Observatoire de Haute-Provence

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Observatoire de Haute-Provence

Description de cette image, également commentée ci-après

Télescope de 193 cm de l'Observatoire de Haute-Provence

Caractéristiques
Organisation CNRS,INSU
Lieu Près de Saint-Michel-l'Observatoire (Alpes-de-Haute-Provence), France
Coordonnées 43° 55′ 51″ N 5° 42′ 48″ E / 43.93083, 5.71333 ()43° 55′ 51″ N 5° 42′ 48″ E / 43.93083, 5.71333 ()
Altitude 650 m
Création 1932, mise en service du Télescope 1,93 m: 1958
Site Site officiel
Télescopes
T193 Réflecteur de 1,93 m
T152 Réflecteur de 1,52 m
T120 Réflecteur de 1.20 m
T80 Réflecteur de 0.80 m

L'Observatoire de Haute-Provence est un observatoire astronomique situé à Saint-Michel-l'Observatoire, dans les Alpes-de-Haute-Provence (France).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'implantation de l'observatoire s'explique par la pureté de l'atmosphère du pays de Forcalquier. Si la qualité des images de l'observatoire de Haute-Provence n'est pas excellente, le nombre de nuits utilisables pour la photométrie s'avère exceptionnel.

À la suite de la création du Centre national de la recherche scientifique par le gouvernement du Front populaire, la décision de construire un tel observatoire fut prise durant l'été 1936 et le choix du site fut décidé le par un comité scientifique (dirigé par Jean Perrin). Les travaux débutèrent en 1937 près du village de Saint-Michel mais le début de la Seconde Guerre mondiale a ralenti considérablement l'avancement du projet. Les ouvriers locaux construisirent un mur bas à travers la colline, sans réelle fonction (autre que celle d'empêcher les sangliers d'entrer sur le site), le but de cette manœuvre était de les préserver du STO pour qu'ils restent dans leur village pendant la durée de la guerre.

Le premier télescope sur les lieux est le 80 cm (diamètre du miroir primaire) déjà sur place en 1932 pour tester le site. Il est installé sur l'observatoire officiel en 1945. Sa particularité est son absence de système de pointage assisté par informatique et il doit être positionné manuellement y compris pour les grandes amplitudes de mouvements ce qui l'apparente au maniement d'une bôme ; pour ces raisons, il est souvent destiné aux étudiants faisant un stage d'astronomie sur le site l'été ou remplaçant les techniciens de coupole prenant leurs congés.

Ce n'est qu'en 1958 qu'est entré en service le premier grand télescope, celui de 1,93 m, précédant celui de 1,52 m en 1967.

L'observatoire resta longtemps le plus important d'Europe. La situation a depuis bien évolué et les plus importants observatoires astronomiques se sont installés à haute altitude et notamment dans les environs de la Cordillère des Andes. La plus haute altitude permet d'obtenir une turbulence atmosphérique plus faible (le seeing), offrant des images plus nettes. Le plus faible diamètre (relatif) des instruments de l'observatoire permet cependant d'étudier les objets en spectroscopie et en photométrie. Les observations sont possibles pendant un nombre très important de nuits tout au long de l'année, la présence du mistral nettoyant le ciel nocturne très rapidement.

C'est à l'observatoire de Haute-Provence que la première planète extrasolaire (ou exoplanète) autour d'une étoile de séquence principale fut découverte en 1995 par Michel Mayor et Didier Queloz avec le spectrographe ELODIE du télescope de 1,93 m. Depuis 2006, l'instrument SOPHIE (spectromètre de haute précision) a pris la relève ; c'est cet instrument qui assure le suivi des observations faites par COROT. Cet instrument a permis la confirmation de l'existence de la planète Kepler-88b, autour de l'étoile Kepler-88, en décembre 2013[1].

Activités de recherches annexes[modifier | modifier le code]

L’Observatoire de Haute Provence possède aussi une station importante d'étude de l'atmosphère à l'aide d'instruments LIDAR, de spectromètre ou de ballons stratosphériques. Plusieurs réseaux internationaux de mesure des paramètres de l'atmosphère y sont représentés comme le NDACC(Network for the Detection of Atmospheric Composition Changes), PHOTON/AERONET (surveillance des aérosols) ou PAES (Pollution à l'échelle synoptique).

Depuis 2009, le CNRS (départements INEE et INSU) a financé l'installation d'une plateforme d'étude du chêne pubescent (Quercus Pubescens), l'Oak Observatory at OHP (O3HP).

Ainsi, au fil des ans, l'observatoire est devenu un site d'observation pour les Sciences de la Planète et de l'Univers.

L'observatoire de Haute-Provence est une unité de service et de recherche du CNRS (INSU) qui est fédéré avec le Laboratoire d'Astronomie de Marseille (LAM) au sein de l'Observatoire Astronomique de Marseille-Provence depuis le 1er janvier 2000. Il est aussi conventionné avec l'Institut Pierre Simon Laplace pour les recherches en physique de l'atmosphère, et fait partie de la fédération de recherches ECCOREV (Écologie Risque et Environnement) pour la partie environnementale.

Centre d'astronomie associé[modifier | modifier le code]

La construction d'un planétarium au centre d'astronomie, à proximité de l'Observatoire débute en 2009 et est achevé l'année suivante. Celui-ci devrait compter 80 places pour dix mètres de diamètre[2].

Il est un des lieux les plus visités de la région de Forcalquier. En été, des expositions grand public y sont présentées.

Direction[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Dufay, L’Observatoire de Haute Provence,CNRS, 1946
  • Jean-Marie Homet, l'Observatoire de Haute Provence, Edisud, 1995

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume Hébrard, « Des astronomes européens confirment la présence d'une exoplanète invisible », Institut d'astrophysique de Paris, consulté le 21 décembre 2013.
  2. « Un planétarium en 2010 à Saint-Michel-l'Observatoire », La Provence, 12 avril 2008.