Penmarch

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Penmarch
Penmarc'h
Pointe de Penmarch
Pointe de Penmarch
Blason de PenmarchPenmarc'h
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Guilvinec
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Raynald Tanter
2014-2020
Code postal 29760
Code commune 29158
Démographie
Gentilé Penmarchais
Population
municipale
5 664 hab. (2011)
Densité 346 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 46″ N 4° 20′ 12″ O / 47.8127777778, -4.33666666667 ()47° 48′ 46″ Nord 4° 20′ 12″ Ouest / 47.8127777778, -4.33666666667 ()  
Altitude Min. -1 m – Max. 23 m
Superficie 16,39 km2
Localisation

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Site web penmarch.fr

Penmarch [pɛ̃max] (nommée également Penmarc'h non officiellement, et anciennement Tréoultré) est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Ne pas confondre avec la seigneurie de Penmarc'h en Léon, située sur le territoire de Kersaint-Plabennec, qui a joué un rôle important dans l'histoire locale, ni avec les seigneurs de Penmarc'h qui habitaient le manoir de Penmarc'h en Saint-Frégant.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Penmarc'h, commune la plus au sud-ouest du Pays Bigouden, à l'extrémité sud de la Baie d'Audierne (Bretagne) est la plus peuplée du canton du Guilvinec, avec une population de 5 889 habitants en 1999, (21 813 pour l'ensemble du canton) ; la commune comprend aussi les hameaux portuaires de Saint-Guénolé et Kérity.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La presqu'île de Conq.

Le territoire de la commune est particulièrement plat et d'une très faible altitude. On y trouve de nombreux marais lagunaires (loch) dont certains ont été drainés et comblés, en particulier à Saint-Guénolé, afin de gagner de l'espace pour l'habitat ou l'installation de locaux artisanaux.

De nombreux îlots ou écueils de dimensions très variables ponctuent toute la côte de Penmarch : les plus importants sont les Etocs au sud de Kérity, l'île Saint-Nonna à l'ouest de Saint-Pierre.

Le tracé de la côte évolue de manière importante au fil du temps. Un rapport publié en 1913, basé sur les relevés effectués par un ingénieur hydrographe, La Porte, entre 1901 et 1912 et comparés avec ceux effectués par Beautemps-Beaupré entre 1818 et 1821, écrit : « La Pointe de Penmarc'h, entre Saint-Guénolé et Kerity, sur une longueur de 3 500 mètres, a partout reculé ; le recul atteint parfois plus de 60 mètres ; la moyenne est de 35 mètres pour 86 ans, soit 40 mètres par siècle. De Penmarc'h à Loctudy, le recul est moins prononcé. Il prédomine et atteint une quarantaine de mètres à la pointe de Saint-Oual »[1].

Le port de Saint-Guénolé qui présente une passe ouverte plein ouest réputée dangereuse par gros temps, est protégé par deux presqu'îles granitiques : Krugen au sud, Conq au nord-ouest. Krugen est reliée à la côte par un isthme sableux. Conq est reliée à la côte par une digue artificielle, elle-même protégée par des blocs de béton qui permettent de mieux briser le déferlement de la houle.

La côte rocheuse granitique, (dite « côte sauvage » à Saint-Guénolé), est entrecoupée de plusieurs plages :

  • au nord, la plage de Pors-Carn qui se prolonge jusqu'à la pointe de la Torche (commune de Plomeur) ;
  • à l'ouest, la plage de La Joie ;
  • au sud, la plage du Steir qui commence à Kérity et se prolonge jusqu'au Guilvinec.

Devant Penmarc'h, le plateau granitique submergé sert de socle aux "Roches de Penmarc'h"[2], une trentaine de rochers, jamais recouverts par la mer, dont les plus hauts atteignant de 10 à 12 mètres de hauteur, sont les Étocs[3].

En raison de la configuration du territoire et des vents forts qui y soufflent tout au long de l'année, la végétation est rase sur la commune ; les arbres de quelque importance qui y grandissent adoptent souvent une forme « en drapeau » avant d'être un jour ou l'autre abattus par une tempête.

Henry Reverdy a décrit ainsi Penmarc'h en 1903 :

« Dans les brumes de l'Atlantique, une terre plate, faisant à peine saillie au-dessus du flot, effilochée pour ainsi dire par la tempête. Tout autour de cette pointe avancée, une meute hurlante d'écueils : les Étocs, Poul-Bras, Villers-Bras, Nona, Bassé-Névés, Feloir. Sur ces brisants le flot déferle avec un bruit incessant que domine, à intervalles réguliers, le cri étrange, l'espèce de respiration monstrueuse de l'Anse de la Torche. (...) Sur la terre râpée par la fougue des vents, point d'arbres ; à peine quelques champs de pommes de terre et de vagues pâtures, où l'eau reste stagnante. La végétation est remplacée par une étrange poussée de granite : des clochers, des tours, des ruines. Dans la commune, il y a six églises : Saint-Nonna, Sainte-Thumette, Saint-Pierre, Notre-Dame-de-la-Joie, Saint-Fiacre, Saint-Guénolé ; de nombreuses maisons-fortes du XVe siècle ; deux anciens phares déclassés et le phare le plus puissant de France : Eckmühl[4]. »

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée de quatre villages :

  • Penmarch-Bourg, connu autrefois sous le nom de Tréoultré ;
  • Saint-Guénolé (port de pêche principal) ;
  • Kerity (ancien port de pêche aujourd'hui orienté vers l'accueil de la plaisance) ;
  • Saint Pierre (port pour les très petites unités).

Logement[modifier | modifier le code]

La commune de Penmarch compte près de 1.500 résidences secondaires, ce qui représente plus de 30 % des logements, un taux supérieur à la moyenne nationale ou départementale, mais proche de ceux retrouvés dans les communes similaires à Penmarch.

L'habitat est principalement constitué de maisons individuelles, avec un taux de propriétaires de 82 %[5].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Penmarc'h est un composé du breton penn, tête et marc'h, cheval, d'où sa signification de « tête de cheval »[6]. Ce nom pourrait faire référence à la forme de sa côte. Autrefois, l'ensemble du pays Bigouden était nommé Cap Caval[réf. nécessaire] ou Tête de Cheval, cap étant issu du provençal cap, tête lui-même issu du latin caput. Cet usage est attesté pour la première fois en français en 1529, chez Jean Parmentier dans son Journal du voyage. De 1793 à 1801, le nom officiel de la commune s'est orthographié Peunmarch[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Penmarch abrite le Musée de la Préhistoire finistérienne.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Carvelle en bas-relief (église Saint-Nonna)

Penmarc'h était aux XIVe et XVe siècles une des villes les plus prospères de Bretagne et sa population avoisinait alors les 10 000 âmes. C'est qu'à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Penmarc'h, on trouvait à une certaine époque de l'année un banc considérable de morues dont la pêche était fort lucrative. Par ailleurs la ville faisait commerce de chanvre, de toile, de bestiaux et de grains avec les ports espagnols de la Galice et des Asturies. La ville était tellement tournée vers le commerce maritime que les terres environnantes étaient laissées en friche et que l'autorité dut intervenir pour en exiger la culture[8]. La prospérité de la ville commença à décliner vers 1500 avec la découverte d'importants bancs de morues au large de Terre-Neuve qui profitèrent surtout aux ports de la Manche : Saint-Malo, Granville, Binic. Cependant la ville continua à exporter vers l'Espagne des farines et des poissons secs.

En 1482-1483, le registre de la "comptablie", qui perçoit les taxes à l'entrée du port de Bordeaux enregistre 27 navires venant de Penmarch[9].

« Autrefois, Penmarc'h fut une ville qui s'étendait de Kérity à Saint-Guénolé. (...) Un port avec une longue jetée s'étendait à presque un quart de lieue en mer jusqu'au Rocher de la Chaise. Les ducs de Bretagne avaient une pêcherie à Poul-Bras. Les sentiers portent encore le nom des rues qu'ils ont remplacées : "Grand'rue", "rue des Marchands", "rue des Argentiers". La richesse était telle qu'on tapissait d'étoffes de soie les murailles au jour des processions. Les habitants de Penmarc'h étaient déjà dans ces temps éloignés d'intrépides et hardis marins. À 30 lieues dans l'ouest de la Pointe, ils trouvèrent un banc considérable de morues. La présence de la "viande de carême" attira les armateurs. Des artisans de toute espèce vinrent à leur suite ; la ville se forma et s'accrût rapidement. À la pêche s'ajouta aux XIVe siècle et XVe siècle le commerce des grains, des bestiaux, ds toiles avec les ports d'Espagne. Sous Henri II, Penmarc'h pouvait armer 2 500 arquebusiers. La décadence vint. Un raz-de-marée submergea le port. (...) La morue s'éloigna des côtes[10] »

De plus Penmarc'h fut la cible d'attaques répétées de la part de la marine anglaise. Ils pillèrent la cité portuaire à deux reprises : une première fois en l'an 1403 et une seconde fois le siècle suivant en l'an 1514. Lors de l'attaque de 1403, la flotte anglaise était conduite par Guillaume de Wilford qui avait 6 000 hommes sous ses ordres.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Mais le coup de grâce fut porté à la cité en 1595 par le célèbre brigand Guy Éder de La Fontenelle, qui avait fait de l'îlot fortifié de l'Île Tristan situé en baie de Douarnenez son repaire. Il s'empara de la ville sans trop de difficulté, celle-ci ne possédant pas d'enceinte fortifiée, mais étant uniquement défendu par deux forts environnés de palissades et de retranchements: le fort de Kérity et l'église fortifiée de Tréoultré. Cependant il eut recours à la ruse. En effet, il se permit de rendre une visite de courtoisie aux habitants de Penmarc'h, n'étant accompagné que d'une vingtaine d'hommes non armés, et joua même aux quilles avec les Penmarchais. Il gagna ainsi toute leur confiance et eut tout loisir d'inspecter leurs défenses. Pourtant les habitants auraient dû se méfier de lui en raison des nombreux méfaits et crimes qu'il avait déjà commis par le passé. Il revint quelques mois plus tard mais cette fois-ci accompagné d'une troupe bien plus nombreuse et mieux armée constituée de soldats. Après s'être emparé du fort de Kerity et de l'église fortifiée de Tréoultré, il massacra les habitants qui s'y étaient retranché avec leurs biens, s'y croyant en sûreté. « Ce fut près du grand autel qu'ils firent une horrible boucherie des habitants qui s'étaient presque tous réfugiés autour de la nef où ils avaient dressé leurs lits »[11]. Ceux qui échappèrent à la tuerie furent fait prisonnier. Il fit un riche butin, les habitants les plus fortunés ayant daigné trouver refuge à Brest, qu'il fit charger dans des navires qui prirent la direction du fort de Douarnenez[12]. Le siècle suivant fut entièrement consacré à la reconstruction de Penmarc'h.

En 1800, Penmarc'h, qui comptait encore 10 000 habitants au XVIe siècle, n'abritait plus, dans ses ruines, que 900 personnes.

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Le 18 mars 1811, un convoi de 19 bâtiments, chargés de vivres pour la Marine, acculés par des bateaux anglais en rade de Kérity-Penmarch et en passe d'être brûlés, parvient à se réfugier à Audierne et Bénodet[13].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Sardiniers au travail (dessin de 1903)

Le retour d'une certaine prospérité[modifier | modifier le code]

Henry Reverdy écrit en 1903 :

« Cependant la race hardie des pêcheurs se cramponnait à ce sol ingrat. La pêche à la sardine en été, celle du homard, encore plus rude, en hiver, oiuvrait un nouveau débouché. Des usines de conserve se créèrent sur la côte. À la pêche vint se joindre l'exploitation des goémons, que les habitants pratiquent avec un véritable mépris du danger. Quand la mer est basse, les hommes vont sur les récifs cueillir les plantes marines, ils les empilent sur un filet qui les enserre et maintient cette espèce de meule ; puis, au flot montant, ils reviennent, portés par cet étrange radeau, toujours prêt à s'écarteler. Ces goémons engraissent le sol, ils servent de chauffage, ils se transforment en soude. Grâce à ces industries, avec une énergie merveilleuse, Penmarc'h commença à sortir de ses ruines. En moins d'un siècle, la population quadrupla, elle dépasse aujourd'hui 4 000 âmes[14]. »

La petite cité de Penmarc'h renoue avec la prospérité au cours de la seconde moitié du XIXe siècle après deux siècles de marasme économique. Elle le doit au développement de l'industrie de la conserve et à l'essor de la pêche de la sardine. De ce fait, en l'espace d'un demi-siècle, la population triple, et passe de 2 029 habitants en 1861 à 6 051 habitants en 1911. La fin du XIXe siècle est marqué par l'édification du phare d'Eckmühl, haut de 60 mètres et dont l'éclairage porte en moyenne à 100 km.

En avril 1872, un rapport du Conseil général du Finistère indique l'ouverture d'une école de filles à Penmarch[15].

Guy de Maupassant a écrit en 1883, faisant allusion à la réputation de naufrageurs que possédaient les Bigoudens, à l'instar des habitants du du Pays pagan :

« La plage de Penmarch fait peur. C'est bien ici que les naufrageurs devaient attirer les vaisseaux perdus, en attachant aux cornes d'une vache, dont la patte était entravée pour qu'elle boitât, la lanterne trompeuse qui simulait un autre navire[16]. »

Le drame du 10 octobre 1870 et les naufrages du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Rochers près de la Roche des victimes (drame du 10 octobre 1870).

Ce jour-là, le Préfet du Finistère, Gustave Levainville, vient pique-niquer en famille sur le plus haut rocher de Saint-Guénolé : une vague déferlante emporte sa femme, sa fille et fait trois autres victimes de sa famille. Une croix fut scellée dans la roche pour commémorer cette tragédie ; les complaintes de l'époque s'emparèrent de ce fait-divers et le rocher concerné prit le nom de Roche des victimes[17] ou Rocher du Préfet[18].

Le 5 avril 1871 une violent coup de vent provoqua un drame de la mer faisant en tout quinze victimes : « Trois chaloupes seraient perdues, deux autres auraient disparu sans qu'on sache ce qu'elles sont devenues. Le Pierre, de Kérity, était monté de huit hommes qui ont tous péris. Sept de ces malheureux étaient pères de famille et laissent entre eux jusqu'à trente enfants qui vont se trouver sans ressources. Une seconde chaloupe, commandée par Bérou, du Guilvinec, compte sept morts. La troisième, nommée Daniel, jetée sur les sables de La Torche par la tempête, a été sauvée sans que les hommes aient péri »[19].

En août 1895, un réseau de distribution d'eau potable ouvre à Penmarch[20].

Le crime de Marie-Jeanne Bodéré[modifier | modifier le code]

Le 3 octobre 1874, le corps totalement défiguré de Bertrand Bodéré, est retrouvé le matin sur un bas-côté de la route. Son épouse, Marie-Jeanne Bodéré, réputée ivrogne, mère dénaturée, se livrant à la prostitution, etc… est vite suspectée et une perquisition effectuée à son domicile permet de retrouver une jupe tachée de sang. Elle reconnaît finalement, avec la complicité de son amant Jean Le Goff, avoir fait boire son mari plus que de raison chez un cabaretier du village, puis, sur le chemin du retour vers leur domicile, lui avoir fait manger un gâteau empoisonné au sulfate de cuivre, avant de l’assommer à l’aide d’une grosse pierre, et d’exiger de son amant qu’il en fasse autant. Son plus jeune enfant, âgé d’environ un an, est, de plus, trouvé mort d’inanition, faute de soins, le lendemain du meurtre. Marie-Jeanne Bodéré est condamnée à mort (sa peine fut commuée aux travaux forcés à perpétuité par le président de la République Mac-Mahon) et Jean Le Goff aux travaux forcés à perpétuité[21]. Dans le dossier de demande de grâce concernant Marie-Jeanne Bodéré écrit par les magistrats quimpérois pour le ministère de la Justice, il est écrit que son exécution aurait valeur d’exemple « au milieu de ces populations à demi barbares » car il est temps de faire régner l’ordre et la justice dans cette « contrée sauvage » ![22].

Les peintres de Penmarc'h[modifier | modifier le code]

« Sans qu'on puisse parler d'école ou de groupe comme à Concarneau ou à Pont-Aven, un grand nombre de peintres de ces écoles ou indépendants s'arrêtent et travaillent à Penmarc'h au XIXe siècle ainsi qu'au début du XXe siècle »[23]. Parmi eux :

  • Charles-François Daubigny : Le village de Kérity en Bretagne
  • Karl Daubigny (fils de Charles-François Daubigny) : Les vanneuses à Kérity (1868, musée des beaux-arts de Brest)
  • Gaston de Latenay : De retour de Saint-Guénolé (1910, collection particulière)
  • Henri Barnoin : Marché breton (huile sur toile, 81.3 × 99.7 cm, collection privée)
  • Lucien Simon : Luttes à Saint-Guénolé vers 1898 (1898, musée des beaux-arts de Brest) ; Procession à Penmarc'h (1900, musée des beaux-arts de Brest) ; Les baigneuses de Saint-Guénolé (1913) ;
  • Georges Gobo : La Tour carrée (eau-forte parue en 1912 dans un magazine américain).
  • Mathurin Méheut : La Tour Carrée 'gravure, 31 x 38,5 cm, Musée bigouden, Pont-l'Abbé) ; Les vanneurs près de la Tour Carrée de Saint-Guénolé (huile sur toile, 1939, 95 x 135 cm, collection particulière) ; Brodeuses dans le vieux Saint-Guénolé (1919)
  • Jean-Julien Lemordant[24] : Bretonnes sur la grève (aquarelle et gouache sur papier, 53,5 x 64 cm, Musée des beaux-arts de Rennes) ; Procession (1904, huile sur carton, 40 x 48 cm, collection particulière)
  • Éric Floch (petit-fils du peintre Lionel Floch), décédé en août 2012 âgé de 57 ans au port de Saint-Guénolé[25] où il vivait depuis 1990[26].
  • Robert Humblot (1907-1962): La rue de Penmarc'h (non daté, 33 x 46 cm)[27] ; Maisons sur la lande bretonne à Penmarc'h
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Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La première moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le raz-de-marée de la nuit du 1er au 2 février 1904[modifier | modifier le code]
Saint-Guénolé-Penmarc'h : le raz-de-marée de la nuit du 1er au 2 février 1904
Naufrages et sauvetages[modifier | modifier le code]

Le 7 janvier 1903, le trois-mâts Breteuil, de Fécamp, dont les voiles sont en lambeaux et complètement désemparé, n'étant plus maître de sa manœuvre en pleine tempête, risque de se briser sur les écueils à trois milles environ en face de Kérity. Le canot de sauvetage Comte et comtesse Foucher de Saint-Faron, commandé par Joseph Jegou, est aussitôt mis à la mer ; le trois-mâts est pris en remorque et mis à l'abri dans le port de Bénodet, ses seize hommes d'équipage étant sauvés[28].

Le 21 mai 1922, le patron de la station de sauvetage de Penmarch, Kerloch, reçut la légion d'honneur dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne[29].

Le 9 juin 1926, un petit yacht anglais, le Curlow, monté par trois hommes d'équipage, était en situation critique, désemparé avec sa voile déchirée, alors que le vent soufflait avec force ; les marins se croyaient devant Bénodet alors qu'ils étaient à environ deux milles au sud-ouest du phare de la Jument. Ils furent secourus par l'André-Jeanne, bateau de pêche de Kérity-Penmarch, commandé par Larnicol, et conduits au port de Loctudy[30].

La pêche et ses difficultés[modifier | modifier le code]
La crise sardinière du début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Henry Reverdy décrit ainsi la croise sardinière en 1903 :

« Comme la morue jadis, la sardine va-t-elle se détourner de ces côtes désolées ont elle reste la seule richesse ? Cet été, les barques erraient inutilement à sa recherche de Douarnenez à Audierne, de Penmarch à Guilvinec, de Lesconil à l'Île Tudy, et, sur les sardineries, les drapeaux restaient tristement baissés. Cependant le prix de la rogue que le patron semait sur les flots ingrats, le payement des longs filets bleus, fins comme des dentelles, qu'il étendait tristement chaque soir, gravaient le maigre budget. Aujourd'hui la misère est venue et, avec elle, la faim et le froid... Sur les murs de l'église de Penmarc'h plusieurs sculptures représentent des poissons. Ce sont bien là les armes parlantes de ce pauvre et courageux pays : de la petite sardine capricieuse dépend la vie d'un peuple... or la sardine a manqué[31]. »

La persistance des difficultés[modifier | modifier le code]

Dans un article paru le 20 janvier 1933 et intitulé La grande misère des pêcheurs des côtes bretonnes, le journal Ouest-Éclair décrit la grande misère des pêcheurs du Guilvinec et de Penmarc'h contraints d'émigrer ou de s'engager dans la Marine nationale et ajoute : « Il faut ajouter aux deux ports précédemment cités ceux de Lesconil, l'Île-Tudy et Sainte-Marine, qui ne sont pas mieux partagés tant s'en faut ».

« Comment avec des gains aussi insuffisants un pêcheur peut-il réussir à nourrir sa nichée, à la vêtir ? On nous a cité des cas navrants parmi beaucoup d'autres. Voici un père de famille de quatre enfants qui a gagné en tout et pour tout dans son année 1 500 francs, 300 francs à la pêche au maquereau (1 200 francs à celle à la sardine). Depuis longtemps, il n'y a plus un sou à la maison. Que fait-il ? Car on ne peut tout de même pas se laisser mourir de faim. Il va chez le commerçant et prend à crédit ce dont il a besoin, c'est-à-dire le strict minimum, on peut le croire. L'un de ces commerçants nous a confié qu'à lui seul, il comptait quarante familles auxquelles il devait, dans ces conditions, fournir denrées alimentaires et vêtements. (...) Et quand le commerçant sera-t-il payé ? À la prochaine campagne de pêche, si celle-ci est un tant soi peu fructueuse. Mais que l'année qui vient présente une situation semblable à celle de 1932, ce sera la famine chez les marins car les commerçants ne pourront tenir le coup. (...) Nous pourrions multiplier les exemples de détresse, des gains infimes en cette pointe tragique de Penmarch. Nous avons vu les hommes du Labrador gagner de 30 à 40 francs par semaine, d'autres encore moins, tel ce Jacques B., père de quatre enfants, qui a tiré de son année de pêche 1 000 francs. (...) Aucune économie bien entendu. Deux usines seulement travaillent le sprat. Peu de femmes y sont employées. Il fut un temps où, grâce au "picot", cette dentelle élémentaire implantée dans le pays par des âmes charitables lors de la crise de 1903, les familles parvenaient à trouver quelque subsistance, de quoi mettre un peu de beurre sur le pain de temps à autre. Non seulement les femmes, mais les enfants, les hommes s'y mettaient. Dorénavant, on ne fait plus guère de "picot" parce qu'il n'y a plus d'acheteur. (...) Il en est beaucoup, parmi ceux qui sont chargés de famille, qui, découragés par leur triste sort, essaient de se faire réadmettre dans les cadres de la Marine nationale. (...) C'est qu'au Guilvinec comme à Penmarch la misère est profonde : 90 bateaux sardiniers, 45 langoustiers, cela représente un nombre considérable de familles. On dira que les pêcheurs du Guilvinec qui émigrent, soit à Quiberon, soit au Croisic, ont gagné un peu plus que leurs camarades de Penmarch. (...) Le plus grand nombre s'est contenté de 1 500 francs à 2 000 francs[32]. »

Description de Penmarch et du Pardon de Notre-Dame de la Joie en 1920[modifier | modifier le code]

André Chevrillon décrit ainsi Penmarch en 1920 dans la "Revue des deux mondes" :

« De tous côtés de la grande pointe, de vieilles chapelles nous présentent le signe de la religion. À l'Ouest, Notre-Dame de la Joie, si seule sur sa grève ; au Sud, Saint-Pierre, et le tout petit sanctuaire des enfants, collé comme un coquillage, au pied du vieux phare ; à l'horizon du Nord-Est, perdu là-bas, à la lisière des sables qui descendent jusqu'à la Torche et loin encore, pourtant, de la vraie campagne, l'oratoire de Tronoën, avec son calvaire le plus vieux de la Bretagne, dont les vents de quatre siècles ont rongé toutes les figures ; du même côté Saint-Viaud [chapelle Saint-Vio à Tréguennec] ; à l'Est, Saint-Tromeur ; au Sud-Est, saint Nona, dont la façade nous présente, en reliefs presque effacés, des images de bateaux de pêche du temps de Louis XII. Et au centre, c'est l'épaisse tour inachevée, survivante d'un siècle où Penmarc'h était une vraie ville; riche de la merluche qu'elle pêchait et fumait pour toutes les villes de France. Tronquée bas, massive, elle aussi, comme un bigouden, on la voit de partout[33]. »

Le même auteur décrit ainsi le pardon de Notre-Dame de la Joie en 1920 :

« 15 août. C'est le jour de Notre-Dame de la Joie, la petite chapelle perdue là-bas sur la grève, face aux infinis, à l'une des extrémités du continent. (...) Le Pardon des marins, dit-on, mais les paysans de toute la région bigouden y affluent et sont de beaucoup les plus nombreux. Cette année la fête sera encore plus éclatante que de coutume. Un désastreux coup de vent a passé sur la côte en octobre dernier, et c'est aujourd'hui que les rescapés doivent s'acquitter du vœu fait dans le suprême péril à Notre-Dame de la Joie. En attendant, avant vêpres, à Saint-Guénolé, on n'avait pas l'air de penser au désastre. Une carriole m'avait jeté, avec un chargement de bigoudens, à la porte d'une grange, au milieu d'une foule chamarrée d'or et de vermillon. Sur plusieurs lignes de bancs, au long des quatre murs, les belles filles attendaient, sans bouger, sans parler (...). Les musiciens arrivés (deux clairons de Plonéour), des marins, toujours plus dégourdis ont ouvert le bal, mais entre eux pour commencer, les belles restant raides, timides, intimidantes. (..) Quelques couples de filles se levèrent et se mirent à tourner et je ne vis plus qu'elles, plus volumineuses, importantes, éclatantes que les hommes. (...) L'atmosphère s'est échauffée (une odeur d'eau-de-vie montait : on buvait sec à côté, sous une tente) ; les belles se laissèrent aller aux bras des hommes en béret [les marins], et puis des hommes en rubans [les paysans], d'abord massés, immobiles, près de la porte, et qui peu à peu se dégourdissaient. (...) »

« Au long d'une demi-lieue de grève, entre les tapis rouges et bruns de lichen et de goémon qui sèchent et jettent une odeur d'iode, c'est, vers la chapelle, une file continue de pèlerins, hommes, femmes, enfants (...). Vers le très vieux oratoire (...) chemine le peuple bigouden : ceux qui viennent de Saint-Guénolé, de Trolimon, et ceux qui viennent de Kérity, de Penmarc'h, de Plomeur, de Plobannalec (...) Les femmes ont des souliers, comme il convient aux jours de fête, mais elles vont pieds nus, et les portent à la main. Elles les mettront, comme on met ds gants, pour assister à vêpres. (...) Vieux et jeunes se pressent autour des cierges, des médailles, des poèles à crêpes, du cidre, (...) des berlingots, des minuscules poires à cochons ! (...) Et les voici qui font la haie devant le porche de la chapelle, les loqueteux, les infirmes, habitués des pardons bigoudens. (...) Tous portent la besace où ils mettent leurs croûtes. Tous tendent une sébile de fer-blanc, et de la même main pend aussi un chapelet. (...) Presque tous ces mendiants d'ailleurs ont leur chien, de fortes bêtes, qui bordent avec eux l'entrée de la chapelle. (...) De toute cette bordure de misère monte un vagissement doux, continu, où reviennent les mots des oraisons : En hano an tad... Itroun Varia... Evelse bezo gret ! ("Au nom du Père... Madame Marie... Ainsi-soit-il !"). (...) Sous le rude calvaire se tient un chanteur (...) Il récite des sones dont il vend pour un petit gwennek ["sou" en breton], le texte. (...) Là-bas, dans le fond (...) les rescapés de la tempête d'octobre, ceux dont j'ai vu le bateau crevé, parmi trente autres, dans la baie de la Torche, l'automne dernier, quelques jours après le désastre[34]. (...) Dans l'instant du péril, ils ont fait un (...) vœu : suivre en groupe Notre-Dame à sa procession le jour du Pardon. Pour un tel rite, la tenue commandée par la coutume est encore celle qui signifiait, au Moyen-Âge, l'humilité religieuse : nu-tête, déchaux [déchaussé], en chemise, une cire de tant de livres à la main. (...) Leurs femmes aussi sont là : elles finissent de les mettre en tenue votive, leur enlèvent vestes et gilets[35]. (...) La procession pour finir, annoncée par une volée de cloches, (...), la théorie des bannières, des saintes figures suspendues, avec les hautes croix d'argent. Ils vont décrire un grand circuit entre les petits talus de galets, entre les prés où sèchent des tapis de <varechs[36]. »

Plus loin André Chevrillon évoque, toujours dans le même article, le début de la déchristianisation des pêcheurs en parlant de ceux qui participent au pardon de Notre-Dame de la Joie :

« Ils sont de ceux dont les bateaux s'appellent Marie Dieu te protège ou bien Marche avec Dieu. Ils n'ont pas subi l'influence des nouvelles propagandes de révolte, si actives en certains ports de pêche, où l'usine de sardines a déjà mis l'atmosphère industrielle[37]. »

Les débuts du tourisme[modifier | modifier le code]

En 1937, le nombre des estivants à Penmarch, séjournant tant à l'hôtel que chez l'habitant, est estimé à 500 personnes[38].

La seconde moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les résultats des précédentes élections à Penmarch, tant locales que nationales, montrent une forte implantation des partis de gauche. Ainsi, la municipalité est à majorité socialiste depuis 1995, et a voté, lors des élections présidentielles de 2012, à près de 58 % pour François Hollande.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Corentin Cadiou PS  
mars 2001 2014 Jacqueline Lazard PS Députée de 1997 à 2002
mars 2014 2020 Raynald Tanter    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Penmarch est jumelée avec deux autres cités :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 664 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 134 1 166 885 1 462 1 727 1 781 1 783 1 867 1 964
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 987 2 029 2 227 2 431 2 641 2 871 3 238 3 600 4 298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 068 5 702 6 051 6 735 6 877 7 037 6 956 7 077 7 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
7 652 7 320 6 921 6 463 6 272 5 889 5 691 5 633 5 664
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2004[40].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,2 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,3 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 29,9 %) ;
  • 54,2 % de femmes (0 à 14 ans = 11,9 %, 15 à 29 ans = 10 %, 30 à 44 ans = 15,2 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 42,1 %).
Pyramide des âges à Penmarch en 2007 en pourcentage[41]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,6 
9,0 
75 à 89 ans
18,8 
20,7 
60 à 74 ans
21,7 
24,6 
45 à 59 ans
20,9 
16,4 
30 à 44 ans
15,2 
13,9 
15 à 29 ans
10,0 
15,3 
0 à 14 ans
11,9 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[42]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Ces données s'expliquent par plusieurs facteurs : l'importance démographique des personnes veuves, souvent des femmes, l'installation de personnes s'établissant à Penmarch pour leur retraite.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Penmarch est située dans l'académie de Rennes.

La municipalité administre 2 écoles maternelles et 2 écoles élémentaires communales. Saint-Guénolé compte une école maternelle et une école élémentaire, tandis que le bourg compte une école maternelle et une école élémentaire publiques, ainsi qu'un groupe scolaire privé.

La commune de Penmarch ne compte ni collège, ni lycée, les plus proches étant situés respectivement au Guilvinec et à Pont-l'Abbé.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

La commune accueille chaque année le salon littéraire Le goéland masqué. Ce salon remet annuellement, depuis l'an 2000, un prix à un premier roman policier ou noir de langue française[43].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, la commune accueille le festival de cinéma Feux croisés. Ce festival de cinéma rend hommage, chaque année (fin novembre/début décembre) à un réalisateur, avec la projection de ses films, en sa présence. Les projections sont suivies d'un débat. Pour Roger Hélias, en charge de la programmation, ce festival est l'opportunité de revisiter des films 20 ou 30 ans après leur sortie, afin de voir s'ils nous parlent encore[44].

Santé[modifier | modifier le code]

Penmarch possède un certain nombre de professionnels de santé : médecins généralistes, dentistes, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes, ...

La couverture médicale de proximité s'améliore mais reste globalement insuffisante : on compte ainsi 8 médecins généralistes pour une population de 5.664 habitants, soit un médecin pour 708 habitants (la moyenne départementale étant de un médecin pour 602 habitants).

L'hôpital le plus proche se situe à Pont-l'Abbé, et assure tous les actes médicaux courants et les urgences. Néanmoins, s'agissant d'un hôpital de proximité, les patients doivent parfois se rendre à Quimper, notamment pour les actes chirurgicaux, voire au CHU de Brest.

La commune compte également un EHPAD.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de football : les Cormorans de Penmarc'h
  • Club de voile(pyramide du steir)
  • Club de judo : Judo Club de Penmarc'h
  • Club de tennis
  • Club de cyclotourisme
  • École de surf de Pors Carn
  • Club de tennis de table

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage à Penmarc'h était en 2009 de 9,0 %, soit un chiffre comparable à la moyenne nationale.

La pêche est le principal secteur d'emploi à Penmarc'h. Le port de Saint-Guénolé est en effet le quatrième port de pêche français en tonnage, et fait vivre bon nombre de personnes : pêcheurs, employés du port, ouvriers des conserveries, notamment et offre également de nombreux emplois saisonniers.

Les services à la personne sont développés à Penmarch, principalement du fait de la population assez âgée. En saison, le tourisme est également vecteur d'emploi.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Historiquement l'économie de Penmarc'h s'est construite autour de la pêche, l'agriculture et le commerce portuaire (cabotage important au XVe siècle à Kérity entre les ports de la côte atlantique et les Pays nordiques).

Dès le début du XXe siècle, de nombreuses conserveries de poissons (sardines, sprats, thons germons, maquereaux) et accessoirement de légumes (petits-pois, haricots verts, artichauts plus tard) participèrent sans conteste au développement de la richesse de la commune.

Actuellement, la pêche est le principal moteur de l'économie locale (en 2005, Saint-Guénolé est le cinquième port de pêche français en valeur) bien que le tourisme joue également un rôle non négligeable dans ce domaine. Le port est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.

  • Pêche côtière : chalutiers, sardiniers, fileyeurs, caseyeurs.
  • Pêche hauturière : chalutiers (Manche, mer du Nord et mer d'Irlande), thoniers (thons germons dans le golfe de Gascogne) ;
  • viviers ;
  • criée ;
  • mareyage ;
  • chantier naval (chalutiers, caseyeurs, fileyeurs, bolincheurs, voiliers traditionnels…) ;
  • coopérative maritime ;
  • récolte des algues (laminaires et chondrus crispus dit « teil picot ») ;
  • Agriculture (secteur en voie de disparition ; un seul agriculteur déclaré en 2006) ;
  • artisanat local ;
  • dentelle artisanale (le « picot »). Cette pratique, devenue partie intégrante de la culture populaire locale, fut importée d'Irlande par des religieuses au début du XXe siècle alors que la contrée vivait dans la disette. Autrefois tout le monde s'y adonnait, hommes, femmes et enfants. Actuellement cette dentelle aux motifs celtiques n'est plus produite que de façon confidentielle avec pour principal objet d'alimenter les boutiques de souvenirs.
  • Tourisme : hôtels, restaurants, campings municipaux ou privés, gîtes, centres de vacances.

Penmarc'h reçoit trois câbles intercontinentaux de télécommunications, ACE (vers l'Afrique de l'ouest) et SEA-ME-WE3 segment 9 (vers Australie/Japon) sur la plage de Pors Carn, SEA-ME-WE3 segment 10 (vers Allemagne) sur la plage de Tronoen.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Rochers de Saint-Guénolé[modifier | modifier le code]

Croix du Poulguen[modifier | modifier le code]

Le quartier du Poulguen comporte trois croix :

  • la croix de fer : elle est située près de la fontaine de la rue Traon ar poul. Elle est plantée dans un bloc de granite rectangulaire qui porte sur sa face côté mer une inscription en breton ;
  • les deux croix de la route de Kerigou ont une embase circulaire en forme de meule. Plusieurs sites d'extractions de pierres de ce type existent dans le voisinage. Elles sont référencées dans l'Atlas des croix et calvaires de l'Abbé Castel sous les numéros 1392 et 1393 :
    • 1392 : Kerradénec E + Croas-Riou, limite de paroisses, g. 3 m. Socle rond. Croix monolithe, branches échancrées ;
    • 1393. Kerradénec E, g. 3 m. Haut Moyen Âge. Socle rond. Croix monolithe à bras courts. Cette croix était placée autrefois sur le tumulus du Poulguen et servait d'amer pour la navigation. Elle y est encore signalée en 1880. Elle fut ensuite mise au bord de la route de Kerigou

Phares[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Phare d'Eckmühl.

Pointe de Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'ancien phare de Penmarc'h fonctionnait à partir 1831 avec de l'huile végétale, puis à partir de 1875 avec de l'huile minérale[49]. Depuis 1995 il accueille le « centre de Découverte Maritime », qui reçoit trois à quatre expositions temporaires par an. On trouve aussi une boutique, regroupant de nombreux livres sur les phares[50].

Un bâtiment situé entre le phare actuel et l'ancien accueille un ancien canot de sauvetage de la SNSM, datant de 1901, le Papa Poydenot. C'est le dernier canot de sauvetage à voiles et à avirons navigable, restauré par l'association du même nom[50].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Duigou, Les Mystères de Penmarc'h, Éditions Ressac, Quimper, 1994.
    Comment au XVIe siècle, Penmarc'h fut le premier port d'armement européen
  • Serge Duigou, Penmarc'h, Le Télégramme, 2002.
  • Serge Duigou, Quand nous prenions le train birinik, Éditions Ressac, 1983.
    Historique de la ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Penmarc'h de 1907 à 1946
  • Serge Duigou, La Révolte des pêcheurs bigoudens sous Louis XIV, Ressac
    Comment, dans leur contestation du système féodal, les marins de Penmarc'h ont tenu tête cinquante ans durant au baron de Pont-l'Abbé
  • Paul Cornec, Pilleurs du Cap ! Le pillage d'épaves dans les paroisses du Cap-Sizun au XVIIIe siècle, éditions du Cap-Sizun, 2001.
  • Auguste Dupouy, Souvenirs d'un pêcheur en eau salée, Slatkine, 1981.
  • Lucien Jégou, Le Bénitier du diable, Seghers, 1982.
  • Rémy Monfort, Penmarc'h à travers ses historiens, Penmarc'h, 1985.
  • François Quiniou, Penmarc'h, son histoire, ses monuments, Ar Vorenn, 1984.
  • Jean-René Couliou, La Pêche bretonne, Presses universitaires de Rennes, 1997, 446 p.
  • Foyer de l’enseignement, Grandeurs... au pays de Penmarc'h : terre et mer, Les Amitiés de Lorraine et d'Alsace, 1950, 58 p.
  • Yves Le Gallo (directeur), Le Finistère de la Préhistoire à nos jours, Ed. Bordessoules, 1991.
  • Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle, Société archéologique du Finistère, 2001.
  • Xavier Dubois, « La Crise sardinière et les Mutations de la conserverie », in M. Humbert. La Bretagne à l'heure de la mondialisation, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2002, p. 27-33.
  • Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Pierre-Jean Berrou, Annick Fleitour, Histoire du Pays bigouden, Ed. Palantines, 2003.
  • Francis Dreyer et Jean-Christophe Fichou, L'histoire de tous les phares de France, Ouest-France,‎ 2005, 316 p. (ISBN 2-7373-3704-6)
    voir pages 179 à 182
  • Bernard Berrou, Un Passager dans la baie, éditions La Part Commune, 2005
  • Roland Chatain, Trois siècles de tempêtes et naufrages en Pays bigouden, Plomeur, éditions Roland Chatain, coll. « mémoire », 1994

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 5 décembre 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65210090/f20.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  2. http://nature.ouest-cornouaille.com/fiche.php?id=43&lang=fr
  3. Étoc est un vieux mot français signifiant « roches voisines de la côte et dangereuses pour la navigation » ; cette appellation ne remonte qu'à la carte de Cassini de 1783, les marins locaux appelant ces rochers Ar C'helou, voir H. Dyèvre, "Toponymie nautique", http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1962_num_69_4_2171
  4. Henry Reverdy, Les pêcheurs de sardines, Journal La Croix n° 6066 du 21 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219926v/f3.image.r=tudy.langFR
  5. http://www.linternaute.com/ville/penmarch/ville-29158/immobilier
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968. p. 524.
  7. Fiche communale sur la base Cassini de l'Ehess. Consulté le 27/01/2010.
  8. V.A Malte-Brun, Le Finistère au XIXe siècle, Douarnenez, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1993.
  9. Il enregistre aussi 10 navires venant d'Audierne, 12 de Loctudy, 6 de Quimper, 4 de Bénodet, 2 de Blavet, voir Daniel Tanguy, Le cabotage sur les côtes méridionales de la Bretagne à la fin du XVe siècle, "Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques", 1966, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6430324f/f250.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  10. Henry Reverdy, Les pêcheurs de sardines, Journal La Croix n° 6066 du 21 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219926v/f3.image.r=tudy.langFR
  11. Louis Moreau, "Le brigand de la Cornouailles, chronique bretonne sous la Ligue", A. de Vresse, 1860, tome 1, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57151248/f218.image.pagination.r=Ch%C3%A2teauneuf-du-Faou.langFR
  12. Jean Moreau (chanoine) , Histoire de ce qui s'est passé en Bretagne durant les guerres de la ligue et particulièrement dans le diocèse de Cornouaille, chapitre XXXV, imprimerie librairie de L Prud'homme, 1857.
  13. Charles-Guillaume Étienne, "Journal de l'Empire" du 6 avril 1811, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4197695/f2.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  14. Henry Reverdy, Les pêcheurs de sardines, Journal La Croix n° 6066 du 21 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219926v/f3.image.r=tudy.langFR
  15. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", avril 1872, page 8, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562178s/f8.image.r=Perguet.langFR
  16. Guy de Maupassant, En Bretagne, article publié dans la "Nouvelle Revue" du 1er janvier 1884
  17. http://kbcpenmarch.franceserv.com/mapage10/index.html
  18. http://saint-guenole.net/rocher-du-prefet/
  19. "Journal officiel de la République française, Réimpression du Journal officiel de la République française sous la Commune du 19 mars au 24 mai 1871, V. Brunel, Paris, 1871, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6286451f/f163.image.r=B%C3%A9nodet.langFR et Le Petit Journal no 3022 du 11 avril 1871, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k591074c/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  20. Henri Monod, " L'alimentation publique en eau potable de 1890 à 1897 devant le Comité consultatif d'hygiène publique de France", 1901, Imprimerie administrative, Melun, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64841429/f40.image.r=Tudy.langFR
  21. Lénaïg Gravis, "Les grandes affaires criminelles du Finistère", De Borée éditions, 2008 [ISBN 978-2-84494-808-3]
  22. Cité par Annick Le Douguet, ‘’Justice de sang. La peine de mort en Bretagne aux XIXe et XXe siècles’’, 2007
  23. http://tour-carree.monsite-orange.fr/peintres_tour_carre.pdf
  24. Jean-Julien Lemordant vit à Penmarc'h entre 1904 et 1914
  25. http://www.ouest-france.fr/le-peintre-eric-floch-est-decede-1326649
  26. http://www.kerkamak.com/r2a1600/Eric-FLOCH.html
  27. http://www.thierry-lannon.com/php/article/fo/article.php?cle_article=Akd952fPUI186465031791UGcvFddDS06201204&id_article=69435&cle_vente=vxd40428004281mzocnp20zA05201205&id_vente=780&limite_pagination=200
  28. "Annales du sauvetage maritime", avril 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830783f/f87.image.r=B%C3%A9nodet.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830781m/f16.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  29. Les braves gens, "Almanach de la femme et de l'enfant pour... Chroniques, nouvelles, récits. L'art et la science au foyer", 1923, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55320472/f191.image.r=Molene.langFR
  30. "Annales du sauvetage maritime", 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5768375k/f59.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  31. Henry Reverdy, Les pêcheurs de sardines, Journal La Croix n° 6066 du 21 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219926v/f3.image.r=tudy.langFR
  32. Journal Ouest-Éclair n° 13224 du 20 janvier 1933, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4994996/f4.image.r=Sainte-Marine.langFR
  33. André Chevrillon, Au Pays breton, "Revue des deux mondes" du 1er juillet 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5494190f/f757.image.r=Bigouden.langFR
  34. Cette tempête d'octobre 1919, avec un fort vent du Sud, provoqua l'échouage ou le coulage d'une trentaine de bateaux venus se réfugier dans l'anse de la Torche, et fit six morts
  35. Selon André Chevrillon, par le passé, mes marins pénitents se présentaient aussi sans pantalon, mais cette coutume fut ensuite abandonnée pour des raisons évidentes de pudeur
  36. André Chevrillon, Au Pays breton, "Revue des deux mondes" du 1er juillet 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5494190f/f758.image.r=Bigouden.langFR
  37. André Chevrillon, Au Pays breton, "Revue des deux mondes" du 1er juillet 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5494190f/f779.image.r=Bigouden.langFR
  38. Contre un millier à Pont-l'Abbé, 5 à 6 000 à Loctudy, autant à Lesconil, 500 à Penmarch, autant à l'Île-Tudy, 200 à Sainte-Marine, 100 au Guilvinec, selon le journal Ouest-Éclair n° 14924 du 19 septembre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5012018/f4.image.r=Sainte-Marine.langFR
  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
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