Mers el-Kébir

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Mers El Kébir
Le fort de Mers el-Kébir
Le fort de Mers el-Kébir
Noms
Nom algérien المرسى الكبير
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Oranie
Wilaya Oran
Daïra Aïn El Turk
Président de l'APC Mohamed Sahraoui
2012-2017
Code postal 31019
Code ONS 3115
Indicatif 041
Démographie
Population 17 957 hab. (2009[1])
Densité 1 635 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 44′ N 0° 43′ O / 35.74, -0.72 ()35° 44′ Nord 0° 43′ Ouest / 35.74, -0.72 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 151 m
Superficie 10,98 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oran.
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oran.

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Mers El Kébir

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Mers El Kébir
Liens
Site de la commune http://www.ledrame-merselkebir.fr

Mers El Kébir (المرسى الكبير) est une ville portuaire de la mer Méditerranée et une commune d'Algérie, située sur le golfe d'Oran, à 7 km au nord-ouest d'Oran.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mers El Kébir
Aïn El Turk Aïn El Turk Mer Méditerranée
Aïn El Turk Mers El Kébir Mer Méditerranée
Oran Oran Oran

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mers El Kébir signifie en arabe « le grand port ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Mers El Kébir fut d'abord un port romain du nom de Portus Divinis (port des dieux)[2], avant de devenir un arsenal naval almohade au XIIe siècle[réf. nécessaire]. Elle fut dominée par les seigneurs zianides de Tlemcen au XVe siècle avant de finalement devenir un centre de piraterie aux alentours de 1492[réf. nécessaire]. Elle fut régulièrement occupée par les Ottomans, les Portugais et les Espagnols — qui en prirent possession en 1505 sous le cardinal Cisneros et la gardèrent jusqu'en 1792.

Les Français l'occupèrent en 1830, agrandirent le port en 1868 et le dotèrent du phare Saint-André[3] (détruit durant la Seconde Guerre mondiale). Au moment de la défaite française, en , une escadre importante s'y trouvait.

Article détaillé : Bataille de Mers el Kebir.

Le une escadre de la Royal Navy se présenta devant la base navale et remit un ultimatum au vice-amiral d'escadre Gensoul, lui donnant le choix entre le ralliement au Royaume-Uni, un désarmement des navires dans un port de la Martinique ou un sabordage. Le vice-amiral d'escadre Gensoul refusa les trois options et tergiversa afin de gagner du temps. Constatant les préparatifs d'appareillage des navires français, les bâtiments britanniques ouvrirent le feu et coulèrent le cuirassé Bretagne. Le croiseur de bataille Dunkerque, le cuirassé Provence et le contre-torpilleurs Mogador, gravement touchés furent mis hors de combat. 1297 marins français trouvèrent la mort dans ce combat inégal, les bâtiments français étant en cours de désarmement et amarrés "cul à quai" à la jetée, ne pouvaient manœuvrer. Il s'agissait pour Winston Churchill d'éviter que la flotte française tombe aux mains des Allemands. Dans ses Mémoires de guerre, Churchill explique le dilemme terrible qui s'est posé au gouvernement britannique, habitué depuis l'arrivée de Hitler au pouvoir à l'absence totale de respect par ce dernier de tous les accords passés. Le gouvernement britannique, dans l'attente d'une tentative d'invasion du Royaume-Uni — prévue par les Allemands sous le nom de « opération Lion de mer » — à la suite de la déroute française, a considéré ne pas pouvoir prendre le risque de voir un gouvernement collaborateur en France livrer un jour ou l'autre la flotte à Hitler, les flottes française, allemande et italienne combinées devenant une menace sérieuse pour la Royal Navy. L'État français ne rompit pourtant pas ses relations avec le Royaume-Uni. De Gaulle justifia plus tard cette attaque des Britanniques.

Mers el-Kébir 1953

Après la Seconde Guerre mondiale, la France utilisa sa base navale à Mers-el-Kébir comme base de soutien pour ses essais atomiques[réf. nécessaire]. Les accords d'Évian du , qui reconnaissaient l'indépendance de l'Algérie, autorisaient la France à conserver sa base durant 15 ans, mais la France se retira au bout de cinq années seulement.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1864
Période Identité Étiquette Qualité
1864 1867 Combet    
1867 1871 Simonin    
1871 1889 Vieguet    
1889 1898 Lavigne    
1898 1902 Trastour    
1902 1905 Tomasin    
1905 1919 Pascuito    
1919 1931 Albert Fieschi    
1931 1942 Boluix-Basset    
1942 1947  ??    
1947 1962 Janvier Ferrara    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1977 1987 2010
7 455 11 002 17 957


Économie[modifier | modifier le code]

Le port de Mers el-Kébir est considéré comme étant le meilleur mouillage de l'Algérie[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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