Farébersviller

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Farébersviller
L'église catholique Saint-Jean-Baptiste et son clocher roman.
L'église catholique Saint-Jean-Baptiste et son clocher roman.
Blason de Farébersviller
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Canton Freyming-Merlebach
Intercommunalité Communauté de communes de Freyming-Merlebach
Maire
Mandat
Laurent Kleinhentz
2014-2020
Code postal 57450
Code commune 57207
Démographie
Gentilé Farébersvillois
Farébersvillerois
Population
municipale
5 542 hab. (2014)
Densité 806 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 56″ nord, 6° 51′ 52″ est
Altitude Min. 219 m
Max. 321 m
Superficie 6,88 km2
Localisation

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Farébersviller

Farébersviller est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Composée d'un village sur lequel est jonché la cité, Farébersviller-Cité est classée comme Zone Urbaine Sensible (ZUS) et bénéficie d'un Contrat Urbain de Cohésion Social (CUCS) dans le cadre de la politique de la ville[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Farébersviller se situe au cœur du Bassin Houiller entre trois villes importantes que sont Forbach, Sarreguemines et Saint-Avold.La commune est constituée de deux entités très différentes que sont le village, lieu originel au sud, et la cité, créée à partir de 1954 par les Houillères du Bassin de Lorraine (HBL) pour loger un nombre important de mineurs travaillant dans la vallée de la Rosselle toute proche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Farebersswilr (1585), Vor-Eberssweiller (1594), For-Ebersveiller (1688), Farébersweiller (1751)[2], Farebersviller (1793), Phareberwiller (1801), Fareberswiller et Faréberswiller (XIXe siècle)[3], Pfarrebersweiler (1871-1918).
  • En allemand : Pfarr-Ebersweiler[2]. En francique rhénan : Äwerschwiller, Éwerschwiller ainsi que Faréwerschwiller.

Sobriquet[modifier | modifier le code]

L'ancien surnom des habitants de la commune est Die Bohnesäck (Bohnensäcke) = les sacs de haricots (grands mangeurs de haricots)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Farébersviller dépendait au Moyen Âge de la seigneurie de Hombourg-Saint-Avold, avant de passer aux mains du duc de Lorraine, en 1581. Appartenant au duché de Lorraine, Farébersviller est intégrée au royaume de France en 1766.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Farébersviller est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Les Farébersvillerois accueillent avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Farébersviller redevient française en 1918.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'annexion de la Moselle marqueront encore longtemps les esprits. À partir de septembre 1944, l'armée américaine bombarde la région sans relâche. La commune de Farébersviller est toutefois libérée le 27 novembre 1944[5] après un long calvaire.

Si la commune ne compte que 600 habitants en 1954, elle connaît à cette époque un essor économique véritable, grâce à l'implantation d'une cité des Houillères.

C'est ainsi que Farébersviller accueillera des vagues d'immigrations successives, principalement maghrébines, italiennes ou encore espagnoles, venues pour travailler dans les mines de charbon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis maintenant une trentaine d'années, la tendance politique à Farébersviller est gauchiste. En effet, le Parti socialiste maintient la tête lors des élections municipales, mais est de plus en plus rattrapé par le Front national, ainsi que par l'Union pour un mouvement populaire.

Farébersviller a notamment fait parler d'elle en 2010 lors des élections régionales en défrayant la chronique avec un taux d'abstention record de 79,84 %[6] au premier tour, puis 70,01 % au second, dépassant largement la moyenne nationale. Cette année-là, la liste de gauche va finir par l'emporter, bien que talonnée de près par la liste du Front national.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Laurent Kleinhentz PS  
1995 2001 Laurent Kleinhentz PS  
2001 2008 Laurent Kleinhentz PS  
2008 2014 Laurent Kleinhentz PS Conseiller général
2014 2020 Laurent Kleihnentz PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 542 habitants, en diminution de -5,07 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
451 492 186 675 865 902 539 529 495
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
500 489 495 470 468 468 508 510 592
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
643 608 589 536 600 8 452 8 001 7 783 7 122
1990 1999 2006 2011 2014 - - - -
6 835 6 876 6 020 5 644 5 542 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Farébersviller Blason De gueules à la crosse d'or accostée en chef de deux alérions d'argent, au sanglier de sable défendu d'argent brochant en pointe.
Détails

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges gallo-romains (sépultures, monnaies).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale catholique Saint-Jean-Baptiste, construite de 1757 à 1767 ; agrandie de 1850 à 1855, clocher rond roman.
  • Église catholique Sainte-Thérèse.
  • Chapelle Saint-Antoine (le Moulin Haut).
  • Grotte de Lourdes, située près de l'église paroissiale.
  • Église luthérienne et ancien complexe paroissial situé rue du Poitou. L'église de la communauté protestante a été construite en 1965[11] et vendue en 2002 pour un euro symbolique à Mission Pentecôtiste italienne locale appartenant à la Communauté des Églises Italiennes en Europe du Nord (CCINE). Cette dernière souhaite faire du lieu son siège européen. La Mission Pentecôtiste italienne locale partageait les locaux de l'église luthérienne depuis 1962. La paroisse protestante luthérienne garde une disponibilité ponctuelle d'usage du lieu de culte.
  • Chapelle de la maison de retraite Saint-Jean-Baptiste. Elle accueille les membres de la communauté luthérienne locale pour un culte mensuel.
  • Église néo-apostolique, rue Molière.
  • Mosquée El Hijra et Centre culturel islamique pour la Moselle, construits sur un projet de l'architecte Jean-Marie Helwig de Forbach. La pose de la première pierre s'est effectuée en 1983.

Structures culturelles[modifier | modifier le code]

  • La Confrérie de la Prune et de la Quetsche
  • La place Bonne-Fontaine et la maison d’art local du village.
  • Centre social Saint-Éxupery.
  • Centre François-Rabelais.
  • Chorale Clé de Far au centre François-Rabelais tous les jeudis de 19 h 30 à 21 h 30.
  • Espace FARE École de musique et la musique municipale tous les mercredis et samedis.
  • Banlieus'Arts[12] (association culturelle et citoyenne).
  • FAR (Force Artistique de la Rue).

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Complexe Marcel-Cerdan
  • COSEC
  • Petit Gymnase
  • Tennis Club
  • Stade
  • Tir à l’arc

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/donnees-detaillees/duicq/zus.asp?reg=41&uu=57205&zus=4104020
  2. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  3. Bulletin des lois de la République Française - Partie supplémentaire (1872)
  4. Passé-Présent-La Moselle dévoilée N° 8 Décembre-Janvier-Février 2013
  5. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994, p. 15.
  6. http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/03/31/farebersviller-ne-veut-plus-etre-montree-du-doigt
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. René Süss, Histoire des protestants de Freyming-Merlebach, Hombourg-Haut et Farébersviller, 1987.
  12. « BANLIEUS'ARTS »