Faulquemont

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Faulquemont
Chémery
Église Saint-Vincent.
Église Saint-Vincent.
Blason de FaulquemontChémery
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach/Boulay-Moselle
Canton Faulquemont (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du District urbain de Faulquemont
Maire
Mandat
Bruno Bianchin
2014-2020
Code postal 57380
Code commune 57209
Démographie
Gentilé Faulquinois
Population
municipale
5 439 hab. (2013)
Densité 289 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 31″ N 6° 36′ 00″ E / 49.0419444444, 6.649° 02′ 31″ Nord 6° 36′ 00″ Est / 49.0419444444, 6.6
Altitude Min. 241 m – Max. 401 m
Superficie 18,79 km2
Localisation

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Chémery
Liens
Site web ville-faulquemont.fr

Faulquemont est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Historiquement et culturellement située en Lorraine, dans le pays de Nied, la commune est le bureau centralisateur du canton éponyme, ainsi que le siège de l'intercommunalité du district urbain de Faulquemont.

Géographie[modifier | modifier le code]

Traversée par la Nied allemande, Faulquemont est située à 35 km à l'est de Metz, et à 13 km au sud-ouest de Saint-Avold.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Faulquemont[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne Falco(n) + mont[1].
  • Ancien noms[2] : Falconis montem (1119), Falconis mons (1210), Falquemont (1319), Falkemberg (1357), Falckenburg (1359), Faulkemont (1360), Falkenbourg (1396), Focamons (1398), Falkenberg (1425), Falquemont/Falkemont (XVe siècle), Falcomons/Falquemont (1544), Falskembourg (1594), Falkemberg (1779), Falkoburgum (D. Cal. Not. Lorr.), Faulquemont (1801), Falkenberg (1871-1918 et 1940-1944).
  • En allemand : Falkenberg[2]. En francique lorrain : Folkenburch[3].
  • Au XIXe siècle, Faulquemont était également connu au niveau postal sous le nom de Falkenbourich[4].

Bonehouse[modifier | modifier le code]

  • Ancien noms[2]: Bonusa (1147), Bonhausen (1359), Bonhuse (1360), Bonne hosse (1389), Bonhuhausen (1413), Bonnehaut (XVIIIe siècle), Bonnehaus (1756 et 1779), Bonnehause (1825).
  • En francique lorrain : Bonhusen[3].

Chémery[modifier | modifier le code]

  • Chemeri (1606), Chemmery (1793), Chemery (1801), Chemerie (carte Cassini).
  • En allemand: Chemrich[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Important centre de poterie durant la période gallo-romaine. "Falconis Mons" (latin, Mont des faucons). Appartenait aux évêques de Metz au XIe siècle, au duc de Lorraine, à Jean de Fénétrange et à Dietrich Bayer de Boppart au XVe siècle, ainsi qu'a la prévôté de Luxembourg pour l'année 1473[5].

  • 1590 : siège des Messins.
  • 1634 : les remparts et le château furent détruits sur ordre de Richelieu.
  • À partir de 1683 : reconstruction du village.
  • Création du marquisat de Faulquemont au profit de la famille de Harraucourt au XVIIe siècle.
  • La comtesse de Choiseul fit reconstruire l'église dans le bourg en 1765, qui devient église mère de la cure de Faulquemont.
  • 1766 : rattachement à la France.
  • Important centre industriel au XIXe siècle.
  • Depuis 1945 : développement économique grâce aux houillères du bassin de Lorraine.

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Faulquemont est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Après deux générations de paix et de prospérité, la germanisation des esprits est telle que les habitants du canton se battent naturellement pour l’Empire allemand en 1914. Beaucoup tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Loyaux sujets de l'Empereur, très peu de Mosellans trahiront leur Patrie pour rejoindre les troupes françaises. La victoire française en 1918 sera toutefois bien acceptée par les habitants du canton.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. La commune ne sera libérée que le 4 décembre 1944[6], deux semaines après Metz.

Chémery-lès-Faulquemont[modifier | modifier le code]

Siège principal de la fabrique du potier gallo-romain Satto. Village de l'ancienne province de Lorraine, formé depuis 1587 par des étrangers qui reçurent mille jours de bois à déboiser par Paul, comte de Salm, copropriétaire de la seigneurie de Faulquemont. Commune fusionnée en 1973 avec Faulquemont.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Faulquemont Blason '
Détails

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Faulquemont a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[7].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1919 1939 Émile Houpert    
octobre 1947 avril 1953 R. Nagel    
mars 1971 mars 1995 Joseph Bastian    
mars 1995 mars 2008 Claude Steitz    
mars 2008 en cours Bruno Bianchin    
Les données manquantes sont à compléter.

Chémery-lès-Faulquemont[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977   Jean-Marie Matuszczak    
2008   Victor Michel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 5 439 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
1 009 957 1 005 1 155 1 161 1 047 1 113 1 143 1 060
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 226 1 255 1 210 1 164 1 059 1 070 1 029 1 015 846
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
981 1 077 1 165 1 191 3 152 5 115 5 451 5 533 5 873
1990 1999 2004 2008 2009 2013 - - -
5 432 5 478 5 533 5 507 5 511 5 439 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Surnom à propos des Faulquinois : Die stänesel (stenesel) = les ânes revêches, entêtés[10]. Dans le parler dialectique, le terme Stänesel revêt un sens dépréciatif, se traduisant par : difficile, intraitable, obstiné.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Passage de la voie romaine de Metz à Keskastel, à Chémery.
  • Vestiges d'ateliers de poterie et de poteries gallo-romains.
  • Ancien hôtel de ville : étage inférieur XVIe siècle.
  • Ruines du château de Faulquemont, remparts et château démantelés sur ordre de Richelieu en 1634.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Vincent. Les travaux débutèrent en 1763 sur le plans de l'architecte nancéien Richert. La comtesse de Choiseul participa en grande partie au financement de la nouvelle église. L'église est de style baroque rococo, si représentatif du XVIIIe siècle. Les notes de l'orgue y résonnent depuis 1876. Celui-ci fut racheté et réinstallé par un facteur d'orgue. Le clocher a été reconstruit par la commune en 1927. Le 15 juin 1930, six nouvelles cloches furent bénies par monseigneur Pelt, évêque de Metz. cinq cloches sont installées dans le clocher, dont le bourdon Saint-Vincent. La sixième se trouve à la chapelle Saint-Vincent. De nombreuses rénovations ont été effectuées depuis 1987, par la commune, et le conseil de fabrique, dont la consolidation de la toiture, des boiseries et des peintures.
  • Église Marie-Reine à Faulquemont-cité, moderne 1956.
  • Chapelle Saint-Vincent (ancienne église paroissiale) : chœur XVe siècle gothique, nef moderne, vitraux XVIe siècle; bustes-reliquaires XVIIIe siècle.
  • Ancien ossuaire au cimetière Saint-Vincent.
  • Église Saint-Nicolas de Chémery, fin XVIIe siècle : fonts baptismaux 1724, cloche 1776.
  • Synagogue construite en 1960, la première construite en 1900 fut rasée en 1940 par les Allemands, aujourd'hui désaffectée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mathias Robert de Hesseln (1731- ap. 1780) cartographe français, censeur royal et géographe du roi, né à Faulquemont.
  • Édouard Berveiller (1843-1910) : graveur (estampe - gravure sur bois). A gravé, entre autres, quelques illustrations de Yan' Dargent dans la Divine comédie de Dante (édition Garnier, 1925).
  • Joseph Madeline (1891-1977) : architecte du siège de la mine de Faulquemont.
  • Manu Foissotte (né en 1972), producteur et animateur de radio français

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Negre
  2. a, b, c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  3. a et b Geoplatt
  4. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant, dans un ordre alphabétique général, les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie royale, 1845.
  5. Jules Vannérus, Dénombrements des feux des duché de Luxembourg et comté de Chiny, 1921.
  6. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994, p.15
  7. « Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Consulté le 19/12/2009.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  10. Passé-Présent : La Moselle dévoilée n°10 (Septembre-octobre-novembre 2013)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Wojtkowiak F. (2001). Suivi des mouvements de la surface du sol par nivellement et par interférométrie SAR différentielle depuis l’arrêt des pompages d’exhaure dans le secteur de Faulquemont (Moselle). Rapport INERIS DRS-01-23740/R01, septembre 2001