Alcalá de Henares

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Alcalá de Henares
Blason de Alcalá de Henares
Héraldique
Drapeau de Alcalá de Henares
Drapeau
Carte du centre-ville d'Alcalá de Henares
Carte du centre-ville d'Alcalá de Henares
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Madrid Communauté de Madrid
Province Madrid Communauté de Madrid
Comarque Comarque d'Alcalá
District judic. Alcalá de Henares (Préromaine) (Municipio)
Budget 208 500 000 (2008)
Maire
Mandat
Javier Bello (PP)
2012-2015
Code postal 28 800 à 28 807
Distance de Madrid 31 km
Démographie
Gentilé Complutense, alcalaíno/a
Population 203 686 hab. (2011)
Densité 2 322 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 28′ 54″ N 3° 21′ 51″ O / 40.4816, -3.36412 ()40° 28′ 54″ Nord 3° 21′ 51″ Ouest / 40.4816, -3.36412 ()  
Altitude 588 m
Superficie 8 772 ha = 87,72 km2
Rivière(s) L'Henares
Divers
Site(s) touristique(s) Patrimoine classé par l’Unesco : Université et quartier historique (1998)
Saint patron Saints Justo et Pastor et la Virgen del Val
Localisation
Localisation de Alcalá de Henares

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Alcalá de Henares
Liens
Site web www.ayto-alcaladehenares.es
Université et quartier historique d'Alcalá de Henares *
Patrimoine mondial de l'UNESCO
Place Cervantes.
Place Cervantes.
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Subdivision Communauté de Madrid
Type Culturel
Critères (ii) (iv) (vi)
Numéro
d’identification
876
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 1998 (22e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Alcalá de Henares est une commune d'Espagne, située dans la Communauté autonome de Madrid. Elle s'étend sur la comarque naturelle de La Campiña même si une partie de la ville se situe sur La Alcarria. Culturellement, Alcalá de Henares appartient au Comarque d'Alcalá dont c'est la capitale. La ville a une population de 203 686 habitants au pour une superficie de 87,72 km2, soit environ 2 322 habitants par km2.

Ses distances par rapport à d'autres villes sont : 22 kilomètres avec Guadalajara, 31 kilomètres avec Madrid, 407 kilomètres avec Pampelune, 107 kilomètres avec Tolède, 288 kilomètres avec Saragosse et 595 kilomètres avec Barcelone. C'est la troisième ville la plus peuplée de la Communauté de Madrid et la 29e à l'échelle de l'Espagne. L'administration locale utilise la Ley de Grandes Ciudades de España.

La ville est également le siège de la circonscription judiciaire du même nom et le siège épiscopale du diocèse de Complutense, du nom antique de la ville, Complutum.

Son nom signifie « château sur la rivière Henares ». C'est pour cette raison qu'un château apparaît dans la blason sur de grandes vagues d'eau qui simulent la rivière Henares. Sa création remonte à l'époque celtibère (Ikesankom Kombouto ou Iplacea) mais c'est seulement avec l'arrivée des Romains qu'une ville est véritablement créée sous le nom de Complutum. Au cours de son histoire, de nombreuses cultures ont cohabité dans la ville.

Alcalá de Henares figure au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998. Grâce son enceinte historique et à son université, cette ville est l'une de neuf villes d'Espagne que l'Unesco a classées comme « uniques ». La ville est célèbre pour son université construite grâce au cardinal Cisneros le , mais après avoir existé durant le XVIIIe siècle grâce à un real orden de la Reine Marie-Christine de Bourbon-Siciles du , son transfert est décrété d'Alcalá de Henares vers Madrid, où elle prend la dénomination d'université centrale de Madrid. Avec le statut de 1977 et la décentralisation universitaire, la ville construit une nouvelle université ; elle devient ainsi ville universitaire.

La devise ou le slogan Ciudad del saber (« ville du savoir » en français) est divulguée comme représentation de la ville[1]. Alcalá de Henares fut candidate pour être capitale européenne de la culture en 2016, mais elle n'a pas passé les éliminatoires au niveau national. Les raisons invoquées par le conseil municipal pour cette candidature est qu'Alcalá de Henares est une ville ayant bénéficié de trois influences culturelles importantes et d'une université ayant historiquement une très bonne réputation. Jusqu'à début des années 1990, cette ville était le siège central de l'Institut Cervantes ; aujourd'hui, l'édifice du Colegio del Rey (« Collège du Roi » en français) est le siège d'honneur de l'association de la langue espagnole.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Henares sert de frontière entre deux comarques : La Alcarria et Campiña del Henares[2].

La Alcarria, au sud de l'Henares, est un plateau désertique à surface calcaire désert sillonnée par de nombreux cours d'eau de surface qui y creusent de nombreux ravins.

La Campiña del Henares, au nord de l'Henares, a un relief doux et plat avec une altitude de 630 mètres autour de la municipalité d'Alcalá de Henares. La ville se situant d'ailleurs à environs 590 mètres au-dessus du niveau de la mer.

L'utilisation des terres agricoles voisines est surtout consacrée à la culture des céréales. Une grande étendue fait d'ailleurs partie d'une zone de protection spéciale pour les oiseaux des aplines céréalières des rivières Jarama et Henares, il est possible d'y trouver des otidiformes, des Outarde canepetière, des rolliers d'Europe, des accipitridés et bien d'autres espèces. C'est également une zone d'alimentation pour des rapaces, dont certains sont en voie d'extinction. À la sortie de la ville, deux rivières se jettent dans l'Henares : la Torote et la Camarmilla.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Alcalá de Henares est de type méditerranéen qui se caractérise par un été chaud et sec, et un hiver froid et humide. La température moyenne annuelle est de 14 °C. Les maximales peuvent arriver jusqu'à 40 °C et les minimales peuvent descendre jusqu'à -10 °C (février - mars 2005). La précipitation annuelle moyenne tourne autour de 420 millimètres, avec un maximum de précipitations au printemps et en automne. La période d'aridité estivale coïncide avec la période chaleur la plus importante.

Relevé météorologique d'Alcalá de Henares
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1,7 3,3 5,6 8,9 13,3 16,1 16,1 12,8 8,3 3,9 1,7 7,6
Température maximale moyenne (°C) 10,6 12,2 15,6 17,2 21,7 27,8 32,2 32,2 27,8 20 14,4 11,1 20,2
Précipitations (mm) 45,7 43,2 38,1 45,7 40,6 25,4 10,2 10,2 30,5 45,7 63,5 48,3 447
Source : The Weather Channel, mars 2009
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10.6
0
45.7
 
 
 
12.2
1.7
43.2
 
 
 
15.6
3.3
38.1
 
 
 
17.2
5.6
45.7
 
 
 
21.7
8.9
40.6
 
 
 
27.8
13.3
25.4
 
 
 
32.2
16.1
10.2
 
 
 
32.2
16.1
10.2
 
 
 
27.8
12.8
30.5
 
 
 
20
8.3
45.7
 
 
 
14.4
3.9
63.5
 
 
 
11.1
1.7
48.3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Situation[modifier | modifier le code]

La ville forme une partie du couloir de l'Henares qui est un axe central reliant certaines villes de l'est de l'aire métropolitaine de Madrid comme Torrejón de Ardoz, San Fernando de Henares et Coslada ou de l'ouest de la province de Guadalajara à l'est de cette même province (Alovera, Azuqueca de Henares et Guadalajara).

Limites[modifier | modifier le code]

La municipalité d'Alcalá de Henares est limitrophe : au nord avec Meco et Camarma de Esteruelas, au sud-est avec Anchuelo, au sud avec Villalbilla, au sud-ouest avec San Fernando de Henares et à l'ouest par Torrejón de Ardoz. Los Santos de la Humosa marque la limite est et nord-est.

Communes limitrophes de Alcalá de Henares
Daganzo de Arriba Meco et Camarma de Esteruelas Los Santos de la Humosa
Torrejón de Ardoz Alcalá de Henares Los Santos de la Humosa
San Fernando de Henares Villalbilla Anchuelo

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Alcalá de Henares est répartie en cinq districts municipaux, dirigés par des Assemblées Municipales qui permettent une décentralisation de l'administration locale et ainsi d'obtenir une meilleure gestion de la municipalité.

La ville compte initialement huit quartiers jusqu'à ce que l'augmentation de la construction résidentielle nécessite la création d'un neuvième quartier. En 2007, pour réduire les coûts, le conseil municipal décide de réorganiser les quartiers de la ville : ils ne sont plus qu'au nombre de cinq. Ces quartiers sont appelés : quartier I « centre », quartier II « Rois catholiques », quartier III « Chorillo-Garena », quartier IV « Ensanche-Espartales » et quartier V « El Val »[3],[4].

Quartier I « Centre »[modifier | modifier le code]

Paseo de la Estación.
Parc O'Donnel

Ce quartier comprend la zone historique de la ville et les quartiers extra-muros comme les faubourgs des Martyrs, Santiago et les premiers quartiers construits à partir des années 1940. C'est dans ce quartier que se trouve la plupart des organismes locaux comme la mairie et de nombreuses institutions publiques. C'est aussi le plus petit quartier de la ville avec 35 000 habitants. Le quartier dispose de cinq centres d'enseignement primaire et de trois pour le secondaire. C'est aussi le lieu où est localisé le deuxième campus de l'Université d'Alcalá de Henares, avec les facultés de Droit, d'Économie, de Documentation et de Philosophie et de Lettres, ainsi que quatre écoles supérieures, des bibliothèques et des archives. Le centre d'Alcalá de Henares a été rénové depuis qu'il a été déclaré Patrimoine mondial pour un coût moyen de 16 000 000 d'euros pour les monuments. C'est au nord du quartier que se situe la gare d'Alcalá de Henares. À l'est, se trouve la gare d'autobus, dont partent des autobus quotidiens pour Madrid, Guadalajara et des nombreuses localités de l'aire d'influence d'Alcalá de Henares. Le quartier possède deux centres de santé, ainsi que de nombreuses aires de stationnements et de nombreux parcs. La plupart des établissements hôteliers sont dans ce quartier.

Le quartier historique souffre d'une perte importante de population qui est actuellement fixée à environ 6 000 habitants.

Quartier II « Rois catholiques »[modifier | modifier le code]

Ce quartier est construit autour des années 1950 entre la ligne ferroviaire Madrid-Saragosse et la M-300. Dans un premier temps, débute la construction des communautés de Puerta de Madrid, suivi du quartier des « Rois catholiques » et de « Ntra. Sra. de Belén y del Pilar ». Dès 1980, la ville d'Alcalá de Henares commence les travaux pour la construction des quartiers de Nueva Alcalá et l'urbanisation de Villa de Alcalá. Le quartier compte alors 62 000 habitants.

Ce quartier compte environ quinze centres d'éducation notamment des écoles et des collèges. C'est l'un des quartiers les mieux équipés au niveau des soins avec la présence de trois centres de santé. Au niveau culturel, le quartier possède trois bibliothèques, trois centres communautaires et un auditorium municipal.

C'est également dans ce quartier de la ville que se trouve le complexe hispano-romain de Complutum.

Quartier III « Chorillo-Garena »[modifier | modifier le code]

Ce quartier se situe au nord-ouest de la ville et passe pour être le le moins peuplé et le le plus petit en nombre d'habitants avec 35 000 habitants et 70 % de sa superficie est consacrée aux espaces industriels le long de l'autoroute A-2. Ces derniers génèrent environ 20 000 emplois pour les habitants de la ville et de La Alcarria.

Le quartier du Chorillo est construit dans les années 1960. Dans les années qui suivent, avec le développement de l'exode rural, le quartier s'étend sur le Cerro del Ángel. Dans les décennies suivantes, des noyaux denses de population sont créés, comme l'urbanisation IVIASA. Au début du XXIe siècle, l'accroissement de la population amène à la construction de nouvelles maisons dans la Garena qui comprend la garde de La Garena, un centre de santé et un centre commercial El Corte Inglés.

Il dispose de quatre collèges publiques et de deux lycées. Le lycée Antonio Machado, qui était auparavant l'Université du travail d'Alcalá de Henares, est aujourd'hui l'un des plus grands lycées publiques de la Communauté de Madrid.

Le quartier dispose également d'édifices ayant un intérêt architectural et historique important comme l'ancienne université du travail - aujourd'hui l'IES Antonio Machado et le siège de la Direction de l'Aire Territoriale du Ministère de l'Éducation -, le collège San Ignacio de Loyola de la Compagnie de Jésus qui est un énorme complexe architural datant des années 1950, l'ancien couvent de Gilitos qui possède des constructions singulières comme sa piscine et son four, le vieux complexe industriel de Forjas de Alcalá qui est une des premières et des plus grandes industries de la ville et le complexe universitaire de la Escuela Universitaria Cardenal Cisneros de los Hermanos Maristas.

Quartier IV « Ensanche-Espartales »[modifier | modifier le code]

Ce quartier se trouve au nord de la ville. C'est la zone la plus récente de la ville d'Alcalá de Henares. Les premières constructions datent de la fin des années 1990. Ce projet ambitieux, qui s'est lentement développée, consiste à créer 70 000 appartements et maisons entre la ligne ferroviaire et l'A-2. Aujourd'hui, le projet a pour objectif de construire de l'autre côté de l'autoroute du nord-est sous la dénomination de « quartier Espartales ». Le quartier compte environ 40 000 habitants.

Le quartier comprend deux collèges publics et deux collèges privés, ainsi que deux lycées. Ce quartier dispose du campus externe de l'université d'Alcalá de Henares, c'est-à-dire certaines facultés de l'université et l'hôpital universitaire Prince des Asturies. Au niveau des services de santé, le centre intégral de diagnostic et de traitement Francisco Díaz, appartenant au service madrilène de santé (SERMAS) est implanté dans ce quartier.

Quartier V « El Val »[modifier | modifier le code]

C'est le plus ancien de tous les quartiers, si l'on excepte le centre historique. Il est construit à partir du début des années 1940 sous le nom Grupo Lucas del Campo, à l'est de la ville. Il compte 46 000 habitants, deux centres de santé, treize collèges publics ou privés, cinq lycées et une ville sportive.

C'est dans cette zone que se situe les principaux centres commerciaux et les cinémas d'Alcalá de Henares. El Val dispose également de presque la moitié des centres sportifs de la ville. Le quartier est structuré par de grandes avenues, qui sont de fait les principales rues d'Alcalá de Henares.

Le quartier est limité au sud par la rivière Henares et les collines de La Alcarria. C'est dans cette zone que se trouve des vestiges préhistoriques comme ceux du site de l'Esgaravita, ou de l'époque romaine ou wisigothique comme ceux de la Villa del Val.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Quand les Arabes prirent la ville aux Wisigoths, ils déplacèrent le village sur les collines de la rive gauche de la rivière Henares[5], en plaçant la ville sur une frontière naturelle pour se prévenir des attaques des Chrétiens venant du nord. Le nom de la ville actuelle découle de l'arabe al-qal'a Nahar qui signifie « Le Château » ou forteresse sur l'Henares, puisque après avoir déplacé le noyau urbain, les Andalous construisirent une enceinte fortifiée tout autour du village dont il subsiste aujourd'hui des vestiges fortement dégradées.

Puis le nom évolua de al-qal'a jusqu'au mot actuel d'Alcalá. L'appellatif vient de la rivière Henares qui baigne la ville et près de laquelle l'enceinte fortifiée arabe était construite. Au cours des siècles, ce village perdit de nombreux habitants et ce lieu est connu aujourd'hui sous le nom de château d'Alcalá la Vieja. La population retourna s'installer sur la rive nord, où était située la ville wisigothique.

La cité romaine préalable est connue sous le nom de Complutum, mais l'étymologie exacte reste encore ignorée, bien qu'une hypothèse suggère que le nom de la ville pourrait signifier « confluence des eaux » (proche du latin : confluvium) ou des « champs riches » (proche du grec : Kompos Ploutos). Il existe aussi une localité dénommée Compludo dans la comarque de El Bierzo dont l'étymologie semble être la même. De la ville préromaine (témoignée par l'archéologie) la dénomination est ignorée, bien que la légende parle d'une possible Iplacea ibérique. Cependant, il y a quelques années une monnaie de la ville fut trouvée avec l'inscription dans une écriture celtibère suivante : Ikesankom Kombouto. Ce dernier semble être le vrai nom préromain de la ville, car il a une forte ressemblance avec le nom de la ville romaine à savoir Complutum[6].

La localité a également reçu les noms d'Alcala del Burgo, Alcala de Sant Yuste et Alcalá de Santiuste, par l'invocation des Saints Niños, Justo y Pastor (Santiuste signifiant San Justo en espagnol), tous martyrisés au début du IVe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire d'Alcalá de Henares.

Les origines de la ville d'Alcalá de Henares remontent à l'époque préhistorique où l'installation se fit sur des collines comme celles dénommées sous le nom de Cerro de Zulema ou de Cerro del Viso et qui prit plus tard le nom de San Juan del Viso où se situe un ancien ermitage dédié à San Juan Bautista. Les Romains préférèrent déplacer la ville sur un terrain plat, c'est ainsi que Complutum est construit. Les Arabes ont construit une enclave défensive qui fut connue plus tard comme Al-Qalat-Nahar (« le château d'Henares »).

Après la reconquête chrétienne, la ville est déplacée vers son emplacement définitif qui est aujourd'hui les environs de la cathédrale magistrale[7].

Premières installations[modifier | modifier le code]

À l'âge du fer, il existe un castrum celtibère localisé sur la côte de Zulema où un petit trésor de monnaies a été extrait. Sur l'une d'elles, on peut lire le nom ibère d'Alcalá de Henares : Ikesancom Kombouto. Il s'agit peut-être le nom qui dérive de la Complutum romaine, ou alors peut être liée au mot latin « compluvium » (« lieu où les eaux convergent »), c'est-à-dire une description du terrain sur lequel où les rivières Henares, Camarmilla et Torote. À partir du Second âge du fer, une installation des Carpétans est détectée sur le Cerro del Viso. Cette installation semble recevoir le nom de Kombouto ou Iplacea[8].

La cité romaine de Complutum[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Site archéologique de Complutum.

Les Romains s'installèrent sur la rive gauche de la rivière où d'ailleurs se localisait l'installation celtibère. La Pax Romana a favorisé le transfert de la ville vers la plaine, car la nécessité de s'abriter derrière des murailles se faisait plus faible ; au Ier siècle la population s'est déplacée de l'autre côté de la rivière, sur la rive droite, sur une surface plate, dans la zone dénommée aujourd'hui Camino del Juncal. C'est sur la rive droite que la ville romaine appelée Complutum s'est étendue avec une organisation urbanistique romaine. Des fouilles archéologiques permettent de mettre en lumière des vestiges importants, comme la Maison d'Hippolytus transformée en musée[9].

Au IVe siècle, probablement en 305, sous le gouvernement et les persécutions de l'empereur Dioclétien eut lieu le martyre des enfants Justo et Pastor. Ils furent exécutés dans les environs de Complutum, dans un espace connu sous le nom de Campo Laudable, lieu que les Chrétiens commencèrent à vénérer dès cette époque, et où plus tard est construit le siège du temple dédié aux « enfants martyrs ». C'est le quartier historique d'Alcalá de Henares[10].

Arrivée des Arabes et reconquête[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ordonnance d'Alcalá.

Les Arabes arrivent en 711 dans la péninsule Ibérique et commencèrent à réaliser des incursions dans le nord en direction du territoire de Complutum peu de temps après. La ville est détruite, puis reconstruite sous le nom qu'elle porte aujourd'hui (à côté de celui du fleuve qui la borde) : Al-Qala se traduisant par « le fort ». Les habitants hispano-romains de Complutum se déplacent alors dans les environs du temple des « enfants martyrs » en formant ainsi de nouveaux quartiers. Les Arabes ne sont guère intéressés par ce lieu à l'exception de son emplacement sur la rive gauche de la rivière qu'ils trouvent propice pour la défense ; c'est pourquoi ils édifièrent un château qui donne son nom au lieu : al-Qal'at abd al-Salam. Le cours de la rivière Henares servit même de ligne de division entre le domaine chrétien et le domaine musulman, en traçant ce qui est connu sous le nom de Marca Media[11].

Le l'archevêque de Tolède, Bernardo de Sedirac s'empare de la place musulmane d'Alkal'a Nahar (appelée aussi château d'Alcalá la Vieja) dans la région historique de Castilla ; ce territoire est cédé à Alcalá de Henares et le territoire devient l'Archidiocèse de Tolède, la ville passe sous seigneurie ecclésiastique. Rapidement, la ville bénéficie de privilèges, l'un des plus importants étant le droit de célébrer une feria au mois d'août.

El Burgo de Santiuste, Alcalá de Santiuste, Alcalá de San Justo ou Alcalá de Fenares deviennent un centre émergent de transactions et du marché régional, ce qui fait considérablement augmenter la population de la ville. L'aljama, qui désigne les personnes de confessions musulmanes ou juives en castillan, est la plus importante de Castille ; certaines études dénombrent environ 5 000 habitants pour cette catégorie de la population à cette époque pour la ville. À la fin du Moyen Âge, les communautés juive, musulmane et chrétienne vivent en paix[12].

Alcalá prit alors de l'importance lors de sa désignation comme lieu de séjour de l'archevêque de Tolède à la fin du XVe siècle. Après cela, l'archevêque, Cardinal Cisneros, ordonna aussi la construction de son université, l'Universidad Complutense, l'une des plus vieilles d'Europe[12].

Le a été signé dans la ville le traité d'Alcalá de Henares, souscrit par le roi Ferdinand IV de Castille et par les ambassadeurs du roi Jacques II d'Aragon.

En 1345 et en 1348, les Cortes de Castille ont lieu dans cette ville.

XVe siècle, XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le cardinal Cisneros fonde le l'université d'Alcalá de Henares sur ce qui était les études générales au XIIIe siècle. L'université est en concurrence avec celle de Salamanque, d'importantes personnalités de cette époque ont été formées dans cette université, tels que :

C'est le cardinal Cisneros, qui, en 1509 donne à Alcalá le nouveau for qui se substitue à ceux de 1135 et de 1223. Le for de Cisneros reste en vigueur jusqu'au XIXe siècle.

Au XVIe siècle, eut lieu un fait important pour les lettres et la culture espagnole : la naissance de l'écrivain Miguel de Cervantes. Son certificat de baptême en date du est conservé à la Casa Consistorial de Alcalá.

Le , Charles II d'Espagne accorde à la ville le titre de cité[14].

Au début du XVIIIe siècle, la ville est occupée par les Portugais pendant la guerre de Succession[15]. C'est à partir de cette époque que la ville perdit de son importance. À la fin de ce siècle, en 1785, María Isidra de Guzmán y de la Cerda entre dans l'université de la ville et est la première femme de l'histoire à atteindre le grade de Docteur en Arts et en Lettres[16],[17].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Ce fut un siècle de décadence pour la ville. La fin de l'Ancien régime mit un terme au rôle de chef de district pour la commune. La province naissante de Madrid assume le rôle de capitale provinciale pour Alcalá de Henares et sa région, notamment pour la gestion de la partie orientale de la province. L'université qui était dans la ville d'Alcalá depuis plus de quatre siècles, fut déplacé en 1836 à Madrid et rebaptisée sous le nom d'université de Madrid, puis comme université littéraire de Madrid, en 1851 elle prit le nom d'université centrale de Madrid et en 1970, elle change une dernière fois de dénomination comme université complutense de Madrid. La ville connut d'importantes difficultés qui ne se terminèrent qu'au début du XXe siècle. La ville passe durant cette période de 25 000 à 5 600 habitants, perdant ainsi 80 % de sa population[18],[19]. La ville perd encore de l'importance par rapport à Madrid et Guadalajara. En 1859, le chemin de fer arrive dans la ville[20].

Sociedad de Condueños[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sociedad de Condueños.

Le prestige de la ville revint à la hausse avec l'arrivée de la « Sociedad de Condueños de los Edificios que fueron Universidad » qui fut la première société particulière et privée créée en Espagne pour sauver et pour conserver de manière philanthropique le patrimoine artistique. La Sociedad de Condueños est une initiative des habitants d'Alcalá de Henares en 1851, qui, en voyant que les principaux édifices de la ville allaient être vendus aux enchères, décidèrent de sauver le patrimoine de la ville en apportant de l'argent et en créant une société dont le but unique était d'acheter les édifices emblématiques de l'université pour éviter son pillage et de permettre dans le futur, le retour de l'université à Alcalá de Henares. Actuellement, les bâtiments que possèdent la société accueillent le recteur et quelques facultés[21].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au fond, les vestiges de la paroisse Santa María la Mayor : la chapelle et la tour Oidor. L'église Santa María la Mayor fut détruite dans un incendie durant la Guerre civile espagnole, perdant ainsi, la plus grande partie des peintures que l'église hébergait. Parmi les vestiges qui ont été préservés se trouvent les fonts baptismauxMiguel de Cervantes fut baptisé.

Alcalá de Henares demeure une ville agricole, militaire et de couvents jusqu'aux années 1940, décennie à laquelle l'industrie céramique et les forges d'Alcalá spécialisées dans le matériel ferroviaire aident au développement industriel de la ville pendant les années 1960. En 1968 la vieille ville est déclarée comme monument historique avec la présence de neuf monuments nationaux.

En 1977, une nouvelle université est créée sous le nom d'Alcalá[22], ce qui suppose une renaissance culturelle de la ville et une récupération du patrimoine artistique de cette dernière.

Au début des années 1980, en plein processus de création de la Communauté autonome de Madrid, des hommes politiques madrilènes s'opposent totalement aux demandes pour qu'Alcalá de Henares devienne la capitale de la région, à l'image de Mérida en Estrémadure et de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice.

En 1991, le siège épiscopal est de nouveau transféré à Alcalá de Henares et le diocèse Complutense provenant de archevêché de Madrid-Alcalá. L'église gothique Magistral est élevée au rang de cathédrale-magistrale des Saints Justo et Pastor alors qu'elle n'était qu'une collégiale.

La vieille ville historique d'Alcalá de Henares et son université sont déclarés patrimoine de l'Humanité par l'Unesco en 1998[23], en reconnaissance de sa condition de « première ville universitaire planifiée comme telle » qui a existé dans le monde et pour sa conception de ville que l'idéal humaniste a projeté en Amérique. Le projet mené alors par le jeune maire Bartolomé González Jiménez est devenu une réalité le dans la ville japonaise de Kyoto.

Les attentats du 11 mars 2004 affectèrent fortement la ville puisque les trains attaqués partaient ou arrivaient de la gare de la ville. La majorité des victimes de ces attentats était pour la plupart des habitants d'Alcalá. Peu de temps après, la ville érigea un monument à la mémoire de toutes les personnes tuées.

En 2005, la ville prend part à la célébration du quatrième centenaire de la publication de Don Quichotte depuis son nouveau statut de grande ville, puisque la ville est le foyer de la loi de modernisation des administrations locales ou appelée aussi Ley de Grandes Ciudades. Avec ceci, la ville obtient plus de compétences ainsi qu'une plus grande autonomie politique. Une des conséquences les plus visibles de cette loi est le passage de neuf districts à cinq : Centro, Reyes Católicos, Chorrillo-Garena, Ensanche–Espartales et El Val.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Répartition des différents partis politiques à la mairie d'Alcalá de Henares

Parti politique Nombre de conseillers municipaux en 2011
Parti populaire (PP)
12
Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE)
9
Gauche unie (IU)
3
Unión Progreso y Democracia (UPyD)
2
España 2000
1

Alcalá de Henares est l'une des quatre municipalités espagnoles où le parti politique d'extrême droite España 2000[24] a un siège, et Alcalá est la plus peuplée de ces quatre villes. Les 4 541 voix obtenues par ce parti représentent 5,18 % de la population de la ville[25].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec les villes de :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique d'Alcalá de Henares entre 1900 et 2011.

La ville d'Alcalá de Henares est le deuxième noyau le plus peuplé de la Communauté, derrière Madrid et la troisième municipalité au niveau démographique derrière la capitale régionale et la ville de Móstoles.

Après un déclin démographique au XIXe siècle, la ville commence une première croissance à la fin de Guerre civile espagnole, avec des migrants provenant du comarque d'Alcalá et des territoires proches situés dans les provinces de Guadalajara et de Madrid. Après cette première vague de migrants, une deuxième vague d'arrivée massive d'Espagnols originaires des provinces rurales avec de faibles niveaux d'industrialisation arrivent à partir des années 1960 dans la ville. À la fin des années 1970 et au début des années 1980 de nombreuses entreprises transférèrent leurs activités depuis la ville de Madrid jusqu'à celle d'Alcala, ce qui générz une immigration de citadins depuis la capitale jusqu'à la villes de Cervantes. Depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990 , la ville subit une légère baisse du nombre d'habitants à cause de l'exode d'une partie des habitants de la ville au pour les villages se situant aux alentours d'Alcalá de Henares.

La communauté polonaise est la plus importante dans la ville avec près de trois mille personnes. À la fin des années 1990 et au début du XXIe siècle apparaît une stagnation démographique nationale alors que les communes de la ceinture métropolitaine d'Alcala continue de voir leurs populations augmentées. Cette augmentation est principalement dû à l'arrivée de migrants en provenance de l'Union européenne, principalement d'Europe de l'Est.

En 2007, la population a diminué de 1,3 % en passant en passant en un an de 204 000 habitants en 2006 à 198 723 habitants. Pour 2006, la population recensée est officiellement de 204 000, bien que selon le conseil municipal de la ville, la population totale non officielle serait de 250 000 habitants cette même année.

Le recensement de la population atteint 204 120 habitants le . Les communes voisines regroupent environ 50 000 habitants : Meco, Villanueva de la Torre, Camarma de Esteruelas, Daganzo de Arriba, Ajalvir, Fresno de Torote, Torres de la Alameda, Villalbilla, Santorcaz, Anchuelo, Los Santos de la Humosa, Valverde de Alcalá et Corpa. Les villes de Torrejón de Ardoz et Azuqueca de Henares sont exclus car elles ne sont pas directement dépendantes d'Alcalá de Henares. La ville se présente comme le deuxième pôle territoriale de la Communauté de Madrid. Son influence s'étendant jusqu'à la province voisine de Guadalajara.

1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1981
11 206 11 728 11 142 12 693 18 419 19 415 25 123 59 783 148 862
1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994
144 268 145 320 150 021 152 473 155 548 159 355 161 381 164 140 166 250
1995 1996 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
166 925 163 986 163 831 164 463 166 397 172 418 179 602 188 519 191 545
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 - -
197 804 201 380 198 723 203 645 204 574 204 120 203 686 - -
(Sources : Instituto Nacional de Estadística)


Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Ancienne université du travail à Alcalá de Henares, actuelle école de l'enseignement secondaire Antonio Machado.

Les échanges économiques, culturels, sociaux et démographiques enregistrés ces dernières années dans la population ont favorisé un développement remarquable de la quantité et la qualité des services éducatifs dispensés par les institutions. Actuellement à Alcalá de Henares, il y a un total vingt-sept écoles publiques[26], un centre d'une éducation pour adultes[27], une école spéciale[28], six écoles primaires et deux maternelles[29], et treize pour l'enseignement secondaire[30].

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'université Cisnerienne Complutense n'ouvre que le . Cependant dès le , le roi Sanche IV de Castille accorde à l'archevêque de Tolède García Gudiel l'autorisation de créer le Studium General. Ce lieu pour les études universitaires survécut à travers du temps jusqu'aux modifications apportées par le Cardinal Cisneros. Les dernières chaires subsistantes du Studium General du XIIIe siècle sont intégrées par le cardinal dans sa « nouvelle » université. Il fait également émettre des bulles par le pape Alexandre VI lors de la création du Colegio Mayor de San Ildefonso, ce qui permet au Cardinal Cisneros de fonder l'institution et de la doter de tous les biens matériels et économiques qui étaient nécessaires à son fonctionnement, et attribue un caractère officiel aux titres délivrés par l'université.

Après la fermeture de l'université Cisnerienne en 1836 et on transfert, pour constituer l'université centrale de Madrid, Alcalá de Henares était désormais sans centre universitaire. Depuis ce moment, la Sociedad de Condueños, une association civique des habitants de la ville, n'a cessé de vouloir rapatrier l'université à Alcalá de Henares dans les anciens édifices de l'université Cisnerienne.

L'actuelle université d'Alcalá de Henares fondée en 1977 suite au phénomène de décentralisation universitaire, a permis à la ville de se constituer sa propre université en rassemblant divers centres universitaires de l'université complutense de Madrid créés en 1975. Certains centres universitaires occupent d'ailleurs toujours des installations de l'ancienne université d'Alcalá de Henares.

Aujourd'hui, les cours sont dispensés dans des édifices bien particuliers du centre-ville, comme d'anciens couvents ou d'anciens bâtiments réhabilités de l'ancienne université datant de la Renaissance, et sur les campus d'Alcalá de Henares et de Guadalajara.

L'université propose les cursus suivants : architecture, biologie, sciences environnementales, sciences économiques et des affaires, droit, documentation, pharmacie, philologie hispanique, philologie anglaise, histoire, sciences humaines, médecine, chimie, géodésie, ingénierie informatique, ingénierie de télécommunication, ingénierie industrielle, architecture technique, soin infirmier, physiothérapie et tourisme, ainsi que quelques masters et doctorats.

Le campus d'Alcalá dispose de la gare d'Alcalá de Henares université sur la ligne C-2 des Cercanías Madrid.

Collèges historiques universitaires[modifier | modifier le code]
Le Colegio de Trinitarios.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville possède cinq théâtres, où le public peut voir représenter une quantité importante et diversifiée d’œuvres et de spectacles. Alcalá de Henares comptabilise sept grandes surfaces commerciales, qui incluent certaines activités culturelles comme par exemple un cinéma de dix-neuf salles. En novembre, est célébré le Concours Cinématographique d'Alcalá, qui permet de montrer de nouveaux films issus du cinéma indépendant au public. La ville propose également une foire du livre, un petit marché médiéval, et depuis 2011 une nuit blanche. Les foires et festivals d'Alcalá de Henares ont lieu durant la dernière semaine du mois d'août[31].

Le corps intact de Saint Diego d'Alcalá, exposé dans la cathédrale d'Alcalá de Henares les 13 novembre de chaque année.

Certaines traditions de niveau provinciale sont préservées dans la partie ancienne de la ville en particulier :

  • Antoine le Grand, à l'hôpital de Antezana, chaque année des centaines de personnes viennent faire bénir leurs animaux.
  • Le carnaval, bien que promu par les institutions municipales, il n'arrive pas à être aussi représentatif que celui de la commune voisine de Torrejón de Ardoz.
  • Diego d'Alcalá, chaque année, le corps intact du saint est sorti de sa tombe située dans la cathédrale. Ce rite est célébré tous les 13 novembre.
  • Lors de la la semaine sainte, huit confréries pénitentielles et une adoration nocturne ont lieu. Près de 5 000 personnes font partie de ces dernières. En 2005, plus de 300 000 personnes ont participé à l'évènement qui est déclaré « Intérêt Touristique Régional ».
  • La semaine Cervantes est déclaré Intérêt Touristique Régional. Le 23 avril est commémoré la mort de Cervantes Cervantes et est décerné le prix Cervantes des lettres castillanes des mains du roi d'Espagne.
  • Le festival de théâtre classique en juin.
  • Les fêtes des Saints patrons de la ville, le 6 et 7 août. Procession religieuse et verbenas ont lieu en centre-ville. D'août 2005 à août 2006, pour commémorer le 1 700e anniversaire du martyre des patrons de la ville, l'année est déclarée année du jubilé dans le diocèse d'Alcalá de Henares avec notamment deux lieux de pèlerinage dont la cathédrale.
  • Les fêtes de la Virgen del Val sont célébrées la troisième semaine de septembre. Dans le même temps, des fêtes ludiques sont dispensées dans le quartier V « El Val ».
  • La feria et les fêtes d'Alcalá de Henares du 24 août célèbrent depuis plus de huit cents ans.
  • Le jour de Cervantes, le 9 octobre, est célébré la naissance de l'écrivain avec différents évènements culturels comme un salon livre et un grand marché médiéval (350 000 visiteurs en 2005).
  • En novembre, tous les ans depuis 1970, est célébré le festival du cinéma d'Alcalá de Henares dénommé « Alcine »[32].
  • La déclaration de la ville au patrimoine mondial en 1998 à l'université d'Alcalá de Henares est fêtée tous les 2 décembre.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre de santé Miguel de Cervantes.

Alcalá de Henares dispose de plusieurs installations sanitaires publiques qui dépendent du Service Madrilène de Santé (SERMAS) : l'Hospital Universitario Príncipe de Asturias, qui offre une aide à la population d'Alcalá et des municipalités de son aire métropolitaine, un centre intégral de diagnostic et de traitement Francisco Díaz dans le quartier de El Ensanche et dix centres de santé répartis dans Alcalá, dont le premier a été construit en 1960 dans la rue Carmen Calzado. Les centres de santé sont dotés de tout le matériel nécessaire ainsi que des personnels nécessaires pour traiter des urgences communes ou des rendez-vous pris au préalable exerçant ainsi son service à la population. Le service des urgences comprend le SUMMA 112, le point d'attention continue du centre de santé Luis Vives, et l’hôpital universitaire[33],[34].

Type Nom Localisation
Hôpital universitaire Príncipe de Asturias route Alcalá-Meco (campus)
Centre des spécialistes Francisco Díaz 11, rue Octavio Paz
Centre de santé Carmen Calzado 14, rue Carmen Calzado
Centre de santé Juan de Austria 19, avenue Juan de Austria
Centre de santé La Garena rue Arturo Soria (face à la gare)
Centre de santé Luis Vives 16, rue Luis Vives
Centre de santé Manuel Merino 1, rue Manuel Merino
Centre de santé María de Guzmán rue Juan de Borgoña
Centre de santé Miguel de Cervantes 23, avenue Gustavo Adolfo Bécquer
Centre de santé Ntra. Sra. del Pilar rue Nuestra Señora del Pilar
Centre de santé Puerta de Madrid 61, avenue del Ejército
Centre de santé Reyes Magos 12, avenue de los Reyes Magos

Il faut également noter la présence d'un hôpital de la charité, l'Hospital de Antezana (46, rue Mayor), qui est la plus ancienne institution médicale dans le monde, en fonctionnement depuis 1483 ; ainsi qu'un centre municipal de santé (13, rue Santiago) qui dépend de la mairie d'Alcalá de Henares.

La mairie d'Alcalá de Henares a adhérée à la Red Madrileña de Ciudades Saludables, et par conséquent, elle fait partie du projet des villes saines de l'OMS. Cependant, du fait de l'importance de la ville (taille, rôle historique et social) et de sa capacité administrative et technique, il aurait semblé plus pertinent qu'Alcalá de Henares appartienne au Red Española de Ciudades Saludables[35].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Voiture du corps de la police locale d'Alcalá de Henares.

En 2009 est inauguré l'actuel commissariat de police d'Alcalá de Henares, situé dans l'Avenue de Meco, qui regroupe les policiers nationaux et locaux. Il y a un total de 300 professionnels qui servent dans les services de sécurité à Alcalá de Henares et dans ceux des villages voisins.

La ville dispose également d'une maison-quartier de la Guardia Civil d'Alcalá de Henares, dans l'Avenue Lope de Figueroa au numéro 46.

Sports[modifier | modifier le code]

Installations sportives[modifier | modifier le code]

Alcalá de Henares dispose de diverses installations sportives :

  • des villes sportives comme à El Val, à Juncal et à proximité d'Espartales.
  • des stades comme le stade municipal El Val.
  • des pavillons comme celui d'El Val, de Juncal, d'Espartales, de Caja Madrid et du CEIP Juan de Austria.
  • des terrains de sport comme à Ensanche, à La Dehesa et à Ciudad del Aire.

Clubs de sport[modifier | modifier le code]

Le stade municipal El Val.
  • Le Real Sociedad Deportiva Alcalá est l'entité sportive historique la plus importante de la ville. Le club est fondé en 1929 lors de la fusion de deux équipes :l'Unión Deportiva Alcalaína (fondé en 1920) et le Gimnástica Alcalaína (fondé en 1922). C'est d'abord une équipe de football, avant de diversifier dans huit disciplines (football, basket-ball, cyclisme, boxe…). Le club est actuellement basé au stade municipal El Val[36].
  • Le Club Deportivo Avance, fondé en 1940, est l'autre club de football historique de la ville. Il dispose d'une école de football dès 1988 avec quelques installations sportives dénommées « Felipe de Lucas » comme deux terrains de football, deux terrains de football à 7 et deux terrains de football pour les plus jeunes de l'école[37].
  • Le Club Buceo Alcalá-Sub.
  • Le Club de Atletismo A. J. Alkalá a été fondée dans les années 1960 avec l'objectif de permettre la pratique du sport pour tous. Ce club a obtenu de nombreux records sportifs grâce à son école municipale d'athlétisme et l'organisation de diverses compétitions très populaires comme le semi-marathon Cervantes, la course populaire d'Alcalá de Henares, et la nocturne nationale d'Alcalá de Henares. Le siège du club se trouve dans les installations municipales El Val[38].
  • Le Club Deportivo Iplacea est fondé en 1984 afin de faciliter l'accès à la compétition fédérée aux étudiants du Centro Iniciación Técnico Deportiva (CITD) d'Alcalá de Henares, qui avait développé des activités sportives quelques années auparavant. À l'origine, il y avait plusieurs sections sportives: basket-ball, handball, cyclisme, football, gymnastique, volley-ball et judo. Ces sections sont devenues peu à peu indépendantes au fur et à mesure que les clubs de la ville absorbaient les joueurs formés au CITD. Le C.D. Iplacea fut relégué au second plan dans de nombreuses disciplines à l'exception du basket-ball, du handball et de la gymnastique rythmique. Avec la disparition de la Juventud Alcalá en 1994, les techniciens et les dirigeants des trois sections, prirent en charge les activités sous le nom de Club Deportivo Iplacea. En 1997, la scission du club est réalisée, et c'est la section handball qui devient propriétaire du club. Cette dernière participe à quelques championnats nationaux et internationaux dans diverses catégories féminines et masculines. Le club dispose de trois lieux : El Val, Juncal, et le campus de l'université d'Alcalá[39].
  • Le club de basket Juan de Austria est fondé en 1987 au collège Juan de Austria à Alcalá de Henares. Le club dispose d'équipes masculines et féminines dans toutes les catégories de basket-ball de la Communauté de Madrid. De la catégorie benjamin à la catégorie senior, il y a dix-sept équipes affiliées, avec deux équipes prébenjamínes, et un groupe d'environ 30 enfants appelés « baby basket ». Au total, le club dispose de 250 joueurs et de 40 entraîneurs. Le siège se situe dans le pavillon sportif du collège Juan d'Austria[40].
  • Le club de natation d'Alcalá de Henares (CNAH) est créé en 1988 pour prenadre en charge la gestion des activités nautiques offertes dans les établissements publics d'Alcalá de Henares. Il dispense des activités de promotion sportive et de secourisme aquatique. Son siège est situé à la piscine couverte municipale de El Val[41].
  • Le club cycliste Iplacea est fondé en 1980 et s'occupe du cyclisme amateur.
  • Le club sportif Básico Hercesa commence son activité en 1997. Il est issu de l'ancien club de basket-ball d'Alcalá et de la fusion des clubs de rugby d'Alcalá et de Guadalajara. Le club développe son activité de basket-ball dans le Pabellón Caja Madrid, dans quelques collèges de la ville. Le ugby se développe dans l'I.E.S. Antonio Machado.
  • Le club de volley-ball d'Alcalá.
  • L'association sportive Naya.
  • Le club de badminton d'Alcalá.
  • Le club de basket d'Alcalá[42].

Arrivées du Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Chaque année est organisé le Festival du cinéma d'Alcalá, qui permet d'accueillir de grands cinéastes et beaucoup de cinéphiles.

Série télévisée[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Hostellerie[modifier | modifier le code]

La ville a connu une augmentation importante du nombre de chambres d'hôtel ces dernières années. C'est ainsi qu'en 2005, la ville possédait 2 500 places avec l'ouverture de nouveaux hôtels. Le Parador (4 étoiles) est d'ailleurs considéré comme le plus emblématique. L'Hostería del Estudiante se situe quant à elle dans le cœur monumental de la ville et l'un des premiers établissements fondés en Espagne (en 1928).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Tuiles et gâteaux : desserts traditionnels de la ville.

Chaque année est célébrée en février la Semana Gastronómica[43], et à la fin de septembre, ce sont les Jornadas Gastronómicas Cervantinas, dans lesquelles les principaux restaurants de la ville élaborent des menus inspirés de la cuisine de Don Quichote[44]. Il faut également noter une Ruta de las Tapas qui est basée sur des plateaux traditionnels d'Alcalá[45].

La ville dispose d'un nombre important de restaurants, desquels abondent des spécialités en gastronomie castillane de la vallée d'Alcalá : des bouillons, des rôtis, des légumes… C'est une cuisine traditionnelle castillane issue du roman de Don Quichotte comme la saucisson au piment, les œufs frits ou la soupe d'ail pour les entrées, et du rôti de moutons ou de chèvres cuits au four pour les plats principaux.

La pâtisserie locale est basée sur les amandes, les beignets d'Alcalá ou les châtaignes grillées (principalement à l'automne). Il ne faut pas oublier la costrada d'Alcalá qui est basée sur des couches de pâte feuilletée et sur de la crème pâtissière[46] sur ayto-alcaladehenares.es. Consulté le 27 mai 2013.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

La cathédrale d'Alcalá de Henares, vue depuis la Place de los Santos Niños.
  • La Casa de Cervantes est selon la tradition, le lieu où est né l'auteur de Don Quichotte, Miguel de Cervantes en 1547. La maison est organisée autour d'une belle cour de la Renaissance entourée de colonnes où sont réparties les différentes pièces du style siècle d'or espagnol : une salle de travail, une cuisine, une salle à manger et une salle pour les appareils médicaux qui auraient appartenu au père de Cervantes. L'intérieur est décoré avec une collection de meubles anciens et une des meilleures collections issues de diverses éditions de Don Quichotte.
  • Le Corral de Comedias de Alcalá est l'un des plus anciens théâtres d'Europe, sa construction datant de 1601. ÀA l'intérieur, il est possible de distinguer les différentes transformations subies par le théâtre européen passant d'un style espagnol à un style typiquement italien avec des scènes romantiques très populaire au XIXe siècle. En visitant les différentes salles, il est possible d'observer la disposition dans laquelle se situaient les hommes et les femmes du siècle d'or espagnol et des époques postérieures, ainsi que les changements de la scène, de la machinerie, des espaces dans lesquels étaient préparés les décors et des « effets spéciaux » de chaque époque.
  • Le palais Laredo est construit au milieu du XIXe siècle comme demeure particulière dans un style néo-mudéjar. Le bâtiment abrite aujourd'hui le Musée Cisneriano où l'on peut trouver différentes pièces archéologiques intégrées dans l'architecture et le décor. La collection du musée contient des œuvres importantes comme une édition originale de la Bible polyglotte Complutense, la Bible d'Anvers ou de la documentation historique sur l'Université d'Alcalá de Henares.
Le palais Laredo.
  • L'hôpital de Antezana est fondé en 1483 et est resté en activité depuis sa fondation jusqu'à aujourd'hui, ce qui en fait l'un des plus anciens hôpitaux en Espagne. Selon la tradition, c'est dans cet hôpital qu'a exercé comme chirurgien Rodrigo de Cervantes, le père du célèbre écrivain. Son architecture est remarquable notamment pour le double avant-toit et sa cour de style mudéjar avec des colonnes. C'est ici que se remit Ignace de Loyola après son long voyage à pied de Barcelone à Alcalá de Henares.
  • La chapelle del Oidor et la tour de Santa María fermaient autrefois la Place de Cervantes, mais ces bâtiments furent détruits durant la Guerre civile espagnole. Aujourd'hui c'est un centre d'expositions et un lieu où sont conservés les fonts baptismaux des personnalités de la ville.
  • La porte de Madrid est aujourd'hui une construction qui s'est substituée à la porte médiévale au XVIIIe siècle. Elle est édifiée en 1788 sur l'ordre de l'archevêque de Tolède et sous la direction de l'architecte Antonio Juana Jordán. Elle se situe près de la Place de los Santos Niños, qui est une place très visitée et où se situe aussi la cathédrale de la ville. Comme anecdote, il est possible de mentionner que le monument apparaît dans le film Spartacus de Stanley Kubrick, tout comme la ville fortifiée et tout l'environnement de la rue Andrés Saborit.
  • Le château d'Alcalá la Vieja est une forteresse médiévale, d'origine arabe, dont les premières références apparaissent à partir du Xe siècle. De l'ancienne fortification, il ne reste seulement aujourd'hui qu'une tour de défense, récemment restaurée, et d'autres vestiges de quelques tours, qui sont en ruines. Le château se dresse sur un promontoire argileux, près de la colline connue sous le nom de Ecce Homo (836 m) et qui surplombe la vallée où coule la rivière Henares. Aux alentoursn se trouve l'ermitage Nuestra Señora del Val.
La Puerta de Madrid (porte de Madrid) à Alcalá de Henares.
  • La maison d'Hippolytus et le site archéologique de Complutum sont des sites de l'ancienne ville romaine d'Alcalá de Henares qui était à l'époque une cité importante, autour de laquelle ont été construites des villas somptueuses conservent dont aujourd'hui quelques vestiges sont encore conservés, comme la maison d'Hippolytus. Cette villa est considérée comme un exemple des bâtiments romains construits à Complutum, c'est-à-dire qui montre la structure d'une maison avec diverses dépendances disposées autour d'une cour centrale dont nous avons conservé les mosaïques originales qui la décorait.
  • La calle Mayor qui est une des principales rues commerciales de la ville.
  • Les archives générales de l'administration qui sont les archives d'état les troisièmes les plus importantes au monde.
  • Le palais des Archevêques est un palais-forteresse situé dans le centre historique de la ville, qui a été construit en 1209, dans lequel sont nés, ont vécu et sont morts beaucoup de protagonistes de l'histoire de l'Espagne. Il abrite actuellement le diocèse d'Alcalá de Henares. Il se site sur la place du Palais et fait partie de l'ensemble monumental déclaré au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO.

Une association de défense du patrimoine historique a élaboré une liste rouge du patrimoine d'Alcalá de Henares comprenant soixante-huit joyaux architecturaux qui sont en danger par leur état de conservation : que ce soit dans l'architecture civile, religieuse ou militaire, dans le domaine agricole ou industriel, des moulins, des ponts, des fontaines ou encore des ensembles urbains ou archéologiques.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Cerros d'Alcalá depuis le parc des jésuites à Alcalá de Henares.

Musées[modifier | modifier le code]

Une des œuvres de Francisco Barón, exposée au musée de la sculpture en plein air.
  • Le musée de la sculpture en plein air est un ensemble d’œuvres sculpturales exposées dans la rue. Le musée est inauguré en 1993 autour de deux lieux : le premier est dans les environs de la muraille et de la Puerta de Madrid, et le deuxième se situe sur vers la Vía Complutense. Il est considéré comme le plus long de sa catégorie en Europe avec près de deux kilomètres de longueur. Le musée dispose de statues intéressantes et importantes comme celles d'artistes comme Amadeo Gabino ou José Lamiel.
  • Le musée cistercien qui se situe dans le Monastère de San Bernardo, sur la places de las Bernardas, contient des œuvres importantes qui ont été sauvées de l'incendie du palais archiépiscopal. Le musée comprend sept salles qui montrent le patrimoine important du lieu, comme le fauteuil doré de l'évêque de Tolède, Bernardo de Sandoval y Rojas, un coffre en argent envoyé par Philippe II pour son père ou un fac-similé de la bible polyglotte d'Alcalá commandé par Cisneros. À côté de ces œuvres, le musée dispose en plus de beaux retables polychromés baroques, de tissus de grandes dimensions, de manuscrits, de documents et de meubles de l'époque. Le lieu montre aussi la reconstitution des obsèques au XVIIe siècle, des cuisines et des cellules à cette époque.
  • Le musée d'art contemporain José Caballero.
  • Le musée diocésain de la Cathédrale-Magistrale[51].
  • Le musée d'art sacré San Felipe Neri.
  • Le musée de l'église San Juan de la Penitencia.
  • Le musée du vin ou ampélographique de Madrid[52].
  • Le musée de parfumerie GAL[53].
  • Le musée national de motocyclette (en projet).

Salles d'exposition[modifier | modifier le code]

La chapelle de l'Oidor à Alcalá de Henares.
  • L'ancien hôpital Santa María la Rica.
  • La chapelle de l'Oidor[54].
  • La maison de l'Entrevista[55].
  • La salle Manolo Revilla[57].

Théâtres[modifier | modifier le code]

  • La cour de comédies d'Alcalá de Henares[58].
  • La salle Margarita Xirgu.
  • Le théâtre La Galera.
  • Le théâtre Salón Cervantes.
  • Le théâtre universitaire Lope de Vega[59].

Orchestres[modifier | modifier le code]

La société lyrique Complutense jouant à Madrid.

Parmi les organismes culturels six sont des groupes de musique classique :

  • la bande Sinfónica Complutense.
  • la chorale Alcalaína « Pueblos de España ».
  • la chorale Polifónica Complutense.
  • l'orchestre Ciudad de Alcalá[60].
  • la Schola Cantorum d'Alcalá de Henares[61].
  • la société lyrique Complutense[62].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Jesús Cañete Ochoa et Fernando Fernández Lanza, La Ciudad Del Saber, 500 Años De La Universidad De Alcalá
  2. A. Gómez Sal, Apuntes para una historia ecológica de Alcalá de Henares y su Universidad, Anales Complutenses, 2005.
  3. (es) J. J. García-Abad Alonso, Biogeografía urbana : presentación del caso de Alcalá de Henares, Anales de Geografía de la Universidad Complutense, 1995.
  4. (es) D. De Andrés Martín et E. Meira, Análisis urbanístico de barrios vulnerables de Alcalá de Henares, 2006.
  5. (es) La calle Mayor « Historia de Al-Qalat ». Consulté le 8 avril 2012
  6. (es) Monedas de Ikersankom. Consulté le 11 avril 2012.
  7. Antonio Pardo, Madrid y alrededores, p. 77.
  8. (es) Antes de los romanos. Lacallemayor.net. Consulté le 15 mai 2012.
  9. (es) dossier hippolytus sur alcalavirtual.es. Consulté le 20 septembre 2013.
  10. (es) dossier foro sur alcalavirtual.es. Consulté le 20 septembre 2013.
  11. (es) Brève histoire d'Alcalá de Henares sur ecologistasalcalah.org. Consulté le 16 juin 2012.
  12. a et b (es) Reconquista de Alcalá sur lacallemayor.net. Consulté le 17 juin 2012.
  13. (es)San Ignacio de Loyola en Alcalá de Henares. Discusión crítica sur cervantesvirtual.com. Consulté le 2 juillet 2012.
  14. (es) Concesión del Título de Ciudad a Alcalá de Henares por S.M. el Rey don Carlos II, édition commémorative de son troisième centenaire (1657 - 1987), Alcalá de Henares, 1987.
  15. (es) Juan de Cereceda y Carrascosa (1665-1743), Comendador de la Orden de Calatrava, conocido como el « de los rebatos », « el Cen- tauro de la Mancha » y el « Macabeo español » sur tercios.org. Consulté le 22 août 2012.
  16. (es) Doña María Isidra Quintina de Guzmán y la Cerda sur andalucia.cc. Consulté le 22 août 2012.
  17. (es) M. J. Vázquez Madruga, María Isidra Quintina de Guzmán y la Cerda, la Doctora de Alcalá, Centro Asesor de la Mujer, Alcalá de Henares, 1999.
  18. (es) Francisco de Paula Mellado, Guía del viajero en España, Establecimiento Tipográfico, Madrid, 1842, p. 237.
  19. (es) Francisco de Paula Mellado, Guía del viagero en España, Establecimiento Tipográfico, Madrid, 1846, p. 236.
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