Bar-le-Duc

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Bar-le-Duc
L'église Saint-Étienne et, à droite, le palais de Justice, sur la place Saint-Pierre.
L'église Saint-Étienne et, à droite, le palais de Justice, sur la place Saint-Pierre.
Blason de Bar-le-Duc
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse (préfecture)
Arrondissement Bar-le-Duc (chef-lieu)
Canton Bar-le-Duc-1
Bar-le-Duc-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse
Maire
Mandat
Bertrand Pancher
2014-2020
Code postal 55000
Code commune 55029
Démographie
Gentilé Barisiens
Population
municipale
15 759 hab. (2012)
Densité 667 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 19″ N 5° 09′ 37″ E / 48.771944, 5.16027848° 46′ 19″ Nord 5° 09′ 37″ Est / 48.771944, 5.160278
Altitude Min. 175 m – Max. 327 m
Superficie 23,62 km2
Localisation

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Bar-le-Duc
Liens
Site web barleduc.fr

Bar-le-Duc (prononcé [bʁlədyk ]) est une commune française du Grand Est de la France, située dans le département de la Meuse, dont elle est la préfecture, et en région Lorraine.

L'existence de l'agglomération remonte à l'Antiquité où elle est un relais le long de la voie romaine reliant Reims à Metz. Capitale du comté puis du duché de Bar, Bar-le-Duc devient l'une des principales citadelles lorraines, se développant à la fois au fond de la vallée, le long des berges de l'Ornain, et sur le plateau du versant gauche, autour du château du Moyen Âge. Après son rapprochement avec le duché de Lorraine à la fin du XVe siècle, elle connaît une période culturelle et architecturale prospère durant toute la Renaissance. Mais à cause des positions anti-françaises de son duc, la ville se voit dépouillée en 1670 d'une partie de ses fortifications et de son château par le roi de France Louis XIV, et le duché finit par être rattaché au royaume de France en 1766. La ville est également le point de départ de la « Voie sacrée », route stratégique qui, lors de la Première Guerre mondiale, permet de ravitailler Verdun lors de la bataille homonyme de 1916.

Située à l'écart des grands axes routiers, Bar-le-Duc n'a pas autant bénéficié de la révolution industrielle que les autres communes lorraines, elle est devenue au XXIe siècle une ville administrative. Deuxième ville du département après Verdun en termes de population, elle ne cesse de voir diminuer son nombre d'habitants depuis les années 1980, et se retrouve dans la diagonale du vide. Depuis plusieurs années, la commune a donc choisi de développer son tourisme grâce au riche patrimoine hérité de son histoire. Elle est la seule « Ville d'art et d'histoire » de Lorraine avec Metz, plusieurs édifices sont répertoriés aux monuments historiques, et le secteur sauvegardé de la Ville Haute possède un remarquable quartier de style Renaissance.

Surnommée en conséquence la « Belle Endormie », elle reste cependant le pôle urbain principal du sud meusien, chef-lieu du Pays Barrois et de la communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte montrant les différentes communes autour de Bar-le-Duc.
Plan de Bar-le-Duc et ses environs.

Bar-le-Duc se situe dans le Grand Est de la France, au sud-ouest du département de la Meuse — dont elle est le chef-lieu — et à l'ouest de la région Lorraine. La commune s'étend dans la vallée de l'Ornain et sur ses versants, le long d'un axe sud-est/nord-ouest, et déborde sur le plateau du Barrois, dont elle est la capitale historique[BLD 1]. Entre Lorraine et Champagne, elle est au cœur de ce qui est appelé la Lorraine champenoise[1].

À vol d'oiseau, la commune est située à mi-chemin entre Paris (207 km[2]) et Strasbourg (191 km[3]). Dans la région, elle est distante de 74 km de Nancy[4] (Meurthe-et-Moselle), de 83 km de Metz[5] (Moselle) et de 115 km d'Épinal[6] (Vosges). Elle se trouve à 47 km au sud de Verdun[7] et à 31 km à l'ouest de Commercy[8], les deux autres plus grandes villes et sous-préfectures du département de la Meuse. Elle est plus proche de Saint-Dizier (22 km[9]), sous-préfecture du département voisin, la Haute-Marne, en Champagne-Ardenne.

La frontière belge se situe à 90 km, celle du Luxembourg à 100 km, celle d'Allemagne à 120 km, et celle de Suisse à 200 km. Bar-le-Duc est finalement plus proche de certaines grandes villes européennes que d'autres villes françaises au sud ou à l'ouest du pays[BLD 2].

Communes limitrophes de Bar-le-Duc
Fains-Véel Behonne Naives-Rosières
Fains-Véel Bar-le-Duc Resson
Combles-en-Barrois Montplonne Savonnières-devant-Bar

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte montrant les différentes couches géologiques de la Lorraine.
Carte géologique de la Lorraine.

La superficie de la commune est de 2 362 ha, son altitude varie de 175 m à 327 m[10].

Le département de la Meuse se situe dans la partie orientale du bassin parisien ; il est constitué d'un socle rocheux d’âge mésozoïque (jurassique et crétacé). Bar-le-Duc se trouve sur un sol constitué de calcaires du Barrois datant du Tithonien. La couche de calcaire s'étend sur une surface de 1 200 km2 à l'ouest du département, et totalise une épaisseur de 95 m à 110 m au sud du département. On y note également une faible épaisseur d'alluvions anciennes dans la vallée de l'Ornain[11].

Les calcaires lithographiques ont été exploités dans différents sites autour de Bar-le-Duc et Ligny-en-Barrois tels que les carrières de Tannois et de Givrauval. Suffisamment durs, ils ont servi à la construction de maisons dans le passé[12].

Dans les années 1980, quelques forages d'exploration pétrolière ont été réalisés autour de la ville, notamment dans les communes de Fains-Véel[13] et Culey[14], qui ont mis en évidence des traces de gaz mais n'ont conduit à aucune exploitation. Des essais de production, sans succès, ont été faits dans la forêt domaniale du Haut-Juré, où les forages ont atteint les couches du Trias inférieur[15],[16].

Vue panoramique d'une ville aux toits de tuiles. Collines en arrière-plan
Panorama de Bar-le-Duc : vue sur la ville basse et la côte Sainte-Catherine depuis la ville haute.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Photographie d'une rivière bordée d'arbres depuis un pont.
L'Ornain au niveau du centre-ville de Bar-le-Duc.

Bar-le-Duc s'est construite sur les berges de l'Ornain, qui traverse la ville d'est en ouest. Pas moins de sept ponts enjambent la rivière[17]. Cette dernière prend sa source de deux autres cours d'eau, l'Ognon et la Maldite, au sud de Gondrecourt-le-Château (Meuse), et se jette dans la Saulx à Étrepy (Marne)[18]. Le débit de la rivière, mesuré à Val-d'Ornain à 8 km en aval de Bar-le-Duc[19], est de 10,90 m3/s en moyenne sur l'année, variant de 2,47 m3/s en août à 22,70 m3/s en janvier[20].

La commune est traversée par un deuxième grand cours d'eau, cette fois-ci artificiel. À partir de 1838, le canal de la Marne au Rhin est creusé parallèlement à l'Ornain. Long de 312 km, il relie — comme son nom l'indique — la MarneVitry-le-François) au RhinStrasbourg)[21]. Il emprunte plusieurs écluses et ponts-levis mécanisés lors de sa traversée de la ville : le pont-canal de Chantereines au-dessus de l'Ornain (PK 45,03), l'écluse de Bar-le-Duc (PK 46,34), le pont-levis de Marbot (PK 47,45), la combinaison du pont-levis de Popey et de l'écluse de Marbot (PK 47,88), et l'écluse de Popey (PK 48,65)[22]. Un port de plaisance est situé dans la ville, au point kilométrique (PK 47), à proximité du centre-ville[23].

La création du canal des usines, une dérivation de l'Ornain, a lieu au Moyen Âge vers le VIe siècle. Il permet de réguler le débit de l'Ornain et d'alimenter en eau les fossés des fortifications du quartier du Bourg[24]. Le cours d'eau est nommé canal des moulins à cause des moulins construits sur ses berges. Les nombreuses tanneries et filatures qui viendront s'installer par la suite finiront par lui donner le nom de canal des usines[25].

Le Naveton est un petit cours d'eau qui prend sa source au nord de Bar-le-Duc, dans la commune de Naives-Rosières. Il traverse la ville du nord au sud pour se jeter dans l'Ornain[26]. Le trop-plein du canal de la Marne au Rhin se déverse dans le Naveton[27].

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Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Bar-le-Duc est le même que celui de la Meuse et de la Lorraine. Il s'agit d'un climat océanique dégradé[28] (Cfb d'après la classification de Köppen) à tendance continentale, qui se caractérise par un été chaud et orageux et un hiver long et rigoureux[29]. Ce climat est favorable à une régularisation des précipitations en toutes saisons et à une augmentation de l'amplitude thermique entre saisons[30]. Les intersaisons ne sont pas très marquées avec des gelées précoces en automne et des gelées tardives au printemps. Le Barrois est plus humide que le reste du département et de la région. Ce phénomène s'explique par le fait que le plateau du Barrois est le premier relief que rencontrent les vents d'ouest après le creux du bassin parisien, c'est l'effet de foehn[29].

Les données climatiques de Bar-le-Duc viennent de la station météo la plus proche, celle de Saint-Dizier à 22 km. Le record de chaleur est de 40,4 °C le 12 août 2003, lors de la canicule de l'été 2003, et le record de froid est de -22,5 °C le 14 février 1956. Durant la période 1981/2010, la température moyenne annuelle est de 10,9 °C, et les précipitations annuelles sont de 844,8 mm[31].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Dizier[32] 1682 826 24 25 54
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Station de Saint Dizier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,3 0,3 2,8 4,9 9,1 12 14,1 13,7 10,6 7,7 3,6 1,3 6,7
Température moyenne (°C) 3,1 4 7 9,6 14 16,9 19,3 19,1 15,5 11,4 6,4 4,2 10,9
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,7 15,4 19,7 22,8 25,5 25,1 20,8 16 10 6,6 15,7
Ensoleillement (h) 66,4 80,3 136,8 174,2 210,7 220 228 220,5 166,3 117,7 58,4 47,6 1 726,9
Précipitations (mm) 71,8 60,5 66,2 60,2 72,4 65,9 70,4 68,8 74,2 78,6 69,5 85,2 843,7
Source : Normales mensuelles sur la période 1981-2010[31],[33].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plan montrant les différentes voies de communication autour de Bar-le-Duc.
Plan des voies de communication autour de la commune.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc se trouve à l'écart des grands axes routiers du département[34]. Les deux axes routiers majeurs traversant la Meuse d'est en ouest sont : l'autoroute A4 (A 4, E 50) à 47 km au nord[7], à Verdun ; et la route nationale 4 (RN 4), à 14 km au sud-est[35], à Ligny-en-Barrois[36].

La commune se trouve au croisement de plusieurs routes la reliant aux grands axes routiers et aux pôles urbains environnant :

En décembre 2014, un projet de contournement de la RN 135 et de la commune de Velaines est en cours de financement. Cette 2 × 2 voies doit rejoindre la RN 4 (Paris - Strasbourg) à Ligny-en-Barrois, avec l'espoir du désenclavement de la vallée de l’Ornain et du développement économique du Pays Barrois[37].

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Photographie d'un bâtiment avec une statue de métal dans l'herbe au premier plan.
Gare de Bar-le-Duc avec la statue de Raymond Poincaré en premier plan.

La gare de Bar-le-Duc, située près du centre ville, fait partie de la ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville, l'une des principales lignes du réseau ferroviaire français dans l'Est de la France. Elle est desservie par le TER Lorraine, permettant de rejoindre Metz (ligne 28[38]) ou Nancy (ligne 29[39]) en moins d'une heure. Le TER Vallée de la Marne permet de rejoindre Paris via Vitry-le-François, Châlons-en-Champagne, Épernay et Château-Thierry, en h 20[40].

La LGV Est européenne est mise en service en 2007. Les TGV relient alors la préfecture meusienne à Paris en h 40 environ, via Champagne-Ardenne TGV, Châlons-en-Champagne et Vitry-le-François. Cependant, la mise en place du TGV a entraîné la réduction du nombre de dessertes de la gare de Bar-le-Duc au profit de la nouvelle gare de Meuse TGV, située à 30 km. Des navettes ont été mises en place par le conseil départemental de la Meuse pour rejoindre la nouvelle gare TGV, d'où l'on peut rejoindre Paris en h[40] et Strasbourg en h 40.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Depuis 1982, le réseau TUB (transports urbains du Barrois) dessert en transports en communs la ville de Bar-le-Duc, puis celles adjacentes de Fains-Véel et Savonnières-devant-Bar. En 2014, à la suite de la création de la communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse, le réseau est étendu à toutes les communes de la nouvelle intercommunalité[41]. Le réseau, géré par Transdev, est constitué de quatre lignes régulières qui s'articulent autour de la ligne principale Bar-le-Duc - Ligny-en-Barrois (ligne 1)[42]. De plus, il existe neuf lignes scolaires[43], ainsi qu'un service de transport sur réservation pour les communes non desservies par les lignes régulières[44].

  • Ligne 1 : Libération (Bar-le-Duc) - Aouisses (Ligny-en-Barrois)
  • Ligne 2 : Petit Juré - Rochelle - Auchan (Bar-le-Duc)
  • Ligne 3 : Centre Hospitalier - Rochelle - Grande Terre (Bar-le-Duc)
  • Ligne 4 : Domaine du Golf (Fains-Véel) - Allende - Rochelle (Bar-le-Duc)
Photographie d'une rue menant à des abribus en ligne le long d'une voie ferrée.
Gare routière du réseau RITM.

Le réseau intermodal des transports de la Meuse (RITM), financé par le conseil départemental de la Meuse, exploite plusieurs lignes reliant Bar-le-Duc aux autres grandes villes du département et de celui voisin de la Marne. Le réseau gère également le ramassage scolaire et possède un service de transport à la demande[45],[46].

Autres moyens de transport[modifier | modifier le code]

L'aérodrome le plus proche est celui de Bar-le-Duc - Les Hauts-de-Chée, situé sur la commune des Hauts-de-Chée à 13 km au nord de Bar-le-Duc. Il est utilisé par l'Aéroclub Sud-Meusien pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme (survol du Pays Barrois, du quartier Renaissance de Bar-le-Duc...)[47]. L'aéroport régional le plus proche est celui de Metz-Nancy-Lorraine, située à 90 km. Pour partir vers des destinations internationales, il faut se rendre à Paris dans les aéroports Roissy-Charles-de-Gaulle ou Paris-Orly[40].

Pour la randonnée pédestre, le sentier de grande randonnée 14 (GR 14) qui relie Paris à Malmedy (Belgique), traverse la commune. Il est orienté sur un axe ouest/est de Paris à Bar-le-Duc, puis sur un axe sud/nord de Bar-le-Duc à Malmedy[48]. Le GR 714 relie la préfecture meusienne à Lignéville (au sud de Vittel dans les Vosges) et crée ainsi une liaison entre le GR 14 et le GR 7 (ballon d'Alsace - Andorre-la-Vieille)[49].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Plan de la ville de Bar-le-Duc.
Plan de Bar-le-Duc (avril 2015).

En raison de sa situation géographique, au fond d'une vallée, Bar-le-Duc est organisé en trois grands pôles[50].

La Ville Basse se trouve au fond de la vallée, sur les berges de l'Ornain. Elle est composée de plusieurs quartiers construits à différentes époques. Le quartier Notre-Dame, rive droite, est la partie la plus ancienne de la ville, le berceau de la ville du Ie siècle. Au bord de la rivière, il s'organise autour de l'église éponyme et de son ancien prieuré. Le quartier de Couchot y est accolé au nord. De l'autre côté de la rivière, le quartier du Bourg, situé au pied du versant gauche de la vallée, est constitué de petites rues qui s'entrecroisent. Le centre-ville est organisé autour de son artère principale, le boulevard de la Rochelle, construit parallèlement à l'Ornain. Le quartier de Marbot, situé à l'est, sur le versant droit de la vallée, est composé de pavillons individuels et de quelques tours d'immeubles. Au XIXe siècle, la ville basse s'étend le long de la rivière[51] : le quartier de la Libération en aval, au nord-ouest, le quartier de la gare et les zones industrielles et commerciales en amont, au sud-est. La ville ne peut désormais plus se développer dans ce sens, étant arrivée aux limites de son territoire.

La Ville Haute se trouve sur les hauteurs du versant gauche de la vallée, au sud. Le quartier naît avec la construction du château-fort au Xe siècle[M 1] sur l'éperon rocheux dominant la ville. Les habitants viennent s'installer au sud du château et forment le quartier Renaissance. Ce désormais cœur historique de la ville est constitué de beaux hôtels particuliers aux façades de style Renaissance. À partir des années 1970, la ville s'étend encore plus au sud avec la construction de nouveaux lotissements de pavillons individuels : les quartiers du Petit Juré et de la Chênaie[BLD 3].

La Côte Sainte-Catherine se trouve sur les hauteurs du versant droit, au nord. C'est le secteur le plus récent de la ville, construit à partir des années 1960[M 1], et composé de pavillons individuels et de barres et tours d'immeubles HLM. À partir des années 1990, le nouveau quartier de la Fédération apparaît à l'ouest de la Côte Sainte-Catherine[BLD 4].

Risques naturels et autres[modifier | modifier le code]

La commune est sujette à plusieurs risques naturels. Une vingtaine de cavités souterraines existent sous la ville, ce qui engendre un risque d'effondrement[52]. L'exploitation souterraine de la pierre de Savonnières, commune limitrophe de Bar-le-Duc, a laissé 173 km de galeries sur 83 hectares[53]. La commune a également été victime des tempêtes de fin décembre 1999 en Europe[54].

Située au bord de l'eau et au fond d'une vallée, la ville peut subir des inondations de plaine (Ornain) et des inondations par crue torrentielle (Naveton) ou ruissellement, ce qui a mené à la création d'un plan de prévention du risque inondation[52]. La ville a d’ailleurs subi plusieurs inondations dans le passé. Le 15 juin 1930, le Naveton déborde et fait 150 sinistrés et 3 morts. Les 14 et 15 août 1972, le Naveton est en crue exceptionnelle et provoque la mort de 2 personnes. La gare SNCF se retrouve inondée et le trafic ferroviaire est interrompu pendant trois heures. À cette occasion, le débit de l'Ornain monte à 83 m3/s, et le dispositif Orsec doit être déclenché. D'autres inondations ont eu lieu comme celles à répétition de 1910[55].

En plus des risques naturels, la ville est exposée à des risques liés aux activités humaines. En raisons des conflits qui ont eu lieu dans la région durant les deux guerres mondiales, des engins explosifs peuvent être retrouvés dans le sol[52]. Entre 2009 et 2013, 190 tonnes d'explosifs sont ramassées en Meuse[54]. En septembre 2012, un obus est découvert dans le canal des usines, sous l'église Saint-Antoine[56]. De plus, le transport de matières dangereuses (TMD) à travers la ville présente un risque, notamment le transport du gaz par la canal de la Marne au Rhin[52].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, Bar-le-Duc comptait 9 209 logements, soit 631 de plus qu'au précédent recensement de 1999, et 2 434 de plus que quarante ans plus tôt (6 775 logements en 1968)[Insee 1].

Parmi ces logements, 85,3 % étaient des résidences principales et 1,4 % des résidences secondaires. On dénombrait un nombre important de logements vacants, 1 227, représentant 13,3 % du parc de logements, en nette augmentation depuis 1999 (seulement 665 logements vacants, soit moitié moins). Ces logements étaient pour 35,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 63,4 % des appartements[Insee 2]. Le nombre moyen de pièces par résidence principale était de 3,8[Insee 3].

Le fait qu'il y ait plus d'appartements que de maisons individuelles expliquerait en partie le nombre plus élevé de locataires (57,6 %) par rapport aux propriétaires (39,7 %). La part de logements HLM loués vides était de 30,0 % en 2009 contre 33,1 % en 1999[Insee 4], en petite baisse mais toujours supérieure au taux minimum de 20 % fixé par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU) de décembre 2000.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Vues du boulevard avant (2012) et après (2015) les travaux de réaménagement.

Depuis 2009, la municipalité a lancé un projet de requalification du centre-ville de Bar-le-Duc, visant à le rendre plus dynamique et attractif. La première phase concerne le quartier Notre-Dame sur la rive droite de l'Ornain, les trois suivantes le centre-ville de la rive gauche et notamment le boulevard de la Rochelle, artère principale de la commune. Les travaux consistent à refaire l'eau et l’assainissement puis la voirie en pavés[M 2]. Les travaux se terminent fin 2014[57]. En avril 2015, de nouveaux travaux sont lancés rue et place des Minimes, à proximité de la zone des premiers travaux, pour garder une cohérence esthétique[58].

En février 2012, la municipalité a entamé des travaux pour rapprocher la gare routière (réseau RITM) de la gare SNCF et ainsi créer une gare multimodale. Les 14 mois de travaux d'un coût de 3 079 000 € ont vu la construction de quais avec abribus, la création d'un nouveau parking, et la rénovation complète du parvis devant la gare SNCF[59].

En 2015, un projet d'écoquartier est lancé avec une fin des travaux prévue en 2018. Située en centre-ville, derrière l'église Saint-Jean, à la place du Hall des brasseries, l'ensemble pourrait accueillir un nouveau multiplexe cinéma. Pour remplacer le Hall des brasseries détruit, un projet de salle polyvalente d'une capacité de 1 000 à 1 500 personnes est à l'étude sur une autre parcelle de la ville[60].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le premier nom de la commune est Caturices, comme l'atteste la Table de Peutinger du IIIe siècle. Elle devient Caturiges sur l'Itinéraire d'Antonin du IVe siècle[61], du gaulois catu (combat) et riges (rois)[62].

En 922, la commune change complètement de nom en Barrum, du gaulois barro (sommet ou extrémité boisée[63])[64]. Selon certaines sources, ce nouveau nom aurait été donné par Frédéric Ier parce que la ville, située aux frontières de France et de Lorraine, servait de « barrière » aux Lorrains contre les Champenois. Pour d'autres sources, ce sont les habitants du pays qui cherchaient refuge dans la ville qui lui donnèrent son nom, cette dernière leur servant de « barrière » contre les barbares. Selon encore d'autres opinions, la ville doit son nom à un poisson, le barbeau, très commun dans l’Ornain, s'appuyant sur les armoiries de la ville (deux poissons)[65].

La ville devient Barri villa ad Ornam en 932, puis Barri villa super Ornam en 955[BLD 5], suivant le changement de nom de l'Ornain (Ad-Ornam en 932, puis Super-Ornam en 955[66]). Par la suite, il est fait référence à la ville sous plusieurs noms : Apud Bar-castrum au XIe siècle, Barri Villa en 1030, Bair aux XIe et XIIe siècle, Castellanus Barri en 1177, Barrovilla en 1189 et de nouveau Barrum au XIIe siècle[BLD 5].

En 1242, un accord de paix entre le duc de Bar et l'évêque de Verdun fait mention de Bar-lou-Duc. Dix ans plus tard, en 1252, un traité entre les comtes de Luxembourg et de Bar mentionne la ville pour la première fois sous le nom de Bar-le-Duc[67]. De 1355 à 1411, la ville s'appelle tout simplement Bar. En 1402, elle apparaît sous le nom de Barrodux, de Barroduce. Aux XVe et XVIe siècle, elle est mentionnée sous le nom de Barriville ou Bar-la-Ville[BLD 5]. En 1549, le nom change légèrement en Barreville, puis simplement Barr en 1572. En 1707, elle est appelée Banis Barum, puis Barro-Ducum en 1749[67]. À la suite de la Révolution de 1789, elle prend le nom plus républicain de Bar-sur-Ornain d'octobre 1792 à juillet 1814[BLD 6]. En 1814, elle devient définitivement Bar-le-Duc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : La naissance d'une agglomération[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques témoignent de l'occupation très ancienne du site[M 1], puisque des outils et des armes datant du Paléolithique et du Néolithique sont retrouvés dans la vallée ainsi qu'à Nasium. Mais ces trouvailles sont trop fragmentaires pour que l'on puisse affirmer qu'il y ait eu une vie organisée établie à cet endroit[BLD 7].

Extrait d'une ancienne carte romaine.
Caturiges (Bar-le-Duc) apparaît sur la Table de Peutinger.

À l'époque gauloise, une petite bourgade du nom de Caturiges est fondée au fond de la vallée, sur la rive droite de l'Ornain. Les habitants, de la tribu des Leuques, vivent de l'élevage et de la culture[JM 1]. Cependant, les premières mentions d'une réelle agglomération remontent au Ier siècle de notre ère, après l'invasion romaine. L'humble bourgade devient un relais routier/gîte d'étape (mutatio ou mansio) le long de la voie romaine reliant Reims à Metz via Toul[BLD 8]. La cité s'enrichit grâce au trafic routier, et de nombreux bâtiments sont construits, tels que des auberges pour les voyageurs, des entrepôts pour les marchandises, et des ateliers d'artisans pour réparer les attelages. La ville devait être importante car elle figure à la fois sur la Table de Peutinger, une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain[JM 2], et sur l'Itinéraire d'Antonin, un guide de voyage de la Rome antique[BLD 8].

L'agglomération se trouvait au niveau de l'actuel quartier Notre-Dame, et la rue des Romains est un vestige de l'ancienne voie romaine[JM 2]. Les travaux d'aménagement dans ce secteur, et notamment le chantier de construction de la première usine à gaz au milieu du XIXe siècle, ont révélé des substructions conséquentes, des éléments de mobilier, des monnaies gauloises et romaines, des statuettes en bronze, et des outils divers[BLD 9].

Après quatre siècles de « paix romaine », les invasions barbares ruinent Caturiges et les habitants s'enfuient[CR 1]. Une bourgade mérovingienne est reconstruite au même emplacement sous le nom de Barrivilla (Bar-la-Ville), et un nouveau quartier commence à se constituer sur l'autre rive de l'Ornain : Barrum Castrum ou Burgum Barri (le Bourg)[WS 1]. En raison de l'insécurité qui règne dans la région, le Bourg s'entoure de murailles[JM 3] et d'un fossé alimenté par une dérivation de l'Ornain, l'actuel canal des usines. La ville devient la capitale du Pays Barrois (Pagus Barrensis)[WS 1].

Moyen Âge : Le comté puis le duché de Bar[modifier | modifier le code]

Le développement de l'agglomération va connaître un nouvel élan au milieu du Xe siècle[M 1]. Vers 951/970 — Les dates diffèrent selon les sources —, Frédéric Ier, duc de Haute-Lorraine, cherchant à protéger son territoire des champenois, fait construire un château en rive gauche, sur l'éperon rocheux dominant la vallée d'une cinquantaine de mètres. L'éperon, comme la ville, sont d'ailleurs usurpés au diocèse de Toul, que Frédéric Ier dédommage avec d'autres terres[WS 1],[BLD 10]. Le château est primitif, constitué de quatre hautes tours et d'une double enceinte, mais il ne cessera d'être perfectionné tout au long du Moyen Âge[CR 2]. Par sa situation et son rôle défensif, Bar sera la principale citadelle lorraine sur la route de France, et ce jusqu'au XVIe siècle[WS 1]

Trois générations plus tard, en 1033, Frédéric III meurt sans enfants, et le duché de Haute-Lorraine est partagé entre ses deux sœurs, Béatrice et Sophie, mais aucune d'entre elles ne peut prétendre au titre[JPH 1], réservé à un homme. Elles sont alors élevées par leur tante maternelle, l'Impératrice Gisèle de Souabe (995-1043)[CR 3]. Béatrice, mariée en 1037 au marquis de Toscane Boniface III, est la mère de Mathilde, comtesse de Toscane, qui joua un rôle important dans la querelle des Investitures opposant le Saint-Siège au Saint-Empire romain germanique[65]. Quant à Sophie, qui a hérité de Bar et Saint-Mihiel, elle épouse en 1038 Louis de Mousson, comte de Montbéliard, qui devient le premier comte de Bar. Devenue veuve vers 1070, elle gouverne le nouveau comté de Bar avec beaucoup de sagesse[JM 3] et de fermeté[CR 3]. Elle fonde le prieuré Notre-Dame, dont l'église Notre-Dame est le vestige, et contribue à l'essor du Bourg[BLD 10]. À partir du XIIIe siècle, le nom de Bar-le-Duc fait son apparition afin de la différencier des communes de Bar-sur-Seine et Bar-sur-Aube, toutes deux en Champagne[BLD 10].

Les successeurs de Sophie agrandissent leur territoire en une principauté importante, aux dépens de leurs voisins, profitant de leur implantation à la frontière de la France et de l'Empire allemand, et de la faiblesse des deux souverains[JPH 1]. Les comtes de Bar, qui participent en outre aux Croisades, sont vus comme les plus habiles et les plus ambitieux en Lorraine, et le comté est considéré comme un alleu, c'est-à-dire une terre indépendante dont les comtes sont pleinement souverains. Au début du XIIIe siècle, ces derniers fixent leur cour au château de Bar-le-Duc, aux dépens de Mousson et de Saint-Mihiel[BLD 10].

L’expansion géographique et l'essor économique vont profiter à la ville. La bourgeoisie s'enrichit de la culture de la vigne, du tissage du drap, du travail de la peau et de la fabrication d'armes[JM 4]. La morphologie urbaine de la cité en est impactée, avec la création de deux nouveaux quartiers. Un quartier fortifié en amont du château, l'actuelle Ville Haute, voit le jour sous l'impulsion du comte Henri II. Il est majoritairement peuplé de nobles, religieux et autres privilégiés, et se voit octroyer le privilège du commerce de l'alimentation, au grand dam de la Ville Basse. Le deuxième nouveau quartier s'installe contre le Bourg, et est nommé la Neuve-Ville. Initialement non fortifié, le quartier se voit emmuré au XIVe siècle pendant la Guerre de Cent Ans. Des moulins s'installent le long de la dérivation de l'Ornain, dans le quartier du Bourg, et sont utilisés pour diverses activités économiques (forges, tanneries...). De nouveaux faubourgs, Véel et Marbot, apparaissent en dehors des limites de la ville, et de nombreux édifices religieux sont construits : la collégiale Saint-Maxe, la collégiale Saint-Pierre (actuelle église Saint-Étienne) et le couvent des Augustins (l'église Saint-Antoine en est le seul vestige)[JPH 2].

Du XIe au XIIIe siècle, les comtes de Bar ont bénéficié de deux facteurs favorables : la situation de la principauté entre la France et le Saint-Empire, et l'absence de problèmes dans la succession. Mais à partir du XIVe siècle, cela va changer. Devant l'essor de la puissance française, le comte de Bar Henri III, gendre du roi d'Angleterre Édouard Ier, prend part à une alliance contre le roi de France Philippe le Bel[BLD 11]. Vaincu, il est fait prisonnier pendant plus de deux ans. En 1301, il est relâché mais doit signer le traité de Bruges[65], dans lequel il se reconnaît vassal du roi de France pour toutes ses terres à l'ouest de la Meuse. Ces terres constituent désormais le Barrois mouvant[JM 4].

En 1354, le comté est élevé en duché, et Robert Ier prend le titre de Duc de Bar, mais le contexte n'est plus au développement, une partie du Barrois étant désormais sous tutelle de la France[JPH 2]. La présence française est d'ailleurs bien visible. De 1475 à 1483, les troupes du roi de France Louis XI occupent le château de Bar-le-Duc[JM 5], et le souverain fait réparer les fortifications sous prétexte que le duc de Bourgogne Charles le Téméraire pourrait pénétrer la Champagne avec son armée via le Barrois[65].

En 1420, le duc de Bar René d'Anjou est marié à Isabelle de Lorraine, fille du duc de Lorraine Charles II[JPH 2], avec dans l'idée l'union des deux duchés[BLD 12]. Soixante ans plus tard, en 1480, René II recueille son héritage[M 1] et les deux duchés, de Bar et de Lorraine, sont unis. Chaque duché conserve sa propre administration mais sont désormais sous l'autorité d'un même duc[JPH 2]. Pour Bar, qui rivalisait jusque-là avec Nancy, c'est un coup d'arrêt, les futurs ducs privilégiant Nancy[BLD 13].

XVIe siècle : Une cité Renaissance[modifier | modifier le code]

Le principat de René II de Lorraine ouvre en 1480 la plus brillante période de l'histoire de la cité. Elle durera près d'un siècle et demi[M 1]. Bar-le-Duc bénéficie d'une conjoncture économique favorable dans cette période de la Renaissance, confortée par l'habile politique des ducs Antoine le Bon et Charles III dans un contexte de conflits entre la France et le Saint-Empire[JPH 2]. Une véritable fièvre constructrice s'empare de la cité, aussi bien à la Ville Haute qu'à la Ville Basse[JPH 3]. La femme de René II, Philippe de Gueldre, trace un jardin à l'italienne près du château[JM 6]. Charles III fait construire un nouveau château dans la cour intérieur du château fort, le Neuf-Castel, où la Chambre des comptes du duché vient s'installer. Le collège Gilles-de-Trèves est construit à partir de 1573 pour éduquer les jeunes de la ville[JPH 3]. La ville s'enrichit de beaux hôtels Renaissance[JM 7], et les maisons en torchis et à encorbellement sont reconstruites en pierre de taille[BLD 14].

Même si les ducs résident peu à Bar-le-Duc, le château est le théâtre de fêtes somptueuses et des tournois sont organisés sur la place Saint-Pierre à l'occasion d'évènements spéciaux, comme les baptêmes, les mariages et les visites royales ou princières. En 1555, Charles III reçoit son beau-frère le roi de France François II et sa femme Marie Stuart, reine d’Écosse. Cette dernière aurait particulièrement apprécié la confiture de groseilles épépinées à la plume d'oie, spécialité de Bar-le-Duc. En 1564, le baptême d'Henri II, fils et héritier de Charles III, est l'occasion de grandes célébrations en présence du roi Charles IX et de la reine-mère Catherine de Médicis[JPH 3].

Du XVIIe au XVIIIe siècle : La perte de son indépendance[modifier | modifier le code]

Photographie en contre-plongée d'une tour sur laquelle est fixée un cadran.
La Tour de l'Horloge, l'un des rares vestiges des fortifications du château.

Le XVIIe siècle est une période sombre pour Bar-le-Duc[M 1] qui subit les conséquences désastreuses de la guerre de Trente Ans (1618-1648) : pillage, occupation par les troupes, famines et épidémies (notamment de peste en 1636)[BLD 15], s'ajoutent à une politique financière désastreuse du duc Henri II[JM 8]. Mais c'est surtout la position anti-française du duc Charles IV qui cause du tort à la cité. En 1632, le roi de France Louis XIII vient en personne prendre possession de la ville, à l'initiative du cardinal Richelieu. L'agglomération restera occupée jusqu'en 1661, changeant quatre fois de maître pendant la Fronde (1648-1653) et subissant un siège de l'armée royale menée par le cardinal Mazarin en décembre 1652[JPH 3],[BLD 15].

Finalement, en 1670, lassé des intrigues ducales, le roi Louis XIV ordonne le démantèlement des fortifications du château et de la ville. Ne sont conservés que le château-neuf, inoffensif, la Tour de l'Horloge, parce qu'elle donne l'heure, et la Tour Heyblot. Les murailles subsistent autour de la ville, mais, sans tours, n'ont plus aucune fonction militaire. Elles servent désormais à contrôler les accès à des fins fiscales et à protéger la population des épidémies[JPH 3]. Des troupes françaises resteront dans la ville jusqu'en 1697[JM 8].

En 1697, le traité de Ryswick rend le duché à Léopold Ier, petit-fils de Charles IV[JM 8], mais l'influence française reste forte[JPH 4]. En 1737, le duc François III, fils de Léopold Ier, accepte de céder son duché à l'ancien roi de Pologne Stanislas Leszczynski, sur ordre du roi de France Louis XV[JPH 4],[JM 9].

Sous les règnes de ces ducs, Bar-le-Duc connaît une nouvelle ère prospère. Trois grands boulevards sont tracés en dehors des remparts : la rue de Clouyères (actuel boulevard Raymond Poincaré), la rue (actuel boulevard) de la Rochelle, et l'avenue des Tilleuls. Les portes de la ville sont élargies et remaniées dans le style de l'époque. Des habitants construisent de nouvelles demeures, comme l'hôtel de Salm ou l'hôtel Désandroins, d'autres refont leurs façades. Le vignoble, notamment celui de la côte Sainte-Catherine, connaît une période faste, le Pinot de Bar s'exportant vers le Luxembourg et l'actuelle Belgique. L'activité cotonnière se développe également[JPH 4].

À la mort de Stanislas Leszczynski en 1766, les duchés de Lorraine et de Bar sont définitivement rattachés à la France[JM 9]. C'est un nouveau coup dur pour Bar-le-Duc, puisque la grande route Paris-Nancy voit son trajet modifié, passant désormais par Saint-Dizier et Ligny-en-Barrois et non plus par la capitale du Barrois[BLD 5].

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

Photographie d'une statue en métal.
Statue du maréchal Oudinot, duc de Reggio, sur la place homonyme.

Sous la Révolution française, Bar-le-Duc, comme la plupart des villes françaises, connaît une vie politique tumultueuse, en particulier de 1789 à 1795[BLD 16]. De nombreux changements ont lieu. Premièrement, d'octobre 1792 à juillet 1814, la ville prend le nom de Bar-sur-Ornain, plus républicain[BLD 6]. Elle devient également le chef-lieu du nouveau département du Barrois (futur département de la Meuse)[JM 10], au grand dam de ses rivales Saint-Mihiel et Verdun[JPH 4]. Deuxièmement, l'abolition des privilèges du 4 août 1789 est traduit en une mesure symbolique : l'Hôtel de Ville est transféré de la Ville Haute à la Ville Basse. Jusque là, le quartier de la Ville Haute avait conservé la puissance politique, administrative, judiciaire et commerciale. Troisièmement, la ville est laïcisée, ce qui se traduit par la disparition des sept communautés religieuses présentes depuis le Moyen Âge. Le couvent des Carmes est transformé en prison, celui des Minimes en marché couvert, le jardin du couvent des religieuses de la congrégation de Notre-Dame devient la place Reggio, première place publique en Ville Basse[JPH 5],[BLD 6].

Sous le Consulat (1799-1804), la fonction administrative de la ville est renforcée avec la nomination du premier préfet de la Meuse par le Premier Consul Napoléon Bonaparte en 1800. L'Hôtel de préfecture est installé dans l'ancien couvent des Antonistes en Ville Basse[JPH 4],[BLD 17].

Le Premier Empire (1804-1814) va mettre en lumière deux militaires barisiens au service de Napoléon : Nicolas-Charles Oudinot, premier duc de Reggio et maréchal d'Empire, et Rémy Joseph Isidore Exelmans, général puis maréchal de France[BLD 17]. Oudinot se fait construire en Ville Basse un bel hôtel particulier avec parc et jardins, qui abrite depuis sa mort l'hôtel de ville[JPH 6].

Sous l'Empire, la ville connait des changements architecturaux : les quais de l'Ornain sont aménagés et plantés d'arbres, les portes des anciennes fortifications sont détruites, l'hospice-hôpital de la rue du Bourg est fermé, une halle au grain et un nouveau pont sur l'Ornain sont construits[BLD 18].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Ancienne carte postale montrant un bâtiment et la place située devant.
Carte postale de la gare de Bar-le-Duc en 1916.

À la suite des défaites napoléoniennes, Bar-le-Duc connaît plusieurs occupations militaires. De janvier à avril 1814, elle est occupée par les troupes prussiennes ; puis, après les Cent-Jours (1815), par les troupes russes jusque 1818[JM 11],[BLD 17].

La ville reste à l'écart de la révolution industrielle qui transforme les autres villes de Lorraine[68], mais connaît malgré tout un certain développement économique. L'industrie textile, puis la métallurgie et la brasserie se développent[JPH 6], et de nouveaux axes de transport et de communication passent par la cité : le canal de la Marne au Rhin en 1845, puis le chemin de fer Paris-Strasbourg en 1851[JM 11]. La population passe de 9 600 habitants en 1804 à 17 000 en 1911[BLD 17]. En 1861, le barisien Pierre Michaux et son fils Ernest inventent le vélocipède à pédales : la michaudine[JPH 6].

Cet essor se ressent sur l'urbanisme, et de nombreuses constructions voient le jour : le théâtre de la Comédie et le café des Oiseaux en 1852, le lycée impérial en 1857 (actuel lycée Raymond Poincaré), la Caisse d'épargne, l'église Saint-Jean à partir de 1876, et le château Varin-Bernier de 1903 à 1905 (renommé depuis château de Marbeaumont). Le couvent des Dominicaines, à la Ville Haute, s'agrandit d'une chapelle et d'une statue de la Vierge dominant la ville[JPH 6]. Un nouvel hôtel de préfecture est construit, et l'aménagement de l'avenue du château facilite l'accès à la Ville Haute[BLD 18].

Après la défaite française dans la guerre franco-allemande de 1870, la ville est de nouveau occupée jusqu'au 23 juillet 1873. Devenue ville frontière avec l'Empire allemand, elle abrite à partir de 1880 une garnison importante de 2 000 hommes[BLD 17].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne en noir et blanc du trottoir d'une rue et d'une façade abîmée par une explosion.
Bombardement de la rue Notre-Dame le 1er juin 1916.
Photographie d'un monument en pierre et d'un grand panneau routier montrant une photo de camions.
Mémorial du kilomètre zéro de la Voie sacrée à Bar-le-Duc.

Bar-le-Duc est peu touchée par les combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918)[JPH 6]. Elle échappe à l'occupation ennemie au début de la guerre, alors que les Allemands se dirigent vers elle en septembre 1914. Ces derniers, arrivés au niveau de Revigny-sur-Ornain, sont contraints de se replier au-delà de Clermont-en-Argonne par la bataille de la Marne. Située non loin de la ligne de front, elle va quand même subir de 1915 à la fin de la guerre quelques bombardements. Près de 600 bombes font 80 morts civils et militaires, et 70 immeubles sont gravement endommagés en Ville Basse. Les dégâts ne sont cependant en rien comparables à ceux de Verdun ou des autres villages du front, dont certains ont été complètement rasés[BLD 19]. La préservation de la ville est alors attribuée à Notre-Dame du Guet[69].

Placée en arrière des lignes, la ville joue un rôle stratégique important[JM 12]. Elle sert de point de départ pour le ravitaillement de la ville de Verdun lors de la bataille homonyme de 1916. Troupes, vivres et matériel empruntent le chemin de fer local « Le Meusien » (appelé également « Le Varinot » du nom de son constructeur Charles Varinot), et des milliers d'hommes et de camions circulent sans interruption sur la route reliant Bar à Verdun[BLD 19]. Cette dernière se verra attribuée le nom de « Voie sacrée » par l'écrivain et homme politique Maurice Barrès dès avril 1916[70], en référence à l'antique Via Sacra romaine menant au triomphe.

Le monument aux morts est érigé en Ville Basse[JPH 6], et une nécropole nationale de plusieurs milliers de tombes voit le jour[BLD 20]. En 1920, la ville est décorée de la croix de guerre 1914-1918 en présence du député de la Meuse André Maginot et du Président de la République Raymond Poincaré, enfant de la ville[BLD 19].

Pendant l'entre-deux-guerres (1919-1939), la vie barisienne ne connaît pas de grands changements. Les usines de moulage de la fonte emploient plus de 400 salariés, deux brasseries tournent toujours (les Brasseries de la Meuse et de la Croix de Lorraine[71]) mais aucune nouvelle entreprise ne vient s'installer. La population est quasi stable, passant de 16 261 habitants en 1921 à 16 725 en 1936[BLD 20].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Quelques mois après le début de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), les combats se rapprochent de plus en plus de Bar-le-Duc. Le 12 juin 1940, la Luftwaffe bombarde le dépôt de la SNCF et le boulevard de la Rochelle. Les habitants s'enfuient, et lorsque le 15 juin l'ennemi prend possession de la ville, celle-ci est pratiquement vide. Bar-le-Duc, comme le reste du département, se retrouve dans la zone interdite, là où le régime est le plus strict, sous contrôle de la Feldkommandantur, la Feldgendarmerie et la Gestapo[BLD 21].

Malgré les risques, la résistance est très active, portant aide aux évadés et aux pilotes alliés abattus. Peu de gens soutiennent l'action du maréchal Pétain. Les défaites allemandes successives et le succès du débarquement de Normandie en juin 1944 vont pousser les Allemands aux pires exactions. Dans la semaine qui précède la libération, 18 hommes sont exécutés dans le quartier de la Fédération et dans les villages environnant. À quelques kilomètres, le massacre de la vallée de la Saulx du 29 août 1944 fait 86 victimes. Enfin, le 31 août 1944 à 18 h, la Troisième armée des États-Unis (Third United States Army) entre en ville et libère Bar-le-Duc[BLD 21].

De l'après-guerre au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Photographie des toits de la ville au premier plan et des immeubles en arrière-plan.
Immeubles de la Côte Sainte-Catherine au fond, surplombant la Ville Basse en 2011.

Dans les années 1960, un programme de réhabilitation s'amorce, au cours duquel est notamment aménagé le secteur de la Côte Sainte-Catherine, situé sur le versant droit de la vallée, à l'opposé de la Ville Haute[M 1]. Le projet, dirigé par l'urbaniste Lanfranco Virgili, consiste en la construction sur 70 hectares de pavillons individuels, de tours d'immeubles, mais aussi d'écoles, collèges, commerces et parcs publics. Il s'agit alors de résoudre la crise du logement, et d'assurer une réserve foncière pour les années à venir[BLD 22]. L'expansion de la ville crée de nouveaux quartiers, comme celui de la Libération[WS 2]. Dans les années 1970, la ville s'étend au sud de la Ville Haute avec la construction de nouveaux lotissements de pavillons individuels : les quartiers du Petit Juré et de la Chênaie[BLD 23]. Dans les années 1990, le quartier de la Fédération apparaît à l'ouest de la Côte Sainte-Catherine[BLD 24].

À partir des années 1970, Bar-le-Duc entame la restauration de la vieille ville. Par conséquent, en 1973, la Ville Haute et le château sont classés « secteur sauvegardé », et des visites et des animations sont mises en place pour faire redécouvrir aux Barisiens ce quartier[M 1],[JPH 7]. Au printemps 2003, la ville reçoit le label « Ville d'art et d'histoire » du ministère de la Culture[JPH 7]. Ce label est attribué aux villes qui valorisent et animent leur patrimoine, et garantit la compétence des guides conférenciers et la qualité de leurs actions[M 3]. La commune fait également partie du réseau « Les Plus Beaux Détours de France »[72].

Les différentes municipalités espèrent que cette mise en valeur du patrimoine liée à d'autres projets économiques visant à désenclaver le territoire, finira par mettre un terme au surnom de la ville : la « Belle Endormie »[73],[74].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc se trouve historiquement plus à gauche, ce qui se confirme dans les résultats des élections présidentielles. Cependant, depuis les années 2000, la droite sort vainqueur de toutes les autres élections sauf les municipales, où c'est l'alternance qui s'impose depuis 1995.

À l'élection présidentielle de 1995, Lionel Jospin (PS) obtient 52,19 % des suffrages barisiens, mais c'est Jacques Chirac (RPR) qui est élu par les Français à 52,64 %[75]. En 2002, le président sortant Jacques Chirac (UMP) arrive en tête avec 83,66 % des voix face à Jean-Marie Le Pen (FN). Il faut cependant noter qu'au premier tour c'est Lionel Jospin (PS) qui avait été choisi à 18,42 % par les barisiens, au coude à coude avec Jacques Chirac à 18,38 %[76]. En 2007, Ségolène Royal (PS) obtient 51,03 % des suffrages barisiens, mais c'est Nicolas Sarkozy (UMP) qui est élu par les Français à 53,06 %[77]. En 2012, François Hollande (PS) remporte le scrutin barisien à 54,86 % face au président sortant, un score plus élevé que celui national de 51,64 %[78].

Aux élections législatives de 2002, François Dosé (PS) est élu avec 53,87 % des voix barisiennes devant Alain Perelle (UMP), un score en accord avec celui de la circonscription à 53,32 %[79]. En 2007, Bertrand Pancher (UMP) est élu avec 50,44 % des voix face à Thibaut Villemin (PS), un score cependant moins élevé que celui de la circonscription à 53,97 %[80]. En 2012, Bertrand Pancher (UDI) est réélu face à Diana André (PS) avec 54,68 % des voix de la circonscription, mais les barisiens ont eux préféré la candidate socialiste à 50,03 %[81].

Aux élections européennes de 2004, la liste de Pierre Moscovici (PS) arrive en tête avec 34,53 % des voix, devant celles de Joseph Daul (UMP) à 15,35 % et de Nathalie Griesbeck (UDF) à 12,29 %[82]. En 2009, la liste de Joseph Daul (UMP) arrive en tête avec 24,84 % des suffrages, battant celles de Catherine Trautmann (PS) à 22,57 % et de Sandrine Bélier (EE) à 15,31 %[83]. En 2014, la liste de Florian Philippot (FN) arrive en tête avec 22,27 % des voix, devant celles de Nadine Morano (UMP) à 18,80 % et d'Édouard Martin (PS-PRG) à 18,08 %[84].

Aux élections régionales de 2004, la liste conduite par Jean-Pierre Masseret (Gauche) remporte 49,26 % des voix devant celles de Gérard Longuet (Droite) à 38,84 % et de Thierry Gourlot (FN) à 11,90 %[85]. En 2010, la liste de Masseret gagne de nouveau à 46,92 % devant celles de Laurent Hénart (Droite) à 33,93 % et de Thierry Gourlot (FN) à 19,15 %[86].

Aux élections cantonales de 2004, Roland Corrier (PS) remporte le canton de Bar-le-Duc-Nord avec 54,99 % des voix, battant Bertrand Pancher (UMP)[87]. En 2008, Diana André (PS) gagne le canton de Bar-le-Duc-Sud avec 50,76 % des voix, devant Gérard Abbas (UMP)[88]. En 2011, Roland Corrier (PS) est réélu dans son canton avec 68,17 % des voix, battant Gérard Abbas (UMP)[89]. Aux élections départementales de 2015, le binôme Patricia Champion/Arnaud Merveille (Droite) gagne le nouveau canton de Bar-le-Duc-1 avec 55,44 % des voix, battant le duo Diana André/Arnaud Mac Farlane (PS)[90]. Le binôme Gérard Abbas/Martine Joly (Droite) remporte le nouveau canton de Bar-le-Duc-2 avec 51,85 % des voix, battant le duo Mireille Goeder/Jean-Claude Salziger (PS)[91].

Aux élections municipales de 1995, Bertrand Pancher (UDF) prend la mairie que les socialistes détenaient depuis 1970 grâce à Jean Bernard. Il la conserve en 2001 mais cède son fauteuil à son adjointe Martine Huraut (UMP) pour pouvoir devenir Président du Conseil général de la Meuse. En 2008, Nelly Jacquet (PS) voit la victoire avec 51,85 % des suffrages, battant la maire sortante Martine Huraut (UMP)[92]. En 2014, Bertrand Pancher (UDI) reprend la mairie avec 48,67 % des voix face à la maire sortante Nelly Jacquet (PS) à 39,46 % et Jean-Baptiste Gravier (FN) à 11,85 %[93].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Photographie d'un bâtiment.
Hôtel de ville de Bar-le-Duc.

La population de la commune étant comprise entre 10 000 et 20 000 habitants, le conseil municipal est composé de 33 membres : le maire, 9 adjoints et 23 conseillers municipaux[M 4]. L'hôtel de ville est aménagé depuis 1869 dans l'ancien hôtel particulier du Maréchal Oudinot datant de 1803 sous le Premier Empire[M 5].

La commune est dotée d'un conseil municipal des jeunes composé de 33 membres qui se réunissent régulièrement[M 6]. La mairie a également mis en place cinq comités de quartier (Centre-ville, Côte Sainte-Catherine, Libération, Marbot, Ville Haute), composés chacun d'au maximum 20 membres. Les comités se réunissent chacun au moins une fois par trimestre, puis tous ensemble lors d'une rencontre annuelle publique[M 7].

Composition du conseil municipal de Bar-le-Duc en 2014[M 4]
Président de groupe Effectif Statut
  •      UDI
Bertrand Pancher 25 Majorité
  •      PS
Nelly Jacquet 6 Opposition
  •      FN
Jean-Baptiste Gravier 1 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Bar-le-Duc.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, huit personnes se sont succédé au poste de maire de Bar-le-Duc.

Liste des maires successifs depuis 1944[BLD 25]
Période Identité Étiquette Qualité
8 septembre 1944 7 février 1947 Jean Jeukens    
7 février 1947 7 novembre 1949 Georges Gallais    
7 novembre 1949 7 mai 1953 Jean Jeukens    
7 mai 1953 20 mars 1959 Jean Collot    
20 mars 1959 27 septembre 1970 Pierre Marizier DVD Conseiller général du canton de Bar-le-Duc (1958-1973)
27 septembre 1970 24 juin 1995 Jean Bernard PS Député de la 1re circonscription de la Meuse (1973-1978, 1981-1986)
Conseiller général du canton de Bar-le-Duc-Nord (1973-1992)
24 juin 1995 18 mars 2001
(démission[Note 1])
Bertrand Pancher UDF Conseiller général du canton de Bar-le-Duc-Nord (1992-2004)
18 mars 2001 21 mars 2008 Martine Huraut UMP Conseillère régionale de Lorraine (2004-2010)
21 mars 2008[94] 4 avril 2014 Nelly Jaquet PS Conseillère régionale de Lorraine (depuis 2004)
Présidente de la CC de Bar-le-Duc (2008-2013)
Présidente de la CA Bar-le-Duc Sud Meuse (2013-2014)
4 avril 2014[95] en cours Bertrand Pancher UDI (PR) Député de la 1re circonscription de la Meuse (depuis 2007)
Président de la CA Bar-le-Duc Sud Meuse (depuis 2014)

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Photographie de face d'un bâtiment avec un parking devant.
Hôtel de préfecture de la Meuse.

Bar-le-Duc est la préfecture de la Meuse et fait partie de la première circonscription du département.

La ville est le chef-lieu de l'arrondissement de Bar-le-Duc. À la suite du redécoupage cantonal de 2014, elle est le bureau centralisateur de deux cantons (Bar-le-Duc-1 et Bar-le-Duc-2) qui regroupent au total 17 communes[96]. Auparavant, de 1790 à 1973, elle faisait partie du canton de Bar-le-Duc avec six autres communes, puis, de 1973 à 2015, se voyait partagée en deux cantons (Bar-le-Duc-Nord et Bar-le-Duc-Sud).

Depuis le 1er janvier 2013, Bar-le-Duc est le siège de la communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse, appelée Meuse Grand Sud, qui regroupe 33 communes et 37 000 habitants[97]. Auparavant, de 2002 à 2013, la ville faisait partie de la communauté de communes de Bar-le-Duc, appelée CODECOM, qui regroupait 15 communes, jusqu'à sa fusion avec la communauté de communes du Centre Ornain.

La ville est le siège du Pays Barrois, auquel est membre l'intercommunalité de Bar-le-Duc depuis 2005, avec cinq autres EPCI (Haute Saulx, Pays de Revigny-sur-Ornain, Saulx et Perthois, Triaucourt Vaubecourt et Val d'Ornois). Ce pays est un syndicat mixte devenu Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) à la suite de la loi MAPTAM de janvier 2014[98].

Depuis 1993, Bar-le-Duc compose avec les villes de Vitry-le-François (Marne) et Saint-Dizier (Haute-Marne) le « Comité de Promotion et de Développement du Triangle », appelé le « Territoire du Triangle » ou tout simplement « Le Triangle »[M 8]. Cependant, en 2010, à la suite des changements de majorité des municipalités de Bar-le-Duc et Vitry-le-François en 2008, la coopération entre les villes est quasi-inexistante, les représentants ne se réunissant plus et les subventions n'étant plus versées[99].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Photographie d'un bâtiment.
L'hôtel de Florainville qui abrite le palais de justice de Bar-le-Duc.

Le palais de justice de Bar-le-Duc est situé dans l'hôtel de Florainville, en Ville Haute.

La commune relève du tribunal d'instance, de grande instance, de commerce et du conseil de prud'hommes de Bar-le-Duc. Elle est rattachée à la cour d'appel, au tribunal administratif et à la cour administrative d'appel de Nancy. Elle dépend également du tribunal pour enfants de Verdun et de la cour d'assises de la Meuse située à Bar-le-Duc[100].

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2013, le budget global de la commune était de 23 781 000 €, dont 17 300 000 € de fonctionnement et 6 481 000 € d'investissement. Cela représentait 1 413 € par habitant, un nombre inférieur à la moyenne de la strate (1 834 € par habitant). Les dépenses s'élevaient à 23 322 000 €, réparties en 14 003 000 € de fonctionnement et 9 319 000 € d'investissement[101].

Le budget est resté stable ces dernières années, variant de 24 220 000 € en 2000[102] à 23 781 000 € en 2013[101], avec un maximum de 30 342 000 € en 2007[103] et un minimum de 21 928 000 € en 2011[104].

La dette de la commune est de 1 680 000 € en 2013, soit 100 € par habitant, un nombre neuf fois inférieur à la moyenne de la strate (964 € par habitant)[105]. La dette a été divisée par plus de quatre en treize ans, passant de 7 536 000 € en 2000[106] à 1 680 000 € en 2013[105].

La capacité d'autofinancement (CAF) de la commune est de 3 869 000 € en 2013, soit 230 € par habitant, un nombre supérieur à la moyenne de la strate (180 € par habitant)[101]. La CAF varie beaucoup d'année en année, avec un maximum de 4 378 000 € en 2001[107] et un minimum de 1 029 000 € en 2003[108].

Capacité d'autofinancement (CAF) de Bar-le-Duc de 2000 à 2013 (en €/habitant)
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Bar-le-Duc 164 242 101 57 174 209 110 230 172 180 179 216 140 230
Moyenne de la strate[Note 2] 175 153 143 160 160 157 160 153 149 159 183 201 192 180

En 2013, le taux de la taxe d'habitation est de 18,90 %, supérieur au taux moyen de la strate (15,68 %), celui de la taxe foncière sur le bâti est de 32,95 %, supérieur de plus de 10 points au taux moyen de la strate (22,75%), et celui de la taxe foncière sur le non bâti est de 57,57 %, inférieur au taux moyen de la strate (58,94 %)[109]. Ces taux sont les mêmes depuis 2009.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Énergie[modifier | modifier le code]

Les deux centrales nucléaires les plus proches sont celles de Cattenom (104 km) et Nogent-sur-Seine (125 km)[110].

Aucune éolienne ne se trouve sur le territoire de la commune, mais de nombreux parcs éoliens sont situés au nord de la ville, entre 8 et 15 km. Plus d'une cinquantaine d'éoliennes, mises en service entre 2006 et 2011, développent une puissance totale de 109,85 MW[111],[112],[113],[114],[115],[116].

Eau[modifier | modifier le code]

Photographie d'un bâtiment moderne jaune dans un champ.
Station d'épuration de la communauté d'agglomération à Fains-Véel.

L'eau potable, gérée par la communauté d'agglomération, provient de trois captages d'eau : l'un de la source Mourot dans la commune voisine de Fains-Véel, et les deux autres de forages à Neuville-en-Verdunois, à 21 km au nord de Bar-le-Duc[117].

La ville dispose d'un assainissement collectif et d'une station d'épuration gérée par la communauté d'agglomération et située sur le territoire de Fains-Véel. Cette station a une capacité nominale de 35 000 équivalent-habitant (EH) et un débit de référence de 8 640 m3 par jour. En 2013, la station a eu une charge maximale en entrée de 25 905 EH, d'un débit entrant moyen de 6 639 m3 par jour et d'une production de boues de 711 T/an entièrement compostée[118].

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

La gestion des déchets est assurée par la communauté d'agglomération. Le tri sélectif est instauré et le ramassage des ordures a lieu toutes les semaines. La commune possède également une déchetterie, et un ramassage des objets encombrants est organisé régulièrement[M 9].

Eco-cité[modifier | modifier le code]

En février 2015, le maire décide de mettre en place la démarche Agenda 21 afin de faire de Bar-le-Duc une éco-cité[M 10]. À la mi-avril 2015, les consultations des habitants touchent à leur fin[119].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 21 avril 2015, Bar-le-Duc est jumelée avec[120] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Carte affichant la densité de chaque commune de l'aire urbaine de Bar-le-Duc.
Densité de population de l'aire urbaine de Bar-le-Duc.

Les habitants de la commune sont appelés les Barisiens.

Bar-le-Duc se trouve sur la diagonale du vide[68]. En 2012, la commune comptait 15 759 habitants[Insee 5]. La superficie de la commune étant de 23,62 km2, la densité s'élevait donc à 667 habitants par km2.

La ville forme avec les communes limitrophes de Behonne, Fains-Véel et Savonnières-devant-Bar, l'unité urbaine de Bar-le-Duc[Insee 6], qui rassemblait 19 118 habitants en 2012. D'une surface de 56,25 km2, la densité s'élevait à 340 habitants par km2.

Elle est également au cœur de l'aire urbaine de Bar-le-Duc, regroupant 42 communes[Insee 7] et 33 481 habitants en 2012. D'une surface de 543,07 km2, la densité s'élevait à 62 habitants par km2.

La communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse (Meuse Grand Sud), dont fait partie Bar-le-Duc, rassemblait 32 communes et 34 698 habitants en 2012. D'une surface de 400 km2, la densité s'élevait à 86,75 habitants par km2.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1793, la population de la commune est de 9 111 habitants. Elle double en 93 ans pour atteindre 18 860 habitants en 1886. La population diminue ensuite jusque 16 261 habitants en 1921, avec une grosse perte de 807 personnes entre 1911 et 1921 due à la Première Guerre mondiale. Le nombre d'habitants repart à la hausse pour atteindre 16 697 en 1936. Dix ans plus tard, après la Seconde Guerre mondiale, il ne reste plus que 15 460 habitants, soit une perte de 1 237 habitants. La population se remet à progresser pour atteindre 19 288 habitants en 1975. Depuis, elle est en baisse constante[Insee 8].

En 2012, la commune comptait 15 759 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 111 8 961 9 970 11 432 12 496 12 383 12 526 13 191 14 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
13 835 14 922 15 334 15 175 16 728 17 485 18 860 18 761 18 249
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 693 17 307 17 068 16 261 16 365 16 550 16 697 15 460 16 609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
18 346 19 159 19 288 18 471 17 545 16 944 16 041 15 895 15 759
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[121].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges et structure de la population[modifier | modifier le code]

La population barisienne est plus féminine, avec 53,7 % de femmes pour 46,3 % d'hommes en 2009[Insee 9]. C'est plus que dans le département qui est à quasi-égalité avec 50,5 % de femmes pour 49,5 % d'hommes[Insee 10]. En proportion, il y a moins de jeunes à Bar-le-Duc que dans le reste du département : les moins de 20 ans représentent 21,3 % des Barisiens contre 23,9 % des Meusiens. Par contre, les personnes âgées sont proportionnellement aussi nombreuses dans la ville que dans le département : les plus de 65 ans représentent 18,2 % des Barisiens contre 18,3 % des Meusiens[Insee 9],[Insee 10].

Pyramide des âges à Bar-le-Duc en 2009 (en pourcentage)[Insee 9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
6,6 
75 à 89 ans
12,8 
12,5 
60 à 74 ans
13,4 
23,5 
45 à 59 ans
22,0 
18,0 
30 à 44 ans
17,1 
22,8 
15 à 29 ans
19,9 
16,1 
0 à 14 ans
13,3 
Pyramide des âges de la Meuse en 2011 (en pourcentage)[Insee 10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
7,1 
75 à 89 ans
11,4 
14,6 
60 à 74 ans
15,2 
21,7 
45 à 59 ans
20,8 
19,3 
30 à 44 ans
18,2 
17,9 
15 à 29 ans
15,7 
19,0 
0 à 14 ans
17,4 

En 2009, Bar-le-Duc comptait 7 858 ménages. Ils se composaient pour 47,0 % d'entre eux d'une seule personne, pour 23,5 % d'un couple sans enfant, pour 17,8 % d'un couple avec enfant(s), et pour 9,9 % d'une famille monoparentale. Les ménages avec famille ont diminué de 7 points depuis 1999[Insee 11].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Photographie d'un bâtiment avec une pelouse avec deux grands arbres devant.
Partie impériale du lycée Raymond-Poincaré.

Bar-le-Duc se trouve dans l'académie de Nancy-Metz, sous la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) de la Meuse, et est le centre de la circonscription de Bar-le-Duc[122],[123].

La ville gère neuf écoles, pouvant accueillir au total plus de 1 150 élèves. Il y a quatre écoles maternelles : Émile-Bugnon (~ 68 élèves) et Edmond-Laguerre (~ 70 élèves) en Ville Basse, Jean-Errard (~ 111 élèves) à la Ville Haute, et Jean-Cocteau (~ 123 élèves) à la Côte Sainte-Catherine. Il y a également quatre écoles élémentaires : Bugnon-Rostand (~ 96 élèves) et Edmond-Laguerre (~ 145 élèves) en Ville Basse, Jean-Errard (~ 201 élèves) à la Ville Haute, et Camille-Claudel (~ 198 élèves) à la Côte Sainte-Catherine. Il existe une seule école primaire : Gaston-Thiebaut (~ 139 élèves) en Ville Basse[124].

Le département gère trois collèges : les collèges André-Theuriet et Raymond-Poincaré en Ville Basse, et le collège Jacques-Prévert à la Côte Sainte-Catherine[124].

La région gère quatre lycées : le lycée général et technologique Raymond-Poincaré en Ville Basse, le lycée professionnel Ligier-Richier en Ville Basse, le lycée professionnel Émile-Zola à la Côte Sainte-Catherine, et le lycée agricole de la Meuse (site de Bar-le-Duc) en Ville Basse[124].

De plus, il existe trois établissements privés : l'école Bradfer-Saint-Jean-Baptiste (~ 308 élèves), le collège La Croix, et le lycée Saint-Louis[124].

Bar-le-Duc possède très peu d'établissements pour les études supérieures. Le centre d’études scientifiques supérieures (CESS) de Bar-le-Duc, une antenne de la faculté des sciences de l'ancienne université Nancy-I, a été fermé en 2010 à la suite de la baisse des effectifs. En compensation, une classe préparatoire universitaire scientifique (CPUS) a été ouverte au lycée Raymond-Poincaré[125]. Elle permet de se préparer intensivement pendant l'année de terminale aux matières scientifiques, pour pouvoir intégrer directement la seconde année de l'Institut national polytechnique de Lorraine ou de la faculté des sciences et technologies de l'université de Lorraine[126].

La ville dispose d'une école supérieure du professorat et de l'éducation (ESPÉ), ex-IUFM, qui forme les enseignants du primaire et du secondaire, avec une option « éducation artistique et culturelle »[127].

Le centre hospitalier de Bar-le-Duc comporte deux centres de formation : l'institut de formation en soins infirmiers (IFSI) et l'institut de formation des aides-soignants (IFAS)[128].

Santé[modifier | modifier le code]

Photographie de deux bâtiments modernes.
Pôle santé Sud Meusien : la polyclinique privée en premier plan, et le centre hospitalier public en arrière-plan.

En 2007, trois établissements hospitaliers se sont réunis pour former le pôle santé Sud Meusien[129],[130] : le centre hospitalier (CH) de Bar-le-Duc (438 places[131]), le centre hospitalier spécialisé (CHS) de Fains-Véel (207 places[132]), et la polyclinique du Parc (75 lits[133]). Cette complémentarité entre public et privé et la mutualisation des ressources engendrée permet au pôle santé d'offrir une plus large palette de soins : gynécologie, maternité, pédiatrie, cardiologie, diabétologie, chimiothérapie, médecine physique et de réadaptation, gériatrie, SMUR, psychiatrie et pédopsychiatrie[134],[135]. Le centre hospitalier et la polyclinique ont également créé le groupement de coopération sanitaire (GCS) du Barrois qui gère le bloc opératoire de chirurgie, composé de huit salles d'opération, deux salles d'endoscopie et d'une salle de réveil de 12 places[133].

Le centre intercommunal d'action sociale (CIAS) gère trois établissements d'accueil pour les personnes âgées sur la commune : le foyer-logement Les Coquillottes, et l'EHPAD composé des deux maisons de retraite Blanpain et Couchot. De plus, il existe l'EHPAD privé Les Mélèzes[M 11], ainsi qu'un centre de soins Maison des Cépages situé au centre hospitalier[131].

La ville accueille de nombreux professionnels de santé : médecins généralistes, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, ophtalmologistes, opticiens, kinésithérapeutes...

Sécurité[modifier | modifier le code]

Bâtiment d'angle en pierre et briques rouges avec un oriel peint en bleu.
Commissariat de police.

La commune compte un commissariat de police nationale en centre ville[136], dans le quartier du Bourg, et une antenne subdivisionnaire dans le quartier de la Côte Sainte-Catherine[137], tous deux rattachés à la Direction départementale de la sécurité publique (DPSP) de la Meuse, dont le siège est situé dans la ville[138]. L'agglomération possède également une police municipale[M 12], et une brigade de proximité de la Gendarmerie nationale[139].

Dans la zone de police de Bar-le-Duc (Bar-le-Duc, Savonnières-devant-Bar, Behonne, Fains-Véel, et Longeville-en-Barrois), il y a eu 1 070 crimes et délits qui ont été commis lors de l'année 2012. Le taux de criminalité est de 50,1 pour 1 000 habitants, supérieur de plus de 10 points aux moyennes départementale (32,43 ‰) et régionale (38,98 ‰), mais égal à celle nationale (50,06 ‰)[140]. La commune est équipée de dispositifs de vidéosurveillance, installés à la gare multimodale, sur les terrasses de Griesheim, et dans un tunnel piétonnier de la Côte Sainte Catherine[M 13].

Le centre de secours des pompiers de Bar-le-Duc, précédemment installé en centre-ville, possède désormais sa caserne dans la commune voisine de Fains-Véel. Il dépend du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de la Meuse, dont le siège est dans la cité ducale[141]. Le budget du SDIS est de 18,8 millions d'euros en 2015[142].

La commune est dotée d'une maison d'arrêt de 4 703 m2 avec une capacité d'accueil de 73 places. L'établissement, installé depuis la fin du XVIIIe siècle dans l'ancien couvent des Carmes, en Ville Haute, n'accueille que des hommes majeurs[143]. Il dépend du Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) de la Meuse, dont le siège est également dans la commune, et de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Strasbourg[144].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Photographie au niveau du sol d'une piste d'athlétisme rouge avec les tribunes au fond.
Piste d'athlétisme du stade Jean-Bernard.

La ville possède deux stades : le stade Jean-Bernard[Note 5], anciennement stade Marbeaumont, dans le quartier de Marbot (deux terrains de football en herbe, un terrain stabilisé, une piste d'athlétisme, un stand de tir couvert (10 mètres), un court de tennis extérieur, et des terrains de jeux en macadam pour handball et basket-ball), et le stade de la Côte Sainte-Catherine dans le quartier homonyme (un terrain de foot en herbe, un terrain stabilisé, un terrain de rugby, un terrain de volley-ball, trois courts de tennis couverts, un espace loisir foot et des terrains de jeux en macadam pour handball et basket-ball). De plus, il existe un espace multisports avec skatepark dans le quartier de la Libération[M 14].

Elle compte également quatre gymnases : le gymnase Bradfer en centre-ville (une salle d’évolution, une salle d’escrime, un dojo, un boulodrome couvert), le gymnase J.P.-Beugnot à la Ville Haute (une salle d’évolution, une salle de gymnastique, un espace multisports, un terrain de jeux en herbe), le gymnase de la Côte Sainte-Catherine dans le quartier homonyme (une salle d’évolution), et le gymnase de la Fédération dans le quartier homonyme (une salle d’évolution, un terrain de jeux en herbe pour foot et rugby, un stand de tir extérieur 25-50-100 m). De plus, il existe le centre social Marbot-Hinot (une salle d’évolution), l'espace Sainte-Catherine (une salle d’évolution et une salle de musculation), et un parcours de canoë-kayak sur l'Ornain[M 14].

Le centre nautique de la communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse se situe dans le quartier de Marbot. Il est composé d'un grand bassin de 25 mètres de longueur, d'un plus petit bassin de 90 cm de profondeur, et d'un bassin d'apprentissage peu profond pour les enfants. Il y a également un toboggan, un espace détente (hamam et sauna) avec une terrasse extérieure. Des activités d'aquagym et d'aquaéveil (pour les enfants) y sont organisées[M 15].

La commune voisine de Combles-en-Barrois, située à 6 km, possède un parcours de golf de 18 trous depuis 1993[145].

Un parcours de santé existe dans la forêt du Haut-Juré[M 14].

Activités[modifier | modifier le code]

Photographie de l'arrière d'un but d'un terrain de football.
Terrain de football du stade Jean-Bernard.

L’office municipal des sports (OMS) de Bar-le-Duc, créé le 1er mars 1965, compte 42 associations et clubs sportifs, représentant 4 924 licenciés fin 2013[146]. On y trouve par exemple en 2015 des clubs de sport de combat, de raquette et des sports collectifs[147].

Chaque année, en novembre, une course à pied nocturne est organisée dans les rues de la ville : La Barisienne. En 2014, le parcours de 10 km a attiré 595 coureurs[148].

Médias[modifier | modifier le code]

Pour la presse écrite, le quotidien régional L'Est républicain publie une édition locale pour Bar-le-Duc[149]. De plus, la mairie publie un bulletin municipal mensuel : le Bar Info[M 16].

Pour la radio, Kit FM et Meuse FM diffusent dans le département de la Meuse[150]. La radio Virgin Radio propose une déclinaison Lorraine-Champagne[151].

Pour la télévision, la ville est couverte par France 3 Lorraine[152].

La commune est couverte par l'internet haut-débit ADSL (télévision comprise) grâce à un répartiteur téléphonique (NRA) situé sur le territoire de la commune. La zone est dégroupée et cinq opérateurs sont présents[153]. En février 2014, la mairie et l'opérateur Orange annoncent le déploiement de la fibre optique dans les quartiers de la Ville Haute et de la Côte Saint-Catherine[154]. Le 3 avril 2015, huit points de mutualisation sont inaugurés dans le quartier de la Côte Sainte-Catherine[155].

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique dépend du diocèse de Verdun, et plus précisément de la paroisse Saint-Maxe du Barrois[156],[M 17]. Cette dernière est découpée en six communautés, dont trois comptent des églises de Bar-le-Duc[157] : la communauté Barriville composée en partie de l'Église Notre-Dame, l'Église Saint-Jean, et l'Église Saint-Antoine[158] ; la communauté Saint-Étienne composée de l'Église Saint-Étienne[159] ; la communauté Saint-Charles - Naives-Rosières composée en partie de l'Église Saint-Charles[160].

La communauté juive dispose d'une synagogue qui n'est aujourd'hui plus utilisée faute de pratiquants[161],[M 17].

La communauté musulmane dispose d'une mosquée[M 17].

La communauté protestante appartient à l'Église protestante unie de Bar-le-Duc et Saint-Dizier, et dispose d'un presbytère dans la ville. Elle possédait jusqu'en 1997 un temple, vendu faute de moyens pour l'entretenir[162], le temple le plus proche est donc celui de Saint-Dizier à 22 km[163],[M 17].

Il existe également d'autres communautés : l'Église chrétienne évangélique de Bar-le-Duc, l'Église protestante évangélique du Barrois, et l'Église évangélique « Assemblée de Dieu de la Meuse »[M 17].

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Carte postale du 94e RI revenant de marche.

Bar-le-Duc n'est pas une ville de garnison, cependant elle a accueilli des régiments lors des différents conflits qui ont touché la région. Le 94e Régiment d’Infanterie est stationné dans la caserne Exelmans de 1880 jusqu'à l'éclatement de la Première Guerre mondiale en 1914. Il y est repositionné au début de la Seconde Guerre mondiale de 1939 à 1940 cette fois dans la caserne Oudinot[164]. Le 154e Régiment d’Infanterie est également stationné à Bar-le-Duc avant la Grande Guerre[165]. L'ACM 150, une annexe du 150e RI de Verdun, est basée dans la ville et sert de centre de mobilisation en cas de guerre dans les années 1960 à 1970.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 557 €, ce qui plaçait Bar-le-Duc au 28 475e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole. Comparé aux autres grandes villes meusiennes, ce chiffre est inférieur à celui de Verdun (14 837e rang avec 30 553 €) mais supérieur à celui de Commercy (30 565e rang avec 20 560 €)[Insee 12]. Comparé à des villes de même importance en Lorraine, il est généralement légèrement supérieur[Note 6].

En 2009, 49,6 % des 9 719 foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 13].

En 2010, le salaire net horaire moyen était de 12,6 €[Insee 14], inférieur à celui national de 13,2 €[Insee 15]. Les femmes sont moins bien payées, avec un salaire net horaire moyen moins élevé que celui des hommes d'un peu plus de 10 %.

Salaire net horaire moyen (en euros) selon la catégorie socioprofessionnelle en 2010[Insee 14]
Catégorie socioprofessionnelle Ensemble Hommes Femmes
Cadres 21,9 23,0 19,6
Professions intermédiaires 14,8 15,6 13,7
Employés 10,5 11,1 9,8
Ouvriers qualifiés 10,3 10,4 9,5
Ouvriers non qualifiés 7,5 8,0 6,4
Ensemble 12,6 13,2 12,0

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 10 676 personnes. On y comptait 70,7 % d'actifs, dont 60,3 % ayant un emploi et 10,4 % étant au chômage, et 29,3 % d'inactifs, dont 9,8 % d'élèves ou étudiants et 9,1 % de retraités ou préretraités[Insee 16]. Le nombre de chômeurs a légèrement augmenté de 1 017 personnes en 1999 à 1 112 en 2009, ce qui représente un taux de chômage de 14,7 %[Insee 17], bien supérieur au taux national de 9,1 % en 2009[166]. La part des femmes parmi les chômeurs n'a cessé de baisser pour atteindre une quasi égalité à 50,9 % en 2009[Insee 17].

On comptait 11 149 emplois dans la zone d'emploi, contre 11 478 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 6 513, l'indicateur de concentration d'emploi était de 176,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offrait plus de trois emplois pour deux habitants actifs[Insee 18]. Il y avait donc un excédent d'emplois par rapport à la population résidente, faisant de Bar-le-Duc un territoire attractif[167].

En 2009, 91,5 % de la population de plus de 15 ans ayant un emploi est salarié, dont 72,6 % en CDI, 10,7 % en CDD, 4,0 % en stage ou apprentissage, 2,0 % en contrat aidé, et 2,0 % en intérim[Insee 19],[Insee 20].

Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2009[Insee 21]
Catégorie socioprofessionnelle Emplois Part
Agriculteurs exploitants 34 0,3 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 362 3,2 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures 1 505 13,3 %
Professions intermédiaires 3 072 27,1 %
Employés 4 395 38,7 %
Ouvriers 1 978 17,4 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de la Meuse, elle-même faisant partie de la chambre régionale de commerce et d'industrie de Lorraine. Elle est également le siège de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Meuse, et de la chambre d'agriculture de la Meuse.

Au 31 décembre 2010, Bar-le-Duc comptait 1 442 établissements : 28 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 66 dans l'industrie, 74 dans la construction, 912 dans le commerce-transports-services divers et 362 dans le secteur administratif. La majorité de ces établissements (54,0 %) n'emploie aucun salarié, 33,8 % ont entre 1 et 9 salariés, 5,1 % entre 10 et 19 salariés, 4,4 % entre 20 et 49 salariés, et 2,7 % ont plus de 50 salariés[Insee 22].

En 2011, 203 entreprises ont été créées à Bar-le-Duc[Insee 23], dont 67 par des autoentrepreneurs[Insee 24]. Sur ces entreprises, 5,8 % étaient dans le secteur de l'industrie, 11,7 % dans la construction, 70,9 % dans le commerce-transports-services divers et 11,7 % dans le secteur administratif[Insee 23].

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Affiche publicitaire d'une ancienne brasserie.
Ancienne brasserie de la Croix-de-Lorraine de Bar-le-Duc.

Le secteur primaire représente 1,1 % des emplois de la ville[Insee 25].

Du XVIIIe au XIXe siècle, Bar-le-Duc possède des vignes, et produit du pineau qui s'exporte vers le Luxembourg et la Belgique. Au plus fort de la production, en 1806, il y a plus de 627 hectares de vignes. L'arrivée d'autres vins peu chers et le phylloxéra expliquent l'abandon de la viticulture[BLD 26]. Parallèlement, au XIXe siècle, deux grandes brasseries sont installées sur le territoire de la commune : les Brasseries de la Meuse et de la Croix de Lorraine[71]. En 1895, 170 Barisiens travaillent dans ce secteur[BLD 27], mais aujourd'hui ces deux grosses activités ont disparu.

En 2012, les emplois de ce secteur se situent dans les exploitations (agriculture et élevage), les coopératives agricoles, les entreprises de travaux agricoles, et les travaux forestiers[168].

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Photographie nocturne de l'enseigne lumineuse de l'usine de Bergère de France.
Bar-le-Duc est le berceau de la société Bergère de France.

Le secteur secondaire représente 11,8 % des emplois de la commune, dont 6,7 % pour l'industrie et 5,1 % pour la construction[Insee 25].

Dans une région de sidérurgie et métallurgie, il n'est pas étonnant de voir des forges à Bar-le-Duc au XIXe siècle. Plusieurs sociétés ouvrent des fonderies, des hauts fourneaux, et des chaudronneries. En 1883, 369 Barisiens sont employés dans la métallurgie. La ville abrite également de nombreux ateliers de mécanique, qui travaillent notamment sur des automobiles. Finalement, au début du XXe siècle, les dernières usines du secteur sont fermées[BLD 28].

Le travail du textile dans la cité remonte au Moyen Âge. Au XVIIIe siècle, les petites fabriques deviennent des ateliers, et une école permet de former les futurs ouvriers et ouvrières. Le secteur est très diversifié : bonneterie, toilerie, cotonnerie... En 1858, les 44 entreprises de la ville emploient 5 659 ouvriers. Le textile domine alors totalement la vie économique de la cité. Les entreprises, concurrencées, vont fermer les unes après les autres à la fin du XIXe siècle. Il ne reste plus que cinq sociétés avant la Première Guerre mondiale[BLD 29].

Aujourd'hui, seule l'entreprise Bergère de France, implantée à Bar-le-Duc depuis 1946, existe encore. Devenue l'une des plus grandes filatures d'Europe et l'une des dernières de France[169], c'est le plus gros employeur privé de la ville, mais également du département, avec plus de 300 salariés[170]. Mais l'entreprise connaît de graves difficultés : au conflit entre les deux frères héritiers du fondateur datant de 1998[171], s'ajoutent 1,9 millions d'euros de pertes en 2014 et un déficit de 1,7 millions d'euros prévu pour 2015. Le 27 février 2015, l'entreprise est placée en redressement judiciaire pour une période de six mois[172].

La ville est également le lieu d'une activité d'imprimerie, dont l'implantation serait due aux éditeurs catholiques et à l'activité administrative de la ville. De plus, de nombreux artisans sont présents, notamment dans le domaine de la construction[BLD 30].

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire représente la grande majorité des emplois de la commune (78,0 %), dont 38,0 % pour le commerce-transports-services divers et 49,0 % pour le secteur administratif[Insee 25]. Bar-le-Duc, en tant que préfecture de la Meuse, est clairement une ville administrative, avec une forte proportion d'emplois publics[M 18].

Vue panoramique de trois bâtiments formant les côtés d'un carré avec en son centre un parking.
Cité administrative de Bar-le-Duc.

Les administrations publiques représentent près de la moitié des emplois de la commune. Le centre hospitalier de Bar-le-Duc, avec 875 salariés en 2013[168], est le plus gros employeur de la ville, et le deuxième plus gros employeur public de Meuse derrière l'hôpital de Verdun[171]. La même année, le département de la Meuse, à travers ses différents services, emploie au total 1 134 personnes, la commune emploie 425 personnes, la DSDEN 154 personnes, l'OPH 130 personnes, le SDIS 120 personnes, et la communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse emploie 100 personnes[168]. À cela s'ajoutent les services de la sécurité sociale, la caisse d'allocations familiales, Pôle emploi, les instances policières et judiciaires, les chambres de commerce et d'industrie, de métiers et de l'artisanat, et d'agriculture...

L'union commerciale, industrielle et artisanale (UCCIA) de Bar-le-Duc compte 85 adhérents en 2015[173]. Une grande zone commerciale, appelée La Grande Terre, est implantée à l'Est de la ville, à la limite avec la commune de Savonnières-devant-Bar. Elle contient des grandes enseignes et des franchises : commerces d'alimentation, d'habillement, d’ameublement, concessions automobiles, garages, restaurants et hôtels. Les autres zones commerciales sont situées dans les communes voisines (Fains-Véel et Savonnières-devant-Bar). Des commerces sont présents en centre-ville, notamment dans le boulevard de la Rochelle, artère principale de la ville. Des commerces de proximité sont également présents dans les différents quartiers.

Malgré un patrimoine culturel riche et la présence de tourisme en Lorraine, la ville possède une capacité d'accueil limitée[M 18]. Il y a de nombreux restaurants : restaurants traditionnels français, franchises, restauration rapide et restaurants gastronomiques, dont un cité au Guide Michelin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc détient le label « Ville d'art et d'histoire » du Ministère de la Culture depuis 2003[M 3], et fait partie du réseau « Les Plus Beaux Détours de France »[174]. La Ville Haute et le château sont classés « secteur sauvegardé » depuis 1973[M 1].

La commune compte 36 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[175] et 6 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[176]. Par ailleurs, elle compte 162 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[177] et 20 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[178].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Photographie en contre-plongée d'une tour et son cadran en arrière plan. Partie de remparts au premier plan.
La Tour de l'Horloge et une partie des fortifications encore debout.

L'essentiel du patrimoine architectural de la cité des ducs date du XVe au XVIIIe siècle[BLD 31], et notamment de la période de la Renaissance. La grande majorité des monuments et hôtels particuliers remarquables sont édifiés en pierre de Savonnières, donnant ainsi à la ville une couleur blonde caractéristique[179].

Édifices civils[modifier | modifier le code]

De l'époque du Moyen Âge où Bar-le-Duc était une cité fortifiée, il ne reste que de rares vestiges, le roi de France Louis XIV ayant ordonné la destruction du château-fort et des fortifications de la ville en 1670[JPH 3],[174]. Mais une partie des remparts du château a échappé au démantèlement, tout comme deux portes : la porte Saint-Jean, qui permettait d'accéder à la Ville Haute via un pont-levis, et la Belle Porte, du XIIe siècle, entrée principale du château[JPH 8]. Des nombreuses tours que comptaient la ville, seules deux sont encore debout : la Tour de l'Horloge[180], du XIIe siècle, devenue un emblème de la ville grâce à ses deux cadrans donnant l'heure, et la Tour Heyblot, du XIIIe siècle[181]. Les maisons en torchis et à encorbellement de cette époque ont pour la plupart été reconstruites en pierre de taille[BLD 14]. Quelques maisons ont cependant été épargnées par ce changement architectural, dont deux sont classées : l'une à la Ville Haute, sur la place Saint-Pierre, datant de la fin du Moyen Âge[182], et l'autre en Ville Basse, sur la place de la Couronne[183].

Façades de différents styles architecturaux les unes à côtés des autres.
Immeubles de différents styles architecturaux (Moyen Âge, Renaissance) sur la place Saint-Pierre.

Bar-le-Duc abrite à la Ville Haute un quartier qui constitue « l'un des ensembles urbains de style Renaissance les plus remarquables de France ». Les nombreuses demeures et hôtels particuliers affichent de riches façades ornées de frontons sculptés, de pilastres cannelés ou encore de gargouilles en surplomb[184].

La place Saint-Pierre, sur laquelle donne notamment l'Église Saint-Étienne, est le cœur de ce quartier. L'Hôtel de Florainville[185], édifié au XVIIe siècle, abrite aujourd'hui le palais de justice après avoir servi de siège à la municipalité, et le bel immeuble au no 29[186] sert au Conseil de prud'hommes. En face, le couvent des Carmes fondé en 1633 fait office de prison depuis la Révolution[BLD 32]. Le côté Est de la place affiche des immeubles de belle allure, dont quatre sont classés[187],[188],[189],[190]. Les façades mélangent les styles antiques (romain et grec) au style italien (notamment pompéien)[JPH 9]. De l'autre côté, les maisons portent des traces d'anciennes arcades, témoignant du passé économique du lieu. En effet, du XIIIe au XVIIIe siècle, le pâté de maison était l'îlot de la halle, cœur économique de la ville où se tenaient les marchés. À la suite d'un violent incendie en 1788, l'ensemble connaît de grandes modifications et les arcades sont finalement murées[191]. Un passage couvert à travers une maison de la place de la Halle[192] permet d'accéder à la cour intérieure au centre de l'îlot.

Photographie d'un château.
Château des ducs de Bar abritant le Musée Barrois.

La rue des Ducs, artère principale de la Ville Haute, est bordée d'hôtels particuliers du XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle[JPH 10] : l'Hôtel de l'Escale[193], l'Hôtel de Radouan[194], l'Hôtel de la Bessière[195], la Maison de la Gabbe[196] et d'autres immeubles sont classés ou inscrits[197],[198]. L'Hôtel de Salm[199], qui traduit la nouveauté du XVIIIe siècle[JPH 11], ferme la perspective de la rue. Sur la place de la Fontaine, face à la Maison Morel[200] du XVIe siècle, se trouve la Fontaine érigée par le duc René Ier d'Anjou[201] au XVe siècle, et qui alimentait les habitants en eau potable[JPH 12].

Le château des ducs de Bar[202] situé sur une esplanade au sud de la Ville Haute est en fait le Neuf-Castel construit au XVIe siècle dans l'enceinte du château-fort (ce dernier ayant été détruit avec le reste des fortifications). Composé d'un corps de logis avec deux ailes en retour, il était le siège de la Chambre des comptes du duché de Bar et abrite désormais le Musée Barrois[BLD 33],[JPH 8].

Photographie de trois façades d'immeubles en pierre.
Façades de la rue du Bourg.

En Ville Basse, le quartier du Bourg contient également de belles demeures de style Renaissance. Le collège Gilles-de-Trèves[203], construit de 1573 à 1576 et qui assurait l'éducation des enfants de la ville, est qualifié par Montaigne de « plus belle maison de ville qui soit en France »[174]. La rue du Bourg est bordée d'immeubles aux belles façades, dont certains sont classés ou inscrits[204],[205] comme l'Hôtel de Marne[206] ou la Maison des deux Barbeaux[207].

L'Hôtel de préfecture de la Meuse[208] est situé sur l'emplacement de l'ancienne commanderie des Antonistes datant du XIVe siècle. La façade de la rue du Bourg, datant du XIXe siècle, est de style néoclassique avec un portique à colonne, tandis que la façade sur la place Reggio, du XXe siècle, est de style néo-Renaissance[JPH 13],[209]. Plus loin, le café des oiseaux possède une façade richement décorée du XIXe siècle reprenant le style Renaissance[JPH 14].

Photographie d'un château aux toits très pentus.
Château de Marbeaumont.

Le quartier Notre-Dame, dominée par l'église éponyme, est le plus ancien de la ville. À côté de l'église, le prieuré est devenu à partir de 1794 et jusqu'à des temps récents l'hôpital de Bar-le-Duc. Sur la place Exelmans, la statue du maréchal fait face à l'imposant bâtiment de l'ancienne Caisse d'épargne, qui abrite désormais l'Office national des forêts[BLD 34].

Le reste de la ville est certes moins historique avec des maisons plus récentes mais comprend quand même quelques monuments remarquables. Le château de Marbeaumont est construit au début du XXe siècle par l'architecte barisien Jules Renard pour le banquier Paul Varin-Bernier. Le bâtiment mélange les styles Renaissance et Louis XIII en utilisant les principes de construction métallique de Gustave Eiffel[JPH 15]. Il est entouré d'un parc où sont plantées des espèces d'arbre rares[M 19]. Ayant servi de QG au maréchal Pétain durant la Première Guerre mondiale, il abrite aujourd'hui la médiathèque Jean Jeukens[17].

L'Hôtel de Ville actuel est l'ancien hôtel particulier du maréchal Oudinot construit en 1803. Le bâtiment, composé d'un corps central et de deux ailes en équerre, est détruit par un incendie en 1813, mais est reconstruit avec l'argent de Napoléon en personne[JPH 15]. Le jardin d'agrément est aujourd'hui un parc public dans lequel on peut notamment trouver un kiosque à musique, et un temple circulaire avec dix colonnes doriques appelé « Temple grec de l'Amour »[JPH 16].

La ville possède quelques traces du style art déco. L'ancien magasin Dumas et Pinguet construit après la Première Guerre mondiale en centre-ville en est caractéristique[JPH 14]. Le bureau de poste dans le boulevard de la Rochelle comporte des vitraux dans ce style, représentant les différents moyens de transport[210].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Photographie de nuit de la façade éclairée d'une église.
L'église Saint-Étienne.

Bar-le-Duc compte cinq églises et plusieurs chapelles pour le culte catholique. Les communautés protestante et juive ont détenu par le passé un temple et une synagogue, toujours existants aujourd'hui mais non utilisés.

En Ville Haute, l'Église Saint-Étienne[211] est construite du XIVe au XVIe siècle, et fait alors partie de l'ancienne collégiale Saint-Pierre (puis Saint-Étienne), fondée en 1315[BLD 31]. À l'intérieur, deux œuvres du sculpteur Ligier Richier datant du XVIe siècle attirent l'attention : un ensemble de trois statues de bois de 2 à 3 m de haut appelé « Christ en croix entre les deux larrons »[212], et une statue de pierre de taille humaine appelée « Transi de René de Chalon » ou « Squelette »[213]. À proximité du château se trouvait la collégiale Saint-Maxe, aujourd'hui disparue, qui comprenait une chapelle et la nécropole ducale[BLD 33]. Au XIXe siècle, un couvent des Sœurs dominicaines s'installe sur les fondations de l'ancien château. La chapelle Saint-Louis, de style gothique du XIIIe siècle, est construite et se voit surplombée d'une statue de Notre-Dame de la Protection. Elle sert aujourd'hui d'espace de création contemporaine et d'exposition[JPH 16].

L'église Notre-Dame[214], en Ville Basse, est la plus ancienne église de la ville. Faisant partie d'un ancien prieuré fondé en 1088 par la comtesse de Bar Sophie, sa construction s'étale sur quatre siècles, d'où sa diversité architecturale. Sa flèche est incendiée par la foudre en 1619, et une nouvelle tour surmontée d'un dôme est édifiée à partir de 1728[JPH 17]. En face, le pont Notre-Dame qui enjambe l'Ornain est surmonté d'une chapelle-oratoire dédiée à Notre-Dame-de-la-Paix. Datant du VIe siècle, ce pont est détruit par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale, puis reconstruit quelques années plus tard[BLD 34].

Façade d'une église avec son clocher sur le côté gauche.
Église Saint-Jean.

L'église Saint-Antoine[215] est édifiée au XIVe siècle et fait partie de l'ancien couvent des ermites de Saint-Augustin. Sa nef, couverte de peintures murales polychromes du XVe siècle, enjambe le canal des usines, une dérivation de l'Ornain[JPH 18]. L'église Saint-Jean, de style néo-byzantin, est érigée du XIXe au XXe siècle par l'architecte Ernest Birglin[JPH 19]. Elle ferme la perspective du boulevard de la Rochelle, artère principale du centre-ville[216]. La dernière église construite est l'église Saint-Charles dans le quartier de Marbot.

La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, située dans le quartier de la Libération, est construite au début des années 1960 par le chanoine Monflier. Elle appartient toujours au diocèse de Verdun mais est désacralisée, servant de centre socio-culturel à la ville[217]. Le collège privé catholique La Croix possède également une chapelle, construite en 1882[218], tout comme le lycée impérial Raymond Poincaré, dont la chapelle est construite entre 1857 et 1860 par l'architecte départemental Charles-Louis Demoget, et sert aujourd'hui de salle polyvalente[219].

Photographie d'une synagogue.
Synagogue.

La synagogue[220], de style mauresque, est construite de 1871 à 1872 par l’architecte Charles Demoget. Dans la rosace de la façade avant figure une étoile de David, tandis que le mur-pignon est couronné par les tables de la Loi[JPH 19]. Après la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive est devenue trop petite pour qu'elle soit encore utilisée comme lieu de culte[161]. Il existe un petit cimetière israélite datant du XIXe siècle, en lisière de forêt, qui comporte 126 tombes. Celui-ci a été vandalisé le 29 octobre 2010, lors des fêtes d'Halloween, et 49 tombes ont été profanées[221].

Le temple protestant, de style roman, est inauguré le 25 mai 1862[JPH 19]. Faute de moyens pour l'entretenir, il est vendu en 1997[162]. Après deux ans et demi de travaux, il est transformé en gîte en 2015[222]. Une grande bâtisse sert aujourd'hui à la fois de lieu de culte et de presbytère à la communauté[223].

Plusieurs monuments de la ville sont dédiés à la mémoire des morts des différents conflits qui ont frappé la commune. Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale est érigé en 1925 au bout du boulevard de la Rochelle, devant l’Église Saint-Jean. Il figure une femme symbolisant la patrie victorieuse surplombant un groupe de poilus[JPH 15]. Un monument en mémoire des dix-huit fusillés de la Seconde Guerre mondiale est élevé dans le quartier de la Fédération. Une nécropole nationale regroupe les tombes de 3 195 soldats de différentes nationalités, majoritairement français, tombés lors de la Grande Guerre. Le cimetière civil Sainte-Marguerite est créé en 1851, par transfert de l'ancien cimetière. Il contient de très belles sculptures de la deuxième moitié du XIXe siècle, généralement des commandes des familles auprès des artistes reconnus du département[M 20].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Photographie d'un parc avec un bâtiment au fond.
Parc de l'Hôtel de ville, avec la façade arrière de ce dernier au fond.

Bar-le-Duc est récompensé de trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[M 21].

La ville possède plusieurs espaces verts. Le parc de Marbeaumont, à l'anglaise, entoure le Château de Marbeaumont. Il contient des essences rares et imposantes comme le séquoia, le ginkgo ou le Faux de Verzy, unique spécimen du département. Le jardin du Château des ducs de Bar, à la française, est un petit ensemble composé de massifs de buis et d'ifs taillés[M 21].

Le parc de l'hôtel de ville, à l'anglaise, s'étend depuis 1805 sur 2 hectares derrière l'ancien hôtel particulier du maréchal Oudinot[M 21]. Il est composé d'un espace de jeu pour les enfants, d'un kiosque à musique pour les concerts de plein-air, d'une salle des fêtes pour de petits évènements, et d'un temple circulaire avec dix colonnes doriques appelé « Temple grec de l'Amour »[JPH 16]. Le canal des usines passe à travers le parc[17]. On peut y trouver une sculpture de bronze Hydrorrhage, réalisée entre 1970 et 1975 par le sculpteur meusien Jean-Robert Ipoustéguy[224].

Au nord de la commune, la forêt de Massonge s'étend sur près de 1 200 hectares entre les communes de Bar-le-Duc, Behonne, Vavincourt, Les Hauts-de-Chée, Chardogne et Fains-Véel[225]

Au sud de la commune, la forêt domaniale du Haut-Juré s'étend sur 1 136 hectares sur le plateau entre les vallées de la Saulx et de l'Ornain. Le hêtre couvre 45 % de la surface et le chêne 35 %, le reste est occupé par des essences feuillues précieuses (alisier torminal, merisier...)[226]. On y trouve un parcours de santé, une aire de pique-nique et une aire de jeux[227]. La forêt est en fait un regroupement de quatre forêts ordonné par le roi le 24 février 1846 : le Juré de Bar, le Chesne, Javart et les Hayes-Rémy, respectivement situées sur les territoires de Bar-le-Duc, Montplonne, Brillon-en-Barrois et Bazincourt-sur-Saulx. Le mot « juré », spécifique au Barrois, signifie « une partie de la forêt défendue par une réglementation spéciale ». Appartenant aujourd'hui à l'État, la forêt est gérée par l'Office national des forêts[226].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Photographie d'un bâtiment moderne gris et marron.
Théâtre de Bar-le-Duc.

Bar-le-Duc dispose d'un théâtre de 400 places inauguré en octobre 2005, qui abrite l'ACB (Action Culturelle du Barrois), scène nationale[M 22]. La programmation y est éclectique, présentant concerts, pièces de théâtre, opéras, lectures, spectacles de cirque, de danse, d'humour ou de marionnettes. La saison 2014/2015, d'octobre à juin, prévoit 33 spectacles et 4 expositions[228]. D'autres structures permettent d'accueillir concerts, spectacles et expositions. Le Hall des brasseries est une halle polyvalente de 3 600 m2 pouvant accueillir 2 500 personnes, et qui est utilisée pour les évènements nécessitant un grand espace : foires, salons, vide-greniers, et manifestations diverses. La salle Dumas est une salle polyvalente pouvant accueillir 650 personnes. La salle des fêtes du parc de l'Hôtel de ville peut accueillir 200 personnes. La salle Couchot est une ancienne chapelle transformée en salle polyvalente de 100 places utilisable pour des conférences ou des vins d'honneurs[229]. L'espace Saint-Louis est une ancienne chapelle utilisée par l'association Expressions pour mettre en valeur l'art contemporain[230].

Le centre d'initiation musicale (CIM) est le conservatoire à rayonnement communal (CRC) de la ville. Il permet aux élèves, enfants ou adultes, d'apprendre à jouer d'un instrument de musique, et à pratiquer le chant ou la danse. Son auditorium permet également d'organiser des concerts[M 23]. Le conservatoire accueille des formations musicales diverses, dont l'orchestre d'harmonie municipal, fondé il y a 110 ans[M 24].

Devanture d'un cinéma avec les affiches des films projetés.
Cinéma Le Colisée.

La médiathèque Jean-Jeukens est située dans le château de Marbeaumont. Elle propose plus de 180 000 documents (livres, BDs, revues, musique, films) dont plus de 90 000 en accès libre, répartis dans trois espaces : adulte, jeunesse et discothèque[231]. Le fonds patrimonial consiste en 65 000 livres imprimés anciens, 880 manuscrits, 400 titres de périodiques anciens, des documents iconographiques (cartes, plans et estampes), et 500 livres imprimés à la Renaissance[232].

Le Musée Barrois existe depuis 1841, il est alors situé dans l'Hôtel de Florainville avant d'intégrer le château des ducs de Bar en 1974. Depuis 2003, il est labellisé Musée de France. Les collections se sont enrichies au cours des années des dons de particuliers et de l’État, ainsi que de l'intégration de collections privées locales. Le musée permet de découvrir l'histoire locale de l'antiquité à la Renaissance, ainsi que des sculptures lorraines, des peintures de la Renaissance au XXe siècle[233], et une grande collection ethnologique provenant d’Asie, d’Afrique, d’Océanie et d’Amazonie[M 25]. En 2013, le musée a fait 10 159 entrées[234].

Les archives départementales de la Meuse sont situées dans la commune depuis leur création en 1796. Hébergées au départ en centre-ville, elles ont déménagé au printemps 2010 dans un nouveau bâtiment construit spécifiquement pour cet usage en périphérie de la ville. Les documents conservés représentent un volume total de 1 400 m3, soit un poids de 670 tonnes et 17 km de rayonnages[235]. Le plus ancien document date du Xe siècle et le plus récent est le journal du jour[236].

Le cinéma Le Colisée est le seul complexe cinématographique de Bar-le-Duc et de ses environs. Il compte cinq salles d'une capacité totale de 598 places[237], et peut diffuser des films en 3D. Il retransmet également des opéras et des ballets en direct des plus belles scènes françaises et internationales[238].

Événements culturels[modifier | modifier le code]

Photographie d'un spectacle en plein-air entouré d'une foule.
Spectacle de théâtre de rue au Festival RenaissanceS 2013.

Le Festival RenaissanceS est un festival des arts de la rue et de musique qui a lieu chaque année le premier week-end de juillet. Mélangeant théâtre de rue, cirque, danse et musique ancienne aux côtés d'un marché de l'artisanat et de la gastronomie, ce festival est devenu un évènement incontournable de la ville et de la région Lorraine. Les nombreuses compagnies françaises et étrangères envahissent pendant trois jours le quartier de la Ville Haute de Bar-le-Duc pour en animer le patrimoine Renaissance[M 26],[239],[240]. En 2013, le festival a attiré 48 000 visiteurs[234].

De juillet à août de chaque année, la ville organise les Dimanches du Parc, une programmation musicale en plein air dans le kiosque à musique du parc de l'Hôtel de ville. Jusqu'à 800 Barisiens viennent écouter les concerts gratuits aux styles variés (jazz, rock, pop, chanson française...)[M 26].

Tous les ans, à l'occasion d'un marché du terroir en été, la ville accueille depuis 1983 le championnat du monde d’épépinage de groseilles à la plume d’oie, héritage d'une tradition remontant au Moyen Âge[241].

Le festival Festi'Cuivres est un festival des musiques cuivrées (trompette, trombone, tuba, cor...) se déroulant chaque année sur une durée de trois semaines entre septembre et octobre. Les concerts sont donnés dans tout le sud meusien : Bar-le-Duc, Ligny-en-Barrois, Saint-Mihiel, Gondrecourt-le-Château, Void-Vacon... Créé par un groupe de professeurs de musique en 2002, il est organisé par les associations musicales ACDIM, APEAC et Graines de Sons, en collaboration avec les écoles de musique de Bar-le-Duc, Ligny-en-Barrois, Saint-Mihiel et du Val d'Ornois[242],[243],[244].

De plus, chaque année, la ville organise des manifestations diverses. Le premier samedi de décembre a lieu la fête de Saint-Nicolas. Après un spectacle pour les enfants, le défilé des chars fait le tour de la ville jusqu'au parc de l'Hôtel de ville où un feu d'artifice est tiré. En été, les visites nocturnes de la Ville Haute mélangent découverte et spectacle[M 26].

Les associations « La Suzanne » et « Chemin de fer historique de la Voie sacrée » mènent le projet depuis 1993 de remettre en place une partie du chemin de fer Le Meusien. Ce dernier, appelé également Le Varinot du nom de son constructeur Charles Varinot, reliait Verdun à Bar-le-Duc, et a joué un rôle prépondérant dans le ravitaillement du front de la bataille de Verdun de 1916 lors de la Première Guerre mondiale. Le projet de chemin de fer touristique de 4,2 km de long devrait relier le quartier de la Fédération de Bar-le-Duc à la ferme Saint-Christophe à travers la forêt de Massonge. Une ancienne locomotive du chemin de fer, 031T-C.M. no 26 La Suzanne, est retrouvée puis restaurée par des bénévoles, et devrait servir de locomotive au nouveau train touristique. Des visites de la locomotive sont organisées pour parler de l'histoire de la ligne et du projet de restauration[245].

Bar-le-Duc dans la culture[modifier | modifier le code]

En 1926, la ville est citée à plusieurs reprises dans le roman Sous le soleil de Satan de Georges Bernanos. Ce dernier écrivit ce premier roman lors de son séjour dans la ville de 1924 à 1926[M 27].

En 1934, l'histoire du film français Le Train de 8 heures 47 de Henry Wulschleger se déroule à Bar-le-Duc. Le film est une adaptation du roman éponyme de 1888 de Georges Courteline. Ce dernier a fait son service militaire dans la ville en 1879 dans le 13e régiment de chasseurs à cheval. Dans le film, Fernandel emprunte les escaliers menant du centre-ville à la Ville Haute, appelés « Les 80 degrés »[246].

En 1945, la ville est citée plusieurs fois dans le roman L'Âge de raison de Jean-Paul Sartre.

En 1952, l'intrigue du film américain What Price Glory de John Ford se déroule en partie à Bar-le-Duc durant la Première Guerre mondiale. Le film est un remake du film muet en noir et blanc de 1926 Au service de la gloire de Raoul Walsh[247].

En 2004, la commune est citée dans le film français Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet[248].

En 2010, la ville est citée dans le roman Le Wagon d'Arnaud Rykner[249].

En 2013, la cité ducale apparaît dans le contenu téléchargeable « Apocalypse » du jeu vidéo Call of Duty: Black Ops II.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Photographie d'un pot de confiture de groseilles.
Pot de confiture de groseilles de Bar-le-Duc.

Un restaurant de Bar-le-Duc est cité au Guide Michelin 2015 et détient deux toques au Gault et Millau[250],[251].

La spécialité gastronomique de Bar-le-Duc est la confiture de groseilles épépinées à la plume d'oie, surnommée « caviar de Bar »[252]. La première mention de cette recette date de 1344, et sa renommée va rapidement s'étendre dans les milieux bourgeois et aristocratiques. La Reine d'Écosse Marie Stuart compare cette confiture à « un rayon de soleil dans un pot ». Alfred Hitchcock ne descendrait que dans des hôtels qui en proposent au petit-déjeuner[253]. Le président de la République Raymond Poincaré l'introduit sur les tables du palais de l'Élysée[252]. Le Premier ministre britannique Winston Churchill[254] et l'écrivain Victor Hugo en raffolent[70]. Aujourd'hui, cette confiture est exportée à travers le monde entier[252], de New York à Tokyo[70].

Depuis 2008, les communes de l'ancienne communauté de communes de Bar-le-Duc ont entrepris une démarche de valorisation du groseillier, considéré comme une plante identitaire du territoire. Chaque commune a donc choisi et planté une variété de groseilliers différente. Bar-le-Duc a opté pour le groseillier à fleurs « London Market »[255].

Bar-le-Duc se trouve dans l'aire géographique de la production du lait et de la fabrication du fromage de Brie de Meaux (AOC et AOP)[256],[257],[258]. En 2015, trois fromageries meusiennes fabriquent 70 % de la production française de brie de Meaux[259]. La commune se trouve également dans les périmètres d'Indication géographique protégée (IGP) de la mirabelle de Lorraine[260],[261], de la volaille de la Champagne[262], et de la Bergamote de Nancy[263],[264].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

En dehors des comtes puis ducs de Bar et des maires de la commune, plusieurs personnalités sont nées, ont vécu ou ont fortement influencé la ville de Bar-le-Duc.

À la Renaissance, Marie de Guise devient Reine consort d’Écosse en épousant le Roi Jacques V. Le mathématicien et ingénieur militaire Jean Errard s'engage au service du Roi de France Henri IV. Il est considéré comme un précurseur de Vauban[246].

Sous l'Empire, deux militaires au service de Napoléon se font remarquer : Nicolas-Charles Oudinot, duc de Reggio et maréchal d'Empire, dont l'hôtel particulier est aujourd'hui l'hôtel de ville, et Rémy Joseph Isidore Exelmans, maréchal de France, qui donne son nom à une place de la ville.

Au XIXe siècle, Pierre Michaux et son fils Ernest inventent le vélocipède à pédales (appelé michaudine), tandis que l'homme politique Raymond Poincaré devient le 10e Président de la République française de février 1913 à février 1920. D'autres personnalités de cette époque ne sont pas originaires de la ville mais ont contribué à son histoire. Le poète, romancier et académicien André Theuriet passa sa jeunesse dans la ville où il situe l'action d'un grand nombre de ses romans. L'ingénieur thermicien allemand Rudolf Diesel crée en juin 1897 la Société française des moteurs Diesel à combustion interne, dont le siège est à Bar-le-Duc. Aidé de son camarade barisien Frédéric Dyckhoff, il essaye pour la première fois son moteur en 1905, en faisant naviguer une péniche nommée Le Petit Pierre sur le canal de la Marne au Rhin[246].

Plus récemment, au XXe siècle, des barisiens se sont faits connaître dans le domaine artistique, tels que le peintre Jean Dries, l'actrice et réalisatrice Isabelle Nanty, l'imitateur et acteur Didier Gustin, et l'animatrice et mannequin Sophie Thalmann, Miss France 1998.

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc se voit décernée la Croix de guerre 1914-1918, citation à l'ordre de l'Armée[BLD 35], le 30 juillet 1920, avec le texte suivant :

« Ville de l'arrière front de Verdun - centre militaire important qui a été de ce fait exposée aux bombardements répétés de l'aviation ennemie - particulièrement en 1916 et 1917. Malgré les pertes subies a toujours fait preuve du plus beau sang-froid et d'un patriotisme ardent[WS 3]. »

La ville reçoit la Croix de guerre 1939-1945, citation à l'ordre de la Division[BLD 35], avec le texte suivant :

« Par sa situation géographique et ferroviaire, Bar-le-Duc fut de 1940 à 1944, le point vers lequel convergèrent prisonniers évadés, Alsaciens-Lorrains fuyant l'enrôlement, patriotes s'évadant des trains de déportation, aviateurs tombés lors des vols vers l'Allemagne.
La population, aux sentiments profondément anti-allemands, se dévoua sans se soucier des risques encourus, pour tous ces malheureux fuyant le stalag, l'enrôlement forcé, la déportation. Plusieurs de ses enfants, dont 5 de moins de 20 ans, payèrent de leur vie leur participation à la Résistance. Les éléments locaux de la Résistance attaquèrent la prison allemande et délivrèrent, le 29 août 1944, avant-veille de la Libération, 41 français qui échappèrent ainsi à la déportation ou au peloton d’exécution[WS 3]. »

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Bar-le-Duc Blason Parti, au premier d’azur semé de croix recroisetées au pied fiché d'or à deux bars adossés de même, et au second d'argent à trois pensées feuillées et tigées au naturel[265].
Ornements extérieurs 
Couronne ducale sommée d'une couronne murale[BLD 35].
Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945[BLD 35].
Devise 
Plus penser que dire[BLD 35].
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. Les armoiries actuelles combinent depuis 1860 les armes des ducs de Bar (les deux bars), et les armes de la ville de Bar-le-Duc (les trois pensées)[BLD 35].
Selon la légende, un roi de Bar revenant de la chasse arriva à Fagine, et ne trouva rien à manger (ce qui fit depuis appeler ce village Fains). Le roi allait mourir de faim lorsqu’une fée présenta un repas composé de deux gros barbeaux garnis de fleurs de pensées. En reconnaissance, il mit des barbeaux sur son blason et des pensées sur celui de sa capitale[265].

Alias
Alias du blason de Bar-le-Duc
Parti, au premier d’azur semé de croix recroisetées au pied fiché d'or, chargées de deux bars adossés d'or, allumés et barbillés d'argent, brochant sur le tout, et au second d'argent aux trois pensées au naturel[BLD 35].
Logo Bar le Duc.png Logo Le logo reprend une partie des armes anciennes, à savoir les deux bars et la couronne ducale, en les stylisant. Le logo traduit donc directement le nom de la ville[BLD 35].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • François Alexis Théodore Bellot-Herment, Historique de la ville de Bar-le-Duc, Bar-le-Duc,‎ , 552 p. (notice BnF no FRBNF30081219, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges Weill et Jean Schmitt, Bar-le-Duc : ville haute, ville basse : guide touristique : notices historiques et archéologiques, Bar-le-Duc, Société des lettres, sciences et arts,‎ , 95 p. (notice BnF no FRBNF33221497) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charles Richez, Bar-le-Duc, Colmar, SAEP Colmar-Ingersheim,‎ , 100 p. (notice BnF no FRBNF35319283) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Morette, Chez nous en Lorraine : Bar-le-Duc, Metz, Le Républicain Lorrain,‎ , 78 p. (notice BnF no FRBNF34610346) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ville de Bar-le-Duc, Bar-le-Duc, Bar-le-Duc, Saint-Paul France,‎ (1re éd. 1988), 277 p. (notice BnF no FRBNF37036573) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Pierre Harbulot (introduction) et al., Bar-le-Duc : Ville d'art et d'histoire, Bar-le-Duc, Serge Domini,‎ , 160 p. (ISBN 2-912645-57-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Études sur le budget de la ville de Bar-le-Duc (Meuse) 1837-1846, Bar-le-Duc, N. Rolin,‎ , 253 p. (notice BnF no FRBNF36388268)
  • Léon Maxe-Werly et al., Comptes rendus de l’académie des Inscriptions et Belles-lettres, Paris, Imprimerie nationale,‎ (notice BnF no FRBNF34110849), « Un sculpteur italien à Bar-le-Duc en 1463 », p. 54-62
  • Jean Dubois, L’Assistance dans le district de Bar pendant la Révolution, Paris, Imprimerie nationale, E. Leroux,‎ , 162 p. (notice BnF no FRBNF32047566)
  • Georges Weill et Jean Schmitt, Bar-le-Duc : ville haute, ville basse : guide touristique : notices historiques et archéologiques, Bar-le-Duc, Société des lettres, sciences et arts,‎ , 95 p. (notice BnF no FRBNF33221497)
  • Jean Collot, Quelques clichés sur Bar-le-Duc, Bar-le-Duc, Imprimerie du Barrois,‎ , 51 p. (notice BnF no FRBNF34672248)
  • Dr Anne Masson, L’hôpital Saint-Denys de Bar-le-Duc : de sa fondation à nos jours, Bar-le-Duc, Université de Nancy 1 (Thèse de médecine),‎ , 193 p. (notice BnF no FRBNF34867197)
  • Lt-Cl Henri L’Huillier, Bar-le-Duc : ses rues, places, ponts et cours d’eau, Haironville, Georges Duménil,‎ 1987 (réédition), 285 p. (notice BnF no FRBNF35030422)
  • Pierre Marizier, Le Coup de Bar : chronique d’une époque, 1958-1970, Montmédy, Nouvelle imprimerie meusienne,‎ , 167 p. (ISBN 2-9503047-0-2, notice BnF no FRBNF37060961)
  • Georges Poull, La maison souveraine et ducale de Bar, Nancy, Presses universitaires de Nancy,‎ , 455 p. (ISBN 2-86480-831-5, notice BnF no FRBNF35717006)
  • Georges Fréchet et al., Les Trois-Évêchés et l'ancien duché de Bar : Congrès archéologique de France, 149e session, 1991, Paris, Société française d’archéologie,‎ , 574 p. (notice BnF no FRBNF36153465), « Bar-le-Duc, église Saint-Étienne », p. 33-47
  • Catherine Grosjean, Le château de Marbeaumont à Bar-le-Duc : la demeure éclectique d’un riche banquier au début du XXe siècle, Strasbourg, Université de Strasbourg (Mémoire de Maîtrise),‎
  • Jérôme Montchal (dir.), Le trait et le portrait : de Boucher à Camille Claudel : les plus beaux dessins du musée de Bar-le-Duc, Paris et Bar-le-Duc, Somogy et la ville de Bar-le-Duc,‎ , 103 p. (ISBN 2-85056-825-2, notice BnF no FRBNF39916337)
Catalogue édité à l’occasion de l’exposition créée dans le cadre de la démarche Sortez de votre réserve !, présentée au Musée Barrois de Bar-le-Duc, du 15 décembre 2004 au 3 avril 2005
  • Mgr Charles Aimond, L'église prieurale et paroissiale Notre-Dame de Bar-le-Duc : histoire, description, rôle et importance dans l'histoire et la vie de la cité ducale, Nîmes, C. Lacour, coll. « Rediviva »,‎ , 119 p. (ISBN 2-7504-1183-1, notice BnF no FRBNF40194127)
  • Ahmet Aydin, Bar-le-Duc pendant la Grande Guerre, Metz, Université de Metz (Mémoire de Master),‎ , 299 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Bar-le-Duc.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Démissionne de son poste pour prendre la présidence du Conseil général de la Meuse. Son adjointe Martine Huraut lui succède.
  2. Strate : communes de 10 000 à 20 000 habitants appartenant à un district.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Du nom de l'ancien maire de Bar-le-Duc de 1970 à 1995.
  6. Toul (28 730e rang avec 22 362 €), Woippy (29 304e rang avec 21 915 €), Longwy (29 740e rang avec 21 480 €), et Sarrebourg (27 935e rang avec 22 968 €).

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T4 - Nombre moyen de pièces des résidences principales.
  4. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  5. « Populations légales 2012 de la commune », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2015).
  6. « Unité urbaine de Bar-le-Duc en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2015).
  7. « Aire urbaine de Bar-le-Duc en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2015).
  8. POP T1M - Population.
  9. a, b et c POP T3 - Population par sexe et âge en 2009.
  10. a, b et c « POP1B - Population par sexe et âge de la Meuse en 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2015).
  11. FAM T1 - Ménages selon la structure familiale.
  12. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 avril 2015).
  13. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  14. a et b SAL T1 - Salaire net horaire moyen (en euros) selon la catégorie socioprofessionnelle en 2010.
  15. « Salaire net horaire moyen en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 avril 2015).
  16. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  17. a et b EMP T4 - Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans.
  18. EMP T5 - Emploi et activité.
  19. ACT T1 - Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2009.
  20. ACT T2 - Statut et condition d'emploi des 15 ans ou plus selon le sexe en 2009.
  21. EMP T7 - Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2009.
  22. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  23. a et b DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  24. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
  25. a, b et c EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité.

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

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  2. [PDF]« Requalif' du Centre-Ville : c'est parti ! »,‎ 2009.
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  6. « Le Conseil municipal des jeunes » (consulté le 21 avril 2015).
  7. « Comités de quartier » (consulté le 21 avril 2015).
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  12. « La Mairie et ses services - Direction Générale des Services » (consulté le 20 juin 2015).
  13. [PDF]« Bar Info no 183 - Octobre 2014 » (consulté le 20 juin 2015).
  14. a, b et c « Sport » (consulté le 21 avril 2015).
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  22. « Théâtre » (consulté le 28 avril 2015).
  23. « Centre d’Initiation Musicale » (consulté le 28 avril 2015).
  24. « Orchestre d'harmonie » (consulté le 28 avril 2015).
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  26. a, b et c « Animations » (consulté le 28 avril 2015).
  27. « Des barisiens célèbres » (consulté le 27 avril 2015).

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

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