Sœurs dominicaines

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Le terme de «sœurs dominicaines» renvoie à deux types de religieuses catholiques en lien avec l’ordre dominicain (ou ordre des Prêcheurs) : les sœurs contemplatives, et les sœurs apostoliques.

Les sœurs contemplatives : les moniales dominicaines[modifier | modifier le code]

Les sœurs dominicaines contemplatives[1] sont des moniales cloîtrées, qui mènent une vie de prière et de travail manuel et intellectuel dans des monastères dominicains. Ces monastères sont donc souvent situés à la campagne, dans des lieux qui favorisent le silence et la contemplation, à la différence des couvents de frères dominicains, situés dans les villes.

Les moniales dominicaines font partie de l’ordre des Prêcheurs : comme les frères, elles sont rattachées directement au Maître de l’Ordre par leur profession religieuse. En France, la majorité des monastères de moniales dominicaines, ainsi qu'un monastère norvégien et un suisse[2], sont regroupés au sein de la Fédération Notre-Dame des Prêcheurs[3], qui permet la mise en commun des ressources de formation et de gouvernement. Cette fédération est reconnue au sein de l'Ordre, qui lui fournit un dominicain comme assistant religieux.

Les dominicaines contemplatives [4] d'Avrillé (monastère Saint-Joseph [5] à Avrillé et monastère de l'Immaculée en fondation à Montagnac-la-Crempse [6] ), est une communauté amie de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, de sensibilité traditionaliste. Leur fondation a adopté les observances primitives ainsi que la liturgie traditionnelle de l'Ordre des Prêcheurs, sans que cela fasse toutefois l'objet d'aucune reconnaissance de la part de l'Ordre des Prêcheurs.

Les sœurs apostoliques dominicaines[modifier | modifier le code]

Les sœurs apostoliques dominicaines sont des religieuses de vie apostolique, c’est-à-dire que, tout en menant une vie communautaire dans leurs couvents ou maisons, elles sont engagées dans certaines activités ou travaux à l’extérieur de leur lieu de vie. Les sœurs apostoliques dominicaines sont rassemblées actuellement en plus d'une centaine de congrégations qui ont pour certaines un apostolat spécifique, ces congrégations sont généralement membres de la famille dominicaine, qui regroupe informellement toutes les personnes engagées dans un projet de vie dans l’esprit de saint Dominique.

Il faut en outre citer les dominicaines du Saint-Esprit (Pontcallec)[7], société de vie apostolique de droit pontifical, à vocation enseignante et de sensibilité traditionaliste.

Instituts de dominicaines affiliées à l'Ordre[modifier | modifier le code]

Les premières affiliations formelles de congrégations de moniales au premier ordre dominicain ont lieu sous le gouvernement de Vincent Jandel et se poursuivent sous Giuseppe Sanvito et José Maria Larroca. En 1895, Andreas Franz Frühwirth établit des règles pour obtenir l'affiliation : l'institut doit adopter l'habit dominicain, avec formule de vœux religieux similaire à celle du premier ordre et adopter la liturgie dominicaine. Les congrégations issues de monastères du deuxième ou du troisième ordre n'ont pas besoin d'un décret formel d'affiliation puisqu'elles sont regroupées implicitement dans l'ordre.

  • Dominicaines de Sainte Catherine de Sienne d'Arenberg
  • Dominicaines de Sainte Catherine de Sienne de Quezon City;
  • Dominicaines de l'Enseignement de l'Immaculée Conception de Pampelune
  • Dominicaines de la Paix , nées en 2009 et issues de la congrégation de Sainte-Catherine, Kentucky;
  • dominicaines de l'esperance , fondées en 1995 par l'union des congrégations de Newburgh, Fall River et Ossining;
  • Dominicaines de Notre-Dame du Rosaire et Sainte Catherine de Sienne , de Cabra;
  • Sœurs Missionnaires Dominicaines de la Sainte Famille de Madrid;

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Moniales dominicaines en France