Henri II de Lorraine

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Henri II
Henri II de Lorraine
Henri II de Lorraine
Titre
Duc de Lorraine

16 ans 2 mois et 17 jours
Prédécesseur Charles III
Successeur Nicole de Lorraine
Duc de Bar
Prédécesseur Charles III
Successeur Nicole de Lorraine
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nancy
Date de décès (à 60 ans)
Lieu de décès Nancy
Père Charles III
Mère Claude de France
Conjoint Catherine de Bourbon
Marguerite de Mantoue
Enfants Nicole de Lorraine
Claude-Françoise de Lorraine
duc de Lorraine

Henri II dit le Bon (en allemand Heinrich II. der Gute), né à Nancy le 8 novembre 1563, mort à Nancy le 31 juillet 1624, fut marquis de Pont-à-Mousson, puis duc de Lorraine et de Bar de 1608 à 1624. Il était fils aîné du duc Charles III et de Claude de France, et à ce titre prince héréditaire de Lorraine (c'est-à-dire héritier du duché). Voir la généalogie de la famille de Lorraine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du duc de Lorraine et donc proche parent des Guise, les guerres de religion empêchèrent qu'il soit élevé à la Cour de France comme son père et son grand-père. Il n'avait pas non plus été préparé à la gestion du duché, son père préférant s'en remettre à son propre frère, le cardinal Charles de Lorraine, évêque de Metz. Henri participa aux combats des guerres de religions, du côté catholique. Petit-fils de Henri II de France, il fut prétendant au trône de France lors des états généraux de 1593.

Titré marquis de Pont (Pont-à-Mousson), il épousa en 1599 Catherine de Bourbon, sœur de Henri IV de France pour sceller le traité de Saint-Germain-en-Laye, mais le mariage ne fut pas heureux : profondément catholique, il était marié à une calviniste convaincue qui, déjà trop âgée, ne put donner de descendance à son époux.

Veuf en 1604, il se remaria en 1606 avec une toute jeune nièce de la reine de France, Marie de Médicis, Marguerite de Gonzague, dont il eut deux filles mais pas d'héritier mâle.

Il devint duc en 1608 à l'âge de quarante-cinq ans et, sans réelle expérience politique, tomba sous l'influence de favoris dont le plus connu est Louis d'Ancerville, fils du cardinal de Guise. Il s'affirma ardent défenseur de la Contre-Réforme et prit plusieurs édits ordonnant aux protestants de quitter la Lorraine. Il accorda pourtant une certaine liberté à ceux résidant à Lixheim devenue lorraine.

Il acquit L'Annonciation du Caravage, qui se trouve toujours à Nancy, au musée des beaux-arts[1].

En 1618, la deuxième Défenestration de Prague entraîna le début de la guerre de Trente Ans. Henri II garda une position neutre et chercha à jouer un rôle d'apaisement auprès des ennemis.

Pour ménager sa succession, Henri voulait léguer le duché à sa fille aînée Nicole qu'il voulait marier à son favori, le baron d'Ancerville. le scandale fut si grand qu'il dut y renoncer.

Un testament de René II, retrouvé fort à propos, spécifiait pourtant que le duché ne pouvait se transmettre qu'en lignée masculine, ce qui favorisait la succession par le frère d'Henri, François, comte de Vaudémont. Après d'âpres négociations, Henri maria Nicole à Charles de Vaudémont, le fils aîné de son frère François, et futur duc Charles IV qui devait alors régner comme « prince consort » du droit de sa femme. Par la suite pourtant Charles ne respecta pas ces dispositions.

À la fin de sa vie, confronté à une période très difficile pour la Lorraine, Henri II recruta des soldats pour protéger ses duchés des mercenaires qui le traversaient, et renforça les fortifications, ce qui, avec les dons accordés aux favoris, mit à mal les finances ducales.

Son gouvernement débonnaire le fit passer toutefois à la postérité avec le surnom de Bon.

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

Henri en armure, Musée barrois.

Encore prince héréditaire de Lorraine, il épousa en premières noces en 1599 Catherine de Bourbon (1559 † 1604), fille d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret, et sœur d'Henri IV, roi de France, dont il n'eut pas d'enfants.

Il se remaria en secondes noces en 1606 à Marguerite de Mantoue (1591 † 1632), fille de Vincent Ier, duc de Mantoue, et d'Éléonore de Médicis. Ils eurent :

Il a également eu d'une ou de plusieurs maîtresses dont le nom ne nous est pas parvenu:

Ascendance[modifier | modifier le code]

Voir également[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. http://www.iac-nancy.com/fiche.php?ref=030&modele=catalogues
  2. Hippolyte Roy, La vie, la mode et le costume au XVIIe siècle, époque Louis XIII : Étude sur la Cour de Lorraine établie d'après les mémoires des fournisseurs et artisans, E. Champion, , 553 p. (présentation en ligne), p. 91, 340, 469
  3. a et b Augustin Calmet, Histoire de Lorraine, t. I, Nancy, (lire en ligne), p. 270 (cclxx)
    Mentionne une lettre du duc Henri II recommandant son fils naturel auprès du grand maître à Malte
  4. René de Vertot, « Liste chronologique des frères chevaliers de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem de la vénérable langue de France », dans Histoire des chevaliers hospitaliers de S. Jean de Jérusalem appellez depuis les chevaliers de Rhodes, et aujourd'hui les chevaliers de Malte, t. IV, (lire en ligne), p. 91
  5. Michel Henry, Les ordres militaires en Lorraine, Éditions Serpenoise, , 354 p. (ISBN 978-2-8769-2706-3, présentation en ligne), p. 283 ; Henri Lepage, « Notice sur quelques établissements de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem situés en Lorraine : VIII. Commanderie de Xugney », Annuaire administratif, statistique, historique et commercial de la Meurthe,‎ (lire en ligne), p. 60
  6. Catherine Guyon, André Philippe et François Dousset, Archives départementales des Vosges - 50 H - Ordres religieux militaires : Répertoire numérique détaillé - (commanderies de Robécourt et de Laon, grands prieurés d’Aquitaine et de Champagne), Épinal, (1re éd. 1956) (lire en ligne), p. 33
    Cote LH 65: Bail à « Monsieur le chavalier[Sic] de Lorraine », commandeur de Robécourt et Norroy de toutes les rentes et revenus de Robécourt, excepté tout ce qui dépend de la commanderie de Norroy.
  7. Lepage 1853, p. 32, lire sur Google Livres