Mont-Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle)

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Mont-Saint-Martin
Mont-Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle)
L’église Saint-Martin.
Blason de Mont-Saint-Martin
Héraldique
Mont-Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Intercommunalité CA de Longwy
Maire
Mandat
Serge de Carli
2020-2026
Code postal 54350
Code commune 54382
Démographie
Gentilé Saint-Martinois(es)
Population
municipale
8 994 hab. (2019 en augmentation de 13,19 % par rapport à 2013)
Densité 1 017 hab./km2
Population
agglomération
49 626 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 28″ nord, 5° 46′ 48″ est
Altitude 329 m
Min. 260 m
Max. 398 m
Superficie 8,84 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Longwy (partie française)
(ville-centre)
Aire d'attraction Longwy
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Mont-Saint-Martin
(bureau centralisateur)
Législatives 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle
Localisation
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Mont-Saint-Martin
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Mont-Saint-Martin
Liens
Site web https://mairie-montsaintmartin.fr/

Mont-Saint-Martin (Mäertesbierg en luxembourgeois) est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est. Elle fait partie de la communauté d'agglomération de Longwy.

La commune a longuement tiré sa richesse et sa notoriété de par l'industrie métallurgique et sidérurgique qui s'est arrêtée dans cette région à la fin du XXe siècle avec la crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain.

Elle a pour particularité d'être située au point de rencontre de deux frontières françaises : celle avec la Belgique et celle avec le Grand-duché de Luxembourg. Le Tripoint Belgique-France-Luxembourg se situe au nord-est de la commune, jouxtant Athus (province de Luxembourg, Belgique) et Rodange (canton d'Esch-sur-Alzette, Grand-duché de Luxembourg).

Ses habitants sont les Saint-Martinois et les Saint-Martinoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée à l’ouest et au nord par la frontière franco-belge, ainsi qu’à l’est par les frontières belge et luxembourgeoise où se trouve le tripoint Belgique-France-Luxembourg, sur le cours de la Chiers, un affluent de la Meuse.

L'église Saint Martin dont la ville tient son nom se trouve sur une butte-témoin remarquable.

La cuesta de la Chiers orientée ouest-est : partant de l'Othain aux alentours de Marville vers Longwy, qui est bordée par la Chiers.


Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Mont-Saint-Martin est limitrophe des communes suivantes :

Rose des vents Aubange (be) Rose des vents
N La Chiers  Pétange (lu)
O    Mont-Saint-Martin    E
S
Cosnes-et-Romain Longwy Longlaville

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau du Brull.

La rivière de la Chiers, le ruisseau des Chinettes et le ruisseau le Brull sont les trois cours d'eau traversant le territoire de la commune de Mont-Saint-Martin[2].

La Chiers passe juste en dessous de Mont-Saint-Martin (Longlaville et Longwy). La partie occupée aujourd'hui par le Val-Saint-Martin était autrefois marécageuse et pouvait recevoir la Chiers en crue.

Climat[modifier | modifier le code]

Un climat tempéré chaud est présent à Mont-Saint-Martin. De fortes averses s'abattent toute l'année sur Mont-Saint-Martin. Même lors des mois les plus secs, les précipitations restent assez importantes. La carte climatique de Köppen-Geiger y classe le climat comme étant de type Cfb. En moyenne la température à Mont-Saint-Martin est de 9,1 °C. Il tombe en moyenne 882 mm de pluie par an[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Mont-Saint-Martin est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Longwy (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 11 communes[7] et 49 626 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Longwy, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (45,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (30,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (32,5 %), zones urbanisées (28,7 %), forêts (19,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (16,6 %), zones agricoles hétérogènes (3 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est constituée par plusieurs quartiers :

Le Centre[modifier | modifier le code]

Partie centrale de la ville. Comportant la Gare de Mont-Saint-Martin, l'hôpital de Mont-Saint-Martin (Groupe SOS), l'hôtel de Police de l'agglomération de Longwy, les écoles Jules-Ferry, la vieille église romane du XIIe siècle, les anciens lavoirs, l'église Saint-Barthélemy.

Le Val-Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Le centre commercial au Val-Saint-Martin.

Partie basse de la ville. Il s'agit du nouveau quartier de la ville, le quartier du Val-Saint-Martin abrite l'hôtel de ville, le centre commercial et de nombreuses infrastructures comme notamment les écoles maternelles Jean Macé et Jean de la Fontaine, les écoles élémentaires Albert Iehlen et Jean de la Fontaine, le collège Anatole France, la médiathèque, le centre de loisirs Monique Miconi, l'espace Jeunesse Mohammed Rachek, la salle des sports, ou le centre commercial des Bleuets.

Actuellement en quartier prioritaire de la politique de la ville, ce grand ensemble comptait 2 768 habitants en 2013[14].

Le Plateau[modifier | modifier le code]

Partie haute de la ville. Le Plateau est un petit quartier connu pour son complexe sportif (Les Terres de Mercy), ainsi que pour son parcours de santé situé en forêt. Le quartier comprend aussi l'école maternelle et élémentaire Marie Lozillon, ainsi que le centre de loisirs Jean-Pierre Bienaimé.

Piedmont[modifier | modifier le code]

Ancienne commune rattachée à Mont-Saint-Martin, Piedmont se situe sur des collines, et est principalement constituée de pavillons. Le quartier de Piedmont est dominé par un viaduc de la N 52 portant le même nom, reliant Nancy/Metz (autoroute A30) à la Belgique et au Luxembourg.

Le Parc Municipal Brigidi[modifier | modifier le code]

D’une surface de 12 hectares, il constitue l‘un des plus grands parcs transfrontalier. Aménagé d‘allées, d‘un auditorium, de jeux pour enfants et d’un terrain multisport, cet espace de verdure comprenant un plan d’eau est le poumon de la cité et surtout un lien entre les différents quartiers de la ville[15].

Le Pôle Européen de Développement (P.E.D.)[modifier | modifier le code]

Le château d'eau.

Mont-Saint-Martin, en tant que ville frontalière, partage cette zone avec les localités voisines d'Athus (Belgique) et de Rodange (Luxembourg), nommée le Pôle Européen de Développement le long de l'avenue de l'Europe.

Cette zone est très fréquentée notamment grâce à la présence du Pôle Europe, vaste parc d'activité commerciale (PAC) divisé en 5 zones dont 3 déjà en activité (comportant un grand centre commercial, de nombreuses boutiques, des restaurants, etc).

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 3 623, alors qu'il était de 3 348 en 2013 et de 3 380 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 94,2 % étaient des résidences principales, 0,3 % des résidences secondaires et 5,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 59,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 39,9 % des appartements[I 2].

La commune dispose d'un important parc de logements sociaux, dont le nombre de 1 528 en 2008 (48,3 % des résidences principales) s'est progressivement réduit pour s'établir à 1 399 logements (41,0 %) en 2018[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Mont-Saint-Martin en 2018 en comparaison avec celle de Meurthe-et-Moselle et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,3 %) inférieure à celle du département (2 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 39,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (40,7 % en 2013), contre 57,3 % pour la Meurthe-et-Moselle et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Mont-Saint-Martin en 2018.
Typologie Mont-Saint-Martin[I 1] Meurthe-et-Moselle[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 94,2 88,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,3 2 9,7
Logements vacants (en %) 5,5 9,3 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Entrée de Mont-Saint-Martin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

À la période gallo-romaine, Mont-Saint-Martin se trouvait au carrefour des deux voies romaines menant respectivement aux camps du Titelberg et de Virton.

Prieuré fondé au VIe siècle par le duc Martin, à qui l'on attribue la construction du château de Longwy.

L'ancien cimetière autour de l'église prieurale servit aux habitants de Longwy jusqu'en 1638.

Le village avait pour annexes le village de Piedmont, les fermes de la Folie et de Bellevue et l'ancien ermitage de Saint-Remy. Piedmont est rattaché à Mont-Saint-Martin en 1812.

Ville sidérurgique[modifier | modifier le code]

En juin 1880, les principaux maîtres de forge du bassin de Longwy, messieurs Labbé, d'Adelsward, Raty, d'Huart et de Saintignon, se regroupent pour fonder l'usine de Mont-Saint-Martin et constituent ainsi la Société des Aciéries de Longwy. Cette société regroupe les usines de Port-Sec et du Prieuré (1865), comprenant chacune trois hauts-fourneaux : sept à Mont-Saint-Martin situés de part et d'autre de la voie ferrée Longwy-Luxembourg au Port-Sec (numérotés 1 à 3) et au Prieuré (numérotés 4, 5, 6 et 8), ainsi que deux à Moulaine (numérotés 7 et 9).

La ligne Longwy - Gouraincourt - Mont-Saint-Martin du tramway de Longwy est mise en service en 1901.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Arrêtée pendant la Première Guerre mondiale, la production reprend dès avec la remise à feu du premier haut-fourneau de Moulaine, puis de quatre autres à Mont-Saint-Martin. Le haut-fourneau no 6 est réactivé en 1923 (ou 1924), le haut-fourneau no 1 en 1925. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la société dispose toujours d'un groupe de neuf hauts-fourneaux.

Le tramway est remis en service en 1923[16],[17] et remplacé en 1936 par un service d'autobus[18] et fut remplacé par un service d'autobus[16]


Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Une seule et unique modification administrative est intervenue pour la commune de Mont-Saint-Martin depuis 1930, à savoir Mont-Saint-Martin cède des parcelles à Longlaville (4 hectares), cela a eu lieu le [19].

En 1960, il n'existe plus que deux hauts-fourneaux en état de marche à Mont-Saint-Martin (les 2 et 3) ; ils sont équipés de 5 appareils Cowpers et l'ensemble a une capacité mensuelle de 27 000 tonnes de fonte Thomas. En 1966, le haut-fourneau no 2 est arrêté, suivi du haut-fourneau no 3 en 1967[Note 3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mont-Saint-Martin fait partie de l'Agglomération transfrontalière du pôle européen de développement, qui reprend les communes des trois pays de cette région.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Briey du département de Meurthe-et-Moselle.

Elle faisait partie de 1793 à 1973 du canton de Longwy, date à laquelle elle devient le chef-lieu du canton de Mont-Saint-Martin[20]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de Mont-Saint-Martin

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de Meurthe-et-Moselle.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Mont-Saint-Martin est membre de la communauté d'agglomération de Longwy, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2002 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. Cette intercommunalité succède à un district créé en 1960, dont la ville était déjà membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections municipales de 2014 en Meurthe-et-Moselle, la liste PCF-FG menée par le maire sortant Serge De Carli obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 317 voix (65,03 %, 24 conseillers municipaux élus dont 5 communautaires), devançant très largement celle PS menée par Christophe Giovanardi (708 voix, 34,96 %, 5 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin, 48,46 % des électeurs se sont abstenus[21].

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017 à Mont-Saint-Martin, Emmanuel Macron (En Marche!) arrive en tête du scrutin, avec 69,26 % des suffrages exprimés. Marine Le Pen (FN) se place en seconde position, comptant 30,74 % des voix.
Sur l'ensemble des votants, 5,12 % ont voté blanc et 1,87 % ont voté nul[22].

Au premier tour des élections municipales de 2020 en Meurthe-et-Moselle, la liste DVG menée par le maire sortant Serge De Carli obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 082 voix (65,02 %, 24 conseillers municipaux élus dont 6 communautaires), devançant très largement celle, également DVG, menée par Christophe Giovanardi (582 voix, 34,97 %, 5 conseillers municipaux élus, dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin, marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 60,75 % des électeurs se sont abstenus[23].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Serge de Carli.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 20 juin 2004 Frédéric Brigidi[Note 4],[24]
(1930-2014)
PCF Ajusteur
Conseiller général de Mont-Saint-Martin (1976 → 2001)
Président du SIAAL (1991 → 2014)
20 juin 2004 En cours
(au 8 juillet 2021)
Serge De Carli PCF Directeur d'école
Conseiller général puis départemental de Mont-Saint-Martin (2008 → )
Président de la Communauté d'agglomération de Longwy (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[25],[26]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Mont-Saint-Martin a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[27].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec Montecopiolo en Italie[réf. nécessaire].

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

La commune abrite l'hôpital et le commissariat de Police de l'agglomération de Longwy.

L'Espace polyvalent Aimé Césaire est inauguré le

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

En 2019, la commune comptait 8 994 habitants[Note 5], en augmentation de 13,19 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,38 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
2302322356037607437159281 202
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 3371 6821 6781 8632 4402 9563 2904 5584 410
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
5 7706 1825 0104 2805 8117 03410 03511 55610 419
1990 1999 2006 2007 2012 2017 2019 - -
8 6608 2418 0998 0787 9368 8078 994--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le village ne comptait encore que 232 habitants en 1790 et 746 en 1846 ; il ne devint centre d'une paroisse qu'en 1824.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville possède un patrimoine de peintures, fresques, sculptures, etc. dont : une sculpture de Christian Lapie ("L'homme, arbre de Liberté", quartier de Piedmont), un portait de Jean Ferrat réalisé au fusain par Ernest Pignon-Ernest, une sculpture d'Amilcar Zannoni ("Murmures", quartier du Val-Saint-Martin), diverses œuvres des artistes plasticiens Thierry Devaux et Laurent Nunziatini, des fresques murales réalisées par Claude et Camille Semelet ("Résistance, quartier du Centre), Nicolas Venzi (portraits d'Aimé Césaire, Parc Municipal F. Brigidi)

Une inscription gallo-romaine du IIIe siècle est encastrée dans le chœur de l'ancienne église.

Un château d'industriel, dit « château Dreux », est construit en 1890 pour Alexandre Dreux, directeur général de la société des aciéries de Longwy. Racheté par la mairie de Mont-Saint-Martin en 1987, il a été depuis revendu à la famille Delposen.

À l’ouest se trouve le viaduc de Piedmont sur lequel passe la RN 52 qui va à Metz.

Une église existait probablement dès le VIe siècle.

Le prieuré Saint-Martin et l’église paroissiale de bénédictins, de jésuites. Mentionnée pour la première fois en 1096, l'église est reconstruite au milieu du XIIe siècle et voûtée ou revoûtée vers 1200. Le prieuré de bénédictins, dépendant de l'abbaye Saint-Vanne de Verdun, donné en 1599 aux jésuites de Verdun, est reconstruit en 1753 et repercé au XIXe siècle. Une sacristie est ajoutée dans la seconde moitié XIXe siècle. L’église est restaurée à plusieurs reprises, en particulier de 1895 à 1898, de 1898 à 1904 et en 1928, puis désaffectée au profit de l'église paroissiale Saint-Barthélémy sans doute peu après la construction de celle-ci en 1929. L'église est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1889[31].

L’église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption est construite en 1959. Elle a remplacé une chapelle construite en 1952 derrière l'école Notre-Dame-de-l'Assomption. L’église était fermée au public depuis 2011. Sa déconstruction en 2014 a révélé différentes défaillances structurelles qui n’auraient pas permis la réhabilitation du bâtiment[32]. Elle a depuis été remplacée par une Maison Pastorale[33].

L’église paroissiale Saint-Barthélémy est construite en 1929 aux frais de la société des aciéries de Longwy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Mont-Saint-Martin
Blason de Mont-Saint-Martin Blason
Blasonnement : écartelé : au premier d'azur (blason de Longwy) aux deux bars adossés d'or accompagnés de quatre croisettes pommetées au pied fiché d'argent, au deuxième d'argent au mont de trois coupeaux de sinople, celui du milieu sommé d'une église de sable, ouverte et ajourée du champ, accostée de deux étoiles de gueules, au troisième de sinople au haut-fourneau d'or flamboyant de gueules sur une nuée d'argent, posé sur une terrasse du même chargée d'une coulée aussi de gueules et accosté de deux roues d'engrenage aussi d'argent, au quatrième d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, côtoyée de deux filets ondés d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mont-st-Martin (Manuscrit préservé par les bibliothèques municipales de Nancy), coll. « Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 », (lire en ligne), sur la bibliothèque numérique de référence Limedia galeries.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Mont-Saint-Martin », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Pour approfondir : en 1955 une grande enquête sociologique sur l'évolution du travail dans la sidérurgie a été réalisée à Mont-Saint-Martin sous la direction de Jean-Daniel Reynaud et d'Alain Touraine. Sur l'histoire de cette enquête voir : Gwenaële Rot et François Vatin "L'enquête des Gaston ou les sociologues du travail. Jacques Dofny et Bernard Mottez à la tôlerie de Mont Saint-Saint-Martin en 1955", Actes de la recherche en sciences sociales, no 175, vol.5, 2008
  4. Le parc de la commune porte le nom de ce maire.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Ville de Mont-Saint-Martin, la Mairie de Mont-Saint-Martin et sa commune (54350) (Meurthe-et-Moselle). », sur Annuaire-Mairie (consulté le ).
  3. « Climat Mont-Saint-Martin: Diagramme climatique, Courbe de température, Table climatique pour Mont-Saint-Martin - Climate-Data.org », sur fr.climate-data.org (consulté le ).
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Unité urbaine 2020 de Longwy (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. (en) « Quartier Prioritaire Val Saint Martin - Quartier prioritaire de la politique de la ville de la commune: Mont-Saint-Martin - SIG Politique de la Ville », sur sig.ville.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Parc municipal Frédéric Brigidi », Culture et patrimoine, sur https://mairie-montsaintmartin.fr (consulté le ).
  16. a et b Jean-Marc Dupuy, Gares et tortillards de Lorraine, Turquant, Apart (Editions L'), , 333 p. (ISBN 978-2-36037-001-6, lire en ligne), p. 325
  17. Décret du 23 décembre 1923, JO du 28 décembre 1923
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