Hombourg-Haut

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Hombourg-Haut
Hellering, Hombourg-Bas
Hombourg-Haut
Le quartier médiéval du Vieux-Hombourg (vue d'ensemble).
Blason de Hombourg-Haut Hellering, Hombourg-Bas
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Canton Freyming-Merlebach
Intercommunalité Communauté de communes de Freyming-Merlebach
Maire
Mandat
Laurent Muller
2014-2020
Code postal 57470
Code commune 57332
Démographie
Gentilé Hombourgeois/ Hombourgeoises
Population
municipale
6 826 hab. (2014 en diminution de 9,19 % par rapport à 2010)
Densité 557 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 36″ nord, 6° 46′ 43″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 354 m
Superficie 12,25 km2
Localisation

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Hellering, Hombourg-Bas

Hombourg-Haut (allemand : Oberhomburg, francique rhénan : Humerich) est une commune française de l'agglomération de Forbach, située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

C’est une ancienne cité médiévale édifiée et fortifiée au XIIIe siècle par les évêques de Metz. Aujourd'hui, le village du Vieux-Hombourg qui s’étend au pied de l’imposante église collégiale occupe un site remarquable, planté sur une colline gréseuse, se présentant dans un décor vert et boisé.

Les vieux villages de Hellering et de Hombourg-Bas qui avaient formé à partir de la Révolution française la commune de Hombourg virent, après la Seconde Guerre mondiale l'adjonction de nombreux nouveaux quartiers, corollaire du boom économique et démographique.

Riche de cette histoire, la ville de Hombourg-Haut dispose notamment d'un patrimoine architectural couvrant toutes les périodes depuis le Moyen-Âge[1], d'équipements scolaires (établissements du premier et second degré) ainsi que d'équipements sportifs et aires de jeux et de loisirs. Deux manifestations artistiques et culturelles jalonnent chaque année la vie locale: le Festival international Théodore Gouvy et le Carnaval avec sa cavalcade qui en marque l'apothéose.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La commune de Hombourg-Haut est localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-Est. Elle est située à 360 km de Paris, 115 km de Strasbourg, 50 km de Metz et 25 km de Sarrebruck (Allemagne).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Avold Saint-Avold Freyming-Merlebach Rose des vents
Saint-Avold N Betting
O    Hombourg-Haut    E
S
Saint-Avold Macheren Guenviller

Morphologie[modifier | modifier le code]

Les quartiers se nomment Vieux-Hombourg, Les Chênes, La Chapelle, Langenberg, Riviera, Hombourg-Bas et Hellering.

Topographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Étang de la Papiermühle.

La commune est traversée d'ouest en est par la rivière Rosselle, affluent de la Sarre.

L'aire de l'étang de la Papiermühle a été aménagé pour les loisirs (notamment pour la pêche) adultes et enfants. L'ancien moulin a été agrandi et transformé en restaurant au XXe siècle.

Forêts[modifier | modifier le code]

Les aires urbanisées de la commune sont entourées de 350 hectares de forêts :

  • Forêt de Zang,
  • Forêt de Steinberg[2]

Des sentiers sont aménagés.

Climat[modifier | modifier le code]

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Gare de Hombourg-Haut.
  • Par train, gare de Hombourg-Haut sur la ligne Métrolor Metz - Forbach (- Sarrebruck).
  • Par la route : autoroute A4 puis A320 (direction Sarrebruck), sortie Freyming.

Hombourg-Haut ne dispose pas d’une desserte Bus, mais elle est desservie par les trois lignes interurbaines : 126, 127 et 138 du réseau TIM (Transports Interurbains de la Moselle) et une ligne transfrontalière (MS : Saint-Avold - Sarrebruck) :

Les Lignes TIM :

  • Ligne TIM 126 : Cité des Chênes - Merlebach-Gare routière : il s’agit de la ligne assurant la desserte la plus fine de la commune en assurant la liaison entre la gare routière de Freyming-Merlebach et le quartier des Chênes de Hombourg-Haut. Vers la Cité des Chênes, la ligne arrive par le quartier Riviera puis traverse Hombourg-Bas pour rejoindre le « centre-ville » avant de gagner la cité des Chênes en passant par les rues du Chemin-de-Fer et du Verger. Au retour, la ligne 126 rejoint directement le centre-ville en passant par la rue des Merles.
  • Ligne de bus TIM 127 : Cité La Chapelle - Merlebach-Gare routière : la desserte de Hombourg-Haut par cette ligne se limite en fait à quelques arrêts situés dans la Cité La Chapelle.
  • Ligne TIM 138 : Saint-Avold - Forbach. Elle traverse Hombourg-Haut au plus court en suivant l’itinéraire de la RD 603 (ex-N3), excepté deux allers-retours desservant la Cité des Chênes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Hombourg-Haut[3],[4] : Hoëmborc (1210), Homburg (1254), Homburc (1256), Homburch (1275 et 1284), Homberch (1288), Humburgum (1544), Homborgh (1653), Homborg im Westreich (1645), Homborg (1645), Bischofs-Homburg (XVIIIe siècle), Hombourg-l'Évêque (1745), Hombourg-la-Ville (1779), Hombourg Haut (1793), Hombourg-Haut ou Houmerich (1845), Oberhomburg (1871-1918).
    • En francique lorrain : Hummerich[3] / Humerich. En allemand : Ober-Homburg[3].
    • Surnoms sur les habitants : Die Humeriche Eicherte (les écureuils de Hombourg)[5]. Bachwasser (eau de ruisseau)[5].
  • Hombourg-Bas : Hombourg-Bas (1751). Les anciens l'appelle "es Dorf" (le village) pour le distinguer de l’ancienne ville.
  • Hellering[3] : Elringa (1335), Elleringa (1338), Helringen (1408), Halring (1688), Halringen (1715), Hellering (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Hombourg-Haut Blason De gueules, à la crosse épiscopale d'or accostée de deux alérions d'argent[6].
Détails
Ce blason est la reproduction de celui que porte le député de Hombourg à l'entrée d'Henri II à Nancy, en 1608 ; il est dessiné de la même façon dans le Héraut d'armes de Lorraine. Ces armoiries font très probablement allusion à l'origine de Hombourg, bâti et fortifié, au XIIIe siècle, par Jacques de Lorraine, évêque de Metz : la crosse rappelle le caractère épiscopal, les alérions symbolisent la Lorraine[6].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Un Moyen Âge brillant[modifier | modifier le code]

Un premier château entouré d’un village[modifier | modifier le code]

Le berceau de la commune se trouve à Hombourg-Bas. Ce village se développa autour d’un premier château qui était aux mains du dernier comte de Hombourg, Hugo de Lunéville-Metz, mort sans héritier mâle en 1152. Le duc de Lorraine et l’évêque de Metz Étienne de Bar se disputèrent la place que ce dernier emporta et le château, appelé Altburg, devint le siège d’une seigneurie épiscopale ou avouerie, qui restera la propriété des prélats messins jusqu’au XVIe siècle.

Le nouveau château et une ville-forte[modifier | modifier le code]

Obsolète, le vieux château fut vendu en 1270 à Jacques de Varsberg. Un nouvel évêque, Jacques de Lorraine, jeta son dévolu sur la longue colline voisine pour y construire, sans doute à partir de 1245, un nouveau et formidable château qui étonna les contemporains qui le nommèrent « la guérite du monde » ou « le miroir de beauté ». Ce château devint à son tour le siège et le chef-lieu de l'avouerie de Hombourg/Saint-Avold. Les officiers des évêques et quelques fois les prélats eux-mêmes y résidaient. Devant son château, Jacques de Lorraine fit ériger une ville-forte, l'actuel Vieux-Hombourg, ceinte d’un long rempart. L'ensemble était destiné au refuge de toute la région et affirmait de manière hautaine le pouvoir de l’évêché sur la partie est de ses territoires, sentinelle menaçante pour les seigneurs voisins. Hombourg-Bas fut annexé à la nouvelle ville, les deux entités ne formant dès lors plus qu’une seule communauté.

Jacques accorda libertés et franchises à sa nouvelle ville et y installa en 1254 un chapitre composé de 13 chanoines qui durera jusqu'en 1743. Les chanoines firent construire leur nouvelle église collégiale à partir de 1300 environ. Les travaux s’étalèrent sur près d’un siècle. En 1279, ils établirent aussi un hôpital pour les pauvres, à Hombourg-Bas.

Souvent disputée au cours des XIIIe et XIVe siècles, Hombourg fut à l’abri des menées guerrières durant les XVe et XVIe siècles. La ville fut engagée et vendue à plusieurs reprises lors de complexes tractations. Ce Moyen Âge prospère et paisible a légué ses plus beaux fleurons à la ville comme la superbe église collégiale ou encore la Vieille porte, jadis entrée principale de la forteresse. Érigée entre 1250 et 1270, la chapelle Sainte-Catherine est l’ancienne chapelle domestique d’un lignage de chevaliers qui occupaient un écart fortifié du château appelé Ritterburg.

Les Temps modernes et le déclin dû à la guerre de Trente ans[modifier | modifier le code]

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En 1572, la seigneurie de Hombourg fut vendue à Henri, duc de Guise, mais en 1581 elle entra dans le giron du duché de Lorraine sous Charles III et constitua le bailliage de Hombourg/Saint-Avold dont les gouverneurs résidaient au château. Elle fut cédée aux princes de Phalsbourg, Louis de Guise et Henriette de Lorraine en 1621. Malgré les occupations françaises du XVIIe siècle, elle demeura dans le domaine ducal jusqu’en 1766, pour être définitivement rattachée au royaume de France.

La tragique guerre de Trente ans[modifier | modifier le code]

Prise à partir de 1633 dans le maelström de cette véritable guerre européenne, la ville de Hombourg, comme toute la seigneurie, subit les privations et les épidémies autant que les exactions des soudards venus de tout le continent et en paya le prix fort. La guerre fut prolongée par une occupation française très lourde qui porta un coup définitif à la ville dont Richelieu fit démanteler le château en 1634.

La perte des prérogatives administratives et militaires après 1634[modifier | modifier le code]

Hombourg-Bas resta désert pendant une trentaine d’années à l’instar du village voisin de Hellering. Trop inadapté à la modernité, le pauvre rempart médiéval de la ville s’écroula pan après pan et Hombourg ne fut plus qu’un simple et gros bourg rural qui s’entêtait à conserver son statut de ville tandis que ses prérogatives administratives et militaires glissaient définitivement vers sa voisine, la ville de Saint-Avold.

Le réveil par le dynamisme industriel : la métallurgie[modifier | modifier le code]

La métallurgie dès le second XVIIIème[modifier | modifier le code]

En 1758, Charles de Wendel installa une forge sur la Rosselle, point de départ de la vocation industrielle de la ville. La famille d’Hausen prit la relève sous le Premier Empire. Les maîtres de forge sarrois Gouvy, en rachetant l’usine en 1850, transformèrent leur établissement en une aciérie compétitive qui donna de l’emploi à des générations de Hombourgeois.

La firme Gouvy développa aussi une véritable culture associative à travers la musique, le sport, les mouvements de jeunesse et les loisirs en général.

La famille Münch pérennisa l’œuvre des Gouvy en achetant leur usine en 1935, proposant du travail à près de 250 personnes.

Deux beaux bâtiments, le château d'Hausen et la villa Gouvy témoignent du dynamisme des XVIII et XIXe siècles.

La commune et la paroisse se transforment[modifier | modifier le code]

Après la suppression du chapitre en 1743, le duc Stanislas permit à des franciscains-récollets d’origine allemande de s’installer à Hombourg. Ils y construisirent un couvent en 1769 et administrèrent la paroisse avec entrain avant d’être expulsés en 1792. Leur couvent reste un bel élément du patrimoine communal.

En 1811, « le grand Hombourg » prit définitivement forme par l’annexion du village jusqu’alors autonome de Hellering et par la réintégration de Hombourg-Bas, qui avait été érigé en commune indépendante en 1792.

Le rattachement au Reich[modifier | modifier le code]

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Hombourg-Haut est incorporé, après le traité de Francfort, à l’Empire allemand de 1871 à 1918. C'est une période de prospérité pour la commune. Dès le début du XXe siècle Hombourg-Haut fut en effet associé à l’essor fulgurant que prenait l’exploitation de la houille dans la région. L'usine Gouvy aussi exporte dans toute l'Europe.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans sont tenus de se battre pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres.

« Oberhomburg » redevient Hombourg-Haut en 1918.

L'Annexion 1940-1944[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront durablement les esprits. Les premiers conscrits, incorporés de force dans l'armée allemande, partent à partir d'août 1942. Les civils ne sont pas épargnés.

À partir de , l'armée américaine bombarde la région sans relâche.

La commune ne sera libérée que le 28 novembre 1944[7]. Un odonyme local (« Rue du 28-Novembre ») rappelle cette libération.

L'Après-guerre[modifier | modifier le code]

Le boom économique[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, l'extraction du charbon était devenue le pôle industriel principal de toute l'aire géographique appelée le "Bassin houiller lorrain" incluant Hombourg-Haut. L'essentiel de la population active de la ville était employé par les Houillères du bassin de Lorraine (HBL). Des cités minières avaient surgi du ban communal : cité des Chênes, cité de la Chapelle, cité Riviera. L’apport de l’immigration européenne joua un rôle déterminant dans l’extension et la prospérité de la ville qui, si elle ne recensait que 2 438 âmes en 1946, enregistra une explosion démographique qui la porta au point culminant de 10 571 habitants en 1968.

Toutefois, l'activité métallurgique se poursuivit après guerre avec les Etablissements Munch Frères jusqu'en 1980[8].

L'époque contemporaine ou « l'Après-charbon » (depuis 1980)[modifier | modifier le code]

Le déclin du charbon et l'arrêt des activités des HBL s'est accompagné d'un déclin économique et démographique en Moselle-Est et donc à Hombourg-Haut (voir plus loin les recensements).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1627 1633 Peter Metzger    
1633   Franz Bombruy    
         
1901 1902 Frédéric Gillet    
1902 1907 Édouard Rennen    
1907 1910 Robert von Kistowski    
1910 1914 Bernard Gaspard    
1914 1918 Édouard Rennen    
1918 1921 Bernard Gaspard    
1921 1926 Pierre André    
1926 1935 Nicolas Nivoix    
1935 1936 Jacques Gaspard    
1936 1937 Édouard Schmitt    
1937 1940 Jean Derrieux   Ingénieur des mines
1940 1944 Annexion[9]    
1945 mars 1971 Jean Derrieux   Ingénieur HBL
mars 1971 mars 1983 Albert Muller SE  
mars 1983 mars 2001 Jean-Loup Schouller Centriste Professeur de mathématiques
mars 2001 2006 Roland Kazmierczak DVD Médecin
2006 mars 2014 Jacques Furlan SE Médecin
mars 2014 en cours Laurent Muller UMP-LR Cadre en assurances
2e vice-président de la CC de Freyming-Merlebach
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les services municipaux[modifier | modifier le code]

L'Office de tourisme[modifier | modifier le code]

L'Office de tourisme de la Communauté de communes de Freyming-Merlebach a établi son bureau principal à la Villa Gouvy près de la gare de Hombourg-Haut.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Hombourg-Haut est jumelée avec Drapeau de l'Italie San Giorgio di Pesaro (Italie) depuis 2006[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle la population de la commune fait plus que doubler entre 1806 et 1836 (dépassant alors 2000 habitants). Elle diminue ensuite légèrement entre 1870 et 1895 avant de se stabiliser un peu au-dessus de 2000 habitants jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. À partir de 1946, Hombourg-Haut connaît une véritable explosion démographique, la population étant presque multipliée par quatre. Puis c'est une baisse qui est amorcée à partir de 1975, lente jusqu'en 1999 qui s'accélère ensuite.

Évolution de la population depuis 1800[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2015, la commune comptait 6 756 habitants[Note 1], en diminution de 9,19 % par rapport à 2010 (Moselle : -0,06 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871 1875
9539251 4502 1472 0812 0752 1271 9201 932
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
1 8511 8621 8781 8821 9762 0532 2212 0662 253
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
2 2462 1362 4384 64710 11110 57110 40110 0559 580
1999 2006 2007 2008 2013 2015 - - -
9 4868 2278 0487 8696 8676 756---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Hombourg-Haut en 2009 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
7,0 
75 à 89 ans
9,9 
13,7 
60 à 74 ans
15,9 
24,2 
45 à 59 ans
22,8 
17,0 
30 à 44 ans
17,2 
19,7 
15 à 29 ans
17,6 
18,2 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département de la Moselle en 2009 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,8 
75 à 89 ans
9,2 
13,0 
60 à 74 ans
13,9 
22,1 
45 à 59 ans
21,7 
20,9 
30 à 44 ans
19,9 
20,0 
15 à 29 ans
18,1 
18,1 
0 à 14 ans
16,6 


École et enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Centre d'affaires et ancienne direction des HBL.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La liste Mistral Mérimée comporte trente édifices civils, religieux, ruines, croix monumentales ou croix de chemin, tombes du vieux cimetière, classés soit au titre des monuments historiques soit à l' inventaire du patrimoine culturel de Lorraine.

Châteaux et fortifications[modifier | modifier le code]

Cimetières[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Logomonumclassé.gif Église collégiale Saint-Étienne XIIIe et XVe siècles [20] ; ancienne église paroissiale agrandie à la fin du XIIIe siècle par Jacques de Lorraine, évêque de Metz, et édifiée en collégiale pour le chapitre de 13 chanoines, créé en 1254.
  • Logomonumclassé.gif Chapelle Sainte-Catherine (vers 1260) ; travées gothiques. Chapelle funéraire domestique privée édifiée par le chevalier Simon de Hombourg[21]. Restaurée en 1706, puis vers 1880-1890, elle était devenue dès le XVe siècle le centre du culte des Quatorze Auxiliaires donnant naissance à un pèlerinage orné de quatorze gigantesques statues[22].
  • Chapelle Saint-Nicolas de Hombourg-Bas. Édifice mentionné au XVIIe siècle ; détruit pendant la guerre de Trente Ans ; reconstruit en 1716 ; démoli complètement et reconstruit sur les fondations anciennes en 1937 ; mobilier XVIIIe siècle.
  • Couvent des franciscains-récollets : couvent construit en 1769 par des moines venus d'Allemagne selon les lettres patentes du duc de Lorraine Stanislas Leszczyński en 1749, en remplacement du chapitre Saint-Étienne supprimé en 1743.
  • Chapelle Sainte-Barbe à la Cité des Chênes.
  • Chapelle Saint-Joseph à Hellering.
  • Chapelle Saint-Lambert à Hellering.
  • Chapelle luthérienne, construite en 1954.
  • Synagogue du XVIIIe siècle, rue Principale à Hellering aujourd'hui détruite.

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le Festival international Théodore Gouvy et les Rencontres internationales créés en 1989. Il s’agit d’une série de six concerts organisés en la collégiale Saint-Etienne (sauf le traditionnel concert du Nouvel An, qui se déroule à la salle des fêtes) ;
  • Carnaval : période de liesse populaire qui culmine avec le Mardi-Gras, jour de la traditionnelle cavalcade, qui est en fait un corso haut en couleurs. Contrairement à la tradition, la Cavalcade a lieu le dimanche suivant le Mardi-Gras depuis 2010.

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Les associations culturelles[modifier | modifier le code]

La musique tient une place importante dans la vie culturelle hombourgeoise :

  • Le chœur d'hommes de Hombourg-Haut fondé en 1865 (direction : Norbert Ott)
  • La Société chorale Sainte Cécile
  • Les amis de l'orgue de la collégiale Saint-Étienne (L'orgue Pierre Rivinach de 1847 a été reconstruit en 1908 par le facteur [[Haerpfer]] de Boulay, puis restauré par Michel Gaillard en 1992)[23]. Des concerts avec orgue ont lieu régulièrement à la collégiale.

Les associations sportives[modifier | modifier le code]

Parmi les équipements sportifs majeurs à Hombourg-Haut, il faut citer: le stade Gouvy, un stade omnisports, le gymnase des Chênes, une aire multisports (rue de l'étang). La ville compte en outre un boulodrome, une aire de loisirs, un complexe soicio-sportif et un parcours de santé.

De nombreuses associations sportives ont été créées à Hombourg-Haut, parmi lesquelles: - la SSEP (Société sportive et d'éducation physique) qui est le club de football[24] ; - LVH (Loisirs vélo Hombourg) ; - Handball-Club Hombourg-Haut ; - Première Compagnie de tir à l'arc où s'entraîne l'athlète hombourgeois Alexis Tomboul qui a obtenu le titre de vice-champion de France FITA et champion de France FEDERAL en 2017)[25] ;

La gastronomie[modifier | modifier le code]

La cuisine hombourgeoise se distingue peu de la cuisine en Moselle-Est. On peut toutefois relever quelques mets associés aux particularismes locaux[26] :

- Carnaval et ses beignets (Fasekichle)

- la fête patronale (Kirb) avec ses paupiettes de bœuf (Rollade), ses quenelles de foie (Lewerknedle) et autres quenelles à la moelle (Marchklöse) ainsi que ses pâtisseries comme la tarte au fromage (Kässkuche)

- la cuisine quotidienne traditionnelle comporte des plats tels que la soupe de pois cassés (Erbsesupp), les galettes de pommes de terre (Krumberkichle), les quenelles de pommes de terre (Krumberkneedle)

- avec le développement de l'industrie du charbon, le mélange des populations et des cultures amena notamment à Hombourg-Haut : le couscous, la polenta, les gnocchi et bien sûr les pizzas et tagines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Simon Batz dit Simon von Homburg (vers 1420-1464) : formé à l’école capitulaire de sa ville natale, il entreprit un cursus scolaire exemplaire en intégrant la prestigieuse université de droit d’Erfurt. Communément appelé "Meister Simon von Homburg", le professeur renommé obtint son doctorat dans les deux droits, civil et canon et fut recteur de son université. En 1458, alors deuxième ville d’Allemagne et reine de la Hanse, Lübeck prit le grand juriste à son service au poste de Syndicus ou conseiller juridique et diplomatique.
  • Jean Charles de Wendel (1708-1784), maitre de forges qui installa la première forge à Hombourg-Haut sur la rivière Rosselle.
  • Louis Théodore Gouvy (1819-1898) : né en Sarre, ce musicien passa une partie importante de sa vie dans la maison de son frère à Hombourg-Haut, l'actuelle Villa Gouvy. Connu, reconnu et honoré de son vivant autant en France (membre de l’Institut) qu’en Allemagne (membre de l’Académie Royale des Arts de Berlin), il tomba dans l’oubli après sa mort. Redécouvert récemment, grâce surtout à l’action menée sur place à Hombourg-Haut, et à de remarquables enregistrements discographiques, il retrouve petit à petit la place qui fut la sienne. Romantique classique, sa conception de la musique est proche de celle de Schumann, Mendelssohn et Brahms.
  • Hamza Mourchid (né en 1991) footballeur français au FC Miami City, élu en 2017 2e meilleur buteur américain par Gannon University[27]. Originaire de Hombourg-Haut, il se forme dès l'âge de 6 ans à la SSEP (Société sportive d'éducation physique) à Hombourg-Haut et durant toute sa scolarité au collège Robert-Schuman.
  • Jean Derrieux (1906-1977) ancien maire de Hombourg-Haut de 1937 à 1940 puis de 1944 à 1971[28]. À sa première élection en 1937, il fut le plus jeune maire de France. Ingénieur des mines, il fut Président du conseil d'administration du nouvel établissement des Houillères du Bassin de Lorraine, de 1947 à 1950. Il avait été membre de la SFIO.
  • Jean-Claude Nadon né en 1964, ancien footballeur. Commence sa carrière sportive au SSEP Hombourg-Haut.
  • Philippe Delacour, organiste, président de l'association des Amis des orgues de Hombourg-Haut.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vion, Vincent et Schmitt, Vivien, Hombourg-Haut. La ville et ses habitants de 1585 à 1662, Collection "Monographies hombourgeoises", 1990. (ISBN 2-901977-02-2)
  • Vion, Vincent et Schmitt, Vivien, Hombourg-Haut. Le château de Jacques de Lorraine, Collection "Monographies hombourgeoises", 1998. (ISBN 2-901977-02-2)
  • Vion, Vincent, Hombourg-Haut. La chapelle Sainte-Catherine et les saints auxiliaires, Collection "Monographies hombourgeoises", 2011. Notice n° :  FRBNF42374854
  • Hoeschen, François, La haut sur la colline, (ISBN 2-9523057-0-6)

Autres sources et documents[modifier | modifier le code]

  • Inselin, Charles (1694) Le Royaume de France et les conquêtes de Louis Le Grand [Document cartographique] / gravé par C. Inselin (notice BnF no FRBNF40765936).
    Note(s) : Dans l'encadrement, médaillons : Ludovicus Delphinus, Ludovicus agnus. - Plas de villes fortes : Roses Rosas en Ampurdan, Strasbourg, Huningue, Le Fort Louis du Rhein Basse Alsace, Haguenau, Nancy , Brisac Vieux-Brisach, Cadis Cadix, Fort St. Jacques à la côte de Guinée Gambie, le fort de la Kenoque près Dixmude, Alger le port, Barcelone, Perpignan, Saar-Louis Sarrelouis, Hombourg Hombourg-haut Moselle, Longwy, Mons en-Hainaut, Philisbourg Philippsbourg s. le Rhin, Palamos et Girone Gerone, Catalogne, environs
  • A. Bour (1951) Moselle. Hombourg-Haut. (Hombourg-Bas. Hellering). 1 : 2.000. Plan topographique régulier... [Document cartographique] dressé et dessiné... par M. A. Bour. Paris : Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. (notice BnF no FRBNF40708344)
  • J.Lehner (1960) Moselle. Hombourg-Haut. (Hombourg-Bas. Hellering). 1 : 2 000 Plan topographique régulier dessiné en 1960 [Document cartographique] par M.J.Lehner... à l'aide des documents ci-après : A. Plan existant dressé en 1951 ; par M. Bour - B. Plan des Houillères de Lorraine. Mise à jour de 1960. Paris, Ministère de la Construction. (notice BnF no FRBNF40643021)
  • Plan officiel (1991). Hombourg-Haut [Document cartographique] réalisé et publié par la] Compagnie générale d'éditions officielles. (notice BnF no FRBNF40573477)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des éléments répertoriés sur la base Mistral et Mérimée (édifices civils et religieux, ruines de chateaux, croix, tombes)
  2. [Voir Document cartographique établi par la Fédération française de course d'orientation. Notice BNF n° :  FRBNF40736687]
  3. a b c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  4. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  5. a et b Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°4 (Novembre-Décembre 2011)
  6. a et b Constant Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Évêchés, Nancy, Chez l'auteur
  7. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.15).
  8. Fermeture et occupation de l'usine Munch en 1980, Le Républicain Lorrain, 6 août 2012.
  9. La Moselle est annexée par l'Allemagne nazie durant cette période.
  10. Déjà dix ans d’amitié avec San Giorgio di Pesaro sur Le Républicain Lorrain.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Evolution et structure de la population de Hombourg-Haut », sur recensement-2009.insee.fr, Insee.
  16. « Résultats du recensement de la population de la Moselle - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee.
  17. Base Mérimée du ministère de la Culture
  18. Description sur www.culture.gouv.fr
  19. Descriptif de l'Inventaire général du patrimoine culturel
  20. Photo de l’église collégiale de Saint-Étienne
  21. Description base Mérimée, ministère de la Culture.
  22. Vion, Vincent, La chapelle Sainte Catherine et les saints auxiliaires, collection "Monographies hombourgeoises".
  23. Les orgues des régions de France
  24. Au sein de la SSEP se sont notamment formés les footballeurs Jean-Claude Nadon et Hamza Mourchid
  25. Alexis Topmboul, 9ème au championnat du monde de tir à l'arc, Le Républicain Lorrain, 24 octobre, 2017.
  26. Jean Hurstel, Hubert de Chanville, Prutschel Eck : quelques bonnes recettes du Bassin houiller de Lorraine. (Document réalisé avec 45 femmes. Textes recueillis par Christiane Bleschschmitd), Action culturelle du Bassin houiller de Lorraine, 1982.
  27. Hamja Mourchid joue sous les couleurs de Miami City. Le Républicain Lorrain, 11 novembre 2017.
  28. Élu sans étiquette politique bien qu'il fut membre de la SFIO. Cf. Diwo, G., Les formations politiques en Moselle (21 octobre 1945 - 17 juin 1951), Thèse de doctorat, Université de Metz, 1992, p. 150.