Conflit basque

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Conflit basque
Basque conflict.jpg
Informations générales
Date 1959 - 20 octobre 2011
Lieu Pays basque
Issue Abandon de la lutte armée par l'ETA
Belligérants
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de la France France
Nationalistes basques :
ETA
Iparretarrak
Irrintzi
Hordago
Euskal Zuzentasuna
Iraultza
CAA
Anti-indépendantistes :
GAL
Guerrilleros de Cristo Rey
Batallón Vasco Español
Acción Nacional Española
ATE
AAA
GAE
Pertes
Policiers/Militaires : 500 tués


Civils : 372 tués
Total ~ 1300 tués

Iparretarrak 6 tués
Iraultza 3 tués
CAA 8 tués
ETA 350 tués[1]
Conflit basque

Le conflit basque[2],[3],[4],[5],[6],[7] est une période de troubles se déroulant au Pays basque (Espagne et France). Il a débuté en 1961 avec les premiers attentats de l'ETA en Espagne, mais il faudra attendre 1968 avant qu'un chef de la police, Melitón Manzanas, se fasse tuer à Saint-Sébastien, il s'agit du premier mort de ce conflit[réf. nécessaire]. Au Pays basque nord, les premiers attentats eurent lieu avec le groupe Iparretarrak dans les années 1970.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Le conflit débute en 1959 en plein régime franquiste. L'ETA, qui luttait alors pour la chute de ce régime, fut bientôt rejointe par une mouvance révolutionnaire et indépendantiste, car l'Espagne de Franco ne laissait pas de place à la culture basque ainsi qu'à la langue qui avait presque disparu.

En 1973, un attentat tue Luis Carrero Blanco, alors chef du gouvernement et successeur probable du dictateur Franco. Cette attaque eut un rôle important dans la chute du régime mis en place par Franco qui disparut en 1975. En 2009, plus de 750 militants indépendantistes étaient encore emprisonnés en France et en Espagne[8].

Le 10 janvier 2011, l'ETA déclare un cessez-le-feu permanent. Le 20 octobre de la même année, l'ETA annonce l'abandon définitif de la lutte armée[9]. Le premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero décrit cette décision comme une « victoire pour la démocratie, la loi et la raison ».

Le 28 mai 2012, deux membres du groupuscule séparatiste, Oroitz Gurruchaga et Aramburu Xabier sont arrêtés dans le sud de la France.

Principaux groupes paramilitaires basques[modifier | modifier le code]

Régionalistes[modifier | modifier le code]

Au Pays basque sud[modifier | modifier le code]

  • Euskadi ta Askatasuna : d'idéologie marxiste, responsable de 828 morts depuis 1968, l'ETA est depuis 2009 très fragilisée par les arrestations et découvertes de caches d'armes.
  • Iraultza : petit groupe d'une vingtaine d'activistes actif au début des années 1990. Trois de ses membre furent tués en action.
  • Les Comandos Autónomos Anticapitalistas  : série de groupes responsables d'entre 25 et 30 morts entre 1978 et 1984, à sa disparition la plupart des membres rejoignirent l'ETA. 8 activistes moururent en action.

Au Pays basque nord[modifier | modifier le code]

  • Iparretarrak : militant pour l'autonomie du Pays basque nord entre 1970 et 2003, son chef principal fut Philippe Bidart.
  • Irrintzi : actif depuis 2006, militant pour les intérêts basques en France, luttant contre la spéculation immobilière et le tourisme de masse entre autres. Deux militants furent arrêtés en décembre 2009[10].
  • Hordago : groupe actif dans les années 1980, luttant pour l'indépendance.
  • Euskal Zuzentasuna : actif entre 1977 et 1979, responsable de 11 attentats, il se fonda ensuite dans Iparretarrak.

Anti-indépendantistes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20100317.OBS0198/l-eta-c-est-devenu-les-pieds-nickeles.html
  2. « Espagne : histoire de l'Espagne », Encyclopédie Larousse.
  3. Thomas Pierre, anthropologue, interviewé par Maite Ithurbide, Euskonews & Media, nombre 551, 22-10-2010.
  4. « Espagne : l'ETA réitère sa volonté de déposer les armes », Le Parisien, 25-09-2010.
  5. « Espagne: nouveau procès contre le leader indépendantiste basque Otegi », Le Point, 11-11-2010.
  6. « Pays basque : la droite espagnole contre l'UE », Le Figaro, 15-10-2007.
  7. Martine Silber: « Bronca pour des photos sur le conflit basque », Le Monde, 27-11-2007.
  8. http://cspb.unblog.fr/euskal-politiko-presoak-_-prisonniers-politiques-basque-_-presos-politicos-vascos/
  9. (en) Basque group Eta says armed campaign is over, BBC News, 20 octobre 2011
  10. http://www.bayonnebiarritzinfo.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=117:demantelement-du-groupe-irrintzi--un-groupe-de-deux-&catid=3:bayonne&Itemid=6