Groupe Casino

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Casino.

Groupe Casino
logo de Groupe Casino
Logo de Groupe Casino

Création 1898
Dates clés 1992 : fusion entre Rallye et Casino
Fondateurs Geoffroy Guichard
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration
Action Euronext : CO
Slogan « Nourrir un monde de diversité »
Siège social 1, Cours Antoine Guichard, Saint-Étienne
Drapeau de France France
Direction Jean-Charles Naouri
Actionnaires Groupe Rallye (51,3 %),
Investisseurs individuels (46,2 %),
Auto-contrôle (1,5 %),
PEE salariés (1 %)
Activité Grande distribution
Filiales Géant Casino ; Casino Supermarchés ; Hyper Casino ; Le Petit Casino ; Casino Shop ; Monoprix ; Naturalia ; Franprix ; Leader Price ; Spar ; Vival ; Cdiscount ; Pão de Açúcar, Extra ; Éxito ; Libertad ; Mini Libertad ; Devoto, Disco ; Easydis ; Jumbo score et d'autres
Effectif 226 606 salariés dans le monde dont 75 449 en France (2017)
Site web www.groupe-casino.fr

Capitalisation 4,025 G (2017)
Fonds propres en diminution 13 057 G (2017)[1]
Dette en augmentation 4,126 G (2017)
Chiffre d’affaires en augmentation 37,8 G (2017)
+ 4,9 % vs 2016
Résultat net en augmentation 372 M (2017)[2]
+ 9 % vs 2016

Le Groupe Casino ou Casino Guichard Perrachon est un grand groupe français de distribution dont le siège social est basé en France, à Saint-Étienne (Loire). Le groupe Casino est présent en France et à l'international. Il est dirigé par Jean-Charles Naouri, est coté à la Bourse de Paris, et a pour actionnaire majoritaire la société Rallye.

Histoire[modifier | modifier le code]

La genèse de Casino (1892 – 1898)[modifier | modifier le code]

Geoffroy Guichard naît le 27 juillet 1867 à Feurs, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses parents sont les exploitants d’un fonds de commerce d’épicerie de détail à Saint-Étienne. En 1889, il se marie avec Antonia Perrachon et s’associe avec Paul Perrachon, son cousin par alliance, qui dirige depuis une dizaine d’années un magasin stéphanois. Geoffroy Guichard devient l’unique propriétaire du commerce en 1892[3]. Celui-ci, situé rue des Jardins, est à l’origine le Casino Lyrique de Saint-Étienne. Fermé dans les années 1850[4], le Casino Lyrique a été transformé en épicerie de détail dans les années 1860. Geoffroy Guichard développe l’épicerie pour la transformer en magasin d'alimentation généraliste, sur le modèle de Felix Potin. En avril 1898, face au succès du concept, Geoffroy Guichard installe la première succursale à Veauche, dans la Loire[5].

Les débuts de l’entreprise Casino (1898 – 1904)[modifier | modifier le code]

Le 2 août 1898, Geoffroy Guichard fonde avec son beau-père la Société des Magasins du Casino et Établissements économiques d’alimentation, sous la raison sociale Guichard-Perrachon & Cie. En tout, 77 personnes souscrivent au capital de la nouvelle société. Les époux Guichard détiennent 35% du capital de cette société en commandite par actions. Dès 1898, des entrepôts et usines sont construits à Saint-Étienne. Touchés par un incendie en août 1900, ils sont reconstruits pour atteindre une superficie de 16 000 m². Dans les usines, Casino fabrique alors du pain, de l’huile ou du chocolat, torréfie du café, distille et fabrique des liqueurs maison. Une importante activité de commerce de vins est également développée. Près de 40 succursales sont ouvertes en juillet 1899. En septembre 1904, la 100e succursale est ouverte à Lamastre en Ardèche et en juillet 1905, la 21e concession[6].

Le développement de l’action sociale (1904 – 1923)[modifier | modifier le code]

Durant le premier quart du XXe siècle, l’entreprise développe un plan d’actions sociales à destination de ses employés, avec en 1904, le lancement d’une caisse de prévoyance et d’assurance décès, la création d’un service médical et pharmaceutique en 1905, les primes aux familles nombreuses et à la naissance en 1910 ou encore les allocations familiales et la participation aux résultats pour les employés à partir de 1916[7]. En 1912, Casino crée la section sportive de l’Amicale des employés de la Société des magasins Casino, une organisation sportive pour accompagner sa politique de corporatisme sportif.[8] L’Amicale ouvre sa section football en juillet 1919 en complément d'autres disciplines telles que l'athlétisme ou le basket-ball. Plus communément appelée AS Casino, l’Amicale deviendra l’Association Sportive Stéphanoise en 1927 puis l’Association Sportive de Saint-Étienne en 1933. En 1923, Casino met en place, à l’occasion de son 25e anniversaire, la Caisse de Retraites qui assure la sécurité des employés quittant l’entreprise. L’action Casino est cotée en bourse dès 1910.

Le développement industriel après la Première Guerre Mondiale (1920 – 1940)[modifier | modifier le code]

Dès 1920, Casino reprend son expansion en créant des usines et des entrepôts. L’entreprise compte en 1929 près de 1000 succursales et plus de 500 concessions. Casino est alors présent sur 28 départements. En 1923, Geoffroy Guichard devient administrateur de L’Épargne de Toulouse, qui exerce une activité similaire à celle de Casino avec environ 300 succursales implantées dans le Sud-Ouest de la France. Geoffroy Guichard prend définitivement le contrôle de la société en 1925[9]. Geoffroy Guichard annonce à l’occasion de l’assemblée générale d’octobre 1929 qu’il quitte l’entreprise pour la céder à ses enfants[7]. Casino compte alors près de 2000 employés. Après le décès de Geoffroy Guichard en mai 1940, Mario Guichard préside le conseil de gérance. Il est entouré de ses frères Jean, Georges, Paul et Pierre Guichard, et de son beau-frère François Kemlin.

Casino pendant la Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

En juin 1941, François Kemlin constitue un réseau d’activités clandestines. Il bénéficie d’importants moyens matériels mis à disposition par l’entreprise. Ces actions vont de la confection de colis et de lettres à l’établissement de dossiers permettant l’évasion de prisonniers de guerre[10]. Les bombardements pendant la guerre vont endommager plusieurs usines, entrepôts et succursales. Certains sont contraints de fermer.

Les grandes innovations (1940 – 1950)[modifier | modifier le code]

En 1947, Pierre Guichard effectue un voyage en Amérique du Nord pour observer les nouvelles tendances. Il y découvre le concept de magasin en libre-service. Un an plus tard, Casino ouvre la première succursale en libre-service à Saint-Étienne[11]. En dix ans, 500 succursales adoptent ce nouveau principe de vente. En 1950, une des premières chaînes du froid est mise en place dans la distribution[12]. Là encore, il s’agit d’une innovation observée aux États-Unis. Les entrepôts sont peu à peu équipés de chambres froides et les magasins de meubles réfrigérés. En 1959, Casino est le premier distributeur à proposer une date limite de vente sur ses produits[13]. Le principe sera rendu obligatoire en décembre 1984 avec la date limite de consommation. Déjà en 1928, le groupe avait mis en place les "quantièmes" sur les emballages de ses produits, permettant d’en garantir la qualité.

Le développement de nouveaux formats (1950 – 1990)[modifier | modifier le code]

En 1957, Casino ouvre son premier supermarché à Nice, sous l’enseigne Nica[14]. Le magasin, totalement en libre-service, propose aussi bien de l’alimentaire que du non-alimentaire. Le premier supermarché sous enseigne Casino ouvre en mai 1960 à Grenoble[12]. Quelques mois après, quatre nouvelles grandes surfaces ouvrent à Nice, Saint-Étienne, Firminy et Lyon. Les deux premiers supermarchés de Paris ouvrent en 1970 à Saint-Denis et Bagneux[15]. En mars 1970, le premier hypermarché Géant Casino ouvre ses portes à Marseille[15]. Il s’agit alors du plus grand magasin de France avec une superficie de 16000 m². La galerie commerciale regroupe 41 commerces indépendants et une cafétéria Casino. La société SOMABRI (SOciété des Magasins de BRIcolage) est créée en 1978 pour permettre au groupe Casino d’être présent sur le marché du bricolage. Elle ouvre ses deux premiers magasins en 1978 à Toulouse Fenouillet et à Clermont le Brézet. Casino cède sa participation majoritaire à Castorama en octobre 1989[16],[17].

L’internationalisation du groupe Casino (1976 – 1999)[modifier | modifier le code]

En 1976, l'internationalisation du groupe Casino démarre aux États-Unis avec la création de Casino USA pour exploiter des cafétérias françaises aux États-Unis. Des restaurants sont ouverts à Phoenix en Arizona puis à Beverly Hills, Santa Monica, Westwood Village, Costa Mesa et Seattle en Californie. Plusieurs commerces de proximité ouvrent également leurs portes sous l’enseigne Le Petit Casino. Le groupe achète la chaîne de magasins Thriftymart Inc[18] qui devient Smart & Final Iris. L’entreprise possède alors 90 points de vente en libre-service, implantés surtout en Californie. L’internationalisation du groupe Casino va s’accélérer à la fin des années 1990 avec son développement en Amérique du Sud. En mars 1996, le groupe Casino signe un accord de partenariat avec Dairy Farm International, l’un des plus grands groupes de supermarchés en Asie[19]. Une société commune est constituée pour le développement d’hypermarchés dans le Sud-Est asiatique et notamment à Taïwan où un premier hypermarché ouvre en 1998. En 1999, le groupe Casino entre au capital des groupes de distribution GPA et Grupo Éxito au Brésil et en Colombie[20],[21].

Fusion entre le groupe Casino et le groupe Rallye (1985 – 1991)[modifier | modifier le code]

En avril 1985, le groupe Casino acquiert la société Cedis de Besançon qui permet à l’entreprise de se développer à l’Est de la France[22]. En avril 1990, Casino rachète à la Compagnie Française d’Afrique Occidentale la société La Ruche Méridionale d’Agen et la SODIM et renforce ainsi son implantation dans le Sud de la France[23]. En octobre 1992, le groupe Casino, alors dirigé par Antoine Guichard (petit-fils de Geoffroy Guichard), fusionne avec le groupe Rallye détenu par Jean-Charles Naouri[24]. Rallye apporte à Casino l’ensemble de son activité de distribution et de restauration. Le groupe est désormais présent sur une grande partie du territoire français. A l’issue de cette opération, Rallye détient 29% du capital total du groupe Casino. Antoine Guichard, dernier dirigeant familial du groupe Casino, conserve alors la présidence de l’entreprise. La société Rallye a été fondée en 1945 par Jean Cam[25]. En proie à de graves problèmes de trésorerie, elle est rachetée en 1991 par Jean-Charles Naouri et sa société d’investissements Euris[26].

Croissance en France : affiliations et partenariats (1992 – 1997)[modifier | modifier le code]

Pour accroître son implantation en France, le groupe Casino accompagne sa politique d’acquisitions par de nombreux accords avec des distributeurs nationaux. Le groupe Corse Distribution devient affilié de Casino en 1992. Plusieurs hypermarchés et supermarchés passent alors sous enseigne Casino. Entre 1995 et 1996, Casino prend une participation majoritaire dans les différentes sociétés de Corse Distribution, permettant le développement de nombreuses enseignes en franchise[27]. En décembre 1996, le groupe Casino et Monoprix, filiale des Galeries Lafayette, signent un accord de partenariat pour les achats et la logistique[28]. Moins d’un an plus tard, Casino soutient financièrement Monoprix dans l’acquisition complète du capital de Prisunic et devient de fait, actionnaire à 21,6% du capital de ce nouvel ensemble[29]. En septembre 1997, le groupe Casino prend une participation majoritaire dans les enseignes Franprix et Leader Price et leur réseau de près de 650 magasins[30].

Changement majeur dans l’actionnariat du groupe Casino (1997 – 1998)[modifier | modifier le code]

En 1997, après plusieurs mois de bataille boursière, Jean-Charles Naouri, la famille Guichard et les salariés du groupe repoussent une OPA hostile lancée par le distributeur Promodès. Suite à une contre OPA, Jean-Charles Naouri devient actionnaire majoritaire du groupe Casino en 1998[31].

Accélération de la stratégie d’investissements (1999 – 2014)[modifier | modifier le code]

Sous l’égide de Jean-Charles Naouri, le groupe Casino développe ses actifs en France et à l’international. En mars 1997, le groupe Casino signe un accord d’affiliation avec l’enseigne uruguayenne Disco pour la construction d’un Géant Casino à Montevideo. Le magasin ouvre ses portes en 1999[32]. En février 1998, le groupe Casino prend le contrôle du groupe argentin Libertad qui exploite 7 hypermarchés dans le pays[33]. Libertad est alors la troisième société d’hypermarchés en Argentine. En 1999, Casino entre au capital des sociétés de distribution leaders dans leur pays respectif, GPA au Brésil et Grupo Éxito en Colombie[20]. Après avoir renforcé sa position en 2005, le groupe Casino devient en juillet 2012 l’unique actionnaire de contrôle de GPA, no 1 de la distribution et no 2 du commerce électronique au Brésil39. En 2000, le groupe Casino acquiert les enseignes Monoprix (à hauteur de 50%), Franprix, Leader Price et Cdiscount. Les activités s’élargissent à nouveau avec la création de Banque Casino en 2001 ainsi que de la foncière Mercialys, regroupant les centres commerciaux dont Casino est propriétaire. Les actifs concernés représentent alors environ 150 galeries marchandes attenantes aux sites des hypermarchés et des supermarchés, ainsi que les murs de cafétérias détenus par le groupe[34].

En 2005, Jean-Charles Naouri est nommé président-directeur général du groupe Casino7. Casino inaugure son nouveau siège social à Saint-Étienne, son fief historique, en 2007. La même année, le groupe crée GreenYellow, sa filiale spécialisée dans l’énergie[35]. Sa première centrale photovoltaïque est reliée au réseau électrique en 2010. Cette année-là, le groupe Casino poursuit son développement en Asie en acquérant les participations thaïlandaises du groupe Carrefour avec sa filiale Big C. En 2011, les frères Charle cèdent leurs participations dans le capital de Cdiscount. Casino détient désormais 99,6% des parts[36]. La même année, les groupes Casino et La Poste signent un accord de partenariat. D’une durée de 5 ans, il vise à implanter des commerces alimentaires de proximité dans des surfaces disponibles, contigües aux bureaux de poste, dans des communes inférieures à 12000 habitants[37]. En juillet 2012, le groupe acquiert les 50 % de parts détenus par le groupe Galeries Lafayette dans Monoprix[38]. Jean-Charles Naouri est nommé Président-directeur général par le Conseil d’administration de l’enseigne. Le groupe rachète la majorité des magasins Le Mutant et les renomme en Leader Price[39]. En parallèle, le groupe réduit sa participation dans Mercialys, à hauteur de 40,2%. Le 8 octobre 2014, le groupe et Intermarché annoncent un regroupement dans leurs achats sur les produits de grandes marques vendus en France. Cet accord met les deux groupes en tête des acheteurs en France avec une part de marché de 25,8 %[40].

Le recentrage des activités (depuis 2015)[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Naouri prend la présidence opérationnelle du groupe Casino en mars 2005 et modifie en profondeur le profil du distributeur. Il revend les activités de l’entreprise peu rentables en Pologne, aux États-Unis, à Taïwan et aux Pays-Bas et renforce sa présence dans des pays en forte croissance. Le groupe Casino devient ainsi le premier distributeur alimentaire en Amérique du Sud (Brésil et Colombie notamment), dans l’Océan Indien, au Viêt Nam et le deuxième en Thaïlande. En février 2016, le groupe annonce la vente de sa participation de 59 % dans ses activités thaïlandaises Big C pour 3,1 milliards d'euros. En avril, l’entreprise annonce la vente de Big C Vietnam à Central Group pour 1 milliard de dollars[41]. Le groupe annonce également sa volonté de céder sa filiale Via Varejo au Brésil. En décembre 2017, le groupe Casino signe un accord avec le britannique Ocado, leader mondial de la distribution alimentaire en ligne, pour développer en France une plateforme technologique qui comprend notamment un entrepôt automatisé[42]. Monoprix devrait pouvoir utiliser le premier cette plateforme en 2020. De nombreuses rumeurs naissent en 2017 sur la volonté supposée d’Amazon, leader mondial du commerce électronique de s’associer à une enseigne de distribution en France[43]. C’est finalement le groupe Casino qui conclut en mars 2018 un accord avec la firme de Seattle. Les deux groupes annoncent un partenariat commercial visant à proposer les produits alimentaires de Monoprix aux clients d’Amazon Prime Now. En avril 2018, le groupe Casino et Auchan Retail entament des négociations exclusives en vue d’établir un partenariat stratégique leur permettant de négocier ensemble leurs achats en France et à l’international. Ce partenariat prend la suite de l’alliance d’achat entre Casino et Intermarché en 2014[44].

Métiers du groupe[modifier | modifier le code]

Un supermarché Casino Géant

En 2015, le groupe compte plus de 15 300 points de ventes, dont 10 627 en France, dans des pays ou régions (souvent sous forme de participations dans le capital de groupes locaux) dont Argentine (Libertad, Mini Libertad), Uruguay (Disco, Devoto), Océan Indien, Brésil (Pão de Açúcar, Extra), Colombie (Exito) et dans une dizaine de pays en Afrique. En 2015, le chiffre d’affaires du groupe Casino s'élève à 46,1 milliards d'euros, pour un total de 325 820 collaborateurs répartis à travers le monde [45].

En France métropolitaine, le groupe exploite les enseignes Géant Casino (128), Casino Supermarché (441), Monoprix (698), Franprix (867), Leader Price (810)[46], Spar, Vival, Petit Casino, Casino Shop, Casino Restauration. À La Réunion, ses enseignes sont Géant Casino, Jumbo Score et Leader Price.

Le groupe possède aussi le magasin en ligne Cdiscount.

À l’international[modifier | modifier le code]

Implantation mondiale du Groupe Casino

Le groupe axe son développement sur les pays à fort potentiel de croissance et de rentabilité, où ses filiales disposent d’un fort ancrage local. Il fait ainsi de l’Amérique du Sud sa zone prioritaire[47] de développement.

Le groupe occupe des positions de leader en Amérique Latine[48], et plus particulièrement au Brésil[49] et en Colombie[50][51].

En France[modifier | modifier le code]

Casino oriente prioritairement sa structure multiformat sur le développement des magasins de proximité et de discount. Le modèle développé par Casino se fonde sur un réseau d’enseignes aux positionnements différenciés et complémentaires avec Casino Shop, Petit Casino,SPAR et Vival (supérettes en milieu urbain et rural), Monoprix et Franprix (centre-ville), Leader Price (discount), Naturalia (Bio). Avec 6 899[46] magasins de proximité, Casino est le leader sur ce secteur en France.

Marques propres et innovation[modifier | modifier le code]

Casino possède trois marques propres : Monoprix, Leader Price et Casino. En 2009, Cdiscount lance sa marque propre sur les secteurs de l’électroménager et électronique grand public avec la marque Continental Edison. Le but étant de proposer une gamme très complète à prix compétitif. Les produits sont achetés directement en Asie grâce à la synergie groupe du bureau de sourcing à Hong Kong. Cette dernière est la première marque de distributeur en France pour ce qui est de la pénétration des ventes. Le Groupe Casino est le premier acheteur de produits à marque propre en France. Au total, les achats sont réalisés en commun pour toutes les enseignes du Groupe[réf. nécessaire][52].

Depuis 2010, Casino dispose aussi d'une marque premier prix dénommée "Tous les jours". Elle compte environ 1 500 produits dans les rayons alimentaire, hygiène, droguerie, équipement de la maison ou encore textile. Le logo est une combinaison graphique de trois ronds de couleurs variant selon le type de produit sur fond blanc[53].

Le groupe Casino possède également divers marques en dehors de "Tous les jours", telle la bière Davelghem, créée en 2009[54].

Commerce électronique[modifier | modifier le code]

Le groupe Casino regroupe son activité de commerce électronique au sein d’une société, Cnova, créée en [55].

Cdiscount, filiale du Groupe Casino, est devenue en quelques années un acteur majeur du commerce sur internet en France[56].

L'immobilier[modifier | modifier le code]

L’activité immobilière du groupe Casino est portée en France par l’Immobilière Casino, propriétaire des murs des magasins et son ancienne filiale Mercialys[57].

Mécénat[modifier | modifier le code]

Le groupe Casino a créé une fondation d’entreprise qui agit pour l’enfance en luttant contre l’exclusion culturelle des plus défavorisés. La fondation d’entreprise Casino contribue à leur éducation en finançant des projets de théâtre[58].

Fondée en 2009, la fondation Casino complète les autres fondations du groupe Casino actives en France et en Amérique Latine : la Fondation Exito en Colombie créée en 1985, principalement engagée contre la malnutrition infantile[59], l’institut GPA qui favorise l’éducation des jeunes et leur insertion professionnelle[60] et la fondation Monoprix qui lutte contre l’isolement dans les villes[61][62].

Les enseignes[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enseignes du groupe Casino.

Les enseignes du groupe se déclinent en plusieurs types :

  • Le discount :
  • Le commerce électronique :

Autres pays[modifier | modifier le code]

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Indicateurs clés[modifier | modifier le code]

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros
Années 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016*
Volume d'affaires.HT 36 144 36 842 42 777 50 930 52 342
Chiffre d'affaires HT 28 704 26 757 29 078 34 361 41 971 48 645 48 493 46 145 36 030
Résultat opérationnel 1 266 1 209 1 300 1 548 2 002 2 624 2 231 1 446 1 034
Capitaux propres 7 124 7 037 7 916 9 383 15 201 15 426 15 608
Dettes financières 4 851 4 072 3 845 5 379 5 451 5 416 5 733 6 073 3 367

Le volume d’affaires commercial HT totalise le chiffre d’affaires pris à 100 % des sociétés qui entrent dans le périmètre de consolidation du Groupe. Il intègre également le chiffre d’affaires réalisé sous enseigne par l’activité franchise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Document de référence 2017 » (consulté le 7 août 2018)
  2. « Communiqué des résultats 2017 » (consulté le 7 août 2018)
  3. « Casino: la retraite de « Monsieur Antoine » L'histoire d'un fils de famille qui a révolutionné la maison », sur Les Echos,
  4. « Casino : la petite épicerie de famille devenue Géant », sur Le Figaro,
  5. « La première succursale de « Casino » est veauchoise », sur Le Progrès,
  6. « Biographie : Geoffroy Guichard », sur L'internaute
  7. a et b « Annuaire des professionnels : Geoffroy Guichard », sur LSA Conso,
  8. « #ASSERétro C'était le 26 juin... 1933 », sur ASSE,
  9. « Vendre à la grande distribution », sur Ria Editions
  10. « Guy KEMLIN - Souvenirs 1939-1945 », sur X Resistance Polytechnique,
  11. « Le premier Casino devenu cafétéria », sur Archives Saint-Etienne
  12. a et b « 55 ans du supermarché: Les dates clés », sur LSA Conso,
  13. « Casino dirigé par Jean Charles Naouri un acteur historique de la distribution alimentaire en France », sur CGPME Paris IDF
  14. « Casino : les secrets d'un centenaire », sur LSA Conso
  15. a et b « Géant Casino », sur LSA
  16. « Casino Guichard-Perrachon S.A. History », sur Funding Universe
  17. « Le « grand » commerce de détail en France de 1972 à 1986 », sur Persee
  18. « Casino Guichard Perrachon », sur Company Histories
  19. « Le groupe Casino accélère à l'international et débarque à Taiwan », sur Les Echos,
  20. a et b « Casino sera le seul actionnaire de contrôle du brésilien GPA », sur Nouvel Obs,
  21. « EXITO, l'allié à succès de Casino en Amérique latine », sur LSA,
  22. « Cedis », sur Histoire du commerce
  23. « L'histoire d'une ville racontée en images d'époque », sur Petit Bleu,
  24. « Une caisse noire dans l'héritage de RallyeL'ancien propriétaire avait constitué une cagnotte de 20 millions aux Bahamas. », sur Libération,
  25. « Les actionnaires de Rallye votent la révocation d'Albert Cam », sur Les Echos,
  26. « Jean-Charles Naouri », sur LSA
  27. « Casino et Corse Distribution renforcent leurs liens », sur Les Echos,
  28. « Monoprix s'affilie à la centrale d'achats de Casino », sur Les Echos,
  29. « Prisunic dope déjà Monoprix », sur LSA,
  30. « Casino annonce l'acquisition de Franprix et Leaderprice », sur L'humanité,
  31. « Rallye remporte la bataille de Casino. Promodès abandonne son OPA sur l'enseigne stéphanoise. », sur Libération,
  32. « L'Uruguay se met aux couleurs de Casino », sur LSA,
  33. « Casino rachète l'argentin Libertad », sur Les Echos,
  34. « Casino poursuit le processus de prise de contrôle de GPA au Brésil », sur Les Echos,
  35. « Green Yellow », sur Capitaine Energie
  36. « Casino possède 99,6% de Cdiscount », sur http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/01/06/97002-20110106FILWWW00689-casino-possede-996-de-cdiscount.php,
  37. « La Poste et Casino ensemble pour développer le commerce de proximité », sur e-marketing,
  38. « Monoprix: Casino rachète la part des Galeries Lafayette », sur Le Figaro,
  39. « Le Mutant basculera sous enseigne Leader Price en 2014 », sur LSA,
  40. « Casino et Intermarché s’allient aux achats pour les grandes marques dès les négociations 2015 », sur LSA,
  41. « Casino cède sa filiale Big C pour 1 milliard € », sur Le Figaro,
  42. « Casino s’allie avec l’anglais Ocado pour faire le grand saut dans le commerce alimentaire en ligne », sur Le Monde,
  43. « Amazon cherche à racheter un distributeur en France », sur Le Monde,
  44. « Auchan et Casino lèvent le voile sur leur nouvelle alliance baptisée Horizon », sur LSA,
  45. Casino Guichard - chiffres financiers 2015, Zone Bourse
  46. a et b Résultats T1 2016 - Parc de magasins au 31 décembre 2015
  47. http://www.groupe-casino.fr/fr/Des-positions-fortes-a-l.html
  48. Jérôme Parigi, « Casino créé un nouveau leader de la distribution alimentaire en Amérique Latine », sur www.lsa-conso.fr, (consulté le 21 août 2018)
  49. « Walmart à la peine au Brésil face à Casino et Carrefour », sur www.lesechos.fr, (consulté le 21 août 2018)
  50. Annelot Huijgen, « Casino veut renforcer sa présence en Colombie », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 21 août 2018)
  51. Noëlle Mennella, « Casino se renforce en Colombie via sa filiale exito », sur www.capital.fr, (consulté le 21 août 2018)
  52. Iiii.
  53. http://www.pointsdevente.fr/visualisation-darticles/detail/casino-revisite-sa-marque-premier-prix.html.
  54. « Casino change d’abbaye pour sa bière MDD », sur www.rayon-boissons.com, (consulté le 8 mars 2015).
  55. Cdiscount attaque le marché sénégalais, WK Transport Logistique, 25 septembre 2014
  56. « PDG de Cdiscount : « Nous sommes le numéro 1 du e-commerce en France ! » », sur Le Parisien,
  57. « Comment la foncière Mercialys fédère ses centres commerciaux sous bannière G la Galerie », sur LSA,
  58. « La Fondation Casino soutient 3 nouveaux projets-théâtre parrainés par un collaborateur du groupe. », sur www.fcd.fr, (consulté le 21 août 2018)
  59. Jacques Perbey, « Exito : la success-story colombienne de Casino », sur www.leprogres.fr, (consulté le 21 août 2018)
  60. « Agir avec les fondations », sur www.groupe-casino.fr (consulté le 21 août 2018)
  61. Caroline Beyer, « Des fondations d'entreprises pour motiver les salariés », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 21 août 2018)
  62. Catherine Brault, « [Entretien] - Karine Viel, Déléguée Générale de la Fondation Monoprix », sur www.carenews.com, (consulté le 21 août 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]