Union personnelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Une union personnelle est une relation entre deux ou plusieurs entités qui sont considérées comme séparées, comme des États souverains mais qui au travers d'une loi reconnue ont une même personne comme chef d'État. Cela ne doit pas être confondu avec une fédération, qui est considérée comme constituant un seul et même État.

Les unions personnelles peuvent survenir pour des raisons diverses, d'un simple mariage (deux monarques - un roi et une reine, par exemple - se marient et leur enfant hérite des deux couronnes) à une annexion virtuelle (quand une union personnelle est vue comme un moyen de prévenir une insurrection dans un État). Elles peuvent être codifiées (les constitutions des États stipulent clairement qu'ils doivent être liés) ou non (dans ce cas, elles peuvent facilement être rompues par exemple : en raison des règles de succession différentes).

Les présidents de République sont habituellement choisis par les citoyens d'un État. Les unions personnelles sont donc presque exclusivement un phénomène monarchique (parfois, le terme de « double monarchie » est employé pour indiquer une union personnelle entre deux régimes de ce type) et avec le déclin de leur nombre durant le XXe siècle, les unions personnelles deviennent plutôt rares.

Dans la plupart des cas, le souverain est représenté dans l'un des deux pays par un représentant, comme un gouverneur général, par exemple. Ainsi, le souverain britannique résident au Royaume-Uni est représenté au sein de chacun des royaumes du Commonwealth par un gouverneur général souvent choisi par le chef du gouvernement local.

Il existe quelquefois un flou entre les unions personnelles et les fédérations, l'une pouvant prendre la place de l'autre. Voici quelques exemples d'unions personnelles historiques ou contemporaines.

Article détaillé : Union dynastique.

Andorre[modifier | modifier le code]

  • Union personnelle "partielle" avec la France depuis 1607 (le président de la République française et auparavant le roi de France, est l'un des chefs de l’État, prince d'Andorre, l'autre coprince étant l'évêque d'Urgell, en Espagne.)

Autriche[modifier | modifier le code]

Bohême[modifier | modifier le code]

  • Union personnelle avec la Pologne 1003 - 1004 (Bohême occupée par les Polonais)
  • Union personnelle avec la Pologne 1300 - 1306 et la Hongrie 1301 - 1305 (Venceslas II et Venceslas III)
  • Union personnelle avec le Duché de Luxembourg 1313 - 1378 et 1383 - 1388
  • Union personnelle avec la Hongrie 1490 - 1526 (dynastie Jagellon)
  • Union personnelle avec l'Autriche et la Hongrie 1526 - 1918 (sauf 1619 - 1620)

Pologne[modifier | modifier le code]

République des deux nations[modifier | modifier le code]

Royaume du Commonwealth[modifier | modifier le code]

État indépendant du Congo[modifier | modifier le code]

  • Union personnelle avec la Belgique de 1885 à 1908, quand elle devint une colonie belge.

Croatie[modifier | modifier le code]

Danemark[modifier | modifier le code]

Angleterre[modifier | modifier le code]

La situation est plus complexe avec les provinces néerlandaises de Hollande, Zélande, Utrecht, Gueldre et Overijssel qui sont entrées en union personnelle en 1689 et Drenthe en 1696. Seules deux provinces n'ont jamais intégré l'union personnelle : la Frise et Groningue.

Finlande[modifier | modifier le code]

  • Le statut du Grand-duché de Finlande, dirigé de 1809 à 1917 par le tsar de Russie comme grand-duc de Finlande, était très proche d'une union personnelle et souvent décrite comme telle par les Finnois. Cependant par le traité de Fredrikshamn, la Finlande était légalement une partie de l'empire russe qui devint une entité autonome par la tolérance du tsar, et que cette autonomie fut temporairement abrogée plus tard.

France[modifier | modifier le code]

Lituanie[modifier | modifier le code]

Luxembourg[modifier | modifier le code]


Articles connexes[modifier | modifier le code]