Stenay

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Stenay
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Stenay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Stenay
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Stenay
Maire
Mandat
Stéphane Perrin
2014-2020
Code postal 55700
Code commune 55502
Démographie
Gentilé Stenaisiens
Population
municipale
2 754 hab. (2014)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 27″ nord, 5° 11′ 11″ est
Altitude Min. 163 m – Max. 303 m
Superficie 27 km2
Localisation

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Liens
Site web stenay.fr

Stenay, prononcé [stə.ne], est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Ses habitants sont les Stenaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Stenay est situé dans la partie nord de la plaine de la Woëvre et est traversé par la Meuse et par le canal de l'Est. La Wiseppe se jette dans la Meuse à Stenay.

Accès[modifier | modifier le code]

Le bourg de Stenay est en grande partie installé sur la rive droite de la Meuse. Deux grands axes s'y croisent : la route D 947 : Reims (100 km au sud-ouest) - Luxembourg (80 km à l'est) et la route D 964 : Sedan (34 km au nord-ouest) - Verdun (47 km au sud).

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Au nord de la ville : faubourg de Cervisy.

Au nord-est de la ville : le château de Bronelle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Stenay

Cesse
(accès par la D947
puis par la D30)
Martincourt-sur-Meuse
(accès par la D964)

et Olizy-sur-Chiers
(accès par la D13)
Nepvant
(accès par la D13)
et Brouennes
(accès par la D209)
Laneuville-sur-Meuse
(accès par la D947)
Stenay Baâlon
(accès par la D947)
Wiseppe
(accès par la D947
puis par la D30)
Saulmory-et-Villefranche
(accès par la D947
puis par la D30)
Mouzay
(accès par la D964)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La Meuse
  • La Wiseppe
  • Le ruisseau de Baâlon
  • le canal de l'Est.

Débit moyen mensuel de la Meuse (en m³/s) à Stenay[1]
données calculées sur 46 ans,

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après une tradition peu fondée, on voyait au Ve siècle un temple dédié à Saturne (Sadorn), d'où l'on croit que dérive le nom de Stenay[2].

Anciennes mentions[2],[3] : Sathanagium, Sathonagium (714) ; Astenidum (877) ; Astanid (888) ; Satenaium (Xe siècle) ; Sathaniacum (Xe siècle) ; Sathinidium (1036) ; Sathanacum (1069) ; Setunia (XIe siècle) ; Sathanacum villam (1079) ; Satiniacum, Sathiniacum (1086) ; Sathanaco (1108) ; Sathanacensi (1157) ; Sathaniaco (1159) ; Sathanai (1173) ; Sethenac (1208) ; Settenai (1243) ; Sethenai (1264) ; Sathenay (1276, 1399, 1463, 1483, 1549, 1558, 1585) ; Sathanay (1284) ; Satenay (1399) ; Astenæum (1580) ; Satanagus (1630) ; Satanay, Sthenay (1643) ; Stenay (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au Moyen Âge, avant de s'appeler Stenay, la ville a longtemps porté un nom sensiblement différent. Le héraut Vermandois, dans son armorial des années 1275-1285, signale déjà un chevalier nommé Lermite de Sathenay, dont le blason est : palé d'argent et de gueules de 6 pièces Blason de Lermite de SATHENAY : palé d'argent et de gueules de 6 pièces
  • 1552. 300 ans plus tard, dans ses commentaires des dernières guerres en la Gaule Belgique, François de Rabutin parle aussi de "la ville de Sathenay (autrement par le langage corrompu appelée Astenay)"… "Sathenay où il n'y avait ni artillerie ni munitions, soldats ni garnison aucune pour le roi que les habitants et un capitaine"… Il signale l'importance de son pont sur la Meuse.
  • 1591. Turenne prend par surprise Stenay que Charles III tente vainement de reconquérir lors de deux sièges successifs. Une fois la paix signée (traité de Folembray, 1595), la ville sera restituée aux Lorrains, début 1596.
  • 1608-1632. Construction de la citadelle de Stenay, « une des plus belles et des plus régulières de la frontière, » sous le gouvernement de Simon II de Pouilly.
  • 1632. Louis XIII, à Liverdun, contraint le duc Charles IV de Lorraine à signer un traité donnant pour 4 quatre ans Stenay à la France, ainsi que les places fortes, toutes proches, de Dun et Jametz. En fait, la ville restera occupée pour toujours par les Français… avec, comme premier gouverneur, le comte de Lambertye, puis, en 1634, le comte de Charost.
  • 1641. Traité de Saint-Germain : le duc de Lorraine, Charles IV, cède à la France Clermont, Jametz, Dun et Stenay (ces trois dernières villes, situées en lisière d’Argonne, seront données en apanage à Condé en 1648, ainsi que tout le Clermontois).
  • 1654 : 28 juin. Au bout de 32 jours de siège par l’armée française, dirigé par Abraham de Fabert d'Esternay (Vauban y fait ses premières armes, et y sera blessé deux fois [4]), Stenay sera reprise par Louis XIV à Condé, révolté de la Fronde.
  • 1659. Par le traité des Pyrénées, Louis XIV redonne à Condé ses titres et ses biens : le Clermontois confisqué retourne au prince, ainsi que Stenay.
Médaille de la bataille de Stenay par Mauger. La bataille qui eut lieu en 1654 fut frappée en médaille seulement en 1702. Description avers : Tête de Louis XIV jeune à droite, au-dessous signature MAVGER F.Description revers : La France debout, la main droite appuyée sur un bouclier fleurdelisé. Devant elle, à genoux, la ville de Stenay, sous les traits d’une femme couronnée de tours et prosternée sur l’écusson de la ville. Avec la légende : URBIUM GALLICARVM AD MOSAM SECURITAS. STENAEVM CAPTUM M.DC.LIIII
  • "M. de La Moussaye avait acheté la belle terre de Quintin en Bretagne du duc de La Trémoille son beau-frère, dont son fils porta le nom, qui était frère aîné de M. de La Moussaye, lieutenant général et attaché à M. le Prince, dans le parti duquel il mourut gouverneur de Stenay sans avoir été marié." Mémoires de Saint Simon T2C5 1697.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 11 novembre 1918, elle la dernière ville reprise par les Alliés lorsque la 89e division d'infanterie américaine du général William M. Wright (en) la capture quelques heures avant que l'armistice entre en vigueur[5]. Cette division perd 365 hommes en majorité sous le feu de l’artillerie de l'armée impériale allemande. La raison invoquée par Wright pour l'attaque était que « La division avait été sur le front une période considérable sans installations de bains propres, et depuis il est apparu que si l'ennemi était autorisé à rester à Stenay, nos troupes seraient privées de ces installations de baignade probables. »[6]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 2009 Étienne Demulder SE Conseiller général du canton de Stenay (1986-2009)
Décès en cours de mandat
2009 en cours
(au 17 avril 2014)
Stéphane Perrin SE Dirigeant de société
Conseiller général du canton de Stenay (2009-2015)
Conseiller départemental du canton de Stenay (depuis 2015)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 754 habitants, en diminution de -0,51 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 340 2 585 2 855 3 037 3 140 3 266 3 775 3 278 3 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 142 2 817 2 888 2 575 2 819 3 206 3 188 3 489 4 207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 189 3 955 4 070 3 378 3 023 3 183 4 563 2 344 3 190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
3 829 4 125 3 767 3 693 3 202 2 952 2 775 2 743 2 754
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte une cité scolaire, associant collège, lycée général et lycée professionnel, ainsi qu'une section BTS. Une inspection de l'Éducation nationale est également présente.

Économie[modifier | modifier le code]

La papeterie Munksjö (sv) est le principal employeur de la ville (205 salariés). Elle compte également parmi les établissements importants Terrea, concessionnaire de machines agricoles. La société de transports routiers Transalliance y est également implantée. Stenay est un pôle commercial d'équilibre, qui a vu la grande distribution se développer sur la Zone d'Activités au sud de la Ville, tout en gardant un centre-ville historique proposant commerces et services. Stenay est un centre administratif de proximité, comptant des services déconcentrés du conseil général de la Meuse (UTAS - CMS), Agence départementale d'aménagement Stenay est un pôle d'enseignement qui compte écoles maternelle et primaire publique et privée, une cité scolaire (collège, lycée général, lycée technologique - BTS) et de nombreux services liés à l'accompagnement de l'enfance et de la jeunesse. La Ville compte un important EHPAD (maison de retraite) de 152 lits. Une association de développement économique et une pépinière d'entreprises accueillent les porteurs de projets. La Belgique et dans une moindre mesure le Luxembourg offrent également des emplois aux résidents de la région.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La Ville dispose d'un office de tourisme ouvert toute l'année. Un port de plaisance accueille les bateaux de plaisance de passage sur la branche Nord du canal de l'Est. L'aire de camping cars sur une presqu'île est prisée. Le musée Européen de la Bière y est installé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Musée Européen de la Bière et du pays de Stenay[10]. L'ancien magasin aux vivres fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [11].
  • Ancien hôtel du gouverneur, XVIe siècle - XVIIIe siècle
  • Galeries marchandes, XVIe siècle
  • Atelier monétaire, XVIIe siècle
  • Hôtel de ville.
  • Château de Bronnelle XVe siècle
  • Château de Cervisy XVIIe siècle
  • Château des Tilleuls , construit en 1876/1877, partiellement détruit en 1940, rasé au lendemain de la Libération et reconstruit plus modestement.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Joseph de Cervisy[12].
  • Église Saint-Grégoire.
  • Chapelle du Sacré-Cœur.
  • Chapelle de l'ancien hospice Saint-Antoine.
  • Chapelle au Château de Bronelle.
  • Ancien couvent des Minimes, actuellement école.

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Stenay Blason D'argent au chevron d'azur accompagné en pointe d'un lion d'or armé et lampassé de gueules[2],[14].
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Bucher, Reflets de la vie gallo-romaine dans le nord de la Meuse : le témoignage de la sculpture. Collections des musées de Stenay et de Verdun, Université de Metz, Centre de recherche histoire et civilisation, 1999, 93 p. (ISBN 2-85730-024-7)
  • Jean Maillard, Stenay, hier, 1, Des origines à la Révolution, Office central de la coopération à l'école, Bar-le-Duc, 1985, 52 p.
  • Constant Vigneron (abbé), Grandes heures de l'histoire de Stenay, Aincreville, C. Vigneron, 1978, 155 p.
  • Hélène et Philippe Voluer, Promenade dans Stenay, Librairie Menge, Stenay, 1975, 33 p.
  • Philippe Voluer, Stenay, le musée européen de la bière : l'ancien magasin aux vivres de Steynay, ancienne malterie, Citédis, Paris, 1997 (ISBN 2-911920-02-3)
  • Philippe Voluer, La bière en Lorraine à l'époque des Lumières : l'exemple de Nancy et de Stenay, Éd. Serpenoise, Metz, 2005, 142 p. (ISBN 2-87692-663-6)
  • Philippe Voluer, La guerre de 14 au pays de Stenay : la vie des civils sous l'occupation, Les Amis de Montserrat, Beaufort-en-Argonne, 2006, 108 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Banque Hydro - station B3150020 - La Meuse à Stenay (ne pas cocher la case "Station en service")
  2. a, b et c Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, 1872.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, (ISBN 2-35039-028-4), p. 166
  5. BBC; The last soldiers to die in World War I
  6. Joseph E. Persico. Wright's stated reason for the attack was because "the division had been in the line a considerable period without proper bathing facilities, and since it was realized that if the enemy were permitted to stay in Stenay, our troops would be deprived of the probable bathing facilities there." World War I: Wasted Lives on Armistice Day. History Net.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Conservation des Musées de Meuse, « Musée de la Bière et du pays de Stenay » (consulté le 4 mai 2008)
  11. « Notice no PA00106639 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Roseline Soudan, « Les villages de la meuse - STENAY » (consulté le 2 septembre 2014)
  13. Bulletin d'informations locales no 46 -Asnières-sur-Seine, avril 1967
  14. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=14869