Céreste

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Céreste
Vue du village et des alentours, les collines du Lubéron en arrière-plan.
Vue du village et des alentours, les collines du Lubéron en arrière-plan.
Blason de Céreste
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Apt-Pont Julien
Maire
Mandat
Gérard Baumel
2014-2020
Code postal 04280
Code commune 04045
Démographie
Gentilé Cérestain
Population
municipale
1 267 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 24″ N 5° 35′ 16″ E / 43.8566666667, 5.5877777777843° 51′ 24″ Nord 5° 35′ 16″ Est / 43.8566666667, 5.58777777778  
Altitude Min. 370 m – Max. 971 m
Superficie 32,54 km2
Localisation

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Céreste

Céreste est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Cérestain[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Protégée au nord par les monts du Vaucluse, et au sud par la chaîne du Luberon, Céreste est à la frontière entre la Basse et la Haute Provence, sur l'ancienne via Domitia, à 370 m d’altitude[2].

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Céreste et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Céreste sont Sainte-Croix-à-Lauze, Reillanne, Montjustin, Vitrolles-en-Luberon, Peypin-d'Aigues, Saint-Martin-de-Castillon, Viens.

Géologie[modifier | modifier le code]

Lithymnates laurenti

Il y a 50 millions d'années, au début de l'éocène, les bassins d'Apt et de Céreste étaient recouverts d'un grand lac intérieur. Le climat de type tropical, avait développé une faune et une flore très riche qui se retrouve dans plaques très fines de calcaires schisteux jusqu'à oligocène. Ces nombreux fossiles correspondent à une flore riveraine (myrica, nymphaea, salix, etc.) et à des poissons, mollusques et insectes[3].

L'accès facile des sites fossilifères permettait leur pillage quasi organisé. L'action du Parc naturel régional du Luberon a permis de le faire diminuer de 95 %[4]. La commune fait aujourd'hui partie du périmètre de la Réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité à ces sites fossilifères exceptionnels.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Gorges de l'Encrême

Céreste est arrosée par plusieurs cours d'eau : en plus de l'Encrême[5], le Calavon[6] et l’Aiguebelle[7] (dont la source est sulfureuse) traversent dans la commune. Certains de leurs affluents, comme le ravin de Carluc[8] coulent également près du village.

Transports[modifier | modifier le code]

Alignements d'arbres sur l'ancienne RN 100 aux abords du village.

La commune est à l’extrémité occidentale des Alpes-de-Haute-Provence, en bordure de l’Encrême, sur la route départementale D4100 (ex route nationale 100).

La liaison de bus entre Digne et Avignon effectue un arrêt à Céreste, avec plusieurs aller-retour dans la journée[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Une station météo manuelle de Météo-France est installée à Céreste. Les autres stations météos proches de Céreste sont situées à Apt (département du Vaucluse) et Dauphin[10].

Environnement[modifier | modifier le code]

Chênes pubescents dans une doline.

La commune compte 1 612 ha de bois et forêts, soit la moitié de sa superficie[1].

Flore du versant nord du Luberon[modifier | modifier le code]

Le versant nord, plus humide et moins chaud que celui qui jouxte la Durance, a déjà une allure plus montagnarde. Il est couvert en grande partie par une chênaie pubescente[11]. Mais le chêne pubescent (ou chêne blanc, ou blaque selon le nom local) a besoin de terrains plus riches que le chêne vert du versant sud, et demande de l'ombre pendant les premières années de sa vie. Ce sont d'autres espèces qui lui préparent le terrain : amélanchier, buis, genêt, genévrier commun, pin sylvestre. Ce dernier fournit une ombre permettant à d'autres végétaux de se développer : chêne blanc, mais aussi érable de Montpellier, érable champêtre ou encore alisier blanc.

Faune du versant nord du Luberon[modifier | modifier le code]

Sur le piémont du massif, on trouve des insectes (sauterelle, mante religieuse, cigale), des arthropodes, comme le grand scolopendre et le grand scorpion jaune, tous deux très venimeux, des reptiles tels que la vipère aspic, venimeuse mais qui fuit au moindre bruit, la couleuvre à échelons, la couleuvre de Montpellier, le seps, le lézard ocellé, le plus grand lézard d'Europe, pouvant atteindre 90 cm de long[12].

De nombreux oiseaux sont spécifiques à ce versant, le merle noir, le rouge-gorge, le troglodyte (localement nommé la pétouse ou lou petouso en provençal[13]), le pinson des arbres, le geai des chênes, la mésange bleue, la mésange à longue queue, la fauvette à tête noire, l'épervier d'Europe, prédateur des précédents.

En plus de ces espèces typiques du versant nord, on retrouve nombre d'oiseaux ayant colonisé le versant sud, rapaces diurnes d'une part, comme le circaète Jean-le-Blanc, le plus grand des rapaces du Luberon, le vautour percnoptère[14], le faucon et la buse[14] (toutes espèces menacées), ou nocturnes d'autre part, comme le grand-duc[14], le moyen-duc, le petit-duc, la hulotte.

Se rencontrent aussi fréquemment des mammifères comme le sanglier, le blaireau en voie d'extinction, ainsi que le renard roux, l'écureuil, des rongeurs dont le plus petit mammifère du monde, le pachyure étrusque[12].

Article détaillé : Massif du Luberon.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Reillanne auquel appartient Céreste est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[15], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[16]. La commune de Céreste est également exposée à trois autres risques naturels[16] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[17].

La commune de Céreste est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[18]. La départementale D4100 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[19], notamment les matières premières à destination ou des produits finis en provenance des usines Arkema de Saint-Auban[20].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[18] et le Dicrim n’existe pas non plus[21].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle, pour des inondations, glissement de terrain et coulées de boue : en 1986, 1993, 1994 et 2008[16],[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1054 (Cicereste, Cederesta en 1143[23]). Bien que son étymologie ne soit pas clairement établie, elle est rapprochée de celle du Ceyreste proche de La Ciotat, aux origines prégrecques et préceltiques (Kitairesta), formé d’un terme signifiant mont[24],[25],[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Pont romain de Céreste

Les fouilles faites à la Combe Joubert ont révélé un site paléolithique de première importance. Dans un dépôt alluvial, ont été retrouvés des bifaces et des produits Levallois datés de la fin du pléistocène moyen mais qui ont une grande similitude avec l'acheuléen supérieur méditerranéen[27]. Des tombes de l’âge du bronze ont été retrouvées dans la grotte de Carluc[28].

Un vicus gallo-romaine était établi au quartier Saint-Sauveur. Il peut s’agir de Catuiaca, une des mansio de la voie domitienne[29],[30]. L’époque romaine a laissé un four de potier, un hypogée et des sarcophages à Saint-Sauveur. Un pont romain enjambait l'Aiguebelle ; l'autre, dit "romain", date en vérité du XVIIIe siècle[31]. En 1758, près de celui de l'Encrême a été découvert une borne milliaire. Le quartier Saint-Martin a lui aussi livré des vestiges romains avec des tombes à incinération et une pierre gravée ATI/IO/Porci V. F.[32]. Une villa a été découverte par prospection aérienne à La Déguine en 1982[33].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[34].

Le prieuré de Carluc est fondé au XIe siècle. Un autre prieuré, celui de Saint-Sauveur-Au-Pont sur le Calavon, appartenait aux XIIe et XIIIe siècles à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[35]. À partir de 1103, le prieuré de Notre-Dame-de-Beauvoir-et-de-Saint-Michel revient, avec les revenus attachés au prieuré, à l’abbaye Saint-Victor de Marseille[30], auquel est rattaché en 1221 l’église Notre-Dame-de-Brésis[30].

En 1113, Stephanus Scizerest (Étienne de Céreste), fut témoin à Apt et signataire de l'acte d'achat fait par Laugier d'Agoult, évêque d'Apt, des châteaux qui sommaient le rocher de Saignon et du don qu'il en fait à son Église d'Apt[36].

Bertrand du Guesclin

Au début du XIe siècle, entre 1117 et 1122, l'évêque Laugier d'Agoult transigea avec Rodolphe, l'abbé de Saint-Victor de Marseille. L'évêque donna à l'abbé les églises et prieuré de Céreste avec leurs dépendances. Il retint pour son Église un tiers des droits de sépulture et une coupe d'huile d'olive. L'abbé remit à l'évêque le quart des dîmes qu'il prélevait déjà sur Céreste et trois églises rurales en pays d'Apt[37].

Raymond de Turenne par Girolamo di Benvenuto

Du château, ayant appartenu aux Sabran et aux Brancas, subsistent les traces des murailles, parfois doubles, et quelques pans de murs du côté sud. D’autres parties du mur d’enceinte sont entières, avec une bretèche reposant sur quatre corbeaux[38].

Le fait le plus marquant de cette période fut la bataille de Céreste. Elle opposa les routiers de Bertrand Du Guesclin à l'ost de Provence commandée par le sénéchal Raymond d'Agoult qui avait à ses côtés Raymond de Turenne et son père Guillaume III Roger de Beaufort, neveu de Clément VI. Au cours de l'année 1368, alors que depuis un an Urbain V était retourné à Rome, Louis Ier d'Anjou décida de s'approprier la Provence. Il fit appel à Bertrand Du Guesclin qui passa le Rhône au cours du mois de mai, assiégea Tarascon, batailla devant Arles et remonta ensuite vers Apt. Poursuivi par les troupes du sénéchal de Provence, le Breton se replia à Céreste. Le choc entre les deux armées vit la lourde défaite des Provençaux. Cet exploit valut à Du Guesclin d'être excommunié par le pape le 1er septembre 1368[39],[40].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou (déjà cité). Le seigneur de Céreste, Louis de Sabran, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[41].

La communauté de Céreste relevait de la viguerie de Forcalquier[30].

Période moderne[modifier | modifier le code]

La tour d'Embarbe.

Au XVIe siècle, l’activité du village reprend, avec entre la transhumance à longue distance. Les moutons de Céreste partent dans la vallée supérieure du Var, en Provence orientale[42].

Jusqu'en 1648, il n'y eut pas de cure[précision nécessaire] dans le village, l'église paroissiale Saint-Michel et le prieuré de Notre-Dame de Beauvoir étant desservis par les moines de Saint-Victor de Marseille[43].

Le fief, qui avait dépendu des comtes de Forcalquier puis de Provence, passa à la famille de Brancas[23], qui obtint son érection en marquisat en 1674[44].

La tour d’Embarbe (d’Embarbo) est une ancienne tour défensive du XVIe siècle, transformée en pigeonnier[45].

Au début du XVIIIe siècle, les frères Estieu exploitaient un four à poteries[46].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[47].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, l'élevage principal était celui des porcins[48]. La vigne et les oliveraies colonisaient les collines, le blé couvrait les vallées. Et la commune était réputée pour ses truffes d'une exceptionnelle grosseur. Le village comportait plusieurs filatures à soie. Une carrière à ciel ouvert permettait d'exploiter le lignite, elle s'étendait sur 166 hectares[49]. Sur le chemin de Viens, dans une grotte, était exploité du poudingue utilisé pour faire des pierres meulières[50]. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[51].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 35 habitants de Céreste sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[52].

Monument aux morts de Céreste.

Comme de nombreuses communes du département, Céreste se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[53]. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[54]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[55].

René Char au cours de la Seconde Guerre mondiale rejoignit la Résistance et devint le chef du réseau installé sur la commune. Il dut prendre une décision dramatique, laisser fusiller son camarade Roger Bérard pour que Céreste ne subisse pas la répression des SS. Il narre dans les Feuillets d'Hypnos : « Nous étions sur les collines dominant Céreste, des armes à faire craquer les buissons et au moins égaux en nombre aux SS. Je n'ai pas donné le signal parce que le village devait être épargné à tout prix »[56]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Céreste

Blasonnement :
« D'or à une croix vidée, cléchée et pommetée de gueules. »[57]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Céreste.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Albert Christol[58]    
         
1965[réf. nécessaire] juin 1995 Adolphe André[59] UDF Médecin, conseiller général
juin 1995[60] en cours
(au 17 avril 2014)
Gérard Baumel[61],[62] UMP[63],[64] Pharmacien
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Céreste en 2009[65]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 15,50 % 30,30 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 27,00 % 8,94 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 28,00 % 31,69 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 20,00 %* 6,37 % 10,80 % 3,84 %

Peyruis#Liste_des_maires La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Céreste.
Localisation de la ville
Céreste

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Céreste fait partie de la communauté de communes du Pays d'Apt.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Céreste comptait 1267 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Céreste). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
29 feux 1 003 1 051 972 1 061 1 082 1 147 1 183 1 141 1 153
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 138 1 198 1 272 1 306 1 250 1 152 1 173 1 124 1 052 1 045
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
926 884 820 770 773 708 630 630 558 632
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2011 - -
757 832 862 950 1 036 1 181 1 220 1 267 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[23], Ehess[67], Insee à partir de 1968[68],[69],[70],[71].)


L’histoire démographique de Céreste, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période est très courte à Céreste (1861-1872). L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1930, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1866, plus tardivement que la plupart des autres communes du département[72]. Le mouvement de recul se poursuit jusqu’aux années 1950, avant de s’inverser, permettant à la population de retrouver son niveau de l’optimum du XIXe siècle.

Histogramme de l'évolution démographique

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Groupe scolaire.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[73]. Les élèves sont ensuite dirigés vers le collège puis le lycée Charles-de-Gaulle à Apt (également appelée Cité scolaire d'Apt)[74].

Sports[modifier | modifier le code]

Sur la commune on trouve un court de tennis, un centre équestre, une piscine municipale, un club de foot jumelé avec Reillanne, un mini-golf et un boulodrome.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche est celui d'Apt.

Service public[modifier | modifier le code]

Il y a La Poste et une gendarmerie.

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 472 personnes, dont 84 chômeurs[75] (91 fin 2011[76]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (69 %)[77] et travaillent majoritairement hors de la commune (57 %)[77]. L’essentiel des établissements de la commune se trouvent dans le secteur tertiaire (62 % et 80 % de l’emploi salarié en 2010)[78].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 27 établissements agricoles actifs au sens de l’Insee (non-professionnels) et deux emplois salariés[78].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 16 en 2010. Il était de 18 en 2000[79], de 33 en 1988[80]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les grandes cultures, l’élevage ovin, des exploitations pratiquant la polyculture subsistent encore[79]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 724 ha à 1 364 ha[80]. La SAU a chuté lors de la dernière décennie, à 576 ha[79].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. La terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres[81].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 32 établissements, employant 22 salariés[78].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 76 établissements (avec 56 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 22 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 43 personnes[78].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[82], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[83]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil[92] : au nombre de 288, elles représentent un tiers des logements. Cinq résidences secondaires possèdent plus d’un logement[93],[86].

À Céreste, le tourisme a plusieurs aspect : un côté historique et culturel, qui s'appuie sur un patrimoine riche (village médiéval, prieuré de Carluc) et sur les activités festives proposées tout au long de l'année ; le tourisme détente ; le tourisme vert, grâce aux nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif du Luberon et ses environs.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Michel

La paroisse est rattachée à un groupe inter-paroissial qui comprend Aubenas-les-Alpes, Céreste, Dauphin, Lincel, Mane, Montfuron, Montjustin, Oppedette, Reillanne, Sainte-Croix-à-Lauze, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Saint-Michel-l'Observatoire, Vachères et Villemus. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[94].

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes du Pays d'Apt.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les remparts ont conservé la porte renaissance (XVe siècle[95]).

Plusieurs maisons du village ont des façades remontant aux XVIe (Le Cours, avec fenêtres à meneau et une petite sculpture antropomorphe sous le larmier[96]) et XVIIe (une rue des Réfractaires, de 1664 ; rue Imbert, maison à attique et fenêtres arrondies ; cours Aristide-Briand, une maison du XVIIe siècle et plusieurs du XVIIIe siècle[97]).

Une maison médiévale (du XIIIe siècle) est classée monument historique[98]. L’’ancienne maison de la prévôté possède deux cheminées ornées de gypseries[99].

Églises et chapelles[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-Michel est construite au XVIIIe siècle, avec deux travées du bas-côté sud plus anciennes (fin XVe siècle)[100]. Jean-Christophe Labadie date l’église d’avant le XVIIe siècle, et fait remonter les travaux d’agrandissement aux XVIIe et XVIIIe siècles[101]. Elle possède une statue de Saint Michel terrassant le dragon, de 130 cm de haut, en bois polychrome et doré. Saint Michel est vêtu en centurion romain[102]. Le clocher est surmonté d’un campanile provençal en fer.

La chapelle Saint-Georges est située dans une pinède, près du Calavon, 1 km à l’ouest de Céreste[30]. La chapelle Notre-Dame-de-Pitié est construite au XVe siècle. Une chapelle romane se trouve dans le centre.

À 3 km du village, se trouve le prieuré de Carluc, dont la chapelle est en partie classée monument historique, en partie inscrite[103]. Ce prieuré dépendait de l’abbaye de Montmajour. Autour du prieuré, se trouve une nécropole médiévale, en partie rupestre et souterraine (une galerie la reliant à la chapelle)[104].

Ponts[modifier | modifier le code]

Le pont romain, à l’est du village, permettait à la voie domitienne de franchir l’Aiguebelle (affluent de l’Encrême, lui-même affluent du Calavon). Il est arasé à la fin XIXe, lors des travaux sur la RN 100. Il était large de 6,5 m et long de 36 m, avec deux arches de 6 m. Il possède deux particularités : la semelle de fondation en grand appareil, une des rares semelles filantes romaines subsistantes (148 m²) ; et c’est un des rares ponts anciens à deux arches (et même à un nombre pair d’arches). Construit à la fin du Ier siècle avant J.-C., il n’en reste que la pile centrale et les rampes d’accès à murs parementés[105].

Le pont de la Baou sur l’Encrême, dit « romain » : construit sur la route de Carluc et Reillanne, son tablier mesure 19 m de long par 3,95 m de large, soutenu par une arche surbaissée de 10,5 m de portée, et de 4,5 m de hauteur sous clef. La chaussée a 3,15 m de large. En fait de pont romain, il est construit en 1740 (d’après les archives), mais classé monument historique comme pont romain en 1862[106],[107]. Il est établi sur le gué antique de l’Encrême. À proximité devait se trouver le prieuré de Saint-Vincent-du-Pont[30].

Le pont du Calavon : long de 60 m et large de 5,1 m à l’origine (XVIIIe siècle), il repose sur trois arches surbaissées égales, de 12,45 m de portée. Il est doté d'avant et d'arrière-becs triangulaires, à chaperons prismatiques. Les corbeaux saillants qui ont été réservés lors de la taille des pierres pour servir de support au cintre subsistent. Le tablier du pont a été élargi au XXe en surplomb[108].

Habitat traditionnel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Habitat traditionnel provençal.

Les différentes formes d’habitat traditionnel provençal sont représentées dans la commune : maisons en hauteur au village, où hommes et bêtes vivaient sous le même toit, mais aussi des maisons isolées dans les collines. Au XIXe siècle se sont ajoutées hors du village des maisons à terre. Toutes ces constructions sont pensées pour les besoins agricoles : terrasse pour sécher les fruits, grenier pour serrer le foin et le grain.

Les pigeonniers de particuliers sont souvent construits au XIXe siècle, et se signalent par des plaques vernissées en façade, protégeant les oiseaux des rongeurs. L'approvisionnement en eau des différentes constructions était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture.

Les cabanons fournissent un habitat aménagé près de champs ou de vignes éloignées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin. Arts et traditions populaires, Éd. Aubanel, 1992, (ISBN 2700600614)
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Notes[modifier | modifier le code]

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  101. Jean-Christophe Labadie, Des Anges, Musée départemental d’art religieux, catalogue de l’exposition à la cathédrale Saint-Jérôme (5 juillet-30 septembre 2013), 2013, (ISBN 978-2-86004014-3), p. 30.
  102. Jean-Christophe Labadie, Des Anges, Musée départemental d’art religieux, catalogue de l’exposition à la cathédrale Saint-Jérôme (5 juillet-30 septembre 2013), 2013, (ISBN 978-2-86004014-3), p. 13.
  103. Arrêtés du 19 mars 1982, « Prieuré de Carluc », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008.
  104. Raymond Collier, op. cit., p. 45-46.
  105. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier, 2006, p. 65.
  106. Liste de 1862, « Pont romain sur le ravin de l'Encreme », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008.
  107. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier, 2006, p. 66.
  108. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p. 67.
  109. cité par Paul Ackermann, Dictionnaire biographique universel et pittoresque, Paris, t. 1, Aimé André éditeur, 1834, p. 150
  110. Il est également cité dans l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers
  111. cité par Fortuné Guyot de Fère, Statistique des gens de lettres et des savans, Paris, Bureau de la Statistique, 1837, p. 351