Porcelaine

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La porcelaine est une céramique fine et translucide produite à partir du kaolin.

Le terme porcelaine vient du coquillage du genre Cypraea, nommé ainsi par sa ressemblance avec la vulve de la truie (porcella : truie en latin). Lorsque les Italiens ramenèrent la porcelaine de Chine au XVe siècle, ils crurent qu'elle était faite de ce type de coquillage broyé, et le nommèrent donc porcellana, porcelaine en italien.
Ehrenfried Walther von Tschirnhaus et Johann Friedrich Böttger découvrirent son procédé de fabrication en 1708 alors qu'ils travaillaient pour la manufacture de Meissen en Allemagne.

Les techniques de fabrication de la porcelaine atteignent leur perfection en Chine au XIIe siècle. Les Britanniques utilisent d'ailleurs le terme China ou Bone china pour désigner une porcelaine plus tendre répandue au Royaume-Uni.
La porcelaine de Limoges, mondialement connue depuis le XVIIIe siècle, fait partie, avec les porcelaines allemandes et polonaises, des porcelaines les plus fines et les plus réputées.

Service à café Elka créé par le designer tchèque Jaroslav Ježek.
Figurine en porcelaine, 1772, Manufacture de Meissen.

Sommaire

[modifier] Historique

Après de long débats scientifiques, les experts de la céramique chinoise considèrent aujourd'hui que c'est sous la dynastie des Han de l'est (entre 25 et 220 après Jésus-Christ) que sont apparues les toutes premières porcelaines véritables. Pour arriver à cette conclusion, ils ont mis au point une batterie de critères faisant intervenir la température de cuisson (1260° à 1300°C), la proportion de kaolin (30% à 60%), le taux d'oxyde de fer (moins de 1,7%), le taux de porosité (0,6%), le taux d'absorption (0,3%), l'aspect translucide (jusqu'à 5 à 8 mm), ou encore la résonance au choc[1].

La première description du processus de production de la porcelaine chinoise[2] et les premiers échantillons de kaolin furent introduits en France par le Père d'Entrecolles en 1712, un jésuite qui était en poste à Jingdezhen. Alors que des gisements de kaolin avaient été découverts en Saxe dès le début du XVIIe siècle, ce n'est qu'en 1768 que l'on découvrit les gisements de Saint-Yrieix-la-Perche au sud de Limoges, qui permirent enfin de reproduire en France la porcelaine chinoise.

Travail de la pâte de porcelaine au XIXe siècle

[modifier] Fabrication actuelle

La porcelaine n'est pas issue d'une argile naturelle. Elle est principalement composée d'un mélange de quartz, de feldspath et de kaolin, additionnée d'argile à pipe (ball clay) afin d'augmenter sa plasticité. Le quartz et le feldspath sont réduits en poudre sous l'action de meules en granit, puis moulus par un cylindre en rotation contenant des galets et de l'eau. Le feldspath permet d'abaisser le point de vitrification de la porcelaine lors de la cuisson.

Les véritables porcelaines translucides sont cuites entre 1260°C et 1400°C, mais certaines porcelaines, contenant plus de kaolin et moins de fondant, ont besoin d'une température de cuisson bien supérieure.

La pâte de porcelaine est moulée dans une forme en plâtre. Après séchage, elle subit une première cuisson en dessous de 1000°C. L'objet obtenu, ou biscuit, est fragile et poreux. Après séchage, cette pièce est trempée dans un bain de glaçure qui, après cuisson entre 1300°C et 1400°C, donnera à la porcelaine son aspect final : brillant et translucide. Cette cuisson à haute température provoque une vitrification en profondeur qui rend indissociables le biscuit et sa glaçure.

[modifier] Dans le monde

[modifier] Chine

Assiette en porcelaine (Japon, ère Meiji)

[modifier] Japon

[modifier] Corée

[modifier] Royaume-Uni

[modifier] Pays-Bas

[modifier] France

[modifier] Allemagne

[modifier] Belgique

Fleurs de porcelaine (Madrid, Espagne, XVIIIe siècle)

[modifier] Espagne

[modifier] Pologne

  • Chodzież, centre connu depuis le milieu du XIXème siècle.

[modifier] Portugal

[modifier] République tchèque

Karlovy Vary, en République tchèque, est un important centre de production de porcelaines au typique dessin bleu cobalt sur fond blanc. La principale fabrique porte le nom des Thun, une famille princière de Bohême.

[modifier] Russie

[modifier] Vietnam

[modifier] Symbolique

Les noces de porcelaine symbolisent les 20 ans de mariage dans le folklore français.

[modifier] Notes et références

  1. HE Li : La Céramique chinoise (2006), page 39
  2. Note : La porcelaine chinoise, c'est-à-dire la porcelaine véritable, « dure », par opposition à la « porcelaine tendre », la seule que l'on sut alors produire en Europe, jusqu'aux travaux de Ehrenfried Walther von Tschirnhaus et Johann Friedrich Böttger

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Li He, La Céramique chinoise, 2006, Thames & Hudson. ISBN 2-87811-270-9
  • Georges Le Gars, IMARI, faïences et porcelaine du Japon, de Chine et d'Europe, 2004, Éditions Massin, Paris
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