Colonisation européenne des Amériques

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Colonisation européenne en 1750

  •      Territoire espagnol
  •      Territoire revendiqué par l'Espagne
  •      Territoire portugais
  •      Territoire français
  •      Territoire français revendiqué par les Britanniques
  •      Territoire britannique
  •      Territoire russe

Le début de la colonisation européenne des Amériques (la Conquista, menée par les Conquistadors) est typiquement daté à 1492, même si les premiers Européens à avoir atteint les Amériques et à y établir quelques petites colonies sont des Vikings (Vinland).

Découverte et explorations de l'Amérique[modifier | modifier le code]

En 1492, Christophe Colomb accoste aux Amériques, après quoi l'exploration et la colonisation avanceront rapidement. L'ère qui suivra cette année est appelée la période de l'échange colombien.

Maladies et mortalité des Amérindiens[modifier | modifier le code]

Le mode de vie européen comprenait une longue histoire à proximité d'animaux domestiques tel que le bœuf, le porc, la chèvre, le cheval et de nombreuses volailles, ce qui favorisa l'apparition d'épidémies infectieuses inconnues en Amérique. Ainsi le contact à large échelle après 1492 introduisit de nouveaux germes chez les populations indigènes des Amériques. Les épidémies de variole (1525, 1558, 1589), de typhus (1546), de grippe (1558), de diphtérie (1614), de rougeole (1618) tuèrent entre 10 et 12 millions de personnes, près de 50 à 60 % de la population indigène. La perte de population et le chaos culturel et l'effondrement politique qu'elle causa ont grandement facilité à la fois la colonisation des terres et la soumission des civilisations indigènes.

Conquêtes et revendications territoriales[modifier | modifier le code]

Cette carte montre l'extension théorique de l'empire espagnol en Amérique du Sud dans les années 1650. Elle illustre le méridien défini lors du traité de Tordesillas : à l'est se trouve la zone terrestre dévolue à l'empire colonial portugais.
En brun : la vice-royauté du Pérou.

Les premières conquêtes sont le fait des Espagnols, qui rapidement envahirent la majeure partie de l'Amérique du Sud et de l'Amérique Centrale et une grande partie de l'Amérique du Nord. Par le traité de Tordesillas de 1494, l'Espagne et le Portugal se partagent le « Nouveau Monde » par rapport au méridien situé à 370 lieues à l'ouest du Cap-Vert : la couronne portugaise s'empare des territoires à l'est (une partie de l'actuel Brésil), et l'Espagne de tous ceux à l'ouest (en particulier la Nouvelle-Espagne, au nord, et la vice-royauté du Pérou).

Les Britanniques, les Français et les Néerlandais conquièrent les îles de la mer des Caraïbes, lesquelles pour la plupart d'entre elles avaient déjà été prises par les Espagnols ou dépeuplées par les maladies. Ces anciennes colonies européennes en Amérique du Nord comprenaient la Floride espagnole, les colonies britanniques en Virginie et en Nouvelle-Angleterre, les colonies françaises au Québec et en Louisiane (Nouvelle-France), et la Nouvelle-Néerlande.

Le royaume de Danemark colonise le Groenland de nouveau entre les XVIIIe et XXe siècles, mais établit aussi des colonies dans les îles Vierges.

Colonisateurs et immigrants[modifier | modifier le code]

Immigrants pour raisons économiques[modifier | modifier le code]

Immigrants religieux[modifier | modifier le code]

Des Anglais quittèrent l'Angleterre pour habiter aux États-Unis d'Amérique pour fuir les persécutions du fait de leur religion, on les nomme « Puritains ». Il y a aussi les mormons qui voyaient l'ouest comme une terre sainte, on les appela les « Utopistes ».

Immigration forcée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Esclavage aux États-Unis.

Elle comprend pour l'essentiel la fraction d'esclaves africains déportés en Amérique pour cultiver les terres.

Conséquences de la colonisation[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), l'économiste écossais Adam Smith consacre un chapitre complet aux colonies[1] :

  • Dans la section 1[2], il analyse les motifs qui ont fait établir de nouvelles colonies,
  • Dans la section 2[3], il analyse les causes de la prospérité des colonies nouvelles,
  • Dans la section 3[4], il analyse les avantages qu'a retirés l'Europe de la découverte de l'Amérique, et de celle d'un passage aux Indes par le Cap de Bonne-Espérance.

Il remarque les « bons effets naturels du commerce des colonies » sur l'économie de l'Angleterre[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adam Smith, La Richesse des Nations, GF Flammarion, tome II, livre IV, chapitre VII
  2. Adam Smith, La Richesse des Nations, GF Flammarion, tome II, p. 163 à 172
  3. Adam Smith, La Richesse des Nations, GF Flammarion, tome II, p. 172 à 201
  4. Adam Smith, La Richesse des Nations, GF Flammarion, tome II, p. 201 à 258
  5. Adam Smith, La Richesse des Nations, GF Flammarion, tome II, p. 223

Voir aussi[modifier | modifier le code]