Vaucouleurs (Meuse)

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Vaucouleurs
La chapelle castrale et la Porte de France.
La chapelle castrale et la Porte de France.
Blason de Vaucouleurs
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Canton Vaucouleurs
Intercommunalité Communauté de communes du Val des Couleurs
Maire
Mandat
Paul Wittmann
2014-2020
Code postal 55140
Code commune 55533
Démographie
Population
municipale
2 034 hab. (2012)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 09″ N 5° 39′ 57″ E / 48.6025, 5.6658333333348° 36′ 09″ Nord 5° 39′ 57″ Est / 48.6025, 5.66583333333
Altitude Min. 242 m – Max. 372 m
Superficie 39,35 km2
Localisation

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Vaucouleurs

Vaucouleurs est une commune française, située dans le département de la Meuse en région Lorraine. Elle a donné son nom à cette partie du cours de la Meuse, appelée Val des Couleurs. Vaucouleurs est également considéré comme une ville johannique.

Ses habitants sont appelés les Valcolorois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennes mentions : Vallicolore (1235) ; Vaucolour (1264) ; Vauquelour (1266) ; Vauquelor (1281) ; Valcolor (1310) ; Vaulquelour (1321) ; Valiscolore (1402) ; Vallis-coloris (1707) ; Vallis-color (1711) ; Vaucouleurs (1793).

Dauzat et Rostaing[1], page 696 de leur dictionnaire, ajoutent au latin vallis, "vallée", un "deuxième élément obscur"; ils sous-entendent donc que sa signification n'est pas couleur, comme le nom actuel et les latinisations médiévales le feraient croire, puisqu'un tel composé, vallée associé à couleurs, est peu probable en toponymie. Mais dans ce cas, il n'est pas totalement certain que le premier élément est vallis.

Histoire[modifier | modifier le code]

XIIe au XVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1165, le roi de France Louis VII rencontre l'empereur du Saint-Empire romain germanique Frédéric Barberousse à Vaucouleurs[2].

Le , le futur roi de France Louis VIII y rencontre le futur empereur des Romains Frédéric II, prélude à l’intronisation de ce dernier[réf. à confirmer][3].

En 1235, vallicolore, la vallée aux couleurs variés[4].

En 1429, bien qu’enclavée entre le duché de Lorraine (dépendant du Saint-Empire) et celui de Bourgogne (inféodé aux Anglais), la ville de Vaucouleurs est fidèle à Charles VII.[réf. nécessaire]

C’est pourquoi Jeanne d’Arc vient y demander une escorte pour se rendre auprès du roi.[réf. nécessaire]

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Vaucouleurs se trouvait à quelques kilomètres du front lors de la guerre de 1914-1918[5]. Vers la fin de celle-ci, un aérodrome provisoire a été créé à environ 3 km au nord-ouest du village.

Aérodrome de Vaucouleurs

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
21 septembre 1812   Jean Baptiste Panichot    
21 septembre 1843   Jean Baptiste Philippe Burnot    
25 juin 1851   Hilaire Joseph Remy    
9 juin 1874 18 juin 1877 Louis Claude Jannin    
15 octobre 1878   François Honoré Bigeon   Conseiller général du canton de Vaucouleurs (1880-1885)
6 mars 1927   Henry Achille Philippe    
  mars 1989 Pierre Vincent   Conseiller général du canton de Vaucouleurs (1979-1985)
mars 1989 juin 1995 Serge Rance    
juin 1995 28 mars 2014 Gilles Varnier    
28 mars 2014 en cours Paul Wittmann UMP-UDI  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Neidenstein (Allemagne)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 034 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 406 2 200 2 146 2 077 2 157 2 420 2 499 2 625 2 655
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 663 2 720 2 552 2 670 2 695 2 726 2 786 2 843 3 051
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 038 3 070 3 213 2 883 3 141 3 136 3 106 2 746 2 939
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
3 041 2 846 2 554 2 511 2 401 2 289 2 141 2 047 2 034
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Malgré des atouts certains, notamment la proximité de l'axe Toul - Nancy, aucune municipalité n'a été en mesure d'enrayer l'exode dans le chef-lieu du canton alors que la démographie des villages du canton est globalement en très nette augmentation[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle castrale.
  • L’église paroissiale Saint-Laurent : elle a été édifiée entre 1782 et 1785. Son plafond est décoré de fresques. Elle abrite aussi une belle chaire datant de 1717. L'église paroissiale est classée monument historique depuis le 20 janvier 1989 et la chaire à prêcher est classée depuis le 12 mai 1944[8].
  • La chapelle castrale[9] : construite entre 1923 et 1929, elle sera bénie en 1930 par le cardinal Lépicier, natif de Vaucouleurs. Elle occupe l'emplacement de la chapelle primitive bâtie en 1234.
  • L'hôtel de ville : construit entre 1847 et 1848 à l’emplacement d’un ancien couvent, il accueille dans son aile droite un musée rappelant le rôle principal tenu par la ville dans l'épopée johannique. Devant l'hôtel de ville se trouve une statue équestre de Jeanne d'Arc en bronze, d’un poids de 2,5 tonnes, réalisée par Halbout du Tanney en 1951 pour la ville d’Alger. En effet, la statue ayant été vandalisée en 1962 à la fin de la Guerre d'Algérie, celle-ci est ramenée en France avant d’être restaurée et réérigée le 8 mai 1966 dans la ville ayant armé la sainte. Depuis 1978, chaque année autour du 13 mai, et à linitiative du colonel Michel Vallette d'Osia, de Jean-Marie Cuny, de l'association Pèlerins de Lorraine et des Europa-Scouts de Nancy, Vaucouleurs est de nouveau le point d'arrivée du pèlerinage catholique en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc, venant de Domrémy.
  • Les remparts et la tour dite des Anglais : ensemble fortifié du XIIe siècle. Les restes des remparts et la tour dite des Anglais sont classés monument historique le 14 novembre 1979[10].
  • La tour du roi : édifice fortifié de la ville datant du XIIIe siècle. Elle a été classée monument historique le 14 novembre 1979[11].
  • Le château de Vaucouleurs : du château de Robert de Baudricourt où le destin de Jeanne d'Arc se décida, il ne subsiste que la crypte de la chapelle castrale et la Porte de France. La chapelle castrale abrite une vierge du XIIIe siècle appelée Notre-Dame-des-Voûtes. Concernant la Porte de France, celle-ci faisait à la fois office de porte du château et de porte de la ville. Édifiée initialement au XIIIe siècle, elle a été empruntée par Jeanne d'Arc et son escorte le 23 février 1429, quittant sans retour sa Lorraine natale (chaque année, a lieu à cette date une fête médiévale en son honneur). Les vestiges actuels datent d’une restauration réalisée en 1733 sur les restes de la muraille primitive.
  • Le château de Gombervaux : construit au XIVe siècle à l'extérieur de la ville, il est classé monument historique depuis le 21 mars 1994[12].
Article détaillé : Château de Gombervaux.
  • Le château de Tusey : construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le château a appartenu à la famille du Breuil de la Brossardière jusqu'en 1833, puis passa par mariage à la famille Fourier de Bacourt. En 1837, il devint le château de la fonderie de Vaucouleurs lorsque celle-ci fut créée à proximité[13].
  • Le cimetière juif (inscrit à l'inventaire des Monuments historiques) : il témoigne de la présence juive à Vaucouleurs. On peut y voir des stèles où se distinguent encore quelques caractères hébraïques rongés par le temps.

Présence juive à Vaucouleurs[modifier | modifier le code]

Il se trouvait à Vaucouleurs une communauté juive relativement importante, puisqu'elle y possédait sa propre synagogue depuis 1860[14],[15]. On peut en déduire qu'il y avait au minimum une dizaine de familles, car c'est le quorum requis pour les offices religieux à la synagogue, et il y en avait probablement plus[16].

Certaines de ces familles ont joué un rôle particulièrement important dans la vie de la commune, puisqu'elles y ont créé une manufacture textile, la chemiserie Seiligmann[17],[18], maintenant rasée.

Cependant, la mémoire de cette présence juive est aujourd'hui dure à percevoir. Pour retrouver sa trace, il faut aller sur le site du mémorial de Yad Vashem où l'on retrouve le nom de quelques Juifs de Vaucouleurs disparus dans la Shoah[19].

Seul reste comme témoignage, le petit cimetière juif de la Commune. Parmi les stèles, on peut lire par exemple cette inscription :

פ״נ
(... פה נטמן : Ici repose...)

תַּנְצְבָּ״ה  : Que son âme soit liée au faisceau de la Vie!

Sur le mur intérieur du cimetière sont apposées des plaques en mémoire de juifs déportés. Parmi les tombes les plus récentes, il en est une qui date de janvier 2007.

Il reste également les noms des garçons circoncis par le mohel (circonciseur) Jacob Halphen, né à Toul et demeurant à Bourbonne-les-Bains, dont l'activité commence en 1828 pour se terminer en 1865.

Le mohelbuch (carnet de circoncisions) de Jacob Halphen a été donné à la bibliothèque de l'Alliance israélite universelle à Paris le 25 novembre 2009 par une personne l'ayant retrouvé 15 ans auparavant sur le couvercle d'une poubelle dans une rue de Paris. Jacob Halphen est né à Toul le 28 novembre 1803, fils de Jacob Cerf Halphen et de Guitelette Etlin. Il se marie à Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne) le 16 février 1825 avec Marguerite Lévy, née dans cette commune le 25 mai 1803. De cette union naissent huit enfants, dont quatre garçons, les trois derniers circoncis par leur père. Marguerite Lévy meurt le 17 juin 1843 à Toul. Jacob Halphen se remarie en 1847 à Paris avec Julie Heumann, dont il aura deux enfants, Clémence et Léopold (mort à 10 ans et 1/2). Jacob Halphen meurt le 11 septembre 1865 à Paris, à son domicile, 1 rue Brisemiche et est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris. Sa dernière profession était « ordonnateur des pompes funèbres », après avoir été teneur de livres, colporteur, instituteur et boucher.

Il opéra, entre autres, à Vaucouleurs et à Chalaines près Vaucouleurs. À Vaucouleurs, deux circoncisions : Théodore Morhange, le 31 mars 1838 ; Élie, fils de Samuel Cahen, le 1er août 1839. À Chalaines près Vaucouleurs : David Salomon, le 25 octobre 1835 ; Nathanël, fils de Jacob Cahen, le 28 octobre 1837.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Élisabeth Vigée Le Brun, Portrait de Madame du Barry (1781), Philadelphia Museum of Art.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des Noms de Lieux en France, Librairie Guénégaud,‎ réédition 1984.
  2. Barthélémy Dominique, L'ordre seigneurial, Editions du Seuil (1990)
  3. La rencontre de Vaucouleurs
  4. Nègre Ernest, Toponymie générale de la France, Volume 1, 317 no 5237 (1991).
  5. Vaucouleurs pendant la guerre 1914-1918, André Mourot, éditions du Sapin d'Or, 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  8. L'église Saint-Laurent sur le site Patrimoinde de France
  9. C'est-à-dire rattachée au château.
  10. Les remparts et la tour dite des Anglais sur le site Patrimoine de France
  11. La tour du roi sur le site Patrimoine de France
  12. Le château de Gombervaux sur le site Patrimoine de France
  13. Le château de Tusey sur le site Patrimoine de France
  14. Dominique Jarassé, L'âge d'or des synagogues, éd. Herscher
  15. L'Univers israélite: journal des principes conservateurs du judaisme, 1860 sur Google Livres page 525

    « Un décret impérial, en date du 27 mai, autorise l'acquisition d'une maison pour la synagogue de Vaucouleurs (Meuse). »

  16. « Au XIXe siècle, une importante communauté juive vivait à Vaucouleurs. À la Seconde Guerre mondiale, une quinzaine de familles vivaient encore dans la cité. En 1860, une synagogue fut construite puis détruite. Les services religieux étaient alors célébrés par un ministre officiant dans un oratoire en ville. Actuellement, il n'existe plus aucune famille juive. Seul le cimetière reste le témoin d'un passé juif. [figure ensuite une photo du cimetière] »

    — Mémoire des communautés juives : Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges, paru en 2003 aux Éditions Serpenoise, Metz, p. 53.

  17. « Manufactures (Vaucouleurs) », Banque numérique d'images de Lorraine (consulté le 26 février 2009)
  18. « Usine de Confection dite Usine de Confection Établissements Seiligmann et Cie à Vaucouleurs (55) », Patrimoine de France (consulté le 26 février 2009)
  19. « The Central Database of Shoah Victims' Names », Mémorial de Yad Vachem (consulté le 26 février 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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