La Roque-Sainte-Marguerite

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La Roque-Sainte-Marguerite
Image illustrative de l'article La Roque-Sainte-Marguerite
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Tarn et Causses
Intercommunalité Communauté de communes de Millau Grands Causses
Maire
Mandat
Paul Dumousseau
2014-2020
Code postal 12100
Code commune 12204
Démographie
Gentilé Roquelois(e)
Population
municipale
192 hab. (2012)
Densité 3,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 33″ N 3° 13′ 25″ E / 44.1258, 3.223644° 07′ 33″ Nord 3° 13′ 25″ Est / 44.1258, 3.2236
Altitude Min. 385 m – Max. 909 m
Superficie 49,4 km2
Localisation

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La Roque-Sainte-Marguerite est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées. Elle fait donc partie de l'ancienne province du Rouergue.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Cresse Saint-André-de-Vézines Rose des vents
Millau N Lanuéjols
O    La Roque-Sainte-Marguerite    E
S
Nant Revens

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune matérialise une fraction sud du Massif central.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau de Saint-Véran, accroché aux rochers, est le berceau de la famille de Montcalm. C'est en 1425, que Raymond de Montcalm ancien chirurgien-barbier du comte Jean IV d'Armagnac, lui rend hommage selon l'usage féodal pour la terre de Saint-Véran et la moitié indivise de son château. Mais ce n'est qu'en 1661 que Louis III de Montcalm en rachetant l'autre moitié deviendra effectivement à part entière seigneur de Saint-Véran. La famille conservera alors ce fief jusqu'à la révolution. Louis Joseph de Saint-Véran, marquis Montcalm, nommé par le roi Louis XV général en chef de ses troupes en Amérique septentrionale y fera un ultime séjour juste avant son départ pour le Canada en février 1756. Du château dont la construction remonte au tout début du XIe siècle ne subsiste aujourd'hui qu'une partie du logis seigneurial ainsi que son donjon cylindrique.

En 1470 alors que le Château de Saint-Véran était sous séquestre royale, le comte Charles d'Armagnac le reprit par surprise et s'installa avec une petite troupe d'une trentaine hommes d'armes. Accusé de frapper de la fausse monnaie et d'y pratiquer l'alchimie il y fut assiégé par le sénéchal de Rodez, Guillaume de Sully en décembre 1470. Dans les premiers jours du mois de janvier suivant, il finit par se rendre en compagnie de son fils bâtard, petit Jean et de son écuyer Guéraud de Marestan. Charles d'Armagnac sera pour ces faits emprisonné à la bastille d'où il ne sera libéré seulement qu'en 1483 après la mort de Louis XI.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2001 Jean Rabier    
2001 2014 Paul Dumousseau DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 192 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
523 388 977 855 1 006 1 005 945 902 875
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
861 837 843 837 736 683 623 591 533
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
401 405 323 340 308 257 211 142 158
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2012 - -
145 144 172 193 195 199 192 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population a atteint un maximum en 1846 avec 1006 habitants, puis a baissé périodiquement pour atteindre 142 habitants en 1968. Elle a ensuite connu une hausse jusqu'en 2012 avec 192 habitants. En 2009, la commune occupait le 251e rang en nombre d'habitants sur les 304 communes que compte le département.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages de roquefort, pérail, tome et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement. Une diversification existe tournée vers le maraîchage, l'apiculture, la production de bois de chauffe, le tourisme rural... Des agriculteurs de la commune et des communes voisines vendent leurs productions transformées ou pas au marché du hameau de Montredon interdit aux revendeurs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Marché vivrier estival du mercredi soir à Montredon.
Article détaillé : Église Notre-Dame-des-Treilles.
  • Le bourg de La Roque-Sainte-Marguerite :
    • Église romane du XIe siècle  Inscrit MH (1927)[3].
    • Chapelle du XIe siècle située à côté du château.
    • Château datant du XVIIe siècle, construit sur les ruines de celui du XIIIe siècle, dont il reste la tour.
    • Montée à l'église par une calade.
    • Four banal datant de 1492.
  • Chaos de Montpellier-le-Vieux.
  • Corniche du Rajol.
  • Saint-Véran, les vestiges du château de la famille des Montcalm, avec son mur d'enceinte et la tour ronde.
  • Pierrefiche-du-Larzac (anciennement Pierrefiche).
  • Les Mares, la Resse et la Borie des Mares.
  • Montredon.
  • Mas Razal.
  • Cavaliés (anciennement Cavaihès).
  • Église romane des Treilles.
  • Chapelle L'Ermitage Saint-Pierre (commune de Revens, département du Gard).
  • Menhir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

José Bové en 2008 à Montredon.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Pierre Bloy), Peiralèu : La Cressa, Mostuèjols, Ribièira, La Ròca, Sent-Andriu, Vairau / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Peiralèu, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ , ill., couv. ill. ; 28 cm, 270 p. (ISBN 2-907279-43-2, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37108861)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]