Groupe Casino

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Groupe Casino
logo de Groupe Casino
Logo de Groupe Casino

Création 1898
Dates clés 1992 : fusion entre Rallye et Casino
Fondateurs Geoffroy Guichard
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration
Action Euronext : CO
Slogan « Nourrir un monde de diversité »
Siège social 1, Cours Antoine Guichard, Saint-Étienne
Drapeau de France France
Direction Jean-Charles Naouri
Actionnaires Groupe Rallye (51,3 %),
Investisseurs individuels (46,2 %),
Auto-contrôle (1,5 %),
PEE salariés (1 %)
Activité Grande distribution
Filiales France : Géant Casino, Casino Supermarchés, Hyper Casino, Le Petit Casino, Casino Shop, Monoprix, Naturalia, Franprix, Leader Price, Spar ; Vival, Cdiscount, Sherpa, Easydis

Brésil (GPA) : Pão de Açúcar, Assaí Atacadista, Extra

Colombie (Groupe Éxito) : Carulla, Super Inter, SurtiMax, Éxito
Argentine : Libertad

Uruguay : Devoto, Disco

Océan Indien (Vindémia) : Jumbo score, Score, Supercash

Effectif 226 606 salariés dans le monde dont 75 449 en France (2017)
Site web www.groupe-casino.fr

Capitalisation 4,025 G (2017)
Fonds propres en diminution 13 057 G (2017)[1]
Dette en augmentation 4,126 G (2017)
Chiffre d’affaires en augmentation 37,8 G (2017)
+ 4,9 % vs 2016
Résultat net en augmentation 372 M (2017)[2]
+ 9 % vs 2016

Le groupe Casino ou Casino Guichard-Perrachon est un groupe français du secteur de la grande distribution. Il est fondé le 2 août 1898 par Geoffroy Guichard sous la raison sociale Guichard-Perrachon & Cie[3].

Le groupe Casino est à l’origine de plusieurs innovations telles que la première marque de distributeur en 1901[4], le premier magasin en libre-service en 1948[5] ou encore l’indication de la date limite de vente sur des produits de consommation dès 1959[6].

Acteur historique de la grande distribution en France, le groupe s’est développé à l’international à la fin des années 1990. Il a notamment racheté GPA et Grupo Éxito en 1999[7],[8], entreprises majeures de la distribution au Brésil et en Colombie.

Le groupe Casino est présent sur l’ensemble des formats du commerce alimentaire et non-alimentaire : les hypermarchés, les supermarchés, les magasins de proximité, le discount et le libre-service de gros. Hormis les différentes enseignes du même nom (comme Géant Casino ou Casino Supermarchés), le groupe Casino exploite d’autres marques comme Monoprix, Franprix, Leader Price, Cdiscount, Vival, Spar, Sherpa ou Cdiscount.

Le groupe Casino, aujourd’hui dirigé par Jean-Charles Naouri[9], est coté à la Bourse de Paris et a pour actionnaire majoritaire la société Rallye. Il a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 37,8 Mds€[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

La genèse de Casino (1892 – 1898)[modifier | modifier le code]

Le premier magasin à Saint-Etienne, 1898

Geoffroy Guichard naît le 27 juillet 1867 à Feurs, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses parents sont les exploitants d’un fonds de commerce d’épicerie de détail à Saint-Étienne. En 1889, il se marie avec Antonia Perrachon et s’associe avec Paul Perrachon, son cousin par alliance, qui dirige depuis une dizaine d’années un magasin stéphanois. Geoffroy Guichard devient l’unique propriétaire du commerce en 1892[11]. Celui-ci, situé rue des Jardins, est à l’origine le Casino Lyrique de Saint-Étienne. Fermé dans les années 1850[12], le Casino Lyrique a été transformé en épicerie de détail dans les années 1860. Geoffroy Guichard développe l’épicerie pour la transformer en magasin d'alimentation généraliste, sur le modèle de Felix Potin. En avril 1898, face au succès du concept, Geoffroy Guichard installe la première succursale à Veauche, dans la Loire[13].


Les débuts de l’entreprise Casino (1898 – 1904)[modifier | modifier le code]

Une succursale d'alimentation de l'entreprise Casino, en 1900.

Le 2 août 1898, Geoffroy Guichard fonde avec son beau-père la Société des Magasins du Casino et Établissements économiques d’alimentation, sous la raison sociale Guichard-Perrachon & Cie. En tout, 77 personnes souscrivent au capital de la nouvelle société. Les époux Guichard détiennent 35% du capital de cette société en commandite par actions. Dès 1898, des entrepôts et usines sont construits à Saint-Étienne. Touchés par un incendie en août 1900, ils sont reconstruits pour atteindre une superficie de 16 000 m². Dans les usines, Casino fabrique alors du pain, de l’huile ou du chocolat, torréfie du café, distille et fabrique des liqueurs maison. Une importante activité de commerce de vins est également développée. Près de 40 succursales sont ouvertes en juillet 1899. En septembre 1904, la 100e succursale est ouverte à Lamastre en Ardèche et en juillet 1905, la 21e concession[14].

Le développement de l’action sociale (1904 – 1923)[modifier | modifier le code]

Durant le premier quart du XXe siècle, l’entreprise développe un plan d’actions sociales à destination de ses employés, avec en 1904, le lancement d’une caisse de prévoyance et d’assurance décès, la création d’un service médical et pharmaceutique en 1905, les primes aux familles nombreuses et à la naissance en 1910 ou encore les allocations familiales et la participation aux résultats pour les employés à partir de 1916[15]. En 1912, Casino crée la section sportive de l’Amicale des employés de la Société des magasins Casino, une organisation sportive pour accompagner sa politique de corporatisme sportif.[16] L’Amicale ouvre sa section football en juillet 1919 en complément d'autres disciplines telles que l'athlétisme ou le basket-ball. Plus communément appelée AS Casino, l’Amicale deviendra l’Association Sportive Stéphanoise en 1927 puis l’Association Sportive de Saint-Étienne en 1933. En 1923, Casino met en place, à l’occasion de son 25e anniversaire, la Caisse de Retraites qui assure la sécurité des employés quittant l’entreprise. L’action Casino est cotée en bourse dès 1910.

Le développement industriel après la Première Guerre Mondiale (1920 – 1940)[modifier | modifier le code]

En 1923, le groupe Casino rachète le réseau de points de vente Epargne.

Dès 1920, Casino reprend son expansion en créant des usines et des entrepôts. L’entreprise compte en 1929 près de 1000 succursales et plus de 500 concessions. Casino est alors présent sur 28 départements. En 1923, Geoffroy Guichard devient administrateur de L’Épargne de Toulouse, qui exerce une activité similaire à celle de Casino avec environ 300 succursales implantées dans le Sud-Ouest de la France. Geoffroy Guichard prend définitivement le contrôle de la société en 1925[17]. Geoffroy Guichard annonce à l’occasion de l’assemblée générale d’octobre 1929 qu’il quitte l’entreprise pour la céder à ses enfants[15]. Casino compte alors près de 2000 employés. Après le décès de Geoffroy Guichard en mai 1940, Mario Guichard préside le conseil de gérance. Il est entouré de ses frères Jean, Georges, Paul et Pierre Guichard, et de son beau-frère François Kemlin.

Casino pendant la Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

En juin 1941, François Kemlin constitue un réseau d’activités clandestines. Il bénéficie d’importants moyens matériels mis à disposition par l’entreprise. Ces actions vont de la confection de colis et de lettres à l’établissement de dossiers permettant l’évasion de prisonniers de guerre[18]. Les bombardements pendant la guerre vont endommager plusieurs usines, entrepôts et succursales. Certains sont contraints de fermer.

Les grandes innovations (1940 – 1950)[modifier | modifier le code]

En 1947, Pierre Guichard effectue un voyage en Amérique du Nord pour observer les nouvelles tendances. Il y découvre le concept de magasin en libre-service. Un an plus tard, Casino ouvre la première succursale en libre-service à Saint-Étienne[19]. En dix ans, 500 succursales adoptent ce nouveau principe de vente. En 1950, une des premières chaînes du froid est mise en place dans la distribution[20]. Là encore, il s’agit d’une innovation observée aux États-Unis. Les entrepôts sont peu à peu équipés de chambres froides et les magasins de meubles réfrigérés. En 1959, Casino est le premier distributeur à proposer une date limite de vente sur ses produits[21]. Le principe sera rendu obligatoire en décembre 1984 avec la date limite de consommation. Déjà en 1928, le groupe avait mis en place les "quantièmes" sur les emballages de ses produits, permettant d’en garantir la qualité.

Le développement de nouveaux formats (1950 – 1990)[modifier | modifier le code]

Dès 1952, le groupe Casino met en place une véritable chaîne du froid.
Ouverture du premier supermarché Casino de 700m² Boulevard Joseph Vallier à Grenoble le 18 mai 1960.

En 1957, Casino ouvre son premier supermarché à Nice, sous l’enseigne Nica[22]. Le magasin, totalement en libre-service, propose aussi bien de l’alimentaire que du non-alimentaire. Le premier supermarché sous enseigne Casino ouvre en mai 1960 à Grenoble[20]. Quelques mois après, quatre nouvelles grandes surfaces ouvrent à Nice, Saint-Étienne, Firminy et Lyon. Les deux premiers supermarchés de Paris ouvrent en 1970 à Saint-Denis et Bagneux[23]. En mars 1970, le premier hypermarché Géant Casino ouvre ses portes à Marseille[23]. Il s’agit alors du plus grand magasin de France avec une superficie de 16000 m². La galerie commerciale regroupe 41 commerces indépendants et une cafétéria Casino. La société SOMABRI (SOciété des Magasins de BRIcolage) est créée en 1978 pour permettre au groupe Casino d’être présent sur le marché du bricolage. Elle ouvre ses deux premiers magasins en 1978 à Toulouse Fenouillet et à Clermont le Brézet. Casino cède sa participation majoritaire à Castorama en octobre 1989[24],[25].

L’internationalisation du groupe Casino (1976 – 1999)[modifier | modifier le code]

En 1976, l'internationalisation du groupe Casino démarre aux États-Unis avec la création de Casino USA pour exploiter des cafétérias françaises aux États-Unis. Des restaurants sont ouverts à Phoenix en Arizona puis à Beverly Hills, Santa Monica, Westwood Village, Costa Mesa et Seattle en Californie. Plusieurs commerces de proximité ouvrent également leurs portes sous l’enseigne Le Petit Casino. Le groupe achète la chaîne de magasins Thriftymart Inc[26] qui devient Smart & Final Iris. L’entreprise possède alors 90 points de vente en libre-service, implantés surtout en Californie. L’internationalisation du groupe Casino va s’accélérer à la fin des années 1990 avec son développement en Amérique du Sud. En mars 1996, le groupe Casino signe un accord de partenariat avec Dairy Farm International, l’un des plus grands groupes de supermarchés en Asie[27]. Une société commune est constituée pour le développement d’hypermarchés dans le Sud-Est asiatique et notamment à Taïwan où un premier hypermarché ouvre en 1998. En 1999, le groupe Casino entre au capital des groupes de distribution GPA et Grupo Éxito au Brésil et en Colombie[28],[29].

Fusion entre le groupe Casino et le groupe Rallye (1985 – 1991)[modifier | modifier le code]

En avril 1985, le groupe Casino acquiert la société Cedis de Besançon qui permet à l’entreprise de se développer à l’Est de la France[30]. En avril 1990, Casino rachète à la Compagnie Française d’Afrique Occidentale la société La Ruche Méridionale d’Agen et la SODIM et renforce ainsi son implantation dans le Sud de la France[31]. En octobre 1992, le groupe Casino, alors dirigé par Antoine Guichard (petit-fils de Geoffroy Guichard), fusionne avec le groupe Rallye détenu par Jean-Charles Naouri[32]. Rallye apporte à Casino l’ensemble de son activité de distribution et de restauration. Le groupe est désormais présent sur une grande partie du territoire français. A l’issue de cette opération, Rallye détient 29% du capital total du groupe Casino. Antoine Guichard, dernier dirigeant familial du groupe Casino, conserve alors la présidence de l’entreprise. La société Rallye a été fondée en 1945 par Jean Cam[33]. En proie à de graves problèmes de trésorerie, elle est rachetée en 1991 par Jean-Charles Naouri et sa société d’investissements Euris[34].

Croissance en France : affiliations et partenariats (1992 – 1997)[modifier | modifier le code]

Devanture d'un magasin Franprix
En 1992, le groupe Casino fusionne avec le groupe Rallye, détenu par Jean-Charles Naouri.

Pour accroître son implantation en France, le groupe Casino accompagne sa politique d’acquisitions par de nombreux accords avec des distributeurs nationaux. Le groupe Corse Distribution devient affilié de Casino en 1992. Plusieurs hypermarchés et supermarchés passent alors sous enseigne Casino. Entre 1995 et 1996, Casino prend une participation majoritaire dans les différentes sociétés de Corse Distribution, permettant le développement de nombreuses enseignes en franchise[35]. En décembre 1996, le groupe Casino et Monoprix, filiale des Galeries Lafayette, signent un accord de partenariat pour les achats et la logistique[36]. Moins d’un an plus tard, Casino soutient financièrement Monoprix dans l’acquisition complète du capital de Prisunic et devient de fait, actionnaire à 21,6% du capital de ce nouvel ensemble[37]. En septembre 1997, le groupe Casino prend une participation majoritaire dans les enseignes Franprix et Leader Price et leur réseau de près de 650 magasins[38].

Changement majeur dans l’actionnariat du groupe Casino (1997 – 1998)[modifier | modifier le code]

1997 - Mobilisation de salariés du groupe Casino contre l'OPA hostile d'un distributeur concurrent

En 1997, après plusieurs mois de bataille boursière, Jean-Charles Naouri, la famille Guichard et les salariés du groupe repoussent une OPA hostile lancée par le distributeur Promodès. Suite à une contre OPA, Jean-Charles Naouri devient actionnaire majoritaire du groupe Casino en 1998[39].

Accélération de la stratégie d’investissements (1999 – 2014)[modifier | modifier le code]

Siège de GPA au Brésil

Sous l’égide de Jean-Charles Naouri, le groupe Casino développe ses actifs en France et à l’international. En mars 1997, le groupe Casino signe un accord d’affiliation avec l’enseigne uruguayenne Disco pour la construction d’un Géant Casino à Montevideo. Le magasin ouvre ses portes en 1999[40]. En février 1998, le groupe Casino prend le contrôle du groupe argentin Libertad qui exploite 7 hypermarchés dans le pays[41]. Libertad est alors la troisième société d’hypermarchés en Argentine. En 1999, Casino entre au capital des sociétés de distribution leaders dans leur pays respectif, GPA au Brésil et Grupo Éxito en Colombie[28]. Après avoir renforcé sa position en 2005, le groupe Casino devient en juillet 2012 l’unique actionnaire de contrôle de GPA, no 1 de la distribution et no 2 du commerce électronique au Brésil39. En 2000, le groupe Casino acquiert les enseignes Monoprix (à hauteur de 50%), Franprix, Leader Price et Cdiscount. Les activités s’élargissent à nouveau avec la création de Banque Casino en 2001 ainsi que de la foncière Mercialys, regroupant les centres commerciaux dont Casino est propriétaire. Les actifs concernés représentent alors environ 150 galeries marchandes attenantes aux sites des hypermarchés et des supermarchés, ainsi que les murs de cafétérias détenus par le groupe[42].

Magasin Exito à Caracas

En 2005, Jean-Charles Naouri est nommé président-directeur général du groupe Casino7. Casino inaugure son nouveau siège social à Saint-Étienne, son fief historique, en 2007. La même année, le groupe crée GreenYellow, sa filiale spécialisée dans l’énergie[43]. Sa première centrale photovoltaïque est reliée au réseau électrique en 2010. Cette année-là, le groupe Casino poursuit son développement en Asie en acquérant les participations thaïlandaises du groupe Carrefour avec sa filiale Big C. En 2011, les frères Charle cèdent leurs participations dans le capital de Cdiscount. Casino détient désormais 99,6% des parts[44]. La même année, les groupes Casino et La Poste signent un accord de partenariat. D’une durée de 5 ans, il vise à implanter des commerces alimentaires de proximité dans des surfaces disponibles, contigües aux bureaux de poste, dans des communes inférieures à 12000 habitants[45]. En juillet 2012, le groupe acquiert les 50 % de parts détenus par le groupe Galeries Lafayette dans Monoprix[46]. Jean-Charles Naouri est nommé Président-directeur général par le Conseil d’administration de l’enseigne. Le groupe rachète la majorité des magasins Le Mutant et les renomme en Leader Price[47]. En parallèle, le groupe réduit sa participation dans Mercialys, à hauteur de 40,2%. Le 8 octobre 2014, le groupe et Intermarché annoncent un regroupement dans leurs achats sur les produits de grandes marques vendus en France. Cet accord met les deux groupes en tête des acheteurs en France avec une part de marché de 25,8 %[48].

Le recentrage des activités (depuis 2015)[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Naouri prend la présidence opérationnelle du groupe Casino en mars 2005 et modifie en profondeur le profil du distributeur. Il revend les activités de l’entreprise peu rentables en Pologne, aux États-Unis, à Taïwan et aux Pays-Bas et renforce sa présence dans des pays en forte croissance. Le groupe Casino devient ainsi le premier distributeur alimentaire en Amérique du Sud (Brésil et Colombie notamment), dans l’Océan Indien, au Viêt Nam et le deuxième en Thaïlande. En février 2016, le groupe annonce la vente de sa participation de 59 % dans ses activités thaïlandaises Big C pour 3,1 milliards d'euros. En avril, l’entreprise annonce la vente de Big C Vietnam à Central Group pour 1 milliard de dollars[49]. Le groupe annonce également sa volonté de céder sa filiale Via Varejo au Brésil. En décembre 2017, le groupe Casino signe un accord avec le britannique Ocado, leader mondial de la distribution alimentaire en ligne, pour développer en France une plateforme technologique qui comprend notamment un entrepôt automatisé[50]. Monoprix devrait pouvoir utiliser le premier cette plateforme en 2020. De nombreuses rumeurs naissent en 2017 sur la volonté supposée d’Amazon, leader mondial du commerce électronique de s’associer à une enseigne de distribution en France[51]. C’est finalement le groupe Casino qui conclut en mars 2018 un accord avec la firme de Seattle. Les deux groupes annoncent un partenariat commercial visant à proposer les produits alimentaires de Monoprix aux clients d’Amazon Prime Now. En avril 2018, le groupe Casino et Auchan Retail entament des négociations exclusives en vue d’établir un partenariat stratégique leur permettant de négocier ensemble leurs achats en France et à l’international. Ce partenariat prend la suite de l’alliance d’achat entre Casino et Intermarché en 2014[52].

Le 24 septembre 2018, le groupe Casino affirme avoir été sollicité par le groupe Carrefour en vue d’une tentative de rapprochement stratégique entre les deux entreprises. Les administrateurs de Casino ont cependant décidé à l’unanimité de ne pas donner suite à cette approche. Le groupe Carrefour a démenti ces informations[53].

Activités du groupe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enseignes du groupe Casino.
Un hypermarché Géant Casino

A la différence de ses principaux concurrents français, le groupe Casino a fait le pari de développer une stratégie multi-enseignes[54] dans les années 1990 sous l’égide de Jean-Charles Naouri. Ainsi, outre ses enseignes éponymes Casino Supermarchés et Géant Casino, le groupe développe Monoprix, Franprix ou encore Leader Price en France[55], mais aussi Pao de Açúcar [56] et Extra au Brésil[57] ou encore Exito et Carulla en Colombie[58].

En France[modifier | modifier le code]

Casino oriente prioritairement sa structure multi-formats et multi-enseignes sur le développement des magasins de proximité et de discount. Le modèle développé par Casino se fonde sur un réseau d’enseignes aux positionnements différenciés et complémentaires.

En France métropolitaine, le groupe exploite les enseignes Géant Casino (hypermarchés), Casino Supermarchés, Monoprix, Franprix, Leader Price, Spar, Vival, Le Petit Casino, Casino Restauration. À La Réunion, ses enseignes sont principalement Score (enseigne) et Jumbo Score.

À l’international[modifier | modifier le code]

Implantation mondiale du Groupe Casino

Le groupe axe son développement sur les pays à fort potentiel de croissance et de rentabilité, où ses filiales disposent d’un fort ancrage local. Il fait ainsi de l’Amérique du Sud sa zone prioritaire[59] de développement.

Le groupe occupe des positions de leader en Amérique Latine[60], et plus particulièrement au Brésil[61] et en Colombie[62],[63].

Commerce électronique[modifier | modifier le code]

Le groupe Casino regroupe son activité de commerce électronique au sein d’une société, Cnova, créée en [64].

Cdiscount, filiale du Groupe Casino, est devenue en quelques années un acteur majeur du commerce sur internet en France[65].

L'immobilier[modifier | modifier le code]

L’activité immobilière du groupe Casino est portée en France par l’Immobilière Casino, propriétaire des murs des magasins et son ancienne filiale Mercialys[66].

Mécénat[modifier | modifier le code]

Le groupe Casino a créé une fondation d’entreprise qui agit pour l’enfance en luttant contre l’exclusion culturelle des plus défavorisés. La fondation d’entreprise Casino contribue à leur éducation en finançant des projets de théâtre[67].

Fondée en 2009, la fondation Casino complète les autres fondations du groupe Casino actives en France et en Amérique Latine : la Fondation Exito en Colombie créée en 1985, principalement engagée contre la malnutrition infantile[68], l’institut GPA qui favorise l’éducation des jeunes et leur insertion professionnelle[69] et la fondation Monoprix qui lutte contre l’isolement dans les villes[70],[71].

Casino et le monde du sport[modifier | modifier le code]

Casino et l'association sportive[modifier | modifier le code]

En 1933 est créée l’Association Sportive de Saint-Etienne, dédiée uniquement au football.

Le groupe Casino est à l’origine de la création en 1919 du club de football de Saint-Étienne, l’Association sportive de Saint-Étienne. Elle naît plus précisément en tant que section sportive de l'« Amicale des employés de la Société des magasins Casino », l’organisation créée en 1912 par Casino pour accompagner sa politique de corporatisme sportif. L'amicale reprend logiquement à son compte la couleur verte de la chaîne d'épiceries[72],[73].

Quelques mois après la naissance de la Fédération française de football-association (FFFA), l'Amicale, plus communément désignée « AS Casino » (ASC), ouvre sa section football en juillet 1919 , en complément d'autres disciplines telles que l'athlétisme ou le basket-ball. Le 29 mars 1920, sous l'impulsion d'Albert Jacquet, secrétaire général de l'entreprise, l'AS Casino devient l'« Amical Sporting Club » afin de respecter le règlement adopté par la Fédération interdisant l'utilisation des marques dans les noms des clubs, tout en en conservant les initiales. Le club est alors réservé aux employés de Casino, le centre d'entraînement se trouvant sur le terrain du « Pont de l'âne », propriété du groupe.

Sept ans plus tard, sous l'impulsion de Pierre Guichard, fils de Geoffroy Guichard devenu président du club à la suite de MM. Godot et Jean Moulin, l'Amical Sporting Club fusionne avec le Stade forézien universitaire au sein de l'« Association sportive stéphanoise » (ASS), qui conserve notamment la couleur verte de l'ASC.

Scène de match entre l'Olympique de Marseille et l'ASSE en 1938.

En 1930, la fédération française vote l'adoption du professionnalisme en France. Il devient nécessaire pour l'ASS, dont les dirigeants sont ambitieux, d'avoir son propre stade. Le fondateur du groupe Casino achète un vaste terrain qu'il cède au club. Une souscription auprès des « amis » du club permet de réunir la somme nécessaire à la construction d'une première enceinte, baptisée stade Geoffroy-Guichard[74],[75].

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Équipe cycliste AG2R La Mondiale.

En 1996, le groupe Casino devient le sponsor principal de l’actuelle équipe cycliste AG2R La Mondiale. L’équipe prend alors le nom de « Petit Casino – C’est votre équipe »[76]. L'année suivante, Casino accroît son financement et l'assurance AG2R Prévoyance devient le deuxième sponsor. L'équipe double ainsi son budget, qui passe à 25 millions de francs, et porte le nom de Casino-AG2R Prévoyance de 1997 à 1999.

L'engagement de Casino prend fin à l'issue de la saison 1999.

En 3 ans, l’équipe a notamment remporté 3 étapes du Tour de France, une étape du Tour d'Espagne, 3 classiques majeures et plusieurs championnats nationaux. Elle a compté des coureurs comme Alexandre Vinokourov, Benoît Salmon ou encore Jaan Kirsipuu.

Le vert Casino[modifier | modifier le code]

Le vert est la couleur traditionnelle du groupe Casino. Il s’agissait de la couleur des stores de l’ancien Casino lyrique, qui était situé rue des Jardins à Saint-Etienne.

Actionnariat[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Naouri est depuis 1992 actionnaire majoritaire du groupe Casino via sa société Rallye SA.

Indicateurs clés[modifier | modifier le code]

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros
Années 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Volume d'affaires.HT 36 144 36 842 42 777 50 930 52 342
Chiffre d'affaires HT 28 704 26 757 29 078 34 361 41 971 48 645 48 493 46 145 36 030 37 822
Résultat opérationnel 1 266 1 209 1 300 1 548 2 002 2 624 2 231 1 446 1 034 1 242
Capitaux propres 7 124 7 037 7 916 9 383 15 201 15 426 15 608
Dettes financières 4 851 4 072 3 845 5 379 5 451 5 416 5 733 6 073 3 367 4 126

Le volume d’affaires commercial HT totalise le chiffre d’affaires pris à 100 % des sociétés qui entrent dans le périmètre de consolidation du Groupe. Il intègre également le chiffre d’affaires réalisé sous enseigne par l’activité franchise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Document de référence 2017 » (consulté le 7 août 2018)
  2. « Communiqué des résultats 2017 » (consulté le 7 août 2018)
  3. « 55 ans du supermarché: Les dates clés », sur www.lsa-conso.fr, (consulté le 23 août 2018)
  4. David Pellecuer, « Casino : la petite épicerie de famille devenue Géant », sur http://www.lefigaro.fr, (consulté le 23 août 2018)
  5. « Le premier Casino devenu cafétéria », sur www.archives.saint-etienne.fr (consulté le 23 août 2018)
  6. Jacques Gautrand, Christophe Dutheil, Valerie Froger, Myriam Greuter, Le guide complet de la franchise 2016, Groupe Express, 366 p. (lire en ligne)
  7. « Casino sera le seul actionnaire de contrôle du brésilien GPA », sur www.nouvelobs.com, (consulté le 23 août 2018)
  8. Jérôme Parigi, « EXITO, l'allié à succès de Casino en Amérique latine », sur www.lsa-conso.fr, (consulté le 23 août 2018)
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  10. « CHIFFRE D’AFFAIRES 2017 », sur www.groupe-casino.fr, (consulté le 23 août 2018)
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  12. « Casino : la petite épicerie de famille devenue Géant », sur Le Figaro,
  13. « La première succursale de « Casino » est veauchoise », sur Le Progrès,
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  15. a et b « Annuaire des professionnels : Geoffroy Guichard », sur LSA Conso,
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  18. « Guy KEMLIN - Souvenirs 1939-1945 », sur X Resistance Polytechnique,
  19. « Le premier Casino devenu cafétéria », sur Archives Saint-Etienne
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]