Bérenger de Roquefeuil-Blanquefort

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Bérenger de Roquefeuil
Titre Crown of a Baron of France.svg Comtor de Nant
Autre titre Crown of a Baron of France.svg Baron de Roquefeuil
Successeur Charles de Roquefeuil
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Biographie
Père Jean de Roquefeuil
Mère Isabeau de Peyre
Conjoint Anne Guerin du Tournel
Enfants Charles de Roquefeuil
Famille Famille de Roquefeuil Blanquefort

Image illustrative de l’article Bérenger de Roquefeuil-Blanquefort

Bérenger de Roquefeuil-Blanquefort, né en 1448 au château de Flaugnac (Quercy), mort le , est un membre de la famille de Roquefeuil Blanquefort. Il est connu pour être l'auteur de l'agrandissement et de la fortification du château de Bonaguil.

Biographie[modifier | modifier le code]

Château de Bonaguil, fortifié par Béranger de Roquefeuil

Possédant une grande fortune et une vingtaine de châteaux en Rouergue et en Quercy[1], il est envoyé par son père pour servir comme page auprès du roi Louis XI et appartient au cercle des proches de ce dernier[réf. nécessaire] qui lui octroie une confortable pension.

Il épouse le , au Château Royal d'Amboise, Anne du Tournel, fille de Pierre Guérin du Tournel de la maison de Chateauneuf-Randon et de Louise de Crussol, première dame d'atours de la reine.

Opposé à Louis XI à qui il reproche de vouloir réduire la puissance des nobles, il quitte la cour d'Amboise en 1477 en réaction à l'exécution de Jacques d'Armagnac (1433-1477), duc de Nemours et comte de la Marche dont il était un des fidèles[1]. Il s'installe alors dans ses châteaux de Blanquefort-sur-Briolance et de Castelnau-Montratier. Il hérite de son père en 1483.

Jaloux de son autorité[2], Il se plaignit que les habitants de Castelnau-Montratier abusaient de la coutume qui dispensait du droit de leude toute marchandise apportée au marché qui ne dépassait pas un quarton. Faute d'obtenir des échevins le consentement sincère à ce droit seigneurial, il dépêcha un détachement de ses gens d'armes pour détruire les poids et mesures de la ville. La population alertée se souleva et malmena puis mit en fuite le détachement armé. Le parlement de Toulouse donna raison à Bérenger sur le fond mais le condamna pour avoir tenté de se faire justice lui-même et il dut reconnaître publiquement ses torts en place publique de Castelnau-Montratier. Humilié, il se présenta en armure et entouré d'un puissant groupe armé devant les portes de la Ville sans y pénétrer. Soulevant son heaume devant les échevins et la foule massée sur les remparts, il cria "vous m'avez vu!" puis tournant bride il regagna son château de Flaugnac.

Pour manifester sa puissance et sa révolte face au pouvoir royal et à ses "vilains subjects", il agrandit et fortifie le château de Bonaguil qu'il reçoit de son père et qui existait depuis le XIIIe siècle. Il en fait une forteresse impressionnante et imprenable par une armée médiévale. Il y intègre les ultimes avancées de l'art de la construction des châteaux forts. Il consacre quarante ans à ces travaux, bravant l'interdiction par Charles VII de la construction de fortifications privées. « J'eslèveroi un castel que, ni mes vilains subjects ne pourront prendre, ni les anglais s'ils ont l'audace d'y revenir, voire les plus puissants soldats du Roy de France »[1].

Il est inhumé dans la chapelle Saint-Michel de Bonaguil qu'il avait fait construire[1].

Possessions[modifier | modifier le code]

Bérenger était à la tête d'une fortune considérable et rendit hommage au roi le en qualité de noble et puissant seigneur baron de Roquefeuil, de Blanquefort et comtor de Nant pour ses terres[3]. Un second acte qui fait suite à l'acte d'hommage de 1483 vient compléter la liste de ses biens probablement hérités de son père qui vivait encore en 1448[4].

Sénéchaussées :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Note
  1. Probablement Saint-Chaliez, représentant un petit bourg situé entre Blanquefort et Biron.
Références
  1. a b c et d Collectif,Dominique Auzias,Jean-Paul Labourdette, Les 100 plus beaux châteaux de France 2011, Petit Futé, 2011, pages 17-18.
  2. Société française d'archéologie, Congrès archéologique de France, Volumes 127 à 128, 1969, page 206.
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae et af François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique : contenant l'origine et l'état actuel des premières Maisons de France, des maisons souveraines & principales de l'Europe… les familles nobles du royaume…, t. VI ou 3e du supplément, Paris, chez Duchesne, (présentation en ligne, lire en ligne).
  4. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad et ae Philippe Lauzun, Le château de Bonaguil en Agenais : description et histoire, Agen, Imp. et lithographie Agenaises, , 189 p. (présentation en ligne, lire en ligne [PDF]), p. 82.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]