Nant (Aveyron)

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Nant
Nant (Aveyron)
Bourg chef-lieu de Nant, vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Intercommunalité Communauté de communes Larzac et Vallées
Maire
Mandat
Richard Fiol
2020-2026
Code postal 12230
Code commune 12168
Démographie
Gentilé Nantais
Population
municipale
1 004 hab. (2017 en augmentation de 7,49 % par rapport à 2012)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 18″ nord, 3° 18′ 02″ est
Altitude Min. 421 m
Max. 926 m
Superficie 109,4 km2
Élections
Départementales Canton de Millau-2
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Nant
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Nant
Liens
Site web nant.fr

Nant, prononcé [nɑ̃], est une commune française, située dans l'est du département de l'Aveyron, en région Occitanie. Avant la Révolution française, la paroisse de Nant faisait partie de la province du Rouergue.

Les habitants de Nant se nomment, comme ceux de Nantes en Loire-Atlantique, les Nantais et Nantaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Situation[modifier | modifier le code]

Nant se trouve dans le sud-ouest du Massif central, dans les moyennes vallées de la Dourbie (affluent du Tarn) et du Durzon (affluent de la Dourbie).

La commune est située dans l'est-sud-est du département de l'Aveyron, à une quinzaine de kilomètres du département du Gard. Nant est en effet à 17 km du col de la Barrière et à 14 km du col de Pierre Plantée qui marquent (entre autres) la limite entre les deux départements. La commune est du reste limitrophe du Gard pour sa partie nord.

Les communes limitrophes sont[2] : Revens, Lanuéjols et Trèves dans le Gard, Saint-Jean-du-Bruel, Sauclières, La Couvertoirade, L'Hospitalet-du-Larzac, La Cavalerie, Millau et La Roque-Sainte-Marguerite dans l'Aveyron.

Selon la classification de l'Insee, Nant est une commune rurale qui ne fait partie d'aucune aire ou espace urbain, bien qu'elle soit adjacente à l'aire urbaine de Millau et à son espace urbain[3].

Les villes les plus proches sont Millau au nord-ouest, à 32 km (via La Roque-Sainte-Marguerite ; 34 km via La Cavalerie) du bourg de Nant ; Saint-Affrique à 44 km à l'ouest ; Le Vigan, dans le Gard, à 42 km à l'est.

En ce qui concerne les villes plus importantes : Rodez, chef-lieu du département, est la plus proche à environ 85 km au nord-ouest ; Toulouse, chef-lieu de région, à environ 180 km. Montpellier à 110 km ; Clermont-Ferrand est à environ 200 km au nord.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur une partie du plateau du Larzac et de ses contreforts, une partie du causse Bégon, englobe la vallée du Durzon et comprend une partie de la vallée de la Dourbie.

Le causse Bégon est un élément méridional du causse Noir ; son rebord sud surplombe le bourg de Nant au Roc Nantais (altitude : 808 m).

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Outre le bourg de Nant, chef-lieu de la commune, on trouve plusieurs écarts : les Cuns, Saint-Sauveur, Ambouls, Saint-Michel-de-Rouviac, le Liquier, Mas du Pré, Mas de Pomier, et villages : les Liquisses Hautes et Basses, Cantobre.

Le camp militaire du Larzac, dont le centre est à La Cavalerie, s'étend jusqu'à la commune de Nant (sa limite).

En ce qui concerne les communications, Nant est au carrefour de quatre routes : vers Millau, par la vallée de la Dourbie ; vers Saint-Jean-du-Bruel, aussi par la vallée ; vers la route de l'Hospitalet-du-Larzac au Vigan ; vers La Cavalerie sur le versant est du Larzac. Cette dernière route atteint l'autoroute A75 (Clermont-Ferrand-Montpellier) et est donc particulièrement importante pour les communications de Nant[4].

La commune compte un nombre très élevé de résidences secondaires (57 %).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Nant.

La commune est drainée par la Dourbie, le Trèvezel, le Durzon, le Roubieu, le ruisseau de Brevinque, Bras de la Dourbie, le ravin de Vallongue, Valat d'Arques, Valat de Long-Bedel et par divers petits cours d'eau[5].

La Dourbie, d'une longueur totale de 71,9 km, prend sa source dans le massif de l’Aigoual,dans la commune d'Arphy (30) et se jette dans le Tarn à Millau, après avoir traversé 10 communes[6].

Le Trèvezel, d'une longueur totale de 29,6 km, prend sa source dans la commune de Saint-Sauveur-Camprieu (30) et se jette dans la Dourbie à Nant, après avoir traversé 6 communes[7].

Gestion des cours d'eau[modifier | modifier le code]

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron[8].

La commune fait partie du SAGE Tarn amont, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le territoire de ce SAGE concerne une partie des bassins du Tarn de l’Aveyron et de l’Agout. Il couvre 69 communes, sur trois départements (Aveyron, Gard et Lozère) et deux régions, pour une superficie de 2 700 km2[9],[10]. Le pilotage et l’animation du SAGE et du contrat de rivière du Tarn-amont associé sont assurés par le Syndicat mixte du bassin versant du Tarn-amont (SMBVTAM), qualifié de « structure porteuse ». Cet organisme a été créé le et est constitué de neuf communautés de communes[11].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[12]. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de 327 937 ha, qui s'étend sur 97 communes. Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine[13],[14],[15].

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[16].

Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[17] :

  • les « Gorges de la Dourbie », d'une superficie de 7 087 ha sur 6 communes dont 5 dans l'Aveyron et 1 dans le Gard, sont un magnifique ensemble de gorges avec parois et corniches calcaires dont la végétation est formée de pelouses xérothermiques, de landes (parcours à ovins), de taillis de chênes pubescents, de hêtres et de pins sylvestres[18] ;
  • les « Gorges de Trèvezel », d'une superficie de 396 ha sur la seule commune de Nant, sont des gorges et corniches calcaires délimitant les Causses et les Cévennes avec la présence de pelouses sèches, garrigues et taillis de Chênes pubescents, de Hêtres et de Pins sylvestres. Futaies plantées de Pins noirs d'Autriche[19] ;

et un au titre de la « directive Oiseaux »[17] :

  • les « Gorges de la Dourbie et causses avoisinants », d'une superficie de 28 057 ha sur 13 communes dont 8 dans l'Aveyron et 5 dans le Gard, qui comprennent une grande partie du causse Noir, du causse du Larzac et du causse Bégon, ainsi que les gorges qui les séparent. Dix-sept espèces de l'annexe 1 se reproduisent sur le site, parmi lesquelles huit espèces de rapaces[20].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Nant comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 1],[21] :

  • la « Forêt du causse du Larzac » (893,9 ha), couvrant 3 communes du département[22] ;
  • les « Gorges de la Dourbie et ses affluents » (14 060 ha), couvrant 11 communes dont 6 dans l'Aveyron et 5 dans le Gard[23]

et trois ZNIEFF de type 2[Note 2],[21] :

  • le « Causse du Larzac » (50 424 ha), qui s'étend sur 23 communes dont 21 dans l'Aveyron et 2 dans l'Hérault[24] ;
  • le « Causse Noir et ses corniches » (20 863 ha), qui s'étend sur 14 communes dont 10 dans l'Aveyron, 3 dans le Gard et 1 dans la Lozère[25] ;
  • le « Causse-Bégon et Pas de l'Âne Canayère » (2 277 ha), qui s'étend sur 6 communes dont 2 dans l'Aveyron et 4 dans le Gard[26].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Nant.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee, Nant est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 3],[27],[28].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (aa %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC) millésimée 2012 est la suivante : terres arables (bb %), cultures permanentes (cc %), zones agricoles hétérogènes (dd %), prairies (ee %), forêts (ff %), milieux à végétation arbustive ou herbacée (gg %), zones humides intérieures (hh %), zones urbanisées (ii %), espaces verts artificialisés non agricoles (jj %), zones industrielles et commerciales et réseaux de communication (kk %), mines, décharges et chantiers (ll %), eaux continentales (mm %)[5].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Parc naturel régional des Grands Causses, approuvé le vendredi par le comité syndical et mis à l’enquête publique en décembre 2019. La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural du PNR des Grands Causses, qui associe huit communautés de communes, notamment la communauté de communes Larzac et Vallées, dont la commune est membre[29].

La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme en révision[30]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le géoportail de l'urbanisme[31].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Nant est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques particuliers, les risques radon et minier[32],[33].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Nant.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de la Dourbie. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassin du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[34]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du bassin de « La Dourbie »[35], approuvé le 15 mars 2010[36].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité très forte[37].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[32]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[38]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Géorisques[39]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[40],[41].

Risques particuliers[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[42].

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune de Nant est classée à risque faible avec facteurs géologiques[43]. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique[44] et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[45].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Nant, attesté dès 1148 sous cette forme[46], vient du gaulois « nanto », qui signifie « vallée »[47],[48], et qui désignait autrefois la vallée du Durzon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle, des moines drainent les marécages de la vallée du Durzon près du confluent avec la Dourbie; ils créent un réseau de canaux empierrés et développent l'agriculture. En 926, ils bâtissent sur ces terres asséchées un monastère. En 1135, le monastère est érigé en abbaye par le pape Innocent II[49].

L'économie et la population se développent. Progressivement, le bourg de Nant est érigé autour du monastère.

La paroisse est marquée par la guerre de Cent Ans et par les guerres de religion, pendant lesquelles le cloître et les bâtiments monastiques sont détruits.

Le bourg fut du XIIe au XVIIIe siècle la possession de la puissante famille de Roquefeuil-Anduze puis passa, à l'extinction de sa branche aînée, dans la famille de Roquefeuil Blanquefort. Ainsi le baron Bérenger de Roquefeuil Blanquefort, constructeur du château de Bonaguil, rendait hommage au roi le en mentionnant au premier rang son titre de comtor[50] de Nant.

Nant connaît une grande prospérité dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Un collège, dirigé par les prêtres de la doctrine chrétienne, est créé en 1665. Sous les halles de la place principale se tiennent les foires et le marché déjà florissant à cette époque.

En 1777, l'abbaye est supprimée par décret royal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Nant est membre de la communauté de communes Larzac et Vallées[51], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Cornus. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[52].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Millau, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[51]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Millau-2 pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[53], et de la troisième circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[54].


Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Jean Guilhou    
1948 1953 François Castelbou    
1953 1959 Albert Rouvier    
1959 1989 Roger Julien CD puis UDF Député, conseiller général
1990 1995 Jean Roger Bouat    
1995 2008 Jean-François Galliard UDI Fonctionnaire des impôts
2008 2014 Bernard Saquet PS Garagiste
avril 2014 2026

(en cours)

Richard Fiol[55],[56]   Ancien cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[58].

En 2017, la commune comptait 1 004 habitants[Note 4], en augmentation de 7,49 % par rapport à 2012 (Aveyron : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5502 2712 7612 9803 2033 4193 1343 4453 038
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9533 1063 1172 9862 6242 5012 5962 6812 171
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1031 9771 8191 8011 6591 5921 5471 2741 105
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 0571 016959972773846907916934
2017 - - - - - - - -
1 004--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Troupeau de brebis laitières dans les rues du bourg de Nant.
Troupeau de brebis laitières dans le bourg.

L'économie de la commune est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive fondée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages de roquefort, pérail, tome et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement. Une diversification existe tournée vers le maraîchage, la pisciculture, l'apiculture, la production de bois de chauffe et le tourisme rural. Des agriculteurs de la commune et des communes voisines vendent leurs productions transformées ou pas au marché du bourg le mardi matin, la halle communale aux marchés (voir "Lieux et monuments") étant pour l'heure baillée au profit d'un commerce de débit de boissons.

Des revendeurs de produits alimentaires divers sont également présents au marché.

Dans l'été, se tient deux marchés nocturnes de producteurs fermiers organisé par le Groupement Départemental de Défense des Producteurs Fermiers de l'Aveyron : Fermiers De L'Aveyron.

Des artisans et prestataires de services (scierie, métiers du bâtiment, boulanger, chocolatier...) existent.

Les loisirs influent également sur l'économie communale : équitation, locations saisonnières de meublés, camping, randonnée, vélo tout terrain, course à pied, découverte nature, pêche de parcours 1re catégorie et piscine municipale. La chasse, indispensable à l'agriculture et à la flore en ce qui concerne le grand gibier, ne se pratique qu'à partir du quinze août.

Deux maisons pour personnes âgées se trouvent dans le bourg.

De 1997 à 2009, Nant accueillait le festival des Templiers au mois d'octobre. Suite au déplacement de l'évènement à Millau, elle accueille désormais le festival des Hospitaliers le même mois, dans le but de générer des retombées économiques pour l'hôtellerie et la restauration locale.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Comme dans le reste de l'Aveyron, une forme d'occitan languedocien était employée pour communiquer : le dialecte rouergat[61].
Dans la Revue des langues romanes[62], le parler nantais, jugé suffisamment spécifique, fut l'objet d'une séries d'articles.
Aujourd'hui, comparé à l'emploi du français, ce dialecte est minoritaire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Hôtel Ayrolle des Angles. Vaste demeure construite vers 1762-1765 par l'architecte Viguier pour Pierre-François Ayrolle des Angles, Mestre de Camp de cavalerie et Inspecteur de la Maréchaussée. Propriété de la commune de Nant depuis 1912, le bâtiment abrite aujourd'hui la mairie, la Poste, la Trésorerie, le centre de soin infirmier,office de tourisme . La façade sud, la salle d'entrée et son escalier, et deux salles sont inscrites M.H. 2003.
  • Halle aux marchés et foires. Droit de tenir foires et marchés accordé par le Duc d'Anjou en 1370. Halle reconstruite en 1706. XVIIIe siècle, inscrit MH 1944.
  • Pont de La Prade du XIVe siècle enjambant la rivière de la Dourbie, inscrit MH 1944 monument historique
  • Château de Roquefeuil dit aussi d'Algues. Ensemble fortifié situé sur un puech dominant le bourg de Nant et Saint-Jean-du-Bruel. Antérieur au (XIIIe siècle), il est le berceau de la famille de Roquefeuil. Il fut ruiné sur ordre du cardinal de Richelieu en 1629.
  • Cantobre, XIIe et XVIe siècles : aujourd'hui, village majoritairement touristique.
  • Hameau de Saint-Sulpice, à la limite de la commune de Trèves.
  • Saint-Sauveur du Larzac XIIe, XVe et XIXe siècles.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Nant
Blason de Nant Blason
  • D'argent à la rivière ondée de sinople posée en bande, chargée de trois batelets d'or. (version illustrée)
  • D'argent à la bande de sinople, chargée de trois batelets d'or.
  • D'argent à la bande de sinople chargée de trois batelets contournés d'or posés à plomb en demi-profil.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. René Quatrefages), Nant : La Cavalariá, La Cobertoirada, L'Espitalet, Sauclièiras, Sent-Joan-del-Bruèlh / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Nant, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 239 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-20-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36685848)
  • Jean-Marie Berland, Nant, Paris, Nouvelles éditions latines, s.d., 31 p., In-16 ; ill., couv. ill. (notice BnF no FRBNF32919550)
  • Un lundi de Pâques à Nant-d'Aveyron, Nîmes, Lafare et Attenoux, , 20 p., 22 cm (notice BnF no FRBNF36487089)
  • Émile Espérandieu, Notice sur l'église de Saint-Pierre de Nant (Aveyron) (Extrait du "Bulletin monumental", 1887), Caen, H. Delesques, , In-8°. Pièce (notice BnF no FRBNF34129538)
  • Frédéric Hermet, La grotte sépulcrale de Nant (Congrès international d'anthropologie et d'archéologie préhistoriques. Compte rendu de la XIVe session. Genève, 1912), Genève, , 1 pièce (paginé 646-650) : 3 fig. ; in-8 (notice BnF no FRBNF34094132)
  • Elie Mazel, Monographie sur Nant d'Aveyron et son ancienne abbaye, depuis son origine jusqu'à la Révolution française, Rodez, Carrère, , In-16, VII-291 p., pl. et fig. (notice BnF no FRBNF34124295)
  • Liliane Meignen (dir.), L'abri des Canalettes : un habitat moustérien sur les grands Causses (Nant, Aveyron) : fouilles 1980-1986, Paris, CNRS éd., coll. « Monographie du CRA » (no 10), , 359 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-271-05083-9, ISSN 1147-5358, notice BnF no FRBNF36675945)
  • Michel Lejeune (dir.) et al., Le plomb magique du Larzac et les sorcières gauloises (Précédemment paru dans "Études celtiques", t. 22), Paris, CNRS éd., , 91 p., ill., couv. ill. ; 25 cm (ISBN 2-222-03667-4, notice BnF no FRBNF35765573)
  • Luc Rouvière, Nant : jardin de l'Aveyron, Nant, Nant aventure, , 111 p., ill., couv. ill. en coul. ; 25 cm (notice BnF no FRBNF37071416)
  • Anne-Marie Giuganti, Les chapiteaux de l'église Saint-Pierre de Nant, Université de Montpellier 3, 1964, 2 vol. (thèse)
  • Alain Julien, Perspectives socio-économiques d'une commune rurale : Nant-d'Aveyron, Université de Montpellier 1, 1970 (mémoire de DES)
  • Jacques Nicot, Deux églises rurales de Nant : St-Martin du Vican et Notre-Dame des Cuns, Université de Montpellier 3, 1964 (thèse)
  • Anne Marie Pêcheur, L'Église Saint-Pierre de Nant, Université de Paris IV Sorbonne, 1987 (thèse)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  2. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  3. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Richard Fiol, « Le mot du maire », L'Écho nantais, no 17,‎ (lire en ligne). Le maire de la commune commence l'article adressé à ses concitoyens de la manière suivante : « Chères Nantaises et chers Nantais... ».
  2. Partant du nord dans le sens des aiguilles
  3. Cf. carte INSEE : [1], choisir "Départements", sélectionner Nant et demander "Aire urbaine", "Espace urbain", etc.
  4. Les communications dépendent ici de la qualité des routes : grâce à l'A75, Nant est plus facilement relié à Clermont-Ferrand via Rodez, à Montpellier, ainsi qu'à Toulouse. En ce qui concerne Millau, il faut compter environ 40 minutes[réf. nécessaire] de route et 45[réf. nécessaire] pour Saint-Affrique
  5. a et b « Fiche communale de Nant », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le 15 octobre 2020)
  6. Sandre, « la Dourbie »
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  47. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, , 440 p. (ISBN 978-2-87772-237-7), p. 230.
  48. Voir aussi toponymie de Nancy.
  49. Office de Tourisme de Nant, Nant, Aveyron, 2003
  50. Le titre de comtor, qui est resté aux possesseurs de quelques fiefs en Auvergne, dans le Rouergue et le Gévaudan, signifiait, au XIe siècle, un vassal immédiat du comte, inférieur au vicomte, mais supérieur à tous les autres seigneurs. Dom Vaissète en conclut qu'on doit mettre le comtorat au rang des fiefs de dignité.
  51. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Nant », sur le site de l'Insee (consulté le 24 octobre 2020).
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  53. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées meta
  54. « Découpage électoral de l'Aveyron (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 24 octobre 2020).
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  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  61. http://www.cnrtl.fr/definition/rouergat
  62. Auteurs: société pour l'étude des langues romanes (France), faculté des lettres et sciences humaines de l'université de Montpellier, centre d'études occitanes (Montpellier)

Liens externes[modifier | modifier le code]