Moyeuvre-Grande

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Moyeuvre-Grande
Moyeuvre-Grande
Vue de Moyeuvre-Grande.
Blason de Moyeuvre-Grande
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Orne-Moselle
Maire
Mandat
Franck Roviero
2020-2026
Code postal 57250
Code commune 57491
Démographie
Gentilé Moyeuvriens
Population
municipale
7 506 hab. (2019 en diminution de 5,07 % par rapport à 2013)
Densité 783 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 12″ nord, 6° 02′ 47″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 330 m
Superficie 9,59 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Metz
(banlieue)
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hayange
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Moyeuvre-Grande
Liens
Site web mairie-moyeuvre-grande.fr

Moyeuvre-Grande [mwajœvʁ ɡʁɑ̃d] est une commune française située à la confluence de l’Orne et du Conroy, en Moselle.

Ses habitants sont appelés les Moyeuvriens ou les Modoveriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est constituée de deux entités géographiquement distinctes :

  • la ville essentiellement en fond de vallée
  • Froidcul (aussi appelé Sainte-Ségolène, ce qui est une erreur car c'est en fait le nom de l'église) sur le plateau.

Dépassant 15 000 habitants durant les années 1960, la commune de Moyeuvre-Grande compte désormais moins de 8 000 habitants à la suite de la crise de la sidérurgie lorraine.

Les coteaux et les plateaux environnants constituent un important cadre naturel pour la commune sur laquelle s’étend un massif forestier important (forêt domaniale de Moyeuvre).

Altitude : Moyeuvre-centre 175 m ; Froidcul 304 m.

Accès[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le quartier de Froidcul[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Moyeuvre-Grande est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Metz, une agglomération intra-départementale regroupant 42 communes[4] et 285 918 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (45,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (37 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,8 %), zones urbanisées (27,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,5 %), mines, décharges et chantiers (8,7 %), terres arables (7,1 %), cultures permanentes (2,6 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Anciens noms et orthographe de Moyeuvre-Grande[11],[12] : – Modover (871) ; – Moebrium (Xe siècle) ; – Moeuvre (1251) ; - Moweurs (1277) ; – Moieuvres (1279) ; – Moyouvre (1290) ; – La Grande-Moyeuvre (1321) ; – Moeuvre-la-Grande (1329) ; – Moieuvre (1335) ; – Moieubre (1360) ; – Moiewre (1513) ; – Moyeuvre-aux-Bois (1635) ; – Moyeuvre-la-Grande (1779) ; – Grossmoyeuvre (1871) ; – Großmövern (1915) ; – Moevern et Mövern (1940) ; – Moyeuvre-Grande (1944).
  • Issu probablement de *Medio -briga, colline centrale[13].
  • Henri d'Arbois de Jubainville voit le gaulois mogos (qui veut dire grand) ce que réfute Hermann Gröhler[14], jugeant les attestations anciennes trop tardives pour remonter au gaulois.
  • Grooss-Moderen[15] et Grous-Moder en francique lorrain. Moyeuf en lorrain roman.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cimetière allemand de la guerre 1870-1871 sépulture de 46 Prussiens.
Tombes de l'ancien « camp russe » dans la forêt de Moyeuvre.

Village du duché de Bar cité en 871 dans une charte de l’abbaye de Gorze. De 1285 à 1560, les comtes puis ducs de Bar y possédaient des forges. L’origine des forges remonte au XIIIe siècle. Cité industrielle dès le XVIIe siècle. Propriétaires des forges : Gauvin de Germiny, Fabert en 1624, Bourdelois en 1729 et de Wendel en 1811.

Le village est incendié par les Messins en 1345 et 1429 et détruit pendant la guerre de Trente Ans.

En 1817, Moyeuvre, « village de l’ancienne province du Barrois au confluent de l’Orne et du Conroy » avait pour annexes le village de Moyeuvre-Petite, les trois fermes de Froidcul, les fermes de Corba et Tréhèmont et le moulin de la Frapouille. À cette époque, le village comptait 1 165 habitants répartis dans 185 maisons.

À l'instar des autres communes de l'actuelle Moselle, Moyeuvre-Grande est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Moyeuvre-Grande devient "Grossmoyeuvre", puis "Grossmövern". À cette époque, Moyeuvre-Grande est un bourg frontalier, à la limite de l'Allemagne et de la France, proche de Jœuf qui, restée française, est devenue meurthe-et-mosellane.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les soldats mosellans sont naturellement incorporés dans l'armée allemande. Pour éviter les désertions, de nombreux soldats sont envoyés sur le front russe. Les Mosellans accueillent avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. En 1918, Grossmoyeuvre redevient Moyeuvre-Grande.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Le , les cantons de Moyeuvre-Grande (en allemand Großmövern) et de Mondelange (Mondelingen) de l'arrondissement de Thionville (Diedenhofen) sont rattachés à l'arrondissement de Metz-Campagne. La commune, administrativement rattachée au Gau Westmark, sera libérée dès le [16], échappant ainsi aux derniers bombardements américains.

Une histoire de fer[modifier | modifier le code]

Les forges

Depuis de nombreux siècles le travail du fer a donné de l’ouvrage aux habitants de la vallée de l’Orne. Des traces d’activité métallurgique datant des époques romaines et mérovingiennes ont été mises en évidence dans la contrée.

En 1323, le comte Édouard Ier de Bar fait construire, près de la confluence de l’Orne et du Conroy, une forge hydraulique, la plus ancienne forge de ce type connue de la France actuelle. Au XVIIe siècle, la forge de Moyeuvre est la plus importante d’Europe. Après une très longue et tumultueuse histoire, les forges de Moyeuvre, devenues une immense installation industrielle, fermeront en 1970 (hauts-fourneaux, laminoirs, etc.). La dernière mine de fer en exploitation de France, située à Moyeuvre-Grande, sera close en 1993.

Mines[modifier | modifier le code]

Mine de Moyeuvre[modifier | modifier le code]

  • 1565 : ouverture par le mineur Barbas et son équipe sur le versant sud du Tréhémont.
  • 1633 à 1660 : fermeture due à la guerre de Trente ans.
  • 1660 à 1811 : faillite des repreneurs due à de mauvaises méthodes d’exploitation.
  • 1811 : achat par François de Wendel.
  • 1883 : mort par asphyxie de 15 mineurs due aux émanations de benzol de la locomotive qui les menait au fond.
  • 1895 : fusion de Moyeuvre-Grande et Froidcul
  • 1905 : les chevaux sont remplacés par les machines.
  • 1914 : la guerre et le départ des Italiens font baisser la production.
  • 1916 : les prisonniers russes sont utilisés comme main d’œuvre.
  • 1919 à 1921 : les nombreux immigrés italiens et polonais sont embauchés.
  • 1923 : fusion de Moyeuvre-Grande et Moyeuvre-Petite et devient de Wendel
  • 1936 : nombreux licenciements dus à la crise économique.
  • 1940 : les Allemands reprennent la mine.
  • 1941 : Hermann Göring en devient propriétaire.
  • 1942 : les prisonniers russes sont utilisés comme main-d’œuvre.
  • 1944 : de Wendel récupère la mine après le départ des Allemands.
  • 1968 : devient Société Wendel-Sidélor.
  • 1968 : travaux sur le site du Pérotin.
  • 1969 : fusion de Moyeuvre et Jœuf.
  • 1969 : ouverture du carreau du Pérotin.
  • 1974 : devient Société Sacilor.
  • 1978 : devient Lormines.
  • 1993 : arrêt de l’exploitation.
  • 1995 : fermeture définitive.

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

L’existence des forges de Moyeuvre remonte à des temps anciens. C’est en 1811 que François de Wendel les rachète. Sept hauts-fourneaux sont successivement mis à feu à l’usine de Moyeuvre à la fin du XIXe siècle, puis un huitième en 1901 et le 8 bis en 1921. Il n’est fait que très rarement mention du haut-fourneau no 4 dont la durée de vie a été très courte (1879-1893/94). En 1927, huit hauts-fourneaux sont en activité. Le HF2, arrêté pour reconstruction en , ne sera pas reconstruit. Le HF6 est arrêté en 1944. En 1956, les six hauts-fourneaux en activité produisent 425 000 tonnes de fonte. Ces hauts-fourneaux vont connaître des réfections successives que les archives nous permettent de bien cerner. Le HF5 est arrêté en , puis le HF8 en . Les années 1968-1969 marquent l’arrêt des derniers hauts-fourneaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Moyeuvre-Grande appartient à l'arrondissement de Thionville et au canton d'Hayange depuis 2015. Avant le redécoupage cantonal de 2014, la commune était le chef-lieu du canton de Moyeuvre-Grande.

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la huitième circonscription de la Moselle, représentée depuis par Brahim Hammouche (MoDem). Auparavant, elle a successivement appartenu à la circonscription de Thionville-Ouest (1928-1940), la 3e circonscription (1958-1986) et la 10e circonscription (1988-2012)[Note 3].

Durant la période d'annexion de la Moselle par l'Empire allemand (1871-1919), Moyeuvre-Grande appartenait au Landtag d'Alsace-Lorraine (circonscription d'Hayange - Moyeuvre-Grande) et au Bezirkstag de Lorraine (district de Lorraine).

Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le 1er janvier 2020), du tribunal pour enfants, du conseil de prud’hommes et de la chambre de commerce du tribunal judiciaire de Thionville, de la cour d’appel de Metz et de la cour administrative d'appel de Nancy[17].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le , Moyeuvre-Grande appartient à la communauté de communes du Pays Orne-Moselle (CCPOM).

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1945 19 octobre 1947 Anne-Marie Schell[20] PCF Aide comptable, résistante
Députée de la Moselle (1947 → 1951)
19 octobre 1947 20 mars 1959 Georges Dahlem   Réélu en 1953
20 mars 1959 13 mars 1983 César Depietri[21] PCF Ajusteur
Député de la 3e circonscription de la Moselle (1967 → 1968 puis 1973 → 1981)
Conseiller général de Moyeuvre-Grande (1964 → 1982)
Réélu en 1965, 1971 et 1977
13 mars 1983 5 juillet 2020[22] René Drouin PS Professeur de mathématiques
Député de la Moselle : 3e (1981 → 1986), Moselle (1986 → 1988), 10e (1988 → 1993)
Conseiller général de Moyeuvre-Grande (1982 → 1994)
Conseiller régional de Lorraine
Réélu en 1988, 1989, 1995, 2001, 2008 et 2014
5 juillet 2020 En cours
(au 7 octobre 2021)
Franck Roviero DVG (ex-PS) Cadre commercial, premier adjoint (2014 → 2020)
4e vice-président de la CC du Pays Orne-Moselle (2020 → )
Gare de Moyeuvre.

À la suite d'une condamnation pénale, le préfet de la Moselle prend le un arrêté démissionnant d’office Franck Roviero de son mandat de conseiller municipal et par conséquent de ses fonctions de maire[23]. Par une décision du , la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Metz confirme la condamnation judiciaire, qui est par ailleurs modifiée, mais retient que la peine d’inéligibilité était « disproportionnée mais également sans lien avec le mandat »[24]. Franck Roviero peut donc rester maire de la commune.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Élections cantonales et départementales[modifier | modifier le code]

Élections régionales[modifier | modifier le code]

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

En 2019, la commune comptait 7 506 habitants[Note 4], en diminution de 5,07 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
9641 0031 0271 5961 3981 5782 5363 1953 084
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
3 4093 7235 0135 4416 3228 7929 4259 5559 199
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
10 39712 27611 06710 16310 70715 14614 56812 52310 287
1990 1999 2005 2006 2010 2015 2019 - -
9 2038 9948 3258 2647 9397 7667 506--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château de Moyeuvre, des seigneurs de Bettainvillers, bâti en 1598 par Louis Pierron de Bettainvillers, achevé en 1616 comme l’indique le frontispice du portail, restauré XIXe siècle ; croisées Renaissance, cheminées XVIIe siècle, chapelle castrale.
  • tour des anciennes fortifications rue Foch, cachée par les habitations.
  • moulin de Frapouille.
  • loup sculpté en saillie d’une façade de la rue de la Taye, à l’endroit où le dernier a été tué en 1627.
  • croix de chemin du XVIIe au XVIIIe siècles.
  • cités ouvrières, XIXe-XXe siècles.
  • logement ouvrier à Froidcul : de la cité minière du début du XXe siècle « Castors » et « plans-courants » des années 1950, les HLM des années 1960 partiellement détruites.
  • hôpital Saint-Maurice.
  • Cimetière israélite, route de Jœuf construit en 1912.
  • Ancien cimetière protestant, rue Clemenceau détruit pour faire place à une école.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église néogothique Saint-Gorgon ; la première pierre fut posée le , inauguration le  : son christ de pitié du XVIe siècle.
  • Temple protestant réformé, rue Clemenceau la première pierre fut posée le , inauguration le .
  • Ancienne église de 1752, construite sur l’ancienne en bois, actuellement école du centre rue Foch.
  • Chapelle de Sainte-Ségolène de Froidcul, inauguration le .
  • Chapelle Marie-Reine-de-l'Univers du Tréhémont.
  • Ancienne chapelle des Italiens rue Fabert.
  • Chapelle de cimetière.

Histoire du château[modifier | modifier le code]

Vers 1560, la famille Pierron de Bettainvillers s’était rendue acquéreur de l’une des deux seigneuries de Moyeuvre, celle de la Grande Cour détenue par l’abbaye Saint-Symphorien de Metz, en même temps qu’elle devenait amodiatrice de la forge ducale de Moyeuvre fondée au début du XIVe siècle par Édouard Ier de Bar.

C’est sans doute à partir de 1598 que Jean Pierron de Bettainvillers fit construire le château, pour servir de siège à la seigneurie, avec son fils Louis qui s’y installa dès 1599, au moment de son mariage avec Marguerite François, fille de Simon François, seigneur d’Auboué et de Saulcy. Mais le château ne fut vraisemblablement terminé qu’en 1616, selon la date inscrite sur le fronton de la porte. À la mort de Louis de Bettainvillers en 1644, le château passa à son fils Jean, puis en 1685 à son petit-fils Gury-Dieudonné.

La fille de ce dernier, Anne-Dorothée de Bettainvillers de Mensberg, qui avait épousé en 1711 Claude-Alexandre de Pons, marquis de Rennepont, séjourna au château jusque vers 1730, puis la famille quitta Moyeuvre pour Roches-sur-Rognon (Haute-Marne) aujourd’hui Roches-Bettaincourt, héritage paternel du marquis de Rennepont.

Le château fut alors loué de 1733 à 1805 et dès 1740 c’est la famille Cochard de Moyeuvre qui en devenait fermier. En 1805, les frères Cochard s’en rendirent acquéreurs et le possédèrent jusqu’en 1873, date à laquelle la partie Ouest du château fut vendue à la société de Wendel qui y installa en 1884 une infirmerie, avant de pouvoir racheter en 1904 la totalité du bâtiment pour le transformer en 1907 en hôpital de ses forges et mines de Moyeuvre.

Personnalités nées dans la commune[modifier | modifier le code]

André Ima (1913-1969) « Compagnon de la Libération « n’y est pas né, mais y a travaillé et y est décédé[30].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Moyeuvre-Grande Blason
Écartelé en sautoir au 1 d'or à la rose de gueules surmontée d'une clef de même, aux 2 et 3 d'azur à un bar d'or, celui de senestre contourné, au 4 d'or au mont de sable enflammé de gueules naissant d'une rivière ondée d'azur.
Détails
Création : Commission Héraldique de la Moselle. Adopté le 27 octobre 1949.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Recherches historiques sur Moyeuvre-Grande, E. Jacquemin, ancien Curé-Archiprêtre de Moyeuvre, 1953, Coopérative d'édition et d'impression de Metz
  • Les Transports (Les cercles d'histoire : Moyeuvre, Rosselange et Mémoires de Clouange), Michel Sabouret, 2005.
  • L'Industrie du fer en Lorraine : XIIe-XVIIe siècles, Koichi Horikoshi, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Pour les périodes 1919-1928, 1945-1958 et 1986-1988, le département de la Moselle était constitué d'une circonscription législative unique.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Metz », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle-rédigé en 1868.
  12. « Kanton Großmövern », sur territorial.de (consulté le ).
  13. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, , 440 p. (ISBN 2-87772-237-6), p. 432.
  14. (de) Hermann Gröhler, « « Über Ursprung und Bedeutung der französischen Ortsnamen" (sur la naissance et la signification des noms de localité français) Section: Gallische Namen. 188 (noms gaulloisà », sur https://archive.org/stream/berursprungund01gruoft/berursprungund01gruoft_djvu.txt, (consulté le ).
  15. Marcel Konne et Albert-Louis Piernet, « Dierfer vun äiser Hemecht », Hemechtsland a Sprooch, no 1,‎ (ISSN 0762-7440).
  16. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p. 14)
  17. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le ).
  18. Art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  19. « Comment la commune fut enfin libérée le 9 septembre 1944 ! », Le Républicain lorrain,‎ (lire en ligne)
    « Paris fut libéré le 25 août 1944. Le 31 août, les Nazis quittèrent Moyeuvre, avec son maire allemand Klinkhammer. »
  20. Notice SCHELL Anna (née ENTZMANN Anne-Marie, dite ENTZMANN Anna, épouse SCHELL Anna, puis épouse CLERC Anna) par Pierre Schill, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 21 mai 2016
  21. Notice DEPIETRI César par Aurélie Rey, Pierre Schill, version mise en ligne le 5 janvier 2013, dernière modification le 24 mars 2014
  22. Benoît de Butler, « Municipales 2020. René Drouin, maire de Moyeuvre-Grande : une histoire lorraine », sur France 3 Lorraine,
    « Après trente-sept ans à la tête de la commune minière, le maire prend sa retraite. Petit-fils de mineur, il a consacré sa vie à ce territoire de la vallée de l'Orne, alors confronté à la crise de l'industrie sidérurgique. Socialiste convaincu, il a été témoin et acteur de l'ère Mitterrand. »
  23. Lisa Lagrange, « Le préfet a démissionné le maire : C'était attendu. Le préfet de la Moselle a signé, lundi, un arrêté obligeant le maire de Moyeuvre-Grande à démissionner de ses fonctions. Pour l'État, cette décision qui intervient dans le cadre d’une condamnation pénale, prend effet immédiatement. », Le Républicain lorrain,‎ (lire en ligne)
  24. Lisa Lagrange, « La chambre des appels tranche : Franck Roviero restera maire : La chambre des appels correctionnels a condamné Franck Roviero à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et un stage de sensibilisation, dans le dossier de violences conjugales contre son ex-femme. Mais le président a estimé que la peine d’inéligibilité était "disproportionnée". », Le Républicain lorrain,‎ (lire en ligne)
  25. Liste de la majorité sortante où René Drouin figure en 11e position.
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  30. « André IMA », sur Musée de l'Ordre de la Libération (consulté le ).