Maurice de Saxe (1521-1553)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Maurice de Saxe (1696-1750)
Maurice
Portrait par Lucas Cranach le Jeune.
Portrait par Lucas Cranach le Jeune.
Titre
Duc de Saxe
Prédécesseur Jean-Frédéric Ier de Saxe
Successeur Auguste Ier de Saxe
Électeur de Saxe
Biographie
Dynastie Wettin
Date de naissance
Lieu de naissance Freiberg
Date de décès (à 32 ans)
Lieu de décès Sievershausen
Père Henri IV de Saxe
Mère Catherine de Mecklembourg

Maurice, né le à Freiberg et mort le à Sievershausen, est duc de Saxe de 1541 à 1547, puis électeur de Saxe jusqu'à sa mort.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils du duc Henri « le Pieux » et de Catherine de Mecklembourg, Maurice épouse en 1541 Agnès de Hesse, fille du landgrave Philippe Ier de Hesse et de Christine de Saxe. Deux enfants sont issus de cette union :

Biographie[modifier | modifier le code]

Appartenant à la branche albertine de la maison de Wettin, Maurice sert l'empereur Charles Quint en 1544 contre la France, puis en 1545 contre la Ligue de Smalkade. En 1547, il remporte la bataille de Muehlberg sur le parti protestant[1]. Son cousin de la branche ernestine, l'électeur de Saxe Jean-Frédéric, qui combattait dans les rangs adverses, est capturé et doit abandonner la dignité d'électeur (traité de Wittenberg, 27 mai 1547), qui revient à Maurice[2].

En 1551, Maurice s'empare de Magdebourg au nom de Charles Quint, mais il quitte brusquement le parti de l'empereur et s'unit contre lui avec l'électeur de Brandebourg, le comte palatin et le duc de Wurtemberg pour délivrer son beau-père, le landgrave Philippe de Hesse, que Charles Quint retient prisonnier[1]. Il contraint l'empereur à traiter et à accorder, par la transaction de Passau en 1552, une amnistie générale et le libre exercice du culte réformé.[réf. nécessaire] Il conclut dans ce cadre le un pacte secret permettant au roi de France Henri II de s'assurer du soutien de plusieurs princes allemands. Ce pacte est ratifié par le traité de Chambord le [3].

Maurice est chargé l'année suivante par la Chambre impériale de réduire le margrave de Brandebourg, qui trouble la paix[1]. Il le bat à la bataille de Sievershausen, mais meurt deux jours après l'affrontement des suites de ses blessures[4],[5]. Comme il ne laisse pas de fils, c'est son frère cadet Auguste qui lui succède.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c D’après (de) Günther Wartenberg,  Moritz dans Neue Deutsche Biographie (NDB), volume  18, Berlin : Duncker & Humblot, 1997, p.  141– 143. (lire en ligne)
  2. D’après (de) Thomas Klein,  Johann Friedrich (I.) der Großmütige dans Neue Deutsche Biographie (NDB), volume 10, Berlin : Duncker & Humblot, 1974, p. 524 f. (lire en ligne)
  3. Pierre Imbart de La Tour, Les origines de la Réforme. Calvin et l'Institution chrétienne, t. 4, Paris, Firmin-Didot et Cie,‎ , 506 p. (lire en ligne), p. 384
  4. D'après Wilhelm Schäfer, Galerie der Reformatoren der christlichen Kirche, ihrer Freunde, Beschützer und Gegner, vol. 4, Meissen, Klinkicht & Sohn,‎ , p. 459
  5. D'après Freia Odermatt, Der Himmel in uns : das Selbstverständnis des Seelsorgers Valentin Weigel (1533-1588), Berne, Peter Lang AG,‎ (ISBN 978-3-03911-784-0), p. 42.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Maurice de Saxe » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ (Wikisource)