Col de Larche

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Col de Larche
Image illustrative de l'article Col de Larche
Le col de Larche
Altitude 1 991[1] m / 1 995[2] m
Massif Ubaye-Orrenaye (nord-est) / Mercantour-Argentera (sud-ouest)
Coordonnées 44° 25′ 18″ N 6° 53′ 55″ E / 44.4218, 6.8985 ()44° 25′ 18″ Nord 6° 53′ 55″ Est / 44.4218, 6.8985 ()
Pays Drapeau de la France France Drapeau de l'Italie Italie
Vallée Vallée de l'Ubaye
(nord-ouest)
Vallée de la Stura di Demonte
(sud-est)
Ascension depuis Saint-Paul-
sur-Ubaye
Pietraporzio
Déclivité moy. 4,2 % 4,4 %
Déclivité max. 8 % 8 %
Kilométrage 16,1 km 18 km
Accès route route
Fermeture hivernale non

Géolocalisation sur la carte : Piémont

(Voir situation sur carte : Piémont)
Col de Larche

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

(Voir situation sur carte : Alpes-de-Haute-Provence)
Col de Larche

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Col de Larche

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col de Larche

Le col de Larche (en italien : Colle della Maddalena) est un col des Alpes du Sud, à la frontière entre la France et l'Italie. Il fait communiquer le vallon de Larche (une ramification de la vallée de l'Ubaye, dans les Alpes-de-Haute-Provence) avec la vallée de la Stura di Demonte, en Italie. Il se situe à 1 991 mètres d'altitude, entre le massif de l'Ubaye (Chambeyron) et le massif du Mercantour, et est ouvert toute l'année.

Le lac de la Madeleine

Au point culminant du col (côté Italie) se trouve une baraque à alcool, ouverte l'été et vendant alcools divers, brioches italiennes (panettone), cartes postales.

Quelques centaines de mètres plus loin du côté italien se trouve le lac de la Madeleine.

Également à proximité du sommet se trouve une stèle à la gloire de Fausto Coppi qui rend hommage à sa victoire en solitaire lors d'une étape du Giro 1950 passant en ces lieux.

Fermeture hivernale[modifier | modifier le code]

Le col de Larche est habituellement maintenu ouvert tout l'hiver, même si des chutes de neige peuvent exceptionnellement provoquer sa fermeture pour des périodes variables (par exemple, trois semaines de décembre 2013 à janvier 2014[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le col de Larche avait une position stratégique, du fait de son altitude plus faible que les autres cols alpins, et qu'il permet d'atteindre facilement le col de Vars. Il était donc une voie d'invasion naturelle entre la France et l'Italie. Il fait partie des cols qui auraient pu être utilisés en 218 av. J.-C. pour le passage des Alpes par Hannibal.

Au VIe siècle, il est plusieurs fois emprunté par les Saxons et les Lombards lors de leurs invasions du sud-est de la Gaule (entre 569 et 575)[4].

En 1515, l'avant-garde de l'armée de François Ier, commandée par le maréchal de La Palisse passa le col pour aller vers ses conquêtes italiennes. Les Suisses, alliés du duc de Milan et ennemis des Français, gardaient les débouchés des deux seules bonnes routes qui existaient alors au travers des Alpes, celle du Mont-Cenis et celle de Montgenèvre. On trouva plus au sud, au col de l'Argentière (ou col de Larche) un sentier à peine praticable par des chevriers. Trois mille sapeurs y ouvrirent à la fin juillet 1515 un chemin carrossable, où, du 4 au , en cinq jours, passèrent environ 30 000 fantassins, 9 000 cavaliers, 72 gros canons et 300 pièces de petits calibres. La stupeur fut telle chez les ennemis qu'un de leurs chefs Prospero Colonna, surpris et enlevé par le maréchal Jacques II de Chabannes de La Palice et ses coureurs, demanda si les Français « n'avaient volé par dessus les montagnes ». À la nouvelle de l'arrivée surprise des Français, les Suisses avaient reculé en toute hâte sur Milan. La rencontre eut lieu à Marignan.

L’entrée de l’ouvrage de Saint-Ours Haut, surveillant la route du col de Larche, typique des gros ouvrages des Alpes

Durant la guerre de Succession d'Autriche et la Révolution, l'armée française installa des dispositifs de défense à Tournoux, carrefour de la route entre la vallée de l'Ubaye, le col de Vars et le col de Larche, pour bloquer les armées autrichiennes et piémontaises.

Du 21 au 26 juin 1793, le col de Larche est attaqué par les Piémontais, puis repris par le général Rossi[5].

Au XIXe siècle fut réalisé le fort de Tournoux, accroché tel un nid d'aigle à la falaise, pour bloquer une éventuelle armée italienne arrivant depuis le col. Au XXe siècle, des fortifications bétonnées (dépendantes de la ligne Maginot des Alpes) furent ajoutées dans le même but, à Saint-Ours, dans le vallon de Larche.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le col de Larche abrite une des dernières poches de résistance de l'armée allemande, bien après la libération de la Provence, jusqu'au printemps 1945. Du 22 au 25 avril 1945, le 5e régiment de dragons (de la 27e DI) en fait la reconquête pour la France[6]. Face à lui, se trouvent un bataillon de la division italienne Littorio, trois compagnies du 34e bataillon de fusiliers allemand (Füsilier-Bataillon de la 34e division d’infanterie), et de l’artillerie. Après une préparation d’artillerie le 22 avril, les dragons français attaquent le 23 et reprennent le village de Larche. Mais le 24, l’artillerie française est envoyée soutenir l’opération Pingouin qui attaque le col de la Lombarde et les combats cessent. Le col de Larche est évacué par les troupes germano-italiennes dans la nuit du 25 au 26 avril[7]. L’armée française a eu une quinzaine de morts, les Allemands et les Italiens perdant 30 morts et 184 prisonniers[8].

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  1. Selon l’IGN
  2. Selon l’IGM
  3. Julie Rey, « Le col est à nouveau ouvert après trois semaines », La Provence, 16 janvier 2014, consulté le 17 janvier 2014.
  4. Guy Barruol, « Rigomagus et la vallée de Barcelonnette », Provence historique, 1964, tome 14, Actes du 1er congrès historique Provence-Ligurie, Vintimille- Bordighera, 2-5 octobre 1964, p. 51.
  5. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 17
  6. Musée de la Résistance et de la déportation, Alpes en guerre, Grenoble : Musée de la Résistance et de la déportation, 2003. Catalogue de l’exposition éponyme. (ISBN 2-905375-57-4)/(ISBN 2-905375-29-9), p. 15
  7. Alberto Turinetti di Priero, Le « "front alpin" : 1944-1945 », Alpes en guerre, op. cit., p. 67
  8. Jean-Louis Panicacci, « Alpes et Alpins en guerre », dans Alpes en guerre, p. 54