Îlot Persil
| Îlot Toura/Persil Perejil (es) ⵜⴰⵡⵔⴻⵜ تورة (ar) |
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Carte montrant le nord du Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, incluant l'îlot Persil (en haut à gauche) |
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| Géographie | ||
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| Pays | ||
| Archipel | Aucun | |
| Localisation | Mer d'Alboran (mer Méditerranée) | |
| Coordonnées | ||
| Superficie | 0,15 km2 | |
| Point culminant | non nommé (74 m) | |
| Géologie | Île continentale | |
| Administration | ||
| Statut | No man's land revendiqué par le Maroc et l'Espagne | |
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| Région | Tanger-Tétouan | |
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| Ville autonome | Ceuta | |
| Démographie | ||
| Population | Aucun habitant | |
| Autres informations | ||
| Découverte | Préhistoire | |
| Fuseau horaire | UTC+1 pour l'Espagne UTC+0 pour le Maroc |
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| Îles d'Espagne - Îles du Maroc | ||
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L'îlot Persil (espagnol : Perejil, arabe : Tourah, تورة Toura, ou Leila; berbère :ⵜⴰⵡⵔⴻⵜ Tourah) est situé en Méditerranée, à 200 m de la côte marocaine et à 6 km à l'ouest de l'enclave espagnole de Ceuta. Ce territoire réduit, accidenté, aride et occasionnellement fréquenté par des bergers marocains lors de la marée basse est surtout connu pour être un territoire contesté. Sa souveraineté demeure en effet disputée par le Maroc et l'Espagne qui tous deux le revendiquent en s'appuyant sur des données géographiques et historiques.
Sommaire |
Origine du nom[modifier]
Selon Wenceslao Segura Gonzalez[1], l'îlot tiendrait son nom Perejil (Persil) des grandes touffes de persil qui croissaient sur son sol ; cette plante, appelée aussi fenouil de mer, est le Crithmum maritimum des botanistes[2].
Histoire[modifier]
- 684 - 1415 : Dynasties marocaines et/ou royaumes Andalous musulmans (Idrissides, Califat de Cordoue, Époque des taïfas (Malaga), Almoravides, Almohades…).
- 1415 : Ceuta est occupée par le royaume du Portugal.
- 1580 : le Portugal et ses colonies sont rattachées à la couronne d'Espagne après le décès du jeune roi Sébastien Ier à la bataille des Trois Rois en 1578, mort sans héritier au trône.
- 1668 : le Portugal reconnaît la souveraineté espagnole sur Ceuta.
- 1808 : l'empire britannique s'empare de l'île. Les Britanniques évacuent l'île en 1813 à la demande du roi d'Espagne Ferdinand VII.
- 1912 : Protectorat franco-espagnol sur le Maroc
- 1956 : L'Espagne lève le protectorat sur le nord du Maroc, par conséquent le Maroc considère que l'îlot qui se trouve dans ses eaux territoriales est redevenu marocain.
- 1992 : Le gouvernement espagnol octroie à Ceuta et Melilla le statut de villes autonomes ; ce nouveau statut élargit les compétences des deux villes à l’instar des Communautés autonomes d'Espagne. Selon la version espagnole, cette décision risquait en effet d’offusquer les autorités marocaines. En effet, en assimilant ces deux villes à des régions autonomes, toute revendication devenait irrecevable. À l’époque, l’îlot du Persil, partie intégrante du territoire de Ceuta pour les Espagnols, semble avoir été volontairement « oublié » dans le nouveau statut. L'Espagne propose, en accord avec le Maroc, de maintenir le statu-quo : interdiction de toute présence d’autorité civile ou militaire et absence de tout symbole représentatif d’une appartenance nationale.
- Mars 1995 : Le projet d'autonomie de Ceuta est approuvé par les autorités espagnoles sans faire aucune mention à l'îlot persil.
- 2002 : Six membres des forces auxiliaires marocaines débarquent sur l'îlot le 10 juillet pour y établir un poste de contrôle (selon les autorités marocaines dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue et l'immigration clandestine). Le royaume d'Espagne considère ce débarquement comme une invasion marocaine d'un territoire espagnol, et lance le 17 juillet l'opération militaire « Recuperar Soberanía » (appelé aussi « Opération Romeo Sierra ») pour laquelle elle mobilise plusieurs bateaux de guerre et envoie vingt-quatre soldats des Grupos de operaciones especiales sur six hélicoptères débarquer sur l'îlot (dans une opération qui coûta, selon certains journaux, environ un million d'euros [3]). Le Maroc qualifie cet acte de « barbare et colonial » et souligne l'absence de fondement juridique et légal solide prouvant l'appartenance de l'îlot à l'Espagne [réf. nécessaire]. Face à l'immobilisme de la diplomatie européenne, la ministre des Affaires étrangères Ana Palacio demande la médiation des États-Unis qui réussissent à faire rétablir le statu quo précédant le débarquement marocain[réf. nécessaire].
Références[modifier]
- (es) Nuestra vecina la Isla Perejil, par Wenceslao Segura Gonzalez.
- Voir Victor Bérard, Calypso et la mer de l'Atlantide, Armand Colin, 1929, p. 250.
- (es) El Gobierno asegura que la invasión de Perejil costó menos de un millón de euros , El Pais
Voir aussi[modifier]
Sources[modifier]
- discours à la Nation prononcé par le Roi Mohammed VI le 30 juillet 2002
- Accord sur l'îlot Persil/Leïla - RFI
- Les perles du livre de Cembrero, Le Journal Hebdo, extrait d'un livre sur l'affaire de 2002
- (es) Máximo Cajal, Ceuta, Melilla, Olivenza y Gibraltar. ¿ Dónde acaba España ?, ISBN 84-323-1138-3