Bérenger de Roquefeuil-Blanquefort

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Bérenger de Roquefeuil
Biographie
Naissance
Décès

Bérenger de Roquefeuil-Blanquefort, né en 1448 au château de Flaugnac (Quercy), mort le 10 janvier 1530, est un membre de la famille de Roquefeuil Blanquefort. Il est connu pour être l'auteur de l'agrandissement et de la fortification du château de Bonaguil.

Biographie[modifier | modifier le code]

Château de Bonaguil, fortifié par Béranger de Roquefeuil

Possédant une grande fortune et une vingtaine de châteaux en Rouergue et en Quercy[1], il est envoyé par son père pour servir comme page auprès du roi Louis XI et appartient au cercle des proches de ce dernier qui lui octroie une confortable pension.

Il épouse le 20 septembre 1477, au Château Royal d'Amboise, Anne du Tournel, fille de Pierre Guérin du Tournel de la maison de Chateauneuf-Randon et de Louise de Crussol, première dame d'atours de la reine.

Opposé à Louis XI à qui il reproche de vouloir réduire la puissance des nobles, il quitte la cour d'Amboise en 1477 en réaction à l'exécution de Jacques d'Armagnac (1433-1477), duc de Nemours et comte de la Marche dont il était un des fidèles[1]. Il s'installe alors dans ses châteaux de Blanquefort-sur-Briolance et de Castelnau-Montratier. Il hérite de son père en 1483.

Jaloux de son autorité, volontiers chicanier[2], il prétendit que les habitants de Castelnau-Montratier abusaient de la coutume qui dispensait du droit de leude toute marchandise apportée au marché qui ne dépassait pas un quarton, en n’y apportant que des quartons et il ordonna à des arbalétriers d’aller pendant la nuit à Castelnau briser les mesures de pierre. Les habitants en vinrent aux mains avec les archers qui prirent la fuite[3]. Son intransigeance poussa la population de Castelnau-Montratier à la révolte et il envoya une petite bande armée ramener ces « vilains subjets » à la raison. Les insurgés malmenèrent sa poignée de soldats et il intenta une action en justice devant le parlement de Toulouse qui démontra l’iniquité de ses prétentions et en 1493, devant la menace de confiscation de ses biens, il se soumit au verdict du procès[4] et il dut reconnaître publiquement ses tort au cours d’une humiliante cérémonie.[5].

Pour manifester sa puissance et sa révolte face au pouvoir royal il agrandit et fortifie le château de Bonaguil qu'il reçoit de son père et qui existait depuis le XIIIe siècle. Il en fait une forteresse impressionnante et imprenable par une armée médiévale. Il y intègre les ultimes avancées de l'art de la construction des châteaux forts. Il consacre quarante ans à ces travaux, bravant l'interdiction par Charles VII de la construction de fortifications privées. "J'eslèveroi un castel que, ni mes vilains subjects ne pourront prendre, ni les anglais s'ils ont l'audace d'y revenir, voire les plus puissants soldats du Roy de France."[1].

Il est inhumé dans la chapelle Saint-Michel de Bonaguil qu'il avait fait construire[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]