Faulquemont

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Faulquemont
Chémery-lès-Faulquemont
Faulquemont
Siège de la mine de Faulquemont.
Blason de Faulquemont Chémery-lès-Faulquemont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté de communes du District urbain de Faulquemont
(siège)
Maire
Mandat
Bruno Bianchin
2020-2026
Code postal 57380
Code commune 57209
Démographie
Gentilé Faulquinois
Population
municipale
5 230 hab. (2018 en diminution de 3,84 % par rapport à 2013)
Densité 278 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 31″ nord, 6° 36′ 00″ est
Altitude Min. 241 m
Max. 401 m
Superficie 18,79 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Faulquemont
(ville-centre)
Aire d'attraction Faulquemont
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Faulquemont
(bureau centralisateur)
Législatives Septième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Géolocalisation sur la carte : Moselle
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Liens
Site web ville-faulquemont.fr

Faulquemont (allemand : Falkenberg, francique mosellan : Folkenburch) est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Historiquement et culturellement située en Lorraine, dans le pays de Nied, la commune est le bureau centralisateur du canton éponyme, ainsi que le siège de l'intercommunalité du district urbain de Faulquemont.

Géographie[modifier | modifier le code]

Traversée par la Nied allemande, Faulquemont est située dans le centre du département de la Moselle, à 35 km à l'est de Metz, et à 13 km au sud-ouest de Saint-Avold.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Avenue André Viaud

Typologie[modifier | modifier le code]

Faulquemont est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Faulquemont, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[4] et 10 638 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Faulquemont, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (34,3 %), forêts (23,4 %), prairies (21,9 %), zones urbanisées (13 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Faulquemont[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne Falco(n) + mont[11].
  • Ancien noms[12] : Falconis montem (1119), Falconis mons (1210), Falquemont (1319), Falkemberg (1357), Falckenburg (1359), Faulkemont (1360), Falkenbourg (1396), Focamons (1398), Falkenberg (1425), Falquemont/Falkemont (XVe siècle), Falcomonc (1508 environ)[13], Falcomons/Falquemont (1544), Falskembourg (1594), Falkemberg (1779), Falkoburgum (D. Cal. Not. Lorr.), Faulquemont (1801), Falkenberg (1871-1918 et 1940-1944).
  • En allemand : Falkenberg[12], Falkemberg[14] et Valckenberg[15]. En francique lorrain : Folkenburch[16],[17].
  • Au XIXe siècle, Faulquemont était également connu au niveau postal sous le nom de Falkenbourich[18].

Bonehouse[modifier | modifier le code]

  • Ancien noms[12]: Bonusa (1147), Bonhausen (1359), Bonhuse (1360), Bonne hosse (1389), Bonhuhausen (1413), Bonnehaut (XVIIIe siècle), Bonnehaus (1756 et 1779), Bonnehause (1825).
  • En francique lorrain : Bonhusen[16],[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Important centre de poterie durant la période gallo-romaine. "Falconis Mons" (latin, Mont des faucons). Appartenait aux évêques de Metz au XIe siècle, au duc de Lorraine, à Jean de Fénétrange et à Dietrich Bayer de Boppart au XVe siècle, ainsi qu'à la prévôté de Luxembourg pour l'année 1473[19].

  • 1590 : siège des Messins.
  • 1634 : Les duchés de Bar et de Lorraine sont occupés par la France : le château et ses remparts furent détruits sur ordre de Richelieu.
  • À partir de 1683 : reconstruction du village.
  • Création du marquisat de Faulquemont au profit de la Maison de Harraucourt au XVIIe siècle.
  • 1765: la comtesse de Choiseul fait reconstruire l'église du bourg. La nouvelle construction devient église mère de la cure de Faulquemont.
  • 1766 : rattachement à la France.
  • Important centre industriel au XIXe et au XXe siècle. Une mine de charbon est mise en activité.
  • Depuis 1945 : développement économique grâce aux Houillères du bassin de Lorraine.
  • 1974 : fermeture de la mine de charbon.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Faulquemont est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Après deux générations de paix et de prospérité, beaucoup tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi sur le Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. La victoire des Alliés en 1918 permettra aux habitants du canton de retrouver la nationalité française. La Seconde Guerre mondiale et l'Annexion "de facto" au Reich Nazi marqueront longtemps les esprits. La commune ne sera libérée que le [20], deux semaines après Metz et six mois après le débarquement des alliés en Normandie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Faulquemont vue depuis l'avenue André Viaud

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Faulquemont a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[21].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1919 1939 Émile Houpert    
octobre 1947 avril 1953 R. Nagel    
mars 1971 mars 1995 Joseph Bastian PS Ouvrier mineur
Président du district urbain de Faulquemont (1975 → 1983)
mars 1995 mars 2008 Claude Steitz DVD  
mars 2008 En cours Bruno Bianchin DVD Dessinateur
Les données manquantes sont à compléter.

Chémery-lès-Faulquemont[modifier | modifier le code]

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2020   Violette COMBAS Néant Maire Déléguée
2008 2020 Victor Michel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2018, la commune comptait 5 230 habitants[Note 3], en diminution de 3,84 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
1 0099571 0051 1551 1611 0471 1131 1431 060
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 2261 2551 2101 1641 0591 0701 0291 015846
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
9811 0771 1651 1913 1525 1155 4515 5335 873
1990 1999 2004 2009 2014 2018 - - -
5 4325 4785 5335 5115 4185 230---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Surnom à propos des Faulquinois : Die stänesel (stenesel) = les ânes revêches, entêtés[26]. Dans le parler dialectique, le terme Stänesel revêt un sens dépréciatif, se traduisant par : difficile, intraitable, obstiné.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Passage de la voie romaine de Metz à Keskastel, à Chémery.
  • Vestiges d'ateliers de poterie et de poteries gallo-romains.
  • Ancien hôtel de ville : niveau inférieur du XVIe siècle.
  • Ruines du château de Faulquemont, remparts et château démantelés sur ordre du cardinal de Richelieu en 1634.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Vincent. Les travaux débutèrent en 1763 sur le plans de l'architecte nancéien Richert. La comtesse de Choiseul participa en grande partie au financement de la nouvelle église. L'église est de style baroque rococo, si représentatif du XVIIIe siècle. Les notes de l'orgue y résonnent depuis 1876. Celui-ci fut racheté et réinstallé par un facteur d'orgue. Le clocher a été reconstruit par la commune en 1927. Le , six nouvelles cloches furent bénies par monseigneur Pelt, évêque de Metz. Cinq cloches sont installées dans le clocher, dont le bourdon Saint-Vincent. La sixième se trouve à la chapelle Saint-Vincent. De nombreuses rénovations ont été effectuées depuis 1987, par la commune, et le conseil de fabrique, dont la consolidation de la toiture, des boiseries et des peintures.
  • Église Marie-Reine à Faulquemont-cité, moderne 1956.
  • Chapelle Saint-Vincent (ancienne église paroissiale) : chœur XVe siècle gothique, nef moderne, vitraux XVIe siècle; bustes-reliquaires XVIIIe siècle.
  • Église Saint-Nicolas de Chémery-lès-Faulquemont, fin XVIIe siècle : fonts baptismaux 1724, cloche 1776.
  • Ancien ossuaire au cimetière Saint-Vincent inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [27].
  • Synagogue construite en 1960, la première construite en 1900 fut rasée en 1940 par les Allemands, aujourd'hui désaffectée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mathias Robert de Hesseln (1731- ap. 1780) cartographe français, censeur royal et géographe du roi, né à Faulquemont.
  • Édouard Berveiller (1843-1910) : graveur (estampe - gravure sur bois). A gravé, entre autres, quelques illustrations de Yan' Dargent dans la Divine comédie de Dante (édition Garnier, 1925).
  • Joseph Madeline (1891-1977) : architecte du siège de la mine de Faulquemont.
  • Manu Foissotte (né en 1972), producteur et animateur de radio français.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Faulquemont Blason
Écartelé : aux 1er et 4e d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, aux 2e et 3e d'or à la croix de gueules, au franc-quartier d'argent chargé d'un lion de sable, armé et lampassé de gueules, couronné d'or.
Détails
Ce blason fut accepté par un décret du 27 mai 1914.

Économie[modifier | modifier le code]

Une des usines du groupe Viessmann est implantée à Faulquemont. Viessmann est une entreprise d'origine allemande, qui s'est spécialisée dans la construction et la vente de chaudières de chauffage central. Elle développe plusieurs types de chaudières, à bois, au gaz, au fioul, à l'énergie solaire, ainsi que des pompes à chaleur. Cette entreprise possède de nombreuses filiales dans le monde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Wojtkowiak F. (2001). Suivi des mouvements de la surface du sol par nivellement et par interférométrie SAR différentielle depuis l’arrêt des pompages d’exhaure dans le secteur de Faulquemont (Moselle). Rapport INERIS DRS-01-23740/R01,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Faulquemont », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Faulquemont », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Negre
  12. a b et c Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  13. Visible sur la Carte "Ducatus Lotharingie" http://bmn-renaissance.nancy.fr/viewer/show/1907#page/n0/mode/1up
  14. Augustin Calmet, Notice de la Lorraine, Nancy, 1756
  15. Géographie Universelle traduite de l'Allemand de Mr. Büsching, tome 4, contenant la France (première partie), Strasbourg, Bauer & Cie, 1770
  16. a et b Geoplatt
  17. a et b François Summa et Alain Schadd, Muselfränkische Kaart : Niedland, éditions Gau un Griis
  18. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant, dans un ordre alphabétique général, les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie royale, 1845.
  19. Jules Vannérus, Dénombrements des feux des duché de Luxembourg et comté de Chiny, 1921.
  20. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994, p.15
  21. « Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Consulté le 19/12/2009.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  26. Passé-Présent : La Moselle dévoilée n°10 (Septembre-octobre-novembre 2013)
  27. « Ossuaire de Faulquemont », notice no PA00106760, base Mérimée, ministère français de la Culture.