Ambrières-les-Vallées

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Ambrières-les-Vallées
L'église Notre-Dame
L'église Notre-Dame
Blason de Ambrières-les-Vallées
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Ambrières-les-Vallées (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage Mayennais
Maire
Mandat
Guy Ménard
2014-2020
Code postal 53300
Code commune 53003
Démographie
Gentilé Amboriverain
Population
municipale
2 794 hab. (2011)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 11″ N 0° 37′ 46″ O / 48.4030555556, -0.629444444444 ()48° 24′ 11″ Nord 0° 37′ 46″ Ouest / 48.4030555556, -0.629444444444 ()  
Altitude Min. 95 m – Max. 162 m
Superficie 38,78 km2
Localisation

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Ambrières-les-Vallées
Liens
Site web www.ambriereslesvallees.mairie53.fr

Ambrières-les-Vallées est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 2 794 habitants[Note 1] (les Amboriverains).

Son nom est Ambrières jusqu'en 1910, et devient Ambrières-le-Grand jusqu'en 1972. La commune absorbe Cigné et La Haie-Traversaine en 1972, et prend alors le nom d'Ambrières-les-Vallées. La Haie-Traversaine redevient commune en 1986.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est un chef-lieu de canton situé à 115 m d'altitude, à 42 km de Laval et 11 km de Mayenne. Ville-porte du Parc naturel régional Normandie-Maine et Station verte, elle doit son nom à sa position à proximité du confluent de la Varenne, de la Mayenne et de la Colmont, rivières entre lesquelles elle s'est peu à peu développée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque féodale[modifier | modifier le code]

Ambreras en 1080, G. de Ambarils en 1128, Ambieras en 1135, son histoire commence vers 1049. À cette lointaine époque, Guillaume le Conquérant vient de prendre Lassay. Pour répondre aux attaques d'Henri Ier, roi de France et de Geoffroy Martel, comte d'Anjou et principal instigateur de la Ligue, il décide de bâtir une forteresse, sur le territoire du baron de Mayenne qui prenait parti pour son adversaire. L'actuel hôtel de ville est élevé sur l'emplacement de cette place forte (1049-1066) assise sur un rocher escarpé et inaccessible du côté de la Varenne et bénéficiant du retranchement naturel de deux vallées et de leurs cours d'eau. Ce château est à l'origine de la ville qui se trouvait à la frontière du Maine et en avant-poste de la Normandie. Les guerres féodales terminées, les habitants vont s'agglomérer près de l'église, sur l'autre rive de la Varenne et c'est là qu'Ambrières prendra réellement son extension.

Du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Vers la fin du XVIIe siècle, Ambrières est toujours une ville murée ; les vestiges des remparts limitent encore, face à la rivière, la place du château. Le 26 juillet 1698, Anne Leclerc, qui était veuve de Pierre Drouet, juge général de la baronnie d'Ambrières lègue « tous ses meubles, tous ses acquets, et la tierce partie de ses propres pour la fondation d'un hôpital où il y aura des personnes qui instruiront les jeunes enfants ».

Révolution française[modifier | modifier le code]

Pendant la tourmente révolutionnaire, Ambrières est souvent le théâtre d'opérations menées par Louis de Frotté. Ce dernier, fort d'une armée qui a compté jusqu'à 4 000 hommes recrutés pour la plupart dans la région, étendait son action jusqu'à Domfront, Juvigny-sous-Andaine, Pré-en-Pail, Villaines-la-Juhel, Gorron et Mayenne. Sanctionnés par des mesures cruelles, les Chouans se rebellèrent. Le 9 mars 1799, à 21 heures, « quinze à dix-huit hommes pénètrent dans la ville, massacrant le corps de garde, saisissent le commandant de la garde nationale, tuent sous ses yeux ceux dont ils avaient décrétés la mort et l'égorgent le dernier ». On emmène les familles suspectes en prison à Laval ou à Rochefort-sur-Loire et les administrateurs du canton n'ose plus exercer leurs fonctions. Maîtres de la ville de juillet 1799 à février 1800, les Chouans de Frotté se font payer régulièrement les fermages des biens nationaux sans oublier d'opérer des réquisitions et d'exiger une contribution de 300 francs de toutes les familles qui ont un fils enrôlé dans la garde mobile. En 1799, la division royaliste d'Ambrières est sous les ordres du baron de Commarque, chef d'état-major dans l'armée de Frotté ; on le fusille avec son chef à Verneuil.

Le 13 février 1866, la localité subit les assauts d'une épidémie de choléra qui fait dix-neuf victimes en quelques jours. Soignés par les sœurs d'Évron, les malades reçoivent la visite de Mgr Wicart et du préfet de la Mayenne. Le fléau se termina, avec une procession en l'honneur de saint Roch, le 28 février 1866.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Ambrières-les-Vallées

Les armes de la commune de Ambrières-les-Vallées se blasonnent ainsi :
D'argent au sautoir de gueules engrêlé de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Michel Guesdon    
1792 1800 François-Jean Boutros    
1800 1807 Léon Lepescheux    
1807 1813 François-Jean Boutros    
1813 1815 Pierre Cheux    
1815 1817 René Renault    
1817 1830 François Louis Briant    
1830 1832 Julien Michel    
1832 1837 Nicolas Morice    
1837 1845 François Louis Lottin    
1845 1870 Zacharie Morice    
1870 1878 Auguste Griois    
1878 1884 Théodore Renault    
1884 1895 Guillaume-Louis Koch-Foccart[Note 2],[Note 3], propriétaire du Château du Tertre    
1895 1919 Emile Martin   Conseiller général de 1895 à 1913
1919 1932 Jules Lebrun   Conseiller général de 1913 à 1931
1932 1938 Céleste Fourre    
1939 1945 Jules Cheuvrier    
1945 1959 Yves Branchereau   Conseiller général de 1945 à 1959
1959 1971 René Tézé[Note 4] Démocratie chrétienne Conseiller général de 1959 à 1973
1971 1995 Victor Jousset DVD Conseiller général à partir de 1973
juin 1995 mars 2014 Dominique Collet[1] DVD puis UDI[2] Agent d'assurance, conseiller général
mars 2014[3] en cours Guy Ménard DVD Directeur d' établissement de formation professionnelle

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 794 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 5],[Note 6].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 961 2 241 2 289 2 519 2 399 2 434 2 453 2 493 2 599
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 605 2 720 2 615 2 580 2 665 2 615 2 503 2 480 2 398
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 395 2 395 2 250 2 008 1 944 1 947 1 872 1 797 1 631
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 610 1 812 2 561 2 679 2 841 2 903 2 801 2 775 2 778
2011 - - - - - - - -
2 794 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Maine plastiques, transformation de matières plastiques, clôtures et portails pvc et aluminium, 145 emplois[6].
  • 3 Vallées, ovoproduits pour l'industrie alimentaire, 81 emplois[6].
  • Mayen'Voyages, transports réguliers de voyageurs, 68 emplois[6].
  • Corlet roto, imprimerie, 54 emplois[6].
  • Sumca, mécanique de haute précision, 49 emplois[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église d'Ambrières-les-Vallées.

La commune abrite deux monuments historiques :

  • L'église Notre-Dame, inscrite par arrêté du 6 octobre 1953[7].
  • Le moulin de Champs, inscrit par arrêté du 2 novembre 1995[8].

Autres monuments :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[9].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Il est autorisé en 1868 à ajouter à son nom patronymique celui de Foccart, et à s'appeler, à l'avenir, Koch-Foccart.
  3. Né le 1er mars 1840 à Brumath, il décède à Monaco le 10 mars 1916. Propriétaire de la Villa Auguste, il hivernait à Monaco depuis une quarantaine d'années. Selon un rapport effectué pour Roger Frey, Louis serait liée à la famille de Monaco et serait le fils naturel de Marie-Amélie de Bade.
  4. Né le 17 août 1900 à Dol-de-Bretagne, mort le 15 janvier 1985 à Ambrières. Industriel paternaliste, il a hérité d'une distillerie qu'il a fait prospéré. Catholique, démocrate chrétienne, notable, père de dix enfants, directeur d'usine dans l'Ouest et le Sud-Ouest de la France. Il s'occupe de diverses œuvres, dont une dans la lutte contre l'alcoolisme. Il est le beau-père de Francis Bouygues.
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]