Histoire des Philippines

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L'histoire des Philippines a commencé avec l'arrivée des premiers hommes par voie terrestre, il y a au moins 30 000 ans. Ferdinand Magellan est le premier européen à visiter l’archipel quand il débarque sur l’île de Homonhon, au sud-est de Samar, le 16 mars 1521. Avant l’arrivée de Magellan, plusieurs royaumes et sultanats existaient aux Philippines, tels que le royaume bouddhiste de Butuan, les royaumes de Tondo et Maysapan, florissants depuis le Xe siècle, ou les sultanats musulmans de Sulu, Maynila, Maguindanao et Lanao. Ces divers royaumes atteignent une organisation politique et sociale complexe, et commercent avec la Chine, l’Inde, le Japon, la Thaïlande, le Vietnam et Java, mais aucun n’arrive à étendre son influence sur l’ensemble de l’archipel actuel des Philippines. Par ailleurs, des populations Barangays demeurent indépendantes dans l’archipel, et sont parfois alliées avec un ou plusieurs des grands royaumes avoisinants.

La colonisation espagnole commence avec l’arrivée de Miguel López de Legazpi en 1565, qui établit la colonie permanente de San Miguel sur l’île de Cebu. D’autres colonies sont par la suite implantées en se dirigeant vers le nord et atteignant la baie de Manille sur l’île de Luçon en 1571. À Manille, les Espagnols construisent une nouvelle ville et commence alors une période de domination de l’archipel par l'empire espagnol qui dure plus de trois siècles.

Les Espagnols apportent une unité politique à un archipel auparavant formé de royaumes et communautés indépendantes et qui devient les Philippines, et introduisent des éléments de la civilisation occidentale comme l'imprimerie et le calendrier. Les Philippines sont gérées comme un territoire de la Nouvelle-Espagne et administrées à partir de Mexico entre 1565 et 1821, puis directement de Madrid entre 1821 et la fin de la guerre hispano-américaine en 1898, avec une brève période d’administration britannique entre 1762 et 1764. Durant cette période de domination espagnole, de nombreuses villes sont fondées, des infrastructures construites, de nouvelles cultures et de nouveaux animaux d’élevage sont introduits, et le commerce est florissant. Les missionnaires espagnols convertissent la plupart de la population au christianisme et fondent des écoles, des universités et des hôpitaux à travers les diverses îles de l’archipel.

La révolution philippine contre l’Espagne débute en avril 1896, et se termine deux ans plus tard par la proclamation d’indépendance et l’établissement de la Première République des Philippines. Toutefois, le traité de Paris de 1898 qui marque la fin de la guerre hispano-américaine, transfère le contrôle des Philippines aux États-Unis. Cet accord n’est pas reconnu par le gouvernement philippin qui déclare la guerre aux États-Unis le 2 juin 1899. Le président du pays, Emilio Aguinaldo, est capturé en 1901 et le gouvernement américain déclare le conflit officiellement terminé en 1902. Les leaders philippins reconnaissent la victoire américaine, mais les hostilités se poursuivent jusqu’en 1913. L’administration américaine des Philippines commence réellement en 1905. Une autonomie partielle est promulguée en 1935, en préparation de l’indépendance complète du pays prévue pour 1946. Cette période de préparation est interrompue par l’occupation japonaise des îles au cours de la seconde guerre mondiale, mais elle est finalement conclue par le traité de Manille qui établit l'indépendance du pays.

Alors que l'économie du pays est prometteuse dans les années 1950 et 1960, les Philippines voient émerger une crise à la fin des années 1960 et le début des années 1970 avec l’émergence d’un activisme étudiant et de désordres civils visant la dictature exercée par le président Ferdinand Marcos qui établit la loi martiale en 1972. Proche du gouvernement américain, Marcos continue à être soutenu par celui-ci, même s’il est bien connu que son régime abuse de la corruption et enfreint régulièrement les droits de l’homme. La révolution philippine de 1986, qui s’effectue sans effusion de sang, marque la fin du gouvernement de Marcos et le retour de la démocratie dans le pays. Depuis, le pays est toutefois marqué par une forte instabilité politique et une économie un peu affaiblie.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Femme Ati à Boracay.

Les Philippines semblent occupées par l’homme depuis au moins 50 000 ans, comme en témoignent des découvertes archéologiques réalisées dans le pays. Selon H. Otley Beyer, éminent archéologue et anthropologue américain spécialiste des Philippines, les premiers hommes à avoir colonisé l’archipel venaient d’îles proches du continent asiatique[1]. La vallée de Cagayan au nord de Luçon témoigne de cette présence humaine par la présence de nombreux outils préhistoriques de pierre, laissés par des hominidés chasseurs de grand gibier tels le stégodon (éléphant préhistorique), le rhinocéros, le crocodile, la tortue, le sanglier et le daim. Les pétroglyphes d'Angono, à Rizal, sont une autre preuve de cette ancienne présence humaine. Les grottes de Tabon, situées sur l'île de Palawan, montrent des traces d'installation qui remontent à plus de 30 500 ans ; ces chasseur-cueilleurs utilisaient des éclats de silex comme outils[2]. Sur Mindanao, ces outils préhistoriques sont en abondance, ce que le héros national José Rizal remarque lui même dans les années 1880, grâce à ses nombreuses connaissances scientifiques et à ses contacts avec la communauté archéologique espagnole et allemande. Le plus ancien fossile humain découvert aux Philippines est un morceau de crâne de 22 000 ans, appartenant à un homme de l’âge de pierre, découvert en mai 1962 dans la grotte de Tabon, à Palawan, par le docteur Robert B. Fox, un anthropologue américain du National Museum[3].

Après la dernière ère glaciaire, le niveau de la mer s'élève d'environ 35 mètres submergeant ainsi l'isthme reliant les Philippines au continent, tout en donnant naissance aux mers peu profondes situées au nord de Bornéo. Les flux de populations ne deviennent alors possibles que grâce à l'utilisation de pirogues de type prao, construites à partir de troncs d'arbres évidés à l'aide de piochons (NdT adze en anglais). Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers 2 000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers les Philippines. Les premiers peuples qui semblent s'être installés sur l'île sont les Négritos, dont descendent les Ati et les Aeta[1]. On ne sait pas exactement à quel moment ils colonisent les lieux. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Sulawesi et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au-delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens, qui s'installent ensuite dans l'archipel, sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

Vers 1000 avant J-C, les habitants des Philippines ont évolué en quatre types de sociétés : des groupes tribaux comme les Aetas, les Hanunoo, les Ilongots et les Mangyan qui dépendent de la chasse et de la cueillette et qui sont concentrés dans les forêts ; des sociétés guerrières comme les Isneg et les Kalingas qui ont une société hiérarchisée et des pratiques guerrières ritualisées et qui parcourent la plaine ; la petite ploutocratie des ifugao qui occupent les régions montagneuses de Luçon ; et les peuples maritimes et commerçants qui se sont développés le long des côtes et des rivières[4].

Vers 300–700, les peuples maritimes des îles de l'archipel se déplacent en balangays et commencent à commercer avec les royaumes indianisés de l'archipel malais et avec les peuples de l'est de l'Asie. Ils sont alors influencés par le bouddhisme et l'hindouisme[5],[6]. De nos jours, le mot en langue pilipino qui désigne village - barangay - a une étymologie proche du mot bateau.

Entrée dans l'histoire[modifier | modifier le code]

Le commerce maritime asiatique[modifier | modifier le code]

Depuis le IIIe siècle, les peuples des Philippines sont en contact avec les autres peuples d'Asie du Sud-Est, en particulier d'Indochine, Bornéo et Sumatra. Avec l'avènement de la dynastie Ming, ils passent dans la sphère d'influence chinoise. C'est la thalassocratie ou gouvernance des côtes qui prévaut.

Un document pourrait renverser les théories admises pour l'histoire des Philippines. Il s'agit d'une plaque de cuivre découverte en 1989 dans la baie de Laguna près de Manille, et qu'on a baptisée « Laguna copperplate ». Ecrite dans un alphabet similaire à celle des inscriptions javanaises de la même époque, elle porte la date de 822 de l'ère Saka, soit 900 après J.-C. Elle présente les particularités suivantes par rapport aux inscriptions de Java :

  • On n'y trouve pas de mention du roi Balitung, qui régnait sur le centre de Java à l'époque (899-910).
  • La langue utilisée est un mélange de sanscrit, de vieux-javanais, de vieux-malais et de vieux-tagalog.
  • L'inscription semble avoir été martelée dans le cuivre, alors qu'à Java, on écrivait alors sur le cuivre chauffé.

L'archipel de Sulu dans le sud des Philippines se trouve sur une route maritime qui va de la Chine aux Moluques. Le commerce avec les marchands chinois fait sa prospérité. Le royaume de Sulu est sans doute fondé à la fin du XIVe siècle.

La colonisation espagnole[modifier | modifier le code]

Le 16 mars 1521, Ferdinand Magellan (Fernão Magalhaes), explorateur portugais voyageant pour le compte de l'Espagne est le premier Européen à découvrir ces îles, ainsi nommées quelques années plus tard par Lopez de Villalobos en l'honneur de l'Infant d'Espagne, le futur Philippe II d'Espagne. Miguel López de Legazpi participera à sa conquête.

La période espagnole est caractérisée par :

  • l'évangélisation de l'archipel, à l'exception du sud de Mindanao, qui restera musulman jusqu'à l'époque actuelle. Peu à peu, l'Eglise établira un clergé local dont certains membres, dans les années précédant la première indépendance, joueront parfois un rôle d'éveilleurs de conscience face à la puissance coloniale. Une Église dissidente (la Iglesia ni Kristo), d'inspiration nationaliste, verra même le jour au début du XXe siècle (elle est toujours active), tandis que les Américains implanteront à leur tour les églises méthodistes, évangéliques, presbytériennes, etc ;
  • l'insertion de l'économie de l'archipel dans un circuit d'échanges avec la Chine et l'Amérique. Les commerçants chinois y tiendront une place importante sauf à la fin du XVIIe siècle, où la menace d'une possible invasion des Philippines par les troupes du mercenaire Koxinga (Zheng Chenggong) depuis Formose (Taïwan), entraîne le massacre de la communauté chinoise de Manille. Ce n'est que sous la dictature de Marcos, dans les années 1970, que les Sino-philippins (environ 2 % de la population) seront reconnus comme citoyens à part entière ;
  • une longue ségrégation des « Indios », les habitants de l'archipel : les Espagnols leur interdiront ainsi la pratique du castillan et, de là, celle des professions les plus nobles.

En 1578, Esteban de Figueroa lance une expédition contre le sultanat de Sulu, fondé à la fin du XIVe siècle dans le sud de l'archipel. Sulu réplique en pillant les villes côtières des Visayas et Luzon, contrôlées par les Espagnols. Le gouvernement colonial enverra au moins cinq expéditions punitives contre Sulu. En 1638, la 4e expédition, menée par le gouverneur-général Corcuera, se traduit par la première occupation espagnole de Sulu. Corcuera occupe la capitale, Jolo, reconstruit ses fortifications et laisse une garnison. En 1646, cette garnison est rappelée à Manille et Sulu est abandonnée.

Dans les années 1840, l'intérêt des puissances coloniales pour Sulu s'accroît. Le gouvernement colonial espagnol occupe Jolo, la capitale de Sulu, en 1851. Le sultanat s'étendait sur l'archipel de Sulu et la côte nord-est de Bornéo (soit l'est de l'actuel Sabah en Malaisie). En 1877, le sultan, qui s'était réfugié sur une autre île, donne ses possessions de Bornéo en bail à la British North Borneo Chartered Company. Après une longue résistance, Sulu accepte de devenir vassal de l'Espagne en 1878.

José Rizal en 1896.

À la fin du XIXe siècle se développe un mouvement indépendantiste. L'un des personnages clé de ce mouvement fut José Rizal, chirurgien ophtalmologiste et romancier, son exécution par les autorités espagnoles en 1896 fit de lui un martyr national et renforça la résistance au régime colonial.

Guerre hispano-américaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre hispano-américaine, les États-Unis encouragent ce mouvement puis écrasent la présence militaire espagnole. Le 10 décembre 1898, le traité de Paris qui met fin à la guerre hispano-américaine prévoit que l'Espagne cède ses dernières colonies dont les Philippines pour 20 millions de dollars. Des combats pour l'indépendance dureront jusqu'en 1902. En 1935, le Commonwealth des Philippines est créé avec comme premier président du pays Manuel Quezón ; l'indépendance est prévue dans les 10 ans mais en raison de la Seconde Guerre mondiale et de l'invasion japonaise qui commença le 8 décembre 1941, elle ne sera acquise qu'en 1946.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un bâtiment en feu à Parañaque, près de Manille, après un bombardement japonais le 13 décembre 1941.

Le Service aérien de la marine impériale japonaise attaque les Philippines quelques heures seulement après Pearl Harbour, le 8 décembre 1941 et détruit l'aviation américaine sur l'archipel. Les premières troupes débarquent sur l'île dès le lendemain. Les forces américaines et philippines commandées par le général Douglas MacArthur ne peuvent faire face à la progression japonaise. Peu entrainées et assez mal équipées, elles se replient assez vite sur la péninsule de Bataan, où elles vont réussir à résister plusieurs semaines, freinant ainsi l'avance japonaise sur d'autres points du Pacifique. Mais les troupes finissent par se rendre, le Général MacArthur ayant réussi à fuir sur une vedette rapide. Suivra la terrible marche de la mort de Bataan qui verra succomber des milliers de prisonniers américains et philippins.

Le territoire est dès lors intégré officiellement à la Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale comme République des Nouvelles Philippines. Nommé avec l'approbation du Quartier général impérial, le président en titre José P. Laurel participa notamment en 1943 à la Conférence de la Grande Asie orientale tenue à Tokyo en novembre 1943. En dépit de nombreux mouvements de résistance, l'occupation japonaise durera jusqu'en octobre 1944 avec le début de la reconquête américaine menée par MacArthur. La guerre aux Philippines ne s'arrêtera qu'avec la fin du conflit en août 1945. Le Tribunal de Tokyo et le Tribunal militaire de Manille identifièrent 72 massacres d’envergure commit par les forces japonaises dont le massacre de Manille.

Indépendance[modifier | modifier le code]

À l'issue de la guerre, les Philippines sont le pays le plus développé d'Asie.[réf. nécessaire] Par la suite, le développement prend du retard à cause d'une faible croissance économique et d'un fort taux de corruption. Actuellement, la croissance y est modérée, essentiellement portée par les contributions d'une importante population de travailleurs philippins émigrés ainsi que des investissements étrangers. Ces investissements ont lieu dans les secteurs des technologies de l'information et de la communication (NTIC) mais aussi dans les secteurs qui demandent une main-d'œuvre à faible coût.

Le sud du pays, en particulier l'île de Mindanao, connaît une crise politique due à des mouvements séparatistes musulmans comme Abu Sayyaf et le Front Moro de libération islamique, s'opposant depuis les années 1970 au pouvoir de Manille, très proche de l'Église catholique.

Dictature de Marcos[modifier | modifier le code]

La vision du « Bagong Lipunan (Nouvelle Société) », prônée par Ferdinand Marcos, similaire à l’Ordre Nouveau qui fut imposé en Indonésie par Suharto, fut poursuivie pendant les années de loi martiale. Il s'agissait d'un mouvement incitant la société à travailler pour le but commun du pauvre comme du privilégié, et à atteindre la libération des Filipino par leur propres efforts (self-realization). Marcos s’empara d'entreprises appartenant à des dynasties familiales pour les redistribuer à des personnes en affaires depuis peu de temps. Il a aussi saisi des terres pour les redistribuer à des paysans locaux. On constata cependant que les redistributions faites dans le cadre du Bagong Lipunan profitaient en général aux proches du président Marcos. Tout au long de la période de loi martiale, ces mêmes proches ont aussi bénéficié d’avantages politiques considérables.

Dans le contexte de confusion généralisée à cette époque aux Philippines, la déclaration de la loi martiale fut en général très bien acceptée. La criminalité chuta rapidement après l’application d’un couvre-feu. Les opposants politiques ont obtenu la possibilité de partir en exil. La loi martiale fut appliquée durant neuf ans après lesquels les excès du président et de l’armée ont commencé à émerger.

Après Marcos[modifier | modifier le code]

Au cours des années de pouvoir de Marcos, son régime a sombré dans la corruption et la mauvaise gestion de ses proches. Le point culminant fut l'assassinat de Benigno Aquino. Marcos peut être considéré comme un modèle en ce qui a trait au détournement de fonds : il aurait détourné des milliards de dollars du Trésor philippin. Il s'est aussi rendu célèbre pour son népotisme, employant sa famille et ses amis aux postes clé de son gouvernement.

Sa santé au cours de son 3e mandat était fragile et il fut souvent absent plusieurs semaines pour traitement. Il n'était pas vraiment remplacé pendant ces absences. Considérant les troubles politiques, plusieurs personnes se sont demandé s’il était toujours en mesure de gouverner. Dans ce contexte, l'assassinat d'Aquino en 1983 constitue l’élément déclencheur de la chute de Marcos.

En 1986 Marcos déclencha des élections et se représenta avec Arturo Tolentino comme vice-président. L'opposition était alors unie derrière la veuve d'Aquino, Cory Aquino et Salvador Laurel comme vice-président. À la suite des élections, Marcos et Aquino se déclarèrent tous deux vainqueurs. L’élection a été généralement entachée de fraudes de la part des deux partis. Avec le support de l'armée (commandée par Juan Ponce Enrile, ancien ministre de la défense et Fidel Ramos, ancien général sous Marcos), du mouvement Pouvoir du peuple (People Power), et des protestants de tous les secteurs, Marcos fut poussé à l'exil et Aquino devint présidente.

Marcos et sa femme, Imelda Marcos, partirent en exil à Hawaii et ont par la suite été accusés de détournement de fonds par les États-Unis. Marcos est mort à Honolulu (Hawaii) en 1989. Il fut enterré dans un mausolée privé au temple Byodo-In sur l'île d'Oahu, visité quotidiennement par sa famille et ses amis. Ses derniers hommes forts sont maintenant enterrés dans une crypte réfrigérée à Ilocos Norte, où son fils, Ferdinand, Jr., et sa fille, Imee, sont respectivement devenus depuis gouverneur local et représentante du gouvernement. Imelda Marcos fut acquittée en 1990 du chef de détournement de fonds par les États-Unis, mais fut condamnée pour corruption lors d’un procès aux Philippines en 1995.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Joel M. Reyes et Rodolfo Sosonto Perez, « Pre Colonial Period », sur An Online Guide About the Philippine History (consulté en 5 février 2008).
  2. (en) « The Tabon Cave Complex and all of Lipuun », UNESCO,‎ 16 mai 2006 (consulté en 5 février 2008).
  3. (en) Steven Neutz, « Tabon Caves », Minnesota State University, Mankato (consulté en 5 février 2008).
  4. (en) Benito Jr. Legarda, « Cultural Landmarks and their Interactions with Economic Factors in the Second Millennium in the Philippines », Kinaadman (Wisdom) A Journal of the Southern Philippines, vol. 23,‎ 2001, p. 40.
  5. (en) The Philippines and India – Dhirendra Nath Roy, Manila 1929 etIndia and The World – Buddha Prakash p. 119–120.
  6. (en) Margarita R Cembrano, Patterns of the Past: The Ethno Archaeology of Butuan. (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Artemio R. Guillermo et May Kyi Win, Historical Dictionary of the Philippines, Scarecrow Press, Lanham Md, 2005 (2e éd.), 616 p. (ISBN 978-0-8108-5490-1)
  • (fr) MANGIN Marc Philippines : Instants d'années, Eurasiape, Paris 2002 ; 142 pages dont 42 photos ISBN 2-915185-00-X