La Roque-Sainte-Marguerite

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La Roque-Sainte-Marguerite
La Roque-Sainte-Marguerite
Le bourg de La Roque-Sainte-Marguerite
dans les gorges de la Dourbie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Intercommunalité Communauté de communes de Millau Grands Causses
Maire
Mandat
Paul Dumousseau
2014-2020
Code postal 12100
Code commune 12204
Démographie
Gentilé Roquelois(e)
Population
municipale
182 hab. (2017 en diminution de 5,21 % par rapport à 2012)
Densité 3,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 30″ nord, 3° 13′ 22″ est
Altitude Min. 385 m
Max. 909 ou 912 m
Superficie 49,40 km2
Élections
Départementales Canton de Tarn et Causses
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Roque-Sainte-Marguerite
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La Roque-Sainte-Marguerite

La Roque-Sainte-Marguerite est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Les gorges de la Dourbie au bourg de La Roque-Sainte-Marguerite.

Dans le sud du Massif central, dans le quart sud-est du département de l'Aveyron et limitrophe de celui du Gard, la commune de La Roque-Sainte-Marguerite est située à l'intérieur du parc naturel régional des Grands Causses. Le territoire communal s'étend sur 49,40 km2, sur le causse Noir au nord et sur le causse du Larzac au sud, séparés sur plus de dix kilomètres par la Dourbie et ses gorges, hautes de 300 à 400 mètres.

L'altitude minimale, 385 mètres, se trouve localisée à l'extrême ouest, au lieu-dit la Luminarie, là où la Dourbie quitte la commune et entre sur celle de Millau. L'altitude maximale avec 909 ou 912 mètres[Note 1] est située à l'extrême nord-est, à une vingtaine de mètres de la commune de Lanuéjols dans le Gard, près du lieu-dit les Roussettes[1].

Traversé par la route départementale (RD) 991 qui longe la Dourbie de Millau jusqu'à Nant, le bourg de La Roque-Sainte-Marguerite est situé, en distances orthodromiques, douze kilomètres à l'est-nord-est du centre-ville de Millau. La commune est également desservie par les RD 41 et 110.

En provenance de la commune de Lanuéjols, le GR 62 traverse le territoire communal d'est au nord-ouest sur plus de douze kilomètres en deux tronçons, passant par le bourg de Saint-Véran et se dirigeant vers Millau. Dans le sud de la commune, sur sept kilomètres entre Nant et Millau, le GR 71D (tour du Larzac) passe au hameau de Montredon. Sur trois kilomètres, une variante de ce sentier de grande randonnée passe plus au nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de La Roque-Sainte-Marguerite et des communes avoisinantes.

La Roque-Sainte-Marguerite est limitrophe de sept autres communes dont deux dans le département du Gard.


Communes limitrophes de La Roque-Sainte-Marguerite
La Cresse PeyreleauSaint-André-de-Vézines
Millau La Roque-Sainte-Marguerite Lanuéjols
(Gard)
Nant Revens
(Gard)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg de La Roque-Sainte-Marguerite proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[2] :

  • Altayrac
  • les Anouts
  • Aven Conque Redonde
  • Aven de l'Habit
  • le Bac
  • la Borie
  • la Borie[Note 2]
  • la Bouteille
  • la Bouteille[Note 3]
  • la Bouissière
  • les Boulets
  • les Boulières
  • la Bresse
  • le Calcadis
  • Calvaire de la Plaine
  • Camp Redon
  • les Campasses
  • les Campets
  • Camplat
  • le Causse
  • Cavaliés
  • les Cazalèdes
  • les Cazelles
  • Chaos de Montpellier-le-Vieux
  • le Claux
  • Combe Gach
  • Corniche du Rajol
  • Costeplane
  • le Cros
  • les Crouzets
  • le Devez
  • le Douminal
  • la Farelle
  • Font Couverte
  • Fontaine des Gours
  • la Forêt
  • Forêt domaniale des Grands Causses
  • les Fourques
  • les Gardes
  • les Graniés
  • les Grizats
  • Jouque Merles
  • Ladrech
  • la Lavagne Blanche
  • Lavagne Rouge
  • Lesperelle
  • Lissartas
  • la Luminarie
  • la Malarède
  • Mare du Fanguas
  • Mare de Fonsèque
  • les Mares
  • le Maubert
  • Miolle
  • Montredon
  • le Moulin de la Caze
  • Paleyrou
  • Pierrefiche du Larzac
  • Pont des Fournets
  • Porte de Mycènes
  • le Poujol
  • les Privats
  • Puech Forez
  • Puech Grézal
  • Puech de la Resse
  • Puits de la Bresse
  • Puits des Fangettes
  • les Rancarèdes
  • Ravin du Bouxès
  • Ravin de Canazels
  • Ravin des Chenevières
  • Ravin de la Combe
  • Ravin de la Millière du Doul
  • Ravin del Pal
  • Ravin du Riou
  • Ravin de Saint-Véran
  • Ravin du Valat Nègre
  • la Resse
  • les Rivals
  • le Roc
  • le Roc Rouge
  • Rocs du Bartas
  • le Roube
  • le Roube[Note 4]
  • le Roudié
  • les Roussettes
  • le Ruassou
  • les Sabels
  • Saint-Véran
  • le Ségala
  • Serre del Berc
  • Serre de Cabriole
  • Serre de Galy
  • Serre de Ricard
  • le Sot
  • Sotch des Ronces
  • les Sourzials
  • les Treilles
  • l'Ubac
  • la Vayssière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, La Roque-Sainte-Marguerite faisait partie de l'ancienne province du Rouergue. Aux débuts de la Révolution française, elle devient une commune. En 1834, la commune de Saint-Véran fusionne avec La Roque-Sainte-Marguerite[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1971 2001 Jean Rabier    
2001 En cours Paul Dumousseau DVG Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2017, la commune comptait 182 habitants[Note 5], en diminution de 5,21 % par rapport à 2012 (Aveyron : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
5233889778551 0061 005945902875
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
861837843837736683623591533
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
401405323340308257211142158
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017 - -
145144172193199185182--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[7] 1975[7] 1982[7] 1990[7] 1999[7] 2006[8] 2009[9] 2013[10]
Rang de la commune dans le département 299 274 285 276 265 256 251 254
Nombre de communes du département 306 303 304 304 304 304 304 304

La population a atteint un maximum en 1846 avec 1 006 habitants, puis a baissé périodiquement pour atteindre 142 habitants en 1968. Elle a ensuite connu une hausse jusqu'en 2017 en diminution de 5,21 % par rapport à 2012 avec 185 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Marché vivrier estival du mercredi soir au hameau de Montredon.

L'économie de la commune est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages de roquefort, pérail, tome et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement.

Une diversification existe, tournée vers le maraîchage, l'apiculture, la production de bois de chauffe, le tourisme rural.

Des agriculteurs de la commune et des communes voisines vendent leurs productions, transformées ou pas, au marché du hameau de Montredon, interdit aux revendeurs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bourg de La Roque-Sainte-Marguerite[modifier | modifier le code]

Le bourg se niche en rive gauche de la Dourbie, au creux de ses gorges, surplombé par le chaos de Montpellier-le-Vieux au nord-ouest et la corniche du Rajol au nord-est.

  • Château datant du XVIIe siècle, construit sur les ruines de celui du XIIIe siècle, dont il reste la tour.
  • L'église Sainte-Marguerite-d'Antobe située à côté du château.
  • Montée à l'église par une calade.
  • Four banal datant de 1492.
  • Pigeonnier en surplomb du bourg.

Hameau de Saint-Véran[modifier | modifier le code]

Le hameau de Saint-Véran, accroché aux rochers du causse Noir, est le berceau de la famille de Montcalm. En 1425, Raymond de Montcalm, ancien chirurgien-barbier du comte Jean IV d'Armagnac, lui rend hommage selon l'usage féodal pour la terre de Saint-Véran et la moitié indivise de son château.

Ce n'est qu'en 1661 que Louis III de Montcalm en rachetant l'autre moitié devient effectivement seigneur de Saint-Véran à part entière. La famille conserve alors ce fief jusqu'à la Révolution. Louis Joseph de Saint-Véran, marquis Montcalm, nommé par le roi Louis XV général en chef de ses troupes en Amérique septentrionale y fait un ultime séjour juste avant son départ pour le Canada en février 1756. Du château dont la construction remonte au tout début du XIe siècle ne subsiste aujourd'hui qu'une partie du logis seigneurial ainsi que son donjon cylindrique.

En 1470 alors que le château de Saint-Véran est sous séquestre royal, le comte Charles d'Armagnac le reprend par surprise et s'installe avec une petite troupe d'une trentaine d'hommes d'armes. Accusé de frapper de la fausse monnaie et d'y pratiquer l'alchimie il y est assiégé par le sénéchal de Rodez, Guillaume de Sully, en décembre 1470. Dans les premiers jours du mois de janvier suivant, il finit par se rendre en compagnie de son fils bâtard, petit Jean. Charles d'Armagnac est pour ces faits emprisonné à la Bastille d'où il n'est libéré seulement qu'en 1483, après la mort de Louis XI.

En contrebas du hameau, l'église église romane Notre-Dame-des-Treilles est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1927[11].

Chaos de Montpellier-le-Vieux[modifier | modifier le code]

Le chaos de Montpellier-le-Vieux qui surplombe les gorges de la Dourbie et le bourg de La Roque-Sainte-Marguerite est un site naturel classé depuis 1993[12].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les bâtiments et l'exsurgence du moulin de Corp[18], limitrophes du territoire communal, sont sur la commune de Saint-André-de-Vézines. L'aven du moulin de Corp est situé sur la rive gauche de la Dourbie, sur le territoire de La Roque-Sainte-Marguerite[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

José Bové en 2008 à Montredon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Pierre Bloy), Peiralèu : La Cressa, Mostuèjols, Ribièira, La Ròca, Sent-Andriu, Vairau / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Peiralèu, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 270 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-43-2, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37108861)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux valeurs différentes pour l'IGN, 912 mètres sur la carte et 909 sur son ancien site.
  2. Deux lieux-dits du même nom, l'un au sud des Graniés, l'autre au sud-ouest de Pierrefiche du Larzac.
  3. Deux lieux-dits du même nom, l'un au au sud-est d'Altayrac, l'autre au sud-ouest de la Resse.
  4. Deux lieux-dits du même nom, l'un à l'est du Sot , l'autre au au nord-ouest du Sot.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « 912 » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2020)..
  2. « La Roque-Sainte-Marguerite » sur Géoportail (consulté le 16 avril 2020).
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  8. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  9. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  10. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  11. « Église Notre-Dame-des-Treilles », notice no PA00094134, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 14 avril 2020.
  12. [PDF] Fichier national des sites classés, ministère de la Transition écologique et solidaire, consulté le 16 avril 2020.
  13. Menhir de Pierrefiche du Larzac, Mégalithes du monde, consulté le 16 avril 2020.
  14. Dolmen du Sot, Mégalithes du monde, consulté le 16 avril 2020.
  15. Aven d'Altayrac sur Grottocenter, consulté le 16 avril 2020.
  16. « Aven Conque Redonde » sur Géoportail (consulté le 16 avril 2020)..
  17. « Aven de l'Habit » sur Géoportail (consulté le 16 avril 2020)..
  18. Exsurgence du Moulin de Corp sur Grottocenter.
  19. Aven du Moulin de Corp sur Grottocenter.