Charles III de Naples

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Charles III de Naples.
Enluminure hongroise de 1488.

Charles de Durazzo ou Charles, duc de Duras, dit le Petit, né en 1345, mort empoisonné à Visegrád le 24 février 1386, roi de Jérusalem, roi de Sicile de 1381 à 1386 (sous le nom de Charles III) roi de Dalmatie, de Croatie, de Rascie, de Serbie, de Galicie, de Lodomérie, de Cumanie, de Bulgarie et roi de Hongrie de 1385 à 1386 (sous le nom de Charles II),comte de Provence, de Forcalquier et de Piémont fils de Louis d'Anjou-Durazzo, comte de Gravina, et de Marguerite de San-Severino.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles de Durazzo est élevé à la cour du roi Louis Ier de Hongrie, dans l'amour de la guerre et la haine de sa tante Jeanne Ire de Naples, qui avait par ailleurs fait exécuter le père de Charles, qu'elle accusait de conspiration.

En 1379, il part à la tête d'une armée de dix mille hommes combattre Venise. À l'automne 1380, l'adoption de Louis d'Anjou par la reine Jeanne met toute la Provence en émoi. La Provence était coupée en deux : d'un côté les partisans de Louis d'Anjou conduits par les villes de Marseille et d'Arles, de l'autre ceux de Charles Duras regroupés autour des villes d'Aix, Nice et Tarascon. De 1382 à 1387, pendant ces troubles appelés guerre de l'Union d'Aix, la confusion est à son comble et ne s'arrêtera en Provence qu'à la mort du prince en 1386.

Entre-temps, en Italie, le pape Urbain VI, désirant détrôner sa tante, Jeanne Ire de Naples, l'incite à négocier la paix avec Venise et à marcher sur Naples (1381). Il conquit rapidement le royaume et Jeanne Ire s'enfuit. Otton de Brunswick, le quatrième mari de Jeanne, tenta de le combattre, mais son armée l'abandonne et il est fait prisonnier. Jeanne se livre alors à Charles, mais celui-ci, voulant venger les meurtres d'André de Hongrie et de Louis de Gravina, la fait étouffer.

Louis Ier d'Anjou que Jeanne avait adopté et à qui cette princesse avait cédé ses droits, tente de faire valoir ses droits sur Naples. Charles garnit ses places, évita le combat et laisse l'armée ennemie s'épuiser par les fatigues et le climat, et Louis renonce en 1384. Il finit par avoir lui aussi des démêlés avec le pape qui, l'ayant placé sur le trône, prétendait le dominer.

Pendant ce temps, Louis Ier de Hongrie est mort en 1382 et Charles, qui se considére comme son héritier parce que le roi Louis Ier ne laisse que des filles, revendique le trône de Hongrie. Marie Ire, la fille ainée de Louis, est élue par la Diète, mais Charles se rend en Hongrie pour s'y faire proclamer roi en 1385. Marie Ire abdique en sa faveur et il est couronné le 31 décembre 1385. Mais au moment où il pense avoir triomphé de tous les obstacles, la jeune reine et sa mère, Élisabeth de Bosnie, composent, le laissent croire qu'elles l'admettent comme roi et, plus tard, au cours d'une fête où Charles est invité, elles l'arrêtent et massacrent son entourage le 7 février 1386. Charles, blessé, est jeté en prison à Visegrád où il ne tarde pas à mourir[1]. Son fils Ladislas lui succède sur le trône de Naples et un parti cherche à l'imposer comme roi en Hongrie.

Union et postéréité[modifier | modifier le code]

Il épousa en Marguerite de Durazzo (1347 - † 1412), fille de Charles d'Anjou, duc de Durazzo, et de Marie de Calabre, sœur de Jeanne Ire de Naples, et eut :


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Jeanne Ire
Otton de Brunswick
Armoiries André Hongrie.svg
roi de Sicile (péninsulaire)
(roi de Naples)
Ladislas Ier
Louis Ier
roi de Hongrie
Marie Ire et
Sigismond
de Luxembourg

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pál Engel, Gyula Kristó et András Kubinyi Histoire de la Hongrie Médiévale, Tome II « Des Angevins aux Habsbourgs » P.U.R Rennes (2008) (ISBN 978-2-7535-0094-5) p. 116


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pál Engel, Gyula Kristó et András Kubinyi Histoire de la Hongrie Médiévale, Tome II « Des Angevins aux Habsbourgs » P.U.R Rennes (2008) ( (ISBN 978-2-7535-0094-5)).

Sources[modifier | modifier le code]