérie de la Miséricorde (qui est une confrérie de pénitents) à Mons (Belgique).

[réf. nécessaire] Le bataillon des canonniers sédentaires de Lille est l'unique descendant, en France, des confréries militaires. Créée le 2 mai 1483, la « confrérie des Canonniers et couleuvrinniers » de Lille est alors appelée confrérie de Sainte Barbe. Son nom actuel lui est donné par Napoléon Bonaparte en 1803, en récompense de sa résistance face aux Autrichiens lors du siège de Lille de 1792.

Le terme de « confrérie », chargé de connotations religieuses et mystérieuses, subsiste pour désigner les confréries de pénitents qui existent encore.

Il est également utilisé par des associations à caractère gastronomique ou folklorique, par exemple :

Bachiques ou vineuses [modifier]

Article détaillé : Confrérie bachique.

Confréries gastronomiques françaises [modifier]

Confrérie du cassoulet
Confrérie de la cerise de Venasque
  • Confrérie des Fins Goûteurs de Charolais[2]
  • Confrérie du Landenon.
  • Confrérie des chevaliers du taste-fromage de France.
  • Confrérie des Chevaliers du Goûte-Boudin[3]
  • Confrérie des chevaliers du Goûte-andouille, à Jargeau.
  • Confrérie des chevaliers du Brie de Melun.
  • Confrérie des rillons et rillettes de Touraine.
  • Confrérie de l'Or blanc à Salins-les-Bains.
  • Confrérie des chevaliers des rillettes sarthoises à Mamers
  • Confrerie de l'escargot Ariègeois
  • Confrérie des chevaliers du camembert
  • Confrérie du dindon de Varaignes
  • Confrérie du pâté bourbonnais
  • Confrérie du cassoulet de Castelnaudary
  • Confrérie de l'Académie universelle du cassoulet.
  • Ordre du melon de Cavaillon
  • Confrérie de la fraise de Carpentras
  • Confrérie de la figue noire de Caromb
  • Confrérie de la cerise de Venasque
  • Confrérie de l'ail de Piolenc

Autres confréries françaises [modifier]

Confrérie du Diamant noir et de la Gastronomie
  • Confrérie des Bois et Plants de Vigne de Caromb
  • Confrérie du Club Sandwich (Réservée aux femmes)
  • Docte Collège des Maîtres de la Truffe et du Foie gras du Périgord
  • Confrérie du Diamant noir et de la Gastronomie à Richerenches, confrérie nationale de la truffe, présidée par un Périgourdain.
  • Confrérie des traducteurs[4]
  • Confrérie des Chevaliers Taste-Fesses de Montmartre

Confréries gastronomiques wallonnes [modifier]

  • Confrérie du Maitrank, à Arlon
  • Confrérie des Sossons d'Orvaulx, à Orval
  • Confrérie du lev'gos
  • Confrérie del Seigneurie de Vervî-riz (dôrêye)
  • Confrérie des chevaliers del Fricassèye de Chèvremont
  • Confrérie du GaY Boulet
  • Confrérie de l'ortie
  • Confrérie des Poires de Saint R'Mèy
  • Confrérie Tchantchès
  • Confrérie dèl Crolèye djote di Warou
  • Confrérie dè Magneu Makêye
  • Confrérie de la fraise de Votem
  • Confrérie des vignerons du Petit-Bourgogne
  • Confrérie de la Seigneurie du remoudou
  • Confrérie de la Cervoise d'Anthines
  • Confrérie de la Gaufre liégeoise
  • Confrérie des Chevaliers de Porte-Cheville(Saucisse de Morteau)
Autres confréries wallonnes [modifier]

Estudiantines [modifier]

Article détaillé : Fraternité étudiante.

Très répandues dans le système universitaire anglosaxon ainsi qu'en Belgique, il en existe aussi ailleurs.

Confréries de fiction [modifier]

La notion de confrérie a également été reprise dans des œuvres de fiction telles que romans, bandes dessinées, jeux de rôle et dans l'humour populaire, par exemple :

Notes et références [modifier]

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Annexes [modifier]

Articles connexes [modifier]

Bibliographie [modifier]