Royaume de Grenade

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Taïfa, puis émirat de Grenade
إمارة غرﻧﺎﻃﺔ (ar)

Reino nazarí de Granada (es)

10121090
12381492

Drapeau
Étendard des Nasrides durant l'émirat (1238-1492)
Blason
Armoiries des Nasrides durant l'émirat (1238-1492)

Devise : Wa lā gāliba illā-llāh (ar)
« Et il n'y a pas de vainqueur, sinon Dieu »

Description de cette image, également commentée ci-après

L'émirat vers 1480

Informations générales
Statut Monarchie (taïfa, puis émirat)
Capitale Grenade
Religion Islam
Histoire et événements
1012 Institution de la taïfa par les Zirides
1056 Conquête de la taïfa de Malaga
1090 Les Almoravides s'emparent de la taïfa
1238 Les Nasrides fondent un émirat à Grenade
1492 Les Rois catholiques conquièrent l'émirat
Rois
(1er) 1012-1019 Zawi ibn Ziri
(Der) 1073-1090 Abdallah ben Bologhin
Émirs
(1er) 1238-1273 Mohammed ben Nazar
(Der) 1487-1492 Boabdil

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Royaume de Grenade est la dernière terre mauresque en Espagne, point final de la Reconquista pour les castillans.

L'objet de cet article est de décrire les évènements historiques pendant les périodes des Ziris et des Nazaris, ainsi que le récit ultime des Guerres de Grenade dans la dernière décennie.

Ce royaume connaît trois périodes.

La taifa[modifier | modifier le code]

Après l'effondrement du Califat de Cordoue, les Zirides établissent une taïfa sur la zone urbaine et sa province alentour.

Datation : 1012-1090[1].

La Taïfa de Málaga fut annexée en 1056 par les Zirides de Grenade[2].

Domination almoravide[modifier | modifier le code]

Grenade cesse d'être gérée par des princes locaux durant cette période. Tout al-Andalus est entre les mains des Almoravides en 1094.

Émirat de Grenade 1238-1492[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Émirat de Grenade.

Les Nasrides prennent Grenade, et y établissent un émirat en se soumettant temporairement aux Castillans par le biais d'un serment de vassalité, prêté à Ferdinand III en 1246, suite à la capitulation de Jaén.

Cette vassalité sera aliénante pour leur camp; elle leur permettra néanmoins dans les années sans guerre de bâtir les palais de l'Alhambra, leurs joyaux.

Compte tenu des succès des Castillans, qui vont devoir faire une pause pour intégrer les terres conquises au milieu du XIIIe siècle, ce royaume, dirigé par les Nasrides à compter de 1238, devient le dernier bastion subsistant d'Al-Andalus sur la péninsule Ibérique, jusque sa cession en 1492.

Le territoire correspondant devient l'Andalousie, augmenté des zones de Séville, Cordoue et Gibraltar, dans l'Espagne d'aujourd'hui.

La société[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

L'image d'une société tolérante et affranchie des préjugés raciaux, telle qu'elle était présentée par des historiens tels qu'Arnold Toynbee est aujourd'hui contredite par les études historiques. Ainsi, l'historien espagnol Serafín Fanjul définit la société du royaume de Grenade comme « une société monoculturelle, avec une seule langue, une seule religion. Une société terriblement intolérante, par instinct de survie, puisqu'elle était acculée à la mer ». D'une manière générale, la tolérance ne fut jamais sans limites et dépendit des circonstances. « Plus le pourcentage (des musulmans) était important, moins la société était tolérante ». Les concessions sont toujours octroyées à des groupes. L'individu, lui, n'est jamais mis sur le même pied d'égalité que les musulmans. La pression religieuse est constante: « Les pouvoirs religieux d'al-Ándalus cherchèrent toujours l'islamisation totale et il y eut des exodes massifs de chrétiens vers le nord, jusqu'au XIIe siècle... »[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les membres de la dynastie Nasrides avaient comment emblème un blason avec une bande sur laquelle était inscrite la devise du royaume : Wa lā gāliba illā-llāh (Il n'y a qu'un seul vainqueur et c'est Dieu)

blason

A la conquête de 1492, des armoiries parlantes sont attribuées au Royaume de Grenade, qui se blasonnent ainsi:
d'argent à une pomme grenade de sinople ouverte de gueules [4]

  • Une fois rattaché à la couronne de Castille, le Royaume de Grenade persiste en tant que composante des Espagnes sur le blason des souverains, tel celui de Philippe II d'Espagne.
  • Après 1492, le royaume perd toute existence politique indépendante, il est intégré à la couronne de Castille, puis à l'Espagne unifiée des Habsbourg.
blason

La version la plus récente se blasonne ainsi
d'argent à une pomme grenade au naturel, ouverte de gueules, tigée et feuillée de deux pièces de sinople


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Terrasse, Agnès Charpentier, Islam et Occident méditerranéen, Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS),‎ 2001, 360 p. (ISBN 978-2-7355-0442-8, résumé).
  2. Christophe Picard, L'océan Atlantique musulman, Maisonneuve & Larose,‎ 1997, 618 p. (ISBN 9782706812545, lire en ligne), « L'époque des Taifas : un essor à l'échelle régionale », p. 103-104
  3. Serafín Fanjul, entretien, « Le « mythe d'Al-Ándalus », La Nouvelle Revue d'Histoire, n°62, septembre-octobre 2012, p.31-34
  4. Sources: héraldique-européenne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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