Creutzwald

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Creutzwald
Le lac de Creutzwald.
Le lac de Creutzwald.
Blason de Creutzwald
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Canton Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes du Warndt
Maire
Mandat
Jean-Luc Wozniak
2014-2020
Code postal 57150
Code commune 57160
Démographie
Gentilé Creutzwaldois
Population
municipale
13 355 hab. (2014 en diminution de -1.26 % par rapport à 2009)
Densité 500 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 00″ nord, 6° 41′ 00″ est
Altitude Min. 198 m
Max. 334 m
Superficie 26,72 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.creutzwald.fr/

Creutzwald est une commune du département de la Moselle, en région Grand Est, près de la frontière franco-allemande. Elle est localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Creutzwald est située à la frontière allemande, conjointe avec Überherrn du côté allemand. Elle partage également une forêt, le Warndt avec l’Allemagne et à proximité des l’autoroute A4 & de la Bundesautobahn 620, la ville constitue une voie de transit privilégiée.

Les principaux quartiers de la commune sont : Cité Maroc, Breckelberg, Bellevue, Beau Site, Centre, Fatima, Garang, Houvergarten, La Houve, Altschacht, Neudorf et Neuland.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Creutzwald : Critzvald (1680), Craisvald (1681), Criswald (1721), Critzwaldt-la-Croix (1762), Critzwaldt (1779)[1], Creutzwald la Croix (1793), Creutzvaldt-la-Croix (1801), Creutzwald (1961)[2]. En francique lorrain : Kritzwald et Kreizwald[3]. En allemand : Kreuzwald[1].
  • La Houve : La Houve (1705), Houf (1721), Houff (1728), Houw (1731), Critzwahlt-la-Houve (1762)[1], Creutzwald la Houve (1793), Creutzvaldt-la-Hauve (1801)[2].
  • Wilhelmsbronn : en premier lieu Neue-Glashütte, puis Wilhelmsbronn « fontaine Guillaume ». Creutzwald Wilhemsbronne (1793), Creutzvaldt-Wilhemsbronne (1801)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Rattachements géographiques[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l’origine, Creutzwald était formée de quatre villages indépendants : Creutzwald la Croix, Villers la Croix, Wilhelmsbronn et Creutzwald La Houve.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Quatre villages ont donné naissance à Creutzwald : - Creutzwald, ou Crisvald ; - Villers La Croix, l’actuel Neudorf (village nouveau) ; - Wilhelmsbronn, c’est le quartier Nassau ; - La Houve.

En 1601, la famille de Condé se porta acquéreur de la « forêt de La Croix » ou Creutzwald, ayant appartenu à l’abbaye Saint-Croix de Bouzonville. Cette enclave dans le Warndt fut vendue en 1594 par les moines de Bouzonville au sieur Étienne de Héning, lequel la revendit en 1601 au gentilhomme verrier calviniste Louis de Condé. Rapidement un petit hameau se forma autour d'une première verrerie située près de l'église du Centre. Il prit le nom de la forêt : Creutzwald. En 1607, un nouveau village (Neudorf) se constitua non loin de là : il prit le nom de Villers La Croix en l'honneur de Françoise de Villers, seconde épouse de Louis de Condé. Creutzwald devint en 1611 le support d’une seigneurie relevant de la souveraineté de Lorraine. Les deux premiers villages furent partiellement détruits  pendant la guerre de Trente Ans (1618 - 1648). La plupart des habitants essentiellement protestants se dispersèrent. Certains d’entre eux revinrent après la guerre, entraînant dans leur sillage de nouveaux colons catholiques pour la plupart. En 1626, Daniel de Condé fonda sur les terres du comte Guillaume de Nassau-Sarrebruck une nouvelle agglomération qui prit le nom de Wilhelmsbronn : l’actuel quartier Nassau. Trois villages indépendants coexistèrent alors avec leurs verreries respectives, leurs moulins  et leurs lavoirs jusqu’en 1644, lorsque Creutzwald engloba Villers La Croix pour former le village de Creutzwald La Croix.

Les habitants désormais majoritairement catholiques fréquentèrent alors une première chapelle probablement en bois, construite en 1653 sur un terrain mis à disposition par les seigneurs de Condé. En 1705, le duc Léopold, accorda la charte de fondation d’une verrerie au lieu-dit la Houve, sur la rive gauche de la Bisten, afin de relancer l’économie dans cette région relevant de sa souveraineté. Un nouveau village vit ainsi le jour et prit le nom de la Houve. Une église en pierre fut construite en 1730 à l'emplacement actuel de l'église du centre afin de remplacer l’ancienne chapelle devenue trop petite. Menaçant ruines et reconstruite à plusieurs reprises, cette église acquit sa forme actuelle en 1911 à l’initiative de l’abbé Stenger.

Les trois communes furent rattachées à la France en 1766. Enfin par un décret de Napoléon 1er en date du 24 mars 1809, Creutzwald La Croix, Creutzwald Wilhelmsbronn et Creutzwald La Houve furent réunies en une seule commune : Creutzwald. Plus tard, la commune fut à nouveau rebaptisée : Creutzwald-la-Croix. Cette appellation subsiste encore aujourd’hui sur les façades de la gare. Finalement la ville retrouvera en 1961 le nom de sa forêt d’origine : Creutzwald.

Monnaie de nécessité frappée à Creutzwald durant la Première Guerre mondiale.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Creutzwald est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Après deux générations de paix et de prospérité, la germanisation des esprits est telle que les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand en 1914. Beaucoup tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Loyaux sujets de l'Empereur, très peu de Mosellans trahiront leur Patrie pour rejoindre les troupes françaises. La victoire française en 1918 sera toutefois bien acceptée par les habitants du canton, heureux de retrouver la paix.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'annexion marqueront longtemps les esprits. La commune ne fut libérée que le 4 décembre 1944[4].

Activités historiques[modifier | modifier le code]

Le verre[modifier | modifier le code]

Le premier essor industriel est lié au verre, grâce à l'abondance du bois des forêts et à la présence de sable siliceux dans le sol : matières nécessaires au fonctionnement des fours à verrerie. Une première verrerie artisanale fut installée entre 1602 et 1603 par la famille de Condé, gentilshommes verriers originaires de Champagne. Plusieurs verreries fonctionnèrent simultanément à Creutzwald jusqu’au milieu du XVIIe siècle, puis elles déclinèrent progressivement. La dernière verrerie, celle de la Houve, implantée en 1705 pour relancer l’activité, fut rachetée par la verrerie de Meisenthal en 1843. De cette première industrie fondatrice de Creutzwald restent comme seuls témoins d’une activité autrefois florissante : la Place de Condé, la place des Verriers et quatre verres conservés en mairie.

La forge[modifier | modifier le code]

La sidérurgie démarre dans la forêt de la Houve à l’initiative de la famille Quien qui installa deux hauts-fourneaux alimentés initialement au charbon de bois. On utilisera la houille, puis le coke bien plus tard. La force hydraulique produite par l’eau de la Bisten permit de mettre en action les souffleries servant à augmenter la température dans les fourneaux. L’industrie du fer ne se développa véritablement qu’à l’initiative de Charles de Wendel. Elle devint même florissante jusqu’à la révolution qui mit un frein à cette activité. En 1814, François Payssé relança la production. Puis l’usine passa aux mains de la famille Schlincker. Les hauts-fourneaux furent arrêtés et ne subsista que le moulage de la fonte. La famille Quinchez succéda à la tête de l’entreprise. Le parc et la rue « Quinchez » rappellent son passage à Creutzwald. Finalement la fonderie fut reprise en 1929 par les frères Schmitt. Elle ferma définitivement au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Il ne subsiste aujourd’hui qu’un seul bâtiment en brique rouges témoin de cette industrie.

La houille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Houve.

L’exploitation de la houille, connue en Sarre depuis le XVe siècle, se développe au XVIIIe siècle lorsqu’on commence à remplacer le bois dans les forges et les salines. Le charbon prit son essor à Creutzwald avec le fonçage du puits Marie au siège 1 de la Houve en 1895 par la Société des « Mines de le Houve » dirigée par Jules Schaller. Au puits Marie la première couche de charbon n’est atteinte qu’en 1898. Sa production progressa rapidement et en 1908 fut réalisé le siège 2 de la Houve. Le puits Barrois fut foncé en 1935. Au total, sept puits surmontés chacun d’un chevalement et répartis sur 5 sites constituèrent la « Mine de la Houve » qui aura produit 106 millions de tonnes de charbon au terme de son exploitation le 23 avril 2004. Elle aura été en son temps l’une des mines les plus modernes d’Europe et aura contribué de manière prépondérante au développement de la ville. Le Siège de la Houve fut la dernière mine de charbon en activité en France.

Les 23, 24 et 25 avril 2004 sous commande de Charbonnages de France, à l’occasion de la fermeture du dernier puits de mine de France, et en hommage à toute la profession minière, le spectacle Les Enfants du Charbon est présenté pour la première fois sur le site de La Houve. Sylvie Dervaux a écrit et mis en scène ce spectacle original dont elle a également assuré la direction artistique[5][réf. insuffisante]. Elle est également l'auteur de la chanson l'Hymne aux enfants du charbon[6],[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1810 1811 Jean Ragot    
1811 1815 Pierre Mayer    
1815 1816 Jacques Mayer    
1816 1824 Jean-Baptiste Paysse    
1824 1831 Charles Orbain    
1831 1832 Jean-Baptiste Paysse    
1832 1840 Joseph Reiland    
1840 1847 Pierre Orbain    
1847 1855 Jean-Nicolas Kopp    
1855 1871 Jacques Schlinker   conseiller général du Canton de Bouzonville (1861-1871)
1871 1876 François Orbain    
1876 1882 Jean-Adam Job    
1882 1888 Jean Guldner    
1888 1894 Gaspard Nadler    
1894 1900 Nicolas Muller    
1900 1907 Michel Nadler    
1907 1909 Joseph Aubertin    
1909 1914 Guillaume Daub    
1914 1917 Joseph Aubertin    
1917 1925 Etienne Schmitt    
1925 1929 Alexandre Laucagne    
1929 1939 Joseph Feuerstein    
1944 1971 Félix Mayer MRP Employé à la Société alsacienne d'électricité
Député (1958-1962)
1971 1973 Roger Hesse CD conseiller général du Canton de Bouzonville (1971-1973)
1973 2007 André Bohl UDF Ingénieur commercial
Sénateur (1974-2001)
conseiller général du Canton de Bouzonville (1973-1994)
2007 en cours Jean-Luc Wozniak [LR] Retraité de l'enseignement

À la suite de la démission de André Bohl (pour raisons personnelles) le 30 janvier 2007, c’est Jean-Luc Wozniak qui a été élu maire de Creutzwald. Il a été réélu lors des élections municipales de 2008.

Importance intercommunale[modifier | modifier le code]

L’agglomération de Creutzwald constitue, avec les communes de Bisten-en-Lorraine, Guerting, Ham-sous-Varsberg et Varsberg, la communauté de communes du Warndt.

Bien qu’elle soit la ville la plus peuplée de l’arrondissement dont elle fait partie, Creutzwald n’en est pas le chef-lieu de canton, particularité fréquente dans l’organisation cantonale française, liée à l’évolution démographique depuis le début du XIXe siècle : la population de Bouzonville, en 1885, était encore de 1 698 habitants quand celle de Creutzwald n’atteignait que 1 493 habitants. Creutzwald et la communauté de communes du Warndt font partie de l'Eurodistrict SaarMoselle et du SCOT Val de Rosselle.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Dillingen (Sarre) (Allemagne), Sarre depuis 1967.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 13 355 habitants, en diminution de -1,26 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
476 435 1 445 1 900 1 947 1 748 1 588 1 515 1 494
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
1 791 1 388 1 456 1 521 1 813 2 288 2 956 3 320 8 023
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
10 329 7 839 7 221 10 183 13 649 14 471 15 540 15 060 15 169
1999 2006 2011 2014 - - - - -
14 360 13 655 13 540 13 355 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville dispose de :

  • 8 écoles maternelles (Breckelberg, Jules-Ferry, Garang, Houvergarten, La Houve, Maroc, Nassau, Schuman) ;
  • 5 écoles élémentaires (Centre, Jules-Ferry, Schuman, Schweitzer et Houve) ;
  • 1 collège (Jacques-Yves-Cousteau) ;
  • 1 lycée (Félix Mayer) ;
  • 2 établissements spécialisés (institut Les Genêts, ESAT Les Genêts).

La ville dispose également d’un parcours bilingue français-allemand, dispensé dans les écoles maternelles et élémentaires (La Houve).

Santé[modifier | modifier le code]

Beaucoup de services de santé sont proposés sur la commune : nombreux médecins et infirmiers, ensemble des métiers de la santé (dentistes, pharmacies, gynécologie, radiologie...). La ville est équipée d'un pôle Hospitalier Gériatrique et d'un EHPAD et Unité Alzheimer les Lupins[10].

Associations[modifier | modifier le code]

  • Cercle d'Histoire de Creutzwald créé en 2009
  • Dauphin's Club Creutzwald (natation)
  • Club de volley-ball de Creutzwald
  • Club carnavalesque de Creutzwald « Die Windbeutel »
  • Club informatique Souris Ram de Creutzwald
  • Parade Creutzwald ou Batterie Fanfare
  • Club de plongée de Creutzwald
  • Club d’échecs de Creutzwald
  • ACV - Association pour la culture et les valeurs franco-polonaises
  • Groupe Scouts et Guides de France de Creutzwald
  • SR Creutzwald 03 (football)
  • La Plume d'Or : association colombophile (pigeon voyageur)
  • Judo Club de Creutzwald créé en 1952
  • Club Canin de Creutzwald
  • Cercle Nautique de Creutzwald (Voile)
  • Souris Ram club informatique

Transport[modifier | modifier le code]

Bus :

Ligne Destination
MétroLor TER 3 Creutzwald ↔Bouzonville ↔ Thionville
TIM 4 Creutzwald ↔ Boulay ↔ Metz
7 Creutzwald↔Porcelette ↔Saint-Avold
8 Creutzwald↔Freyming-Merlebach
15 Creutzwald↔Bisten-en-Lorraine
22 Creutzwald↔Saint-Avold
MS2 Creutzwald↔Saarlouis

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Creutzwald Blason Coupé : au 1er parti au I d'azur au mont de trois coupeaux d'or sommé d'une croisette latine du même, au II d'azur semé de billettes d'or au lion du même brochant sur le tout, au 2e d'azur au chevron d'or, accompagné de trois heaumes d'argent tarés de face ; sur le tout, de gueules à la lampe de mineur d'argent.
Détails

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le lac de Creutzwald.
  • Vestiges d’une nécropole gallo-romaine.
  • Plan d’eau (créé en 1967, sur le lit de la Bisten) et espace vert du lac.
  • Chemin historique constitué de 14 plaques bilingues.
  • Arboretum.
  • Ancienne mine de La Houve.
  • Hôtel de ville, place du Marché.
  • Monument aux morts
  • Salle Baltus le-Lorrain, mise en service en octobre 2000.
  • Stade nautique.
  • Mini-golf.
  • Régie municipale d’électricité.
  • Chaine télévisée locale CVS, depuis 1988, constituant ainsi une des premières télévisions locales de France.
  • Médiathèque du Warndt.
  • Bornes anciennes de la frontière franco-allemande.
  • Maisons anciennes.
  • Anciennes cités minières.
  • Hôpital de Creutzwald, construit en 1908 et 1909 par la Société des Mines de la Houve. Actuel pôle gériatrique.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Croix ou église du Centre.
  • Église Sainte-Croix appelée aussi église du Centre, construite en 1730, reconstruite de 1763 à 1771, agrandie en 1862 (avec ajout d'un narthex et d'un clocher monumental) et transformée en 1911 par la volonté du curé Stenger, en style romano-byzantin avec coupole.
  • Église Sainte-Thérèse du quartier Neuland, XXe siècle
  • Église Notre Dame de Fatima, XXe siècle
  • Église du Christ-Roi, XXe siècle
  • Chapelle Sainte-Barbe, XXe siècle, détruite après 2013 (à préciser)
  • Église luthérienne, rue de la Gare, construite entre 1957 et 1963.
  • Église néo-apostolique, rue du Général-Hoche.
  • Mosquée Al-Fath.
  • Mosquée de cité Maroc.
  • Grotte de Lourdes. Construite en 1925, elle se situe au cœur de la cité Neuland, rue du Havre.
  • La Madone du Langenberg[11] de la forêt de la Houve, en direction de Falck, se situe sur le ban de la commune de Creutzwald. Elle a été inaugurée le dimanche par le curé Jean Risse de Creutzwald. Pèlerinage du lundi de Pentecôte. À proximité se trouve une reproduction de la grotte de Lourdes réalisée par des mineurs. En contrebas se situe l'aire de Saint-Christophe dont la statue a été érigée en 1952 par le Vélo Club.

Le Sentier des Huguenots[modifier | modifier le code]

Croix huguenote.

Le sentier ou chemin des Huguenots/Hugenottenweg passe à Creutzwald et dans ses forêts. Ce sentier de randonnée reprend le chemin que devaient suivre de 1685 à 1787 les Huguenots en provenance de Courcelles-Chaussy pour se rendre au temple de Ludweiler en Sarre pour suivre le culte réformé et recevoir le baptême lors des persécutions religieuses touchant les protestants. Beaucoup de Huguenots français avaient alors trouvé refuge en Sarre et notamment à Ludweiler, village protestant fondé en 1604 par des calvinistes lorrains[12]. L'exercice du culte réformé était alors après la révocation de l'Édit de Nantes, interdit en France. La « marche des Huguenots » a été inaugurée le 19 juin 1994 par les Mosellans et les Sarrois. Elle s’étale sur 48 km et traverse une région légèrement vallonnée au nord-est de la Moselle. Le balisage est représenté par des croix huguenotes bleues sur fond blanc en plus de panneaux d’informations installés à tous les carrefours importants : Courcelles-Chaussy, Boucheporn, Kleindal, Ambach, dans la forêt proche de Carling, à Creutzwald, à la frontière franco-allemande et à l'étang du Warndtweiher (en Sarre).

L'itinéraire débute à Courcelles-Chaussy et prend fin à l'église évangélique de Ludweiler. Une variante intègre une halte au temple protestant situé rue de Carling à L'Hôpital[13]. Sur le perron en grès de l'église évangélique de Ludweiler sont gravées l'inscription « Résistez » (en français) ainsi que la croix huguenote. Une « marche des Huguenots » a traditionnellement lieu durant le mois de septembre au départ de la place de Condé à Creutzwald, en direction de Lauterbach[14].

Ville et villages fleuris[modifier | modifier le code]

La ville a été récompensée par trois fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[15].

Personnalités nées à Creutzwald[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Dicop, Creutzwald, carrefour de la Houve, 1968
  • Cercle d'Histoire de Creutzwald, Creutzwald une histoire de villages et d’industries, tome 1 : des origines à la fusion, 2014

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  2. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Geoplatt
  4. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p. 15).
  5. dépôts en mai 2004 auprès de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques
  6. Les enfants du Charbon (ISSN 1282-6405) - énergie & matières premières /lettre no 24 - Ministère de l'économie et des finances - Direction générale de l’énergie et des matières premières - juillet 2004- page 18
  7. cdf Mag no 177 mai-juin2005 - page 16 - (ISSN 1278-5369)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Vie pratique - Santé », sur Ville de Creutzwald, (consulté le 7 octobre 2012).
  11. Le cahier du pays naborien, 2008, no 22, pages 52-54
  12. [1]
  13. [2]
  14. [3]
  15. Villes et Villages Fleuris
  16. Notice d'autorité sur bnf.fr.