Partage de l'Afrique

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Cecil Rhodes : projet du chemin de fer Le Cap-Le Caire. Fondateur de la compagnie De Beers, une des premières compagnies mondiale du diamant, Rhodes était aussi le propriétaire de la British South Africa Company, qui s'est approprié la Rhodésie. Il voulait « peindre de rouge britannique la carte », une de ses déclaration célèbre : « Toutes ces étoiles… ces mondes immenses qui restent hors d'atteinte. Si je le pouvais, j'annexerais les autres planètes »[1].

Le partage de l'Afrique, ou la course à l'Afrique, correspond à la multiplication des revendications européennes concurrentes sur les territoires africains durant la période du Nouvel Impérialisme, entre les années 1880 et le début de la Première Guerre mondiale.

La seconde moitié du XIXe siècle a vu la transition d'un impérialisme informel, caractérisé par une influence militaire et une dominance économique, vers une gouvernance centralisée. Les tentatives de médiation dans cette course aux empires, comme la conférence de Berlin (1884 - 1885) entre le Royaume-Uni, la République française et l'Empire allemand, n'ont pas réussi à accorder ces revendications de puissances concurrentes. Ces conflits sur l'Afrique font partie des principaux facteurs qui ont mené à la Première Guerre mondiale.

Sommaire

[modifier] Percée sur le continent

David Livingstone, un des premiers explorateurs de l'intérieur du continent africain, qui découvrit en 1855 les chutes d'eau de Mosi-oa-Tunya, qu'il renomma chutes Victoria. Il échoua cependant à trouver la source du Nil.
Henry Morton Stanley, qui retrouva Livingstone et fonda l'État indépendant du Congo au nom de Léopold II de Belgique.

Les explorations occidentales du continent africain et son exploitation ont commencé sérieusement à la fin du XIXe siècle. En 1835, les Européens avaient cartographié la plupart du nord-ouest de l'Afrique. Parmi les explorateurs les plus célèbres, on peut citer David Livingstone, qui cartographia de vastes étendues de l'intérieur du continent et Serpa Pinto, qui traversa l'Afrique australe et l'Afrique centrale lors d'une expédition difficile, cartographiant la majeure partie de cette partie du continent. De laborieuses expéditions dans les années 1850 et 1860, menées par Richard Burton, John Speke et James Grant, ont reconnu la région des Grands Lacs et la source du Nil. Vers la fin du siècle, les Européens avaient dressé des cartes du Nil depuis sa source, des cours du Niger, du Congo et du Zambèze, et le monde occidental réalisait maintenant les vastes ressources de l'Afrique.

Cependant, à l'aube de cette course à l'Afrique, seulement 10% du continent étaient sous le contrôle de nations européennes. En 1875, les plus grandes possessions étaient l'Algérie, conquise par la France à partir des années 1830 — en dépit de la forte résistance d'Abd el-Kader et la rébellion des Kabyles dans les années 1870 ; la Colonie du Cap, tenue par le Royaume-Uni, et l'Angola, tenu par le Portugal.

Les progrès technologiques facilitaient l'expansionnisme outre-mer. L'industrialisation permettait de rapides avancées dans les transports et les communications, spécialement dans la marine à vapeur, le transport ferroviaire et le télégraphe. Les progrès médicaux étaient aussi importants, surtout dans les médicaments contre les maladies tropicales. Le développement de la quinine, un traitement efficace contre la malaria, permit de pénétrer dans les vastes zones tropicales.

[modifier] Causes de la ruée

[modifier] L'Afrique et le marché global

Possessions européennes en Afrique, 1930.
  •      Allemagne
  •      Belgique
  •      Espagne
  •      France
  •      Grande-Bretagne
  •      Italie
  •      Portugal
  •      États indépendants


[modifier] Rivalités stratégiques

Affiche pour l'Exposition coloniale de 1906 à Marseille.


[modifier] La politique mondiale de Bismarck


[modifier] Le choc des impéralismes rivaux

Francesco Crispi, premier ministre Italien (1887-1891;1893-96). Crispi s'est opposé au radical Felice Cavallotti à propos de la Triple Alliance et sur l'abandon de la colonie d'Érythrée. Il s'est resigné après la défaite à Adoua en 1896 durant la première guerre italo-éthiopienne.


[modifier] La American Colonization Society et naissance du Libéria


[modifier] Une succession de crises internationales menant à la Première Guerre mondiale

[modifier] Le canal de Suez


[modifier] La conférence de Berlin (1884-85)


[modifier] Occupation britannique de l'Égypte et de l'Afrique du Sud

Femmes et enfants Boers dans un camp de concentration durant la seconde Guerre des Boers (1899-1902).


[modifier] La crise de Fachoda


[modifier] Crises au Maroc


[modifier] The colonial encounter

[modifier] La production des cultures de rentes


[modifier] Conscience et expositions coloniales

Les Pygmées et un explorateur européen. Certain pygmées étaient exposés dans des Zoo humains comme Ota Benga exhibé par l'eugéniste Madison Grant dans le Bronx Zoo.


[modifier] Le « lobby colonial »


[modifier] Chauvinisme dans la propagande coloniale


[modifier] Le massacre des Namaka et des Herero

Une caricature de la Venus Hottentote au XIXe. Saartjie Baartman, une femme Khoïsan, était exhibée nue et encagée lors de spectacles forains en Angleterre, Hollande et France. Après sa mort, ses parties génitales ont été disséquées et ses restes conservées. Nelson Mandela a officiellement demandé à la France que ses restes, qui étaient exposés au Musée de l'Homme à Paris jusqu'en 1974, soient rendus à l'Afrique du Sud[2].


[modifier] Conclusions

[modifier] Colonies africaines par ordre de puissance

Carte française de l'Afrique en 1898 avec les colonies. Possessions britanniques en jaune, françaises en rose, belges en orange, allemandes en vert, portugaises en violet, italiennes en rose hachuré, espagnoles en orange hachuré et l'Ethiopie indépendante en marron

[modifier] Belgique

État indépendant du Congo appelé aussi Congo belge (actuellement République démocratique du Congo)
Ruanda-Urundi (actuellement Rwanda et Burundi), sous protectorat des Nations-Unies

[modifier] France

Algérie française (devenue Algérie)
Protectorat français de Tunisie
Protectorat français du Maroc
Afrique occidentale française qui réunissait :
la Mauritanie,
le Sénégal,
le Soudan français (devenu Mali à son indépendance en 1960),
la Guinée,
la Côte d'Ivoire,
le Niger,
la Haute-Volta (devenue Burkina Faso en 1984)
et le Dahomey (devenu Bénin en 1975).
Afrique équatoriale française qui réunissait :
le Gabon,
Moyen Congo (devenu la république du Congo),
l'Oubangui-Chari (devenu la République centrafricaine)
et le Tchad
Cameroun français (une partie du Cameroun actuel), sous protectorat des Nations-Unies
Côte française des Somalis (devenu Djibouti)
Madagascar
Comores

[modifier] Allemagne

Kamerun (avant les Français et les Anglais)
Afrique orientale allemande (actuellement Burundi, Rwanda, et la partie occidentale de la Tanzanie)
Sud-Ouest africain allemand (devenu Namibie)
Togoland (actuellement Togo et la partie est du Ghana)

[modifier] Italie

Libye
Érythrée
Somalie italienne (devenu une partie de la Somalie actuelle)


[modifier] Portugal

Angola et le Cabinda (l'une des provinces de l'Angola)
Mozambique
Guinée-Bissau)
Cap Vert
São Tomé et Príncipe


[modifier] Espagne

Sahara espagnol (désormais Sahara occidental), composé de :
Río de Oro
Saguia el-Hamra
Cap Juby
Maroc espagnol
Protectorat espagnol du Maroc
Ceuta
Melilla
Ifni
Guinée équatoriale, avec en plus de la partie continentale :
Bioko
Annobón

[modifier] Grande-Bretagne

Égypte
Soudan anglo-égyptien (actuellement le Soudan)
Somalie britannique (une partie de la Somalie actuelle)
Afrique orientale britannique composé de :
Kenya)
Ouganda
une partie de la Tanzanie
Zanzibar (aussi partie de l'actuelle Tanzanie)
Afrique du Sud :
État libre d'Orange
Transvaal
Colonie du Cap
KwaZulu-Natal
Gambie
Sierra Leone
Nigeria
Cameroun britannique (divisé et rattaché au Nigeria et au Cameroun)
Protectorat du Bechuanaland (aujourd'hui Botswana)
Rhodésie du Sud (aujourd'hui Zimbabwe)
Rhodésie du Nord (actuellement Zambie)
Côte-de-l'Or (colonie britannique) (actuel Ghana)
Nyasaland (maintenant Malawi)

[modifier] États indépendants

Liberia, fondé par l'American Colonization Society en 1847
Éthiopie, qui a vu ses frontières modifiées par l'Érythrée italienne et la Côte française des Somalis (actuellement Djibouti).

[modifier] Références

  1. en:Sarah Millin(en), Rhodes, Londres, 1933, p.138
  2. rapport de l'assemblée nationale


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