Plomodiern

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Plomodiern
Image illustrative de l'article Plomodiern
Blason de Plomodiern
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteaulin
Intercommunalité Communauté de Communes du Pays de Châteaulin et du Porzay
Maire
Mandat
Claude Bellin
2014-2020
Code postal 29550
Code commune 29172
Démographie
Gentilé Plomodiernais
Population
municipale
2 239 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 55″ N 4° 13′ 50″ O / 48.181944, -4.23055648° 10′ 55″ Nord 4° 13′ 50″ Ouest / 48.181944, -4.230556  
Altitude Min. 0 m – Max. 249 m
Superficie 46,74 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Plomodiern [plomodjɛʁn] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik. Elle se situe au pied du Ménez-Hom, au fond de la baie de Douarnenez, dans la plaine du Porzay.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La forme bretonne moderne du nom est Ploudiern. Le nom de Plomodiern provient du mot breton plou signifiant "paroisse" et de saint Modiern ou Maudiern, saint d'origine galloise qui serait né à Nantglyn[1], village du Denbighshire (Pays de Galles).

Histoire[modifier | modifier le code]

Légende[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit « Lescobet »(An Eskobed, en breton), un ermitage était la résidence de saint Corentin et la fontaine contenait un poisson extraordinaire : à chaque repas, l’ermite en mangeait un morceau et le poisson se reconstituait pour le lendemain. Il pouvait ainsi nourrir tous ceux qui empruntaient ce chemin, comme le roi Gradlon, qui y passa au cours d’une chasse. Quand il décida de fonder un évêché en Cornouaille, le roi fit appel à Corentin qui devint le premier évêque de Quimper.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675[réf. nécessaire].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plomodiern porte les noms de 142 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[2].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les résistants de Plomodiern[modifier | modifier le code]
Plaque commémorative de la Résistance rappelant la cache des aviateurs alliés dans la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom

La famille Vourc'h a joué un rôle important, les parents et leurs neuf enfants s'engageant tous dans la Résistance :

  • Antoine Vourc'h (le père), né le 8 novembre 1885 à Guipavas, fils d'un paysan du Léon, fit l'École de santé navale et milita au Sillon de Marc Sangnier ; après la débâcle, il participa au réseau Johnny puis à la Confrérie Notre-Dame, un autre réseau de renseignements; poursuivi par la Gestapo, il se réfugia en Afrique du Nord où organisa un service de renseignement en Tunisie et en Algérie avant le débarquement allié en Afrique du Nord, puis devint membre des Forces françaises libres. Il fut décoré de la Croix de guerre, de la Légion d'honneur, de la Military Cross et de la Military Medal. Après la Seconde guerre mondiale, il participe à la création du Mouvement républicain populaire (MRP) et devint conseiller général du Finistère, membre de la Première Assemblée nationale constituante, puis fut sénateur du Finistère de 1946 à 1955. Il est décédé le 20 juillet 1964 à Plomodiern[3].
  • Sa femme, née Marguerite Le Doaré le 11 juin 1893, passa en janvier 1941 en conseil de guerre pour avoir refusé de serrer la main d'un soldat allemand ; en février 1941, elle participe avec Robert Alaterre et Jean Le Roux à la création du réseau Johnny jusqu'à son démantèlement en juillet 1942, puis au réseau Bordeaux-Loupiac dirigé par Jean-Claude Camors, puis au réseau Jade-Amicol, filières d'évasion d'aviateurs alliés[4]. En février 1944, elle échappa de justesse à la Gestapo et dut se cacher dans la campagne bretonne. Elle fut décorée de la Croix de guerre, de la Médaille de la Résistance, de la King's Medal for Courage et de la Medal of Freedom. Elle est décédée le 19 février 1950[5].
  • Guy Vourc'h, né le 2 mars 1919 à Plomodiern ; abandonnant ses études de médecine, il s'évada n Angleterre sur la Petite Anna depuis Douarnenez en octobre 1940, avec son frère Jean et quatre amis ; après avoir été pendant un an agent au Political Intelligence Department de Londres, il signa son engagement dans le 1er BFMC du Commandant Kieffer en avril 1942, y devenant le chef de la troop 1 . Le 6 juin 1944, au Débarquement de Normandie, il est blessé sur la plage de Ouistreham. Il rejoindra sa troop le 8 août pour la prise de Bavent et l'avancée vers la Seine. Au débarquement de Flessingue en Hollande le 1er novembre 1944, il commanda la troop 6 chargée de l'objectif central pour la capture de la ville. Il reçut les décorations suivantes : Légion d'Honneur (1944), Croix guerre 39-45 (2 citations l'ordre de l'Armée), Rosette de la Résistance, Médaille des Combattants Volontaires de la Résistance, Médaille de la France Libre, Médaille des Evadés, et la Military Cross britannique (1944). Après la guerre, il devint l'un des pionniers français dans le domaine de l'anesthésie, exerçant à l'hôpital Foch. Nommé Professeur de Médecine en 1966 et à l'Académie de Médecine en 1984, il est décédé le 3 juillet 1988 [6]. (Sources : pour les titres militaires :'Titres et travaux scientifiques du Docteur Guy Vourc'h , Librairie Arnette, Paris 1966; pour Flessingue : La Revue de la France Libre Novembre N° 249 , nov 1984, page 9 à 11, article 'La prise de Flessingue', par Guy Vourc'h).

Parmi les autres résistants de Plomodiern, Pierre Philippon, Jean de La Patellière, Joseph Le Bris[11] (parti aussi sur le Breiz Izel vers l'Angleterre en janvier 1944) et Pierre Drevillon coopérèrent aussi au réseau Johnny, ainsi qu'Yvonne Le Roux[12]; qui fut arrêtée le 8 avril 1942 à Plomodiern.

François Balès[13] résistant originaire d'Ergué-Gabéric, fut tué le 29 août 1944 près de Plomodiern lors des combats de libération de la presqu'île de Crozon[14].

Roger Colin, né le 5 mai 1921 à Plomodiern, fut déporté depuis Rennesau début du mois d'août 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme, puis à Wilhelmshaven ; il est décédé le 13 avril 1945 à Stade (Allemagne)[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

1919 - 1947 Jean Larvol DVD

1947 - 1965 Jean-Mathieu Le Breton DVD

1965 - 1972 Joseph Blouet DVD

1972 - 1983 Anne Le Page DVD

1983 - en cours Claude Bellin DVD

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Claude Bellin[16] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

La devise est "Advevañ rin bemdez", elle signifie "Chaque jour je revivrai", comme le poisson de St Corentin (Sant Kaourintin)

Description du blason
Blason ville fr Plomodiern (Finistère).svg Blason De sinople à la mitre d'argent bordée d'or, accostée de deux épis de blé du même et soutenue d'un poisson aussi d'argent, à la champagne ondée d'azur sommée d'une onde d'or; au chef ondé d'hermine.

Ornements extérieurs : devise : advevañ 'rin bendez

Statut Statut officiel à déterminer…
Concept. Y.Clerc'h

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 658 2 011 2 042 2 037 2 701 2 602 2 663 2 663 2 785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 786 2 670 2 648 2 588 2 764 2 786 2 912 2 949 2 984
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 937 2 832 2 855 2 743 2 728 2 554 2 505 2 541 2 224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 283 2 099 1 922 1 963 1 912 2 076 2 101 2 122 2 182
2011 - - - - - - - -
2 239 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Plages[modifier | modifier le code]

  • Lestrevet (An Estreved)
  • Porz Ar Vag
  • Kervijen

Randonnée[modifier | modifier le code]

  • Ménez-Hom
  • GR 34-37
  • PR 22 et 23
  • Base d'activités VTT

Sports[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Tous les ans, le Festival du Ménez-Hom se déroule du 13 au 15 août en trois parties. Le 13, Concert Celtique en la Chapelle de Sainte-Marie du Menez-Hom. Le 14, Fest-Noz animé par des couples de sonneurs, chanteurs et groupe de musiciens. Le 15, Défilé et Spectacles, en costumes traditionnels, des cercles celtiques, bagadoù et groupe étranger. En marge de ces festivités, le salon de peinture et sculpture (40 artistes) et des activités culturelles sur les découvertes et traditions bretonnes, tant religieuses, musicales, que gastronomiques, sont proposés du 1er au 13 août. En 2009 s'est déroulée la cinquantième édition du festival.


Personnes liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Seznec
  • Olivier Bellin, grand chef cuisinier ayant deux étoiles au Guide Michelin pour L'Auberge des Glazicks à Plomodiern.
  • Guillaume Le Roux, né à Maner Lanvilliau (Plomodiern) en 1885, missionnaire Oblat de Marie Immaculée, mort en 1913 chez les Esquimaux du Canada.

Compléments[modifier | modifier le code]

Musique bretonne et celtique. L'école de musique forme des sonneurs de cornemuse, bombarde ou batterie qui alimenteront les rangs du bagad à la fin de leur formation. Le bagad évolue en troisième catégorie depuis 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.infobretagne.com/plomodiern.htm
  2. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29172&dpt=29&idsource=47324&table=bp07
  3. http://www.senat.fr/evenement/archives/D39/vourc.html
  4. Par exemple, en octobre 1943, 43 aviateurs alliés partent clandestinement de Camaret sur la Suzanne Renée (la plupart avaient été cachés auparavant dans la sacristie de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom) et en janvier 1944 12 aviateurs et 19 volontaires partent de Tréboul sur le Breiz Izel.
  5. http://www.france-libre.net/temoignages-documents/temoignages/mme-vourch.php
  6. http://fr.commando-kieffer.wikia.com/wiki/Guy_Vour'ch et http://www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id=187 et http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=101091
  7. http://www.archives-finistere.fr/userfiles/file/enseigner_Resistance_208J_130_301-302.pdf
  8. Sébastien Briec, né le 1er septembre 1898 à Brest, marin-pêcheur de Saint-Guénolé. Son fils, Sébastien Briec également, né le 3 avril 1927 et décédé en octobre 2014, qui était mousse à bord du bateau de son père et fut également résistant, a raconté les faits lors d'une interview dans le journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest publié en 2001 et partiellement repris dans le même journal en date du 29 octobre 2014
  9. http://www.1dfl.fr/1-de-la-dfl/paul-vourc-h-cac-4/
  10. http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=101094
  11. http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=78911
  12. Yvonne Le Roux, née en 1882 à Toulon, résidant à Morgat, à la tête d'un groupe surveillant à partir de la presqu'île de Crozon les mouvements des bateaux de guerre allemands dans le port de Brest, arrêtée le 8 avril 1942 à Plomodiern, transférée à la prison de la Santé à Paris, déportée le 22 avril 1942 à Neuengamme, puis à Ravensbrück, décédée de dysenterie et d'épuisement à Paris le 28 avril 1945 quelques jours après son retour d'Allemagne, voir http://www.presqu-ile-de-crozon.com/guerre-1939-1945/tante-yvonne-le-roux-reseau-johnny-001.php, http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=79819 et http://fr.topic-topos.com/mme-leroux-dite-tante-yvonne
  13. François Balès, né le 25 mars 1921 à Ergué-Gabéric, devint malgré son jeune âge responsable du groupe d'Ergué-Gabéric du mouvement de résistance Libération-Nord ; il participa au vol des dossiers du STO à Quimper en janvier 1944
  14. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Fran%C3%A7ois_Bal%C3%A8s%2C_r%C3%A9sistant_(1921-1944)
  15. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-c.htm
  16. Municipales à Plomodiern. Claude Bellin rempile pour un cinquième mandat, Ouest-France, 12 décembre 2013.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  19. « Notice no PA00090196 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice no PA00090197 », base Mérimée, ministère français de la Culture