Vice-royauté de Nouvelle-Grenade

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Vice-royauté de Nouvelle-Grenade
Virreinato de Nueva Granada (es)

17171723
17391810
18161819

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de la Nouvelle-Grenade dans le nord de l'Amérique du Sud.

Informations générales
Statut Vice-royauté de l'Empire colonial espagnol
Capitale Santa Fe de Bogatá
Démographie
Population 1819 Env. 4 345 000 hab. (estimation)
Superficie
Superficie Env. 2 300 000 km²
Histoire et événements
27 mai 1717 Création
5 novembre 1723 Suppression
20 août 1739 Rétablissement
20 juillet 1810 Indépendance
3 septembre 1816 Reconquête
7 août 1819 Dissolution

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La vice-royauté de Nouvelle-Grenade était une entité administrative et politique, fondée par la couronne d'Espagne, composée des actuels États de Colombie, Équateur, Panama et Venezuela (qui comprenait alors Guyana et Trinité-et-Tobago). Elle a existé durant trois périodes, de 1717 à 1723, de 1739 à 1810 et de 1816 à 1819. Cette entité administrative était administrée par un Vice-roi nommé par le roi d'Espagne. Sa capitale était Santa Fe de Bogota.

Histoire coloniale[modifier | modifier le code]

C'est en 1514 que les espagnols établissent les premières colonies de peuplement permanentes. Avec Santa Marta (1525) et Cartagena (1533), le contrôle de l'Espagne sur les côtes est établi et l'expansion vers l'intérieur des terres peut commencer. Le conquistador Gonzalo Jiménez de Quesada colonise une région très étendue en suivant le fleuve Magdalena dans la Cordillère des Andes en défaisant le puissant peuple des Chibcha et fondant la ville de Santa Fe de Bogota (en 1538 environ) (actuellement Bogota). Il nomme la région El nuevo reino de Granada, le nouveau royaume de Grenade en référence au royaume musulman qui existait dans l'extrême sud de l'Espagne jusqu'en 1492, date de la prise de Grenade par les forces combinées d'Aragon et de Castille.

Pour permettre l'établissement d'un gouvernement civil en Nouvelle-Grenade, une Audiencia voit le jour à Santa Fé de Bogota en 1548-1549, un corps combinant autorité judiciaire et exécutive, jusqu'à ce que soit créé une presidencia ou gouverneur en 1564 qui assumera le pouvoir exécutif. À ce moment, la Nouvelle-Grenade est considérée comme une Capitainerie générale dépendant de la vice-royauté du Pérou. La juridiction de l’Audiencia s'étend à toutes les provinces environnantes correspondant à la Nouvelle-Grenade ainsi qu'aux nouvelles régions conquises lors des années qui suivront.

Le gouverneur dépend du Vice-roi du Pérou à Lima, mais la lenteur des communications entre les deux capitales conduit à l'établissement d'une vice-royauté de Nouvelle-Grenade en 1717 (et son rétablissement en 1739 après une courte interruption); d'autre provinces correspondant aux états actuels d'Équateur, Venezuela et Panama, jusqu'alors sous d'autres juridictions sont rattachés à celle de Bogota, confirmant ainsi la ville comme l'un des principaux centres administratif du Nouveau-Monde avec Lima et Mexico. Des tentatives sporadiques de réformes viseront à améliorer le contrôle de l'autorité centrale, mais celui-ci n'y sera jamais totalement effectif.

La géographie rude et diverse du nord de l'Amérique du Sud, ainsi que le peu de routes carrossables, rendent voyages et communications difficiles au sein de la vice-royauté. L'établissement d'une Capitainerie générale à Caracas et d'une Audiencia à Quito, toujours légalement subordonnées au Vice-roi, sera la réponse à la nécessité d'un gouvernement effectif des régions périphériques. Certains analystes considèrent que ceci reflète un certain degré de traditions locales qui, bien plus tard, contribuèrent sans doute aux différences politiques et nationales entre les territoires nouvellement indépendants qui rendront vains les efforts d'unification de Simón Bolívar.

Voir aussi[modifier | modifier le code]