Tolérance religieuse

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La tolérance, du latin tolerare (soutenir, supporter), est une notion qui définit le degré d'acceptation face à un élément contraire à une règle morale, civile ou physique particulière. Plus généralement, elle définit la capacité d'un individu à accepter une chose qui lui est inconnue, incompréhensible ou avec laquelle il n'est pas en accord. Et par extension moderne, l'attitude d'un individu face à ce qui est différent de ses valeurs. La tolérance religieuse mesure, ainsi, l'attitude des différentes religions entre elles ou d'un individu face à une religion.


Histoire[modifier | modifier le code]

Les religions monothéistes nient l'existence d'autres dieux que le leur. Ainsi les religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam) qualifient les autres dieux d'idoles. Le judaïsme antique ordonnait la destruction des idoles à l'intérieur de ce qu'il considérait comme la Terre Promise. Les religions abrahamiques universalistes (christianisme et islam) ont dans le passé fait un devoir à leurs missionnaires voire à leurs fidèles de détruire les dieux des « infidèles » et de les remplacer par « le vrai dieu ». Aujourd'hui encore, le devoir de conversion des infidèles reste inscrit dans la plupart des églises chrétiennes et musulmanes (par exemple, le Vatican a une organisation dédiée à cet effet : Propaganda Fide).

Certes, la tolérance dépend du corpus d'interprétations produit par les autorités religieuses. En fonction du rapport à la vérité élaborée par chacune de ces autorités, les codes d'interprétation seront plus ou moins ouverts à l'accueil de la religion d'autrui comme aux manifestions de celle-ci. La tolérance du fidèle dépend de sa relation aux autorités religieuses. Dans la théologie de chacune, peuvent être détectés des éléments :

  • qui s'adressent aux autres religions ;
  • qui expliquent aux fidèles et aux croyants comment se comporter avec les fidèles et croyants des autres religions.


Avant le monothéisme, l'histoire semble montrer que les guerres de religion n'existaient pas (des guerres dont l'un des motifs, sinon le seul, était d'imposer sa religion, son dieu à l'ennemi) .

Depuis Moïse, il semble qu'il n'y ait pas eu de conflit religieux sans que l'une des parties au moins n'ait été monothéiste.


Le polythéisme antique[modifier | modifier le code]

La religion n'y est pas révélée d'en haut, et toutes sont égales. Aucune d'entre elle ne peut prétendre prendre le pas sur les autres.

Civilisation de l'Égypte antique[modifier | modifier le code]

La tolérance religieuse était une réalité, sauf sous le règne d'Akhénaton. Le pays abrite, à plusieurs époques, des temples de divinités étrangères (Baal, Astarté, etc.). On signale en -1500 un traité entre Memphis et Tyr qui signale que le Mardouk de Tyr est bien le même dieu que celui de Memphis et, en conséquence, que les marins de Memphis débarquant à Tyr, pourront honorer le dieu local selon les rites en vigueur à Memphis.

Civilisation grecque[modifier | modifier le code]

Quelques exemples d'intolérance religieuse :

Socrate est condamné à mort sous deux chefs d'accusation:

  1. Corrompre la jeunesse.
  2. Avoir offensé LES dieux de la cité.

Les guerres que l'amphictyonie de Delphes mena contre ceux de ses membres qui avaient violé les droits sacrés d'Apollon. Ce qui n'empêche pas les grecs d'être accueillants : Héphaïstos, l'un des 12 de l'Olympe est un dieu venu tardivement en Grèce. Il était originaire de Lycie. Les Grecs considéraient généralement leur culture et leur religion supérieure à celle des autres peuples, mais on ne peut pas parler d'intolérance : ils n'interdisaient jamais à leurs concitoyens d'adorer tels ou tels dieux, et ils éprouvaient une certaine fascination pour les religions des autres civilisations (cf. Hérodote).

Civilisation romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion romaine antique.

Le monothéisme semble susciter l'intolérance.

Religions et pouvoir d'état[modifier | modifier le code]

La tolérance n'est pas une vertu intrinsèque de telle ou telle religion, mais dépend du choix de ses hommes et de ses hiérarchies comme de leur capacité à s'associer à un pouvoir, c'est-à-dire de l'existence d'une orthodoxie.

Religions actuelles et tolérance[modifier | modifier le code]





Voir aussi[modifier | modifier le code]