Saint-André-de-Vézines

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Saint-André-de-Vézines
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Tarn et Causses
Intercommunalité Communauté de communes de Millau Grands Causses
Maire
Mandat
Simone Sicard-Gély
2014-2020
Code postal 12720
Code commune 12211
Démographie
Gentilé Saint-Andréains ou Saint-Andribens
Population
municipale
130 hab. (2014)
Densité 3,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 11″ nord, 3° 15′ 32″ est
Altitude Min. 396 m – Max. 983 m
Superficie 38,97 km2
Localisation

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Saint-André-de-Vézines

Saint-André-de-Vézines est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Peyreleau Veyreau Rose des vents
N Lanuéjols
O    Saint-André-de-Vézines    E
S
La Roque-Sainte-Marguerite

Site[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-André-de-Vézines (altitude 876 mètres) est situé à 23 km au nord-est de Millau dans la région centrale du Causse Noir, aux confins des anciennes provinces du Rouergue, du Languedoc et Gévaudan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-André-de-Vézines se situait primitivement entre la Combe et Roquesaltes du moins dans les temps gallo-romains. L’abbé Hermet y mentionna une villa. Son emplacement actuel mentionné dès 1098 a été déterminé par les seigneurs de Montméjean et par la source située près de la mare. D’après des chroniqueurs locaux, le village de Saint André de Vézines serait bâti sur des fonds de cabanes : petites grottes aménagées en étables. Dans les caves de certaines demeures, cela pourrait être vraisemblable[1].

Montméjean est chef-lieu en mairie en 1799 et comprend les communes de Montméjean, le Roque Sainte Marguerite, Saint Véran, Veyreau et le Maynial-Saint Jean des Balmes. Le 4 avril 1834, les communes de Veyreau et le Maynial-Saint Jean des Balmes et Montméjean sont réunies et prennent le nom de « Saint-André-de-Vézines » où se situe le nouveau chef-lieu. Le 24 décembre 1849, la commune de Veyreau est distraite de la mairie de Saint-André-de-Vézines. La ferme de la Roujarie est réunie à Saint-André-de-Vézines et celle des Mourgues est réunie à Veyreau en 1803[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village doit l’origine de son nom d’une part à l’apôtre saint André de Bethsaïde, frère de saint Pierre, et d’autre part au culte voué à la brebis. Saint André fut pêcheur du lac de Tibériade avec son frère Simon Pierre (saint Pierre : patron actuel de la paroisse), il est pour cette raison devenu patron des pêcheurs et des poissonniers ; et, comme il pêchait au filet, il est aussi patron des cordiers. On peut se demander pourquoi avoir donné le nom de ce saint à une paroisse aussi dépourvue d’eau. Une réponse peut cependant s’envisager : l’apôtre saint André était jadis invoqué par les jeunes filles en mal de mari et par les femmes stériles pour avoir des enfants (Du Broc de Ségange, 1887). Le nom latin Andréas, grec Andros, signifie homme fort, saint André est aussi reconnu pour guérir la coqueluche.

C’est en 1326 que l’on pourra lire pour la première fois dans un acte le terme « Sanctus Andreas de Ovezinis ». En 1355 elle devient « Sancti Andrée de Ovesinis » (Saint-André du pays des brebis). Les racines du mot Vézines proviendraient du bas-latin Ovedinas ou Ovezinas qui signifierait en transcription latérale : lieu d’élevage d’ovins. C’est en tout cas ce qu’a pu noter le chanoine Hermet qui cite, d’après la Notitia jurium Ecclesiae Vabrensis, dressée par Mgr Bertrand de Pebrac en 1355, l’église de Saint-André par ces termes : Ecclesia Sancti Andrée de Ovesinis, de presentatione Archidiaconi Amiliavi in Ecclesia Ruthenenso. Ce mot Ovesinis, qui est donc la forme ancienne de Vézines, pourrait bien dériver du mot latin Ovis, brebis, de sorte que le nom de la paroisse toujours selon Hermet, tirerait son origine des troupeaux de brebis élevées sur le Causse Noir et signifierait Saint-André du pays des brebis, des brebis dont le lait servait à fabriquer du fromage de Roquefort[1].

Au cours des temps son appellation s’est modifié : Ovedinas, Ovezinas (1098), Saint Andréa de Ovézinis (1326), Sancti Andrée de Ovezinis (1355), Sancti Andréa de Vézines (1371), Saint-André de Vézines (1382), Saint André de Vésines (1727-1787), St André de Vizines (1746), Saint-André de Vézinnes (1788). Depuis 1830, c’est le vocable actuel qui est utilisé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1830 1832 Aimé Gély    
1832 1851 Antoine Valibouze    
1851 1852 Clément Bion de Marlavagne    
1852 1856 Alban Ladet    
1856 1874 Antoine Valibouze    
1874 1876 Sabin Jonquet    
1876 1876 Gély    
1876 1878 Pierre Alban Ladet    
1878 1878 Louis Bion de Marlavagne    
1878 1888 Calixte André    
1888 1896 Victor de Bonald    
1896 1904 Marius Cartayrade    
1904 1919 Jules Lapeyre    
1919 1928 Émile Baraille    
1928 1959 Albin Guillaumenq    
1959 1989 Louis Calmels    
1989 1995 Louis Guillaumenq    
1995 2012 Robert Lapeyre    
2012 en cours Simone Gely SE Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

D'après délibérations communales, et journal "l'écho de la Dourbie" cité par Marc Parguel, Saint-André-de-Vézines, la vie du village autrefois.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 130 habitants, en augmentation de 4,84 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
405 497 1 887 1 879 2 019 1 076 1 055 1 121 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
489 466 490 516 515 507 431 439 429
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
415 360 329 272 255 249 237 200 159
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
153 109 102 120 108 117 124 127 130
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

De tout temps, on a appelé les paroissiens de Saint-André-de-Vézines, « los engruna chipelet, lous engruno chipelets » ceux qui égrènent le chapelet, car les Saint-Andribens avaient l’habitude d’être dévots. La tradition orale veut aussi qu’on leur ai donné cette appellation parce que le dimanche matin pour aller à la messe dominicale, la distance pour aller d’une ferme à l’église paroissiale était mesurée au nombre de dizaines de chapelets récités. Le village se maintient mais a beaucoup perdu. À l’époque, il y avait 45 familles, maintenant il y a vingt familles dont beaucoup de retraités[6],[1]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Lavogne gallo romaine.
  • Moulin de Corps sur la Dourbie.
  • Église au toit de lauze.
  • Croix en fer forgée de 1786.
  • Château de Montméjan, dont il ne reste qu'une partie de tour ronde.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Marc Parguel (préf. Robert Lapeyre), La petite histoire de Saint-André-de-Vézines : histoire du village et de ses environs des origines à nos jours, Millau, M. Parguel, , 183 p., ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 20 cm (ISBN 2-9519807-0-1, notice BnF no FRBNF39049173)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marc Parguel, Saint-André-de-Vézines : la vie du village autrefois, Millau, M. Parguel, , 88 p., ill., couv. ill. en coul. ; 30 cm (ISBN 2-9519807-1-X, notice BnF no FRBNF39255314)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Pierre Bloy), Peiralèu : La Cressa, Mostuèjols, Ribièira, La Ròca, Sent-Andriu, Vairau / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Peiralèu, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 270 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-43-2, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37108861)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Extrait de la petite histoire de Saint André de Vézines,Marc Parguel,2003
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Entretien oral, Roger Baumel, 2003