Pointe des Espagnols

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Pointe des Espagnols
Pointe des Espagnols
Pointe des Espagnols
Localisation
Pays France
Région Bretagne, Finistère
Coordonnées 48° 20′ 30″ N 4° 31′ 59″ O / 48.341668, -4.53303 ()48° 20′ 30″ Nord 4° 31′ 59″ Ouest / 48.341668, -4.53303 ()  
Mer Mer d'Iroise (Goulet de Brest, Rade de Brest)

Géolocalisation sur la carte : rade de Brest

(Voir situation sur carte : rade de Brest)
Pointe des Espagnols

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Pointe des Espagnols

La pointe des Espagnols constitue l'extrémité nord-est de la presqu'île de Roscanvel, excroissance[Quoi ?] de la presqu'île de Crozon fermant la rade de Brest. Elle marque également l'extrémité sud-est du goulet de Brest (les autres extrémités étant marquées par la pointe des Capucins, la pointe du Petit Minou et la pointe du Portzic).

Paysage et environnement[modifier | modifier le code]

Constituée d'une falaise de plus de 60 mètres de hauteur, au sommet et en bas de laquelle subsistent les vestiges de fortifications militaires et de bâtiments d'hébergement de troupes, la pointe se prolonge vers le nord-est par le rocher de la Cormorandière, marqué d'une perche. L'étroit chenal situé entre la pointe et le rocher est le siège des plus forts courants agitant la rade.

Cette position stratégique, face à Brest fut déjà remarqué du temps des ducs de Bretagne, qui y implantèrent un fortin dès 1387 (aujourd'hui disparu). En 1594, les Espagnols y débarquèrent et n'en furent délogés qu'après d'âpres combats. C'est de cette période que la pointe tira son nom.

Bataille de 1594, souvent appelée Siège de Crozon[modifier | modifier le code]

Durant la guerres de religion, le duc de Mercœur s'oppose à Henri IV. Philippe II d'Espagne, qui soutient et finance la Ligue, lui envoie des troupes en Bretagne. Les ligueurs voulurent prendre Brest, mais le siège ne fut pas concluant car la ville fut ravitaillée par la mer[1]. Pour cela il fut décidé d'occuper la partie sud du goulet de Brest, sur la presqu'île de Roscanvel afin de devenir maître du goulet et empêcher les vaisseaux d'y passer. Ainsi début mars 1594, le capitaine espagnol Thomas Praxède, à la tête de ses 400 hommes fait ériger un fort triangulaire sur la pointe qui porte aujourd'hui le nom de Pointe des Espagnols.

Le 15 octobre 1594, le maréchal d'Aumont à la tête d'une armée de 3000 Français et 2000 Anglais arrivent dans l'intention de les déloger, mais bien que cette armée soit numériquement supérieure, c'est seulement un mois plus tard, le 18 novembre 1594, qu'ils vinrent à bout de fort espagnol et de ses défenseurs. Il ne restait que 13 survivants du côté espagnols. Du côté français et anglais plus de 3000 perdirent leur vie durant le mois que dura l'attaque, dont entre autres le marin anglais Martin Frobisher, blessé mortellement qui mourut quelques jours plus tard à Plymouth[1] et qui s'était distingué lors des attaques en Manche contre l'Invincible Armada en 1588.

L'idée de bloquer le goulet pour attaquer Brest sera reprise ultérieurement par les anglais un siècle plus tard lors de la bataille de Camaret en 1694.

Ouvrages militaires[modifier | modifier le code]

Les ouvrages connus sont[2] :

  • Fortin des ducs de Bretagne (1387) - Disparu
  • Fortin des Espagnols (1594) - Disparu
  • Batterie basse (1695) - construit sur plan de Vauban, il s'agit d'une plate-forme réalisée à la mine au pied de la falaise
  • Fort (1749) -
  • Tour modèle no 1 (1812) - voir tour-modèle type 1811. Le couronnement a été détruit par les Allemands.
  • Batterie de rupture sous roc (1888) - les embrasures ont été coiffées par des blockhaus en 1942
  • Batterie extérieure (1890 - 1891)
  • Magasins, soutes et batterie intérieure (1890)
  • Batterie de DCA (1942)

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Prosper Levot, Histoire de la ville et du port de Brest, vol. 1 : La ville et le port jusqu'en 1681, Brest,‎ 1864, 387 p.
  2. Michel Dion, Batteries, réduits, tours, forts, casemates... de Camaret et Roscanvel, Brest, Association du Mémorial Montbarey,‎ 1996, 67 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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