Heillecourt

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Heillecourt
Église des Saints-Anges-Gardiens.
Église des Saints-Anges-Gardiens.
Blason de Heillecourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Jarville-la-Malgrange
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Nancy
Maire
Mandat
Didier Sartelet
2014-2020
Code postal 54180
Code commune 54257
Démographie
Population
municipale
5 651 hab. (2014)
Densité 1 548 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 11″ nord, 6° 11′ 42″ est
Altitude Min. 211 m – Max. 260 m
Superficie 3,65 km2
Localisation

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Heillecourt

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Heillecourt

Heillecourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est. Elle est située entre les villes de Vandœuvre-lès-Nancy, Jarville-la-Malgrange, Laneuveville-devant-Nancy, Fléville-devant-Nancy et Houdemont.

Ses habitants sont appelés Heillecourtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

D’une superficie de 365 ha pour une altitude de près de 239 mètres au-dessus du niveau de la mer, elle est relativement proche de Nancy.

Heillecourt compte 6108 habitants, soit 1673 habitants au km². 70 % de sa surface est urbanisée pour 30 % restée naturelle. Dans les années 1970, la commune est passée du village-rue à une petite ville organisée tout d’abord autour de son espace boisé avec des équipements sportifs et socio-culturels - Le Grand Parc de l'Embanie occupe 35 hectares soit 10 % de la superficie communale.

Aujourd’hui, deux grands secteurs d’habitation se détachent au nord et au sud, tandis que trois parcs d’activités ont pris place à l’est et à l’ouest.

La ville fait partie de la communauté urbaine du Grand Nancy, laquelle est forte de 20 communes. Heillecourt représente 2,8 % de son territoire et 2,3 % de ses résidents.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Heillecourt est reliée au reste du Grand Nancy grâce aux lignes du réseau de transport de l'agglomération nancéienne :

  • 11 : Nancy Centre de Congrès Prouvé - Fléville - Fléville Dynapôle
  • 12 : Nancy Centre de Congrès Prouvé - Heillecourt
  • 14 : Nancy Centre de Congrès Prouvé - Ludres
  • 15 : Villers Lycée Stanislas - Laneuveville Gare
  • C : Jarville Léon Songeur - Heillecourt Montaigu (desserte scolaire)
  • M : Jarville Sion - Fléville (desserte scolaire)
  • S : Villers Lycée Stanislas - Fléville (desserte scolaire)

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention du nom de la commune remonte au VIIIe siècle, au début du règne de Charlemagne : Hadulfocurtis de Hadulf ou Haldulf, un nom d’homme germanique, et de curtis, domaine. Si cette étymologie est connue, il demeure difficile d’en expliciter l’origine autrement que par des suppositions - La première étant celle d’un seigneur aux origines germaniques venu s’établir ici. Viendront ensuite Heillecuria puis Haillecourt, pour enfin se fixer sur le nom actuel de la commune dans le courant du XVIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Peu d’informations existent sur Heillecourt au Moyen Âge, si ce ne sont des mentions de donations : Comes de Morey fait don des biens qu’il y possède au prieuré de Flavigny en 1254. Un peu plus tard, en 1287, Ferry II, duc de Lorraine, cède ses droits sur “la ville de Haillecourt” à Dom Henri, le prieur de Varangéville, moyennant le droit de lever à la Saint-Martin “vingt réseaux d’avoine” - Une ancienne mesure - et d’y conserver ses droits de justice. Le XIIe siècle avait connu une église, mais nous ne disposons pas de précisions sur sa construction. Trois siècles plus tard, au XVe, Heillecourt est le chef-lieu d’une paroisse très étendue dont dépendent la Malgrange, Jarville, Fléville et la métairie de Frocourt.
  • En 1591, la terre de la commune est vendue par le duc de Lorraine Charles III à Michel Bouvet et sa femme Agnès de Beaufort. C’est le premier seigneur de Heillecourt. Le dernier le sera de 1773 à 1794, il s’agit de Richard Mique. Durant cette période, au sortir du Moyen Âge, il est par deux fois fait mention d’épidémie de peste dans les archives départementales. En 1547, la maladie ravage la région de Nancy, ne laissant que 8 ménages à Heillecourt, et en 1568 l’épidémie frappera à nouveau.
  • À partir de l’époque de la Révolution, il devient plus aisé de reconstituer des pans de l’histoire de la commune, qui par ailleurs met des documents d’archives en ligne sur son site.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1804 Daniel Pierre de Rorthays de Monbail   Chevalier de Saint-Louis
1805 1816 Marie Philippe Just Gabriel Tardy de Montravel    
1816 1822 François Job    
1823 1824 Sébastien Voirin    
1824 1840 Joseph Constantin Berson    
22 juillet 1840 13 janvier 1845 Pierre Sigisbert Boulangé    
13 janvier 1845 21 août 1848 Michel Monnier    
21 août 1848 1849 Joseph Esselin    
1849 1850 Joseph Marchal    
1850 1860 François Husson    
1860 1865 Charles Nicolas Brasseur    
1865 1876 Théodore Magnien    
08 octobre 1876 18 mai 1884 Jean-Baptiste Humbert    
18 mai 1884 27 mai 1884 Théodore Magnien    
08 juin 1884 15 mai 1904 Jean-Baptiste Humbert    
15 mai 1904 18 août 1914 Ferdinand Husson    
1914 1919 Ferdinand Faux    
1919 1929 Joseph-Emile Husson    
1929 1933 Auguste Emile Payot    
1933 1934 Joseph-Emile Husson    
10 juin 1934 mars 1971 Gustave Lemaire    
mars 1971 mars 1983 Emile Haquin    
mars 1983 mars 2008 Roger Gauthrot DVD Conseiller général du canton de Jarville-la-Malgrange (1998-2004)
mars 2008 en cours
(au 16 avril 2014)
Didier Sartelet    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

  • Heillecourt possède un bel espace arboré de 35 ha, le Grand Parc de l’Embanie, qui représente 10 % du territoire communal. Sur ce secteur, une centaine de petites parcelles cultivables sont proposées aux habitants.
  • La ville dispose de nombreuses liaisons douces, « voies vertes » réservées aux piétons et cyclistes, intégrées dans un maillage communautaire. Elles permettent d’accéder en toute sécurité et en respectant la nature à la plupart des équipements communaux, par exemple de l’école au restaurant scolaire.
  • La commune se distingue, tant en ville fleurie (2 fleurs) que ville internet (2 arobases), et se soucie de la nature : une charte locale de l’environnement a été établie avant le grenelle de 2007.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Neuhofen (Allemagne) depuis 1992.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 651 habitants, en diminution de -2,89 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
206 257 282 258 284 251 312 320 311
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
276 290 284 316 350 330 330 331 361
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
362 397 387 423 522 566 547 680 722
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 -
1 000 2 057 5 028 6 393 6 185 5 967 5 732 5 651 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'angliciste et grammairien Bernard Metzdorf réside dans la commune.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Heillecourt Blason D'argent au chardon à trois feuilles, terrassé de sinople surmonté d'une rencontre de buffle de sable bouclé d'or, écartelé en sautoir d'azur à l'étoile d'or à senestre et à l'abeille de même à dextre.
Détails Le chardon à trois feuille terrassé de sinople (vert en couleur héraldique) est le blason de la famille Durival qui résida à Heillecourt. La rencontre du buffle de sable (noir en héraldique) évoque, elle, le blason de Stanislas Leszczynski, roi de Pologne et duc de Lorraine (1677-1766), qui honora parfois de sa présence la Fête Dieu à Heillecourt car il possédait un château non loin, à la Malgrange. L'étoile d'or à senestre (gauche) représente la famille de Michel Bouvet et l'abeille à dextre (droite) celle de Richard Mique qui furent tous deux seigneurs de Heillecourt.

Prix littéraire[modifier | modifier le code]

La ville décerne également un prix littéraire annuel dit "prix de la ville de Heillecourt".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]