Neuves-Maisons

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Neuves-Maisons
Neuves-Maisons
Depuis la forêt de Haye.
Blason de Neuves-Maisons
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Neuves-Maisons
Intercommunalité Communauté de communes Moselle et Madon
Maire
Mandat
Jean-Paul Vinchelin
2014-2020
Code postal 54230
Code commune 54397
Démographie
Gentilé Néodomiens
Population
municipale
6 912 hab. (2015 en diminution de 3,49 % par rapport à 2010)
Densité 1 557 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 01″ nord, 6° 06′ 16″ est
Altitude Min. 217 m
Max. 360 m
Superficie 4,44 km2
Localisation

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Neuves-Maisons

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Neuves-Maisons

Neuves-Maisons est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Ses habitants s'appellent les Néodomiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située à 10 km au sud de Nancy. La commune s'étend en bord de Moselle, et monte sur la colline des coteaux de Moselle, sur la rive droite. La commune a subi plusieurs modifications, en partie liées à l'exploitation de la mine et de l'usine, qui ont peu à peu agrandi le territoire de la commune.

Situé sur l'axe Nancy Neufchâteau, et Toul Flavigny, le cœur de la ville se situe au croisement de ces deux voies historiques appelé « point central ».

La ville pré-industrielle s'étend en croix autour de point central, ce qui s'appelle désormais le centre-ville. Une maquette de cette ville est exposée à l'intérieur de l'église communale. La ville industrielle s'est elle établie selon deux axes : le long de l'usine (avec une ligne de citées 1900, les cités de Messein, absolument conservée et remarquable.) et le long de la colline, en remontant vers la mine. Cet aspect donne à la ville un plan bizarre, fruit de l'histoire, qui la sépare en plusieurs quartiers reconnus ( La plaine, cité de Messein, Val de fer, Hauts de Pesse.....

Outre le centre ville, Beaucoup d'espaces communs en extérieur comme en intérieur (centre culturel jean Lhote, Maison de la Vie Associative, salle polyvalente...) chamarrent la vile. Deux lieus symbolique de la vilel ne plein air sont ouverts : les étangs du bord de Moselle, le carreau de la mine du val de fer.

La ville possède environ 80 hectares de bois, dispersés sur les collines, et hors limites cadastrale dans la forêt de Hayes.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

  • Le réseau T'MM centralisé sur Neuves-Maisons desservant son bassin de vie et les communes de la Communauté de communes Moselle et Madon. Son utilisation est gratuite. Les lignes A, B, C, D et E desservent Neuves-Maisons, chaque ligne proposant en moyenne 8 allers-retours quotidiens.
  • Le réseau Sub' centralisé sur l'entrée du Grand Nancy et en correspondance avec la ligne tram pour rejoindre le centre de Nancy. La ligne 512 dessert Neuves-Maisons avec 32 allers-retours quotidiens.
  • Le réseau TED du conseil général centralisé sur Nancy Centre. Les lignes R570, R580 et R590 desservent Neuves-Maisons.
  • La ligne 6 du TER Lorraine (Culmont-Chalindrey <> Contrexéville <> Pont-Saint-Vincent <> Nancy) dessert aussi la commune avec 17 allers-retours quotidiens.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, on attribue à la ville divers noms comme « la Nuéville à Pont », puis « Nuefmaisons » et « Neuves-Maisons ».

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de Neuves-Maisons est bien antérieure au XIVe siècle. Les experts pensent que la région du confluent Moselle-Madon, où se trouve Neuves-Maisons, fut de prime abord habitée par les Celtes, puis par les Gallo-Romains. On en retrouve la trace à proximité, sur le territoire de la ville voisine de Messein au lieu appelé Camp d'Affrique.

Le prieuré bénédictin de Saint-Vincent est fondé au XIe siècle, l'an 1050 par un ménage de Chaligny, sur le lieu-dit Villa Sancti Vincenti, entre les actuels mairie et bureau de poste.

Les Neuves Maisons, chaumières que l'on construisit autour, sont mentionnées à partir de 1361. Le prieuré fut confié aux Jésuites à partir de 1599, dévasté par les Hongrois en 1635 et les Suédois en 1636. Cinq procès de sorcellerie au XVIIe. Peste à partir de 1630 : 200 habitants seulement en 1716, mais 640 dès la fin du XVIIIe.

La ville connaît un formidable essor au XIXe siècle, grâce à la révolution industrielle et à l'exploitation de la Minette. De 130 habitants en 1616, elle passe à 2 377 en 1901. En un peu moins d’un siècle, Neuves-Maisons avait multiplié son nombre d’habitants par quatre. Si aujourd'hui la mine du Val de Fer n'est plus exploitée depuis 1968, l'usine sidérurgique qui a marqué profondément l'histoire de la ville fonctionne encore.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1983 André Clerbout    
mars 1983 mars 2001 Gilbert Daubenfeld DVD  
mars 2001 en cours
(au 02 mai 2016)
Jean-Paul Vinchelin PS Ouvrier d'acierie retraité
Conseiller général (1982-2015)

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Neuves-Maisons est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2].

En 2015, la commune comptait 6 912 habitants[Note 1], en diminution de 3,49 % par rapport à 2010 (Meurthe-et-Moselle : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
516591680699800821819811858
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
8018137758851 0171 0221 2371 4562 396
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 2523 6804 1584 6115 3625 0185 2475 6126 527
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
6 6606 8056 9526 4326 8496 9416 9517 0676 912
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Mine du Val de Fer : ancienne mine de fer exploitée jusqu'en 1968, avec encore de nombreux vestiges, parmi lesquels une ancienne galerie de mine réaménagée. Elle se situe sur les hauteurs de la ville dans le quartier dit du « Val de fer » ;
  • Bâtiment des accumulateurs à minerai du Val de Fer, construit par l'entreprise Züblin de 1930 à 1932. Inscrit aux monuments historiques depuis 1992[5], il est hélas laissé à l'abandon et aux tagueurs ; Localisation : 48° 37′ 52″ N, 6° 06′ 26″ E ;
  • Canal de l'Est : port des usines.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Antoine de Padoue.
  • Église Saint-Antoine de Padoue, néo-gothique 1905 ; vitraux 1955.
  • Vestiges de l'ancien prieuré des bénédictins de Saint-Vincent fondé au XIe siècle.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Mine-musée du Val-de-Fer dans une clairière de 5 ha : atelier de la mémoire ouvrière (section du FJEP, Foyer des Jeunes et d'Education Populaire), galerie-musée de 300 mètres dans une ancienne poudrière, accumulateur à minerai Zublin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Panneau Allée François Boyette dans la commune de Neuves-Maisons (54, France)
  • François Boyette (°1948 - †2016), commerçant et spéléologue néodomien. Il a été fait citoyen d'honneur de la ville pour son action bénévole dans la réhabilitation de la mine du Val de Fer[6],[7]. C'est à l'occasion de la 3e Fête du fer que Jean-Paul Vinchelin, maire de Neuves-Maisons, a officiellement baptisé le la voie qui va de la rue du Val-de-Fer au site de la mine Allée François Boyette.
  • Émilie Busquant (°1901 - †1953), militante de l'Étoile nord-africaine et épouse de Messali Hadj, née à Neuves-Maisons en 1901.
  • Magali Evrard, athlète française née le 18 mars 1985 à Neuves-Maisons
  • Vincent Glad, journaliste français né le 5 avril 1985 à Épinal. Il a vécu 8 ans à Neuves-Maisons. Il est chroniqueur au Grand Journal de janvier 2012 à juin 2013.
  • Brigitte Kernel, journaliste, animatrice de radio et écrivaine française née en 1959 à Rambervillers. Elle a vécu 17 ans à Neuves-Maisons. Elle présente l'émission littéraire Noctiluque sur France Inter.
  • Yvon Lallemand, né le 2 août 1950. Sosie de l'acteur américain Dustin Hoffman. Comédien apparu aux côtés de Marius Colucci et Antoine Dulery dans Petits meurtres en famille pour France 2. Auteur compositeur interprète. Un album c.d. « Entre le diable et la raison ». Animateur radio Hexagone FM sous le pseudonyme de Luciano. A vécu 20 ans à Neuves-Maisons, de 1953 à 1970 rue Victor Hugo au numéro 48 et de 1977 à 1980 rue Pierre et Marie Curie au numéro 13.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Neuves-Maisons Blason Parti : au premier de gueules à la fleur de lys d'argent de laquelle naissent deux palmes de sinople, au second d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent ; sur le tout mouvant de la pointe de sinople à l'enclume d'argent posée sur une champagne cousue d'azur et surmontée d'un marteau aussi d'argent posé en fasce.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]