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Pharmacie d'officine

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Une pharmacie parisienne du 9e arrondissement.

La pharmacie d'officine est la spécialité regroupant les pharmaciens qui travaillent dans les pharmacies de ville, appelées aussi officines, où les médicaments sont délivrés au public.

Officine à l'ancienne.

Une pharmacie est à l'origine une officine où l'on prépare, conserve et vend les médicaments.

Rôle et responsabilités

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Pharmacie à Thiès, au Sénégal.

Le rôle du pharmacien d'officine est la validation et la délivrance (dispensation) des ordonnances prescrites par les médecins, les conseils associés à la prise des médicaments, à l'hygiène, à la nutrition ou, plus globalement, à la santé publique. De manière annexe, le pharmacien vend aussi des produits de parapharmacie.

Le travail du pharmacien d'officine est aussi l'analyse de l'ordonnance, la vérification des posologies, des interactions médicamenteuses et des contre-indications existantes en fonction de l'état du patient. Le pharmacien, étant au bout de la chaîne de la prescription médicale, est responsable des médicaments délivrés, même en cas d'erreur ou de négligence de la part du médecin prescripteur. À ce titre, il peut refuser de délivrer l'ordonnance, ou bien modifier les posologies et les médicaments, le plus souvent après accord avec le médecin prescripteur. Il peut également faire le suivi du traitement et aider à l'établissement d'un plan pharmacothérapique. Au Québec, le pharmacien jouit d'un rôle élargi dans la mesure où il peut prescrire des médicaments et des analyses de laboratoire si nécessaire[1].

Toutefois, dans les cas où le problème de santé nécessite un diagnostic, le pharmacien incitera le patient à consulter un médecin. Le pharmacien est habilité et formé à diagnostiquer les pathologies pour lesquelles il peut délivrer des médicaments dits médicaments conseils tels que état grippal, toux, conjonctivite non bactérienne et même certaines mycoses dermatologiques…

Le pharmacien d'officine a aussi un rôle social, il est en mesure d'indiquer aux personnes en difficulté les organismes ou les structures compétentes en matière de santé publique et d'aides sociales. En France, les pharmaciens reçoivent une formation pour reconnaître les champignons et connaître les risques toxicologiques ainsi que leurs symptômes[2], laquelle comporte des TP en forêt. Joël Boustie, professeur de mycologie et de pharmacognosie à Rennes, déplore une baisse du temps alloué à cet enseignement[3].

La profession de pharmacien d'officine

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En France, la profession de pharmacien d'officine est très encadrée[4]. Le pharmacien consacre son temps au conseil, à l'écoute et à la prévention dans un but de santé publique. Le monopole d'exercice[5] et le numérus clausus très restrictif qui fixe le nombre d'étudiants admis en deuxième année des études de pharmacie permettent à la pharmacie d'officine de rester un des secteurs les plus rentables financièrement.

En France, le pharmacien d'officine peut prescrire et administrer tous les vaccins du calendrier vaccinal[6]. Le pharmacien d'officine peut aussi prescrire des antibiotiques dans des conditions précises[7], dispenser les premiers soins et effectuer un triage clinique des patients via le dispositif Osys[8].

Le pharmacien d'officine doit obligatoire être titulaire du diplôme d'état de Docteur en Pharmacie[9], et depuis 2026 du DES (Diplôme d'Études Spécialisées) en pharmacie officinale[10].

Les pharmaciens libéraux (aussi appelés pharmaciens titulaires, à la différence des pharmaciens adjoints salariés), avec un revenu médian de 7 671  par mois (rapport IGF de 2013), sont les professionnels de santé les mieux rémunérés derrière les pharmaciens biologistes (10 591  par mois) et devant les médecins spécialistes (7 186  par mois), les chirurgiens-dentistes (6 912  par mois) et les médecins généralistes (5 666  par mois)[11]. L'INSEE précise que dans ses études plus récentes, les revenus sont difficilement comparables car les professions majoritairement soumises à l'IS (impôt sur les sociétés) comme les pharmaciens ou les radiologues, ne comptabilisent pas dans leurs revenus d'activité une partie des dividendes qu'ils se versent[12].

Le salaire des pharmaciens adjoints dépend d'un coefficient lié à leur ancienneté. Les coefficients vont de 470 à 800 pour un salaire mensuel brut compris entre 3 717,51  et 6 327,67  (2025)[13]. Le salaire des pharmaciens salariés d'officine suite une convention collective, obligatoire et déterminée entre les différents acteurs de l'officine.

La création d'une pharmacie d'officine

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En France, la répartition des pharmacies d'officine est régie par la loi, en fonction de la démographie (environ 1 pharmacie pour 3 000 habitants)[14]. L'objectif est d'assurer un accès aux soins identique pour tous les habitants. L'ouverture d'une pharmacie, par transfert ou création, est possible dans les communes qui comptent plus de 2 500 habitants (ou 3 500 en Guyane, en Moselle et en Alsace)[15]. Ensuite, l'ouverture ou le transfert de nouvelles pharmacies sont autorisés par tranche de 4 500 habitants (une seconde pharmacie peut être implantée dans une commune qui compte plus de 7 000 habitants). L'implantation d'une pharmacie dans une commune de moins de 2 500 habitants n'est pas autorisée sauf si la commune a précédemment disposé d'une pharmacie qui desservait plus de 2 500 habitants. Une ordonnance du [16] adapte certains critères devant être respectés pour ouvrir une pharmacie afin rendre possible l’ouverture, sous certaines conditions, d’une officine à proximité d’une maison de santé, d’un centre de santé ou d’un centre commercial ou encore dans un aéroport. Elle instaure également des mesures propres à certains territoires où l’accès de la population au médicament est plus difficile, afin de préserver le réseau officinal, y compris dans les territoires ruraux. Elle permet au directeur général de l’ARS de prendre des mesures destinées à favoriser ou maintenir une offre pharmaceutique en utilisant le fonds d’intervention régional[17].

En France, les pharmacies indépendantes peuvent adhérer à des groupements mutualisant notamment les achats, les outils numériques, la logistique et la communication ; différents réseaux existent[18],[19]

Délivrance de médicaments génériques

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En France, il est reconnu au pharmacien d'officine un droit de substitution lui permettant de délivrer des médicaments génériques (sous leur dénomination commune internationale) inscrits au Répertoire des médicaments génériques, sur une prescription médicale où figurent des médicaments dits princeps (sous la dénomination du laboratoire qui a commercialisé en premier la substance).

Controverse sur la revente de données de santé

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Le , l'émission d'information Cash Investigation (France 2) révèle qu'environ une officine sur deux en France est équipée d'un logiciel qui transmet des données de santé « anonymisées » des patients à l'entreprise américaine IQVIA pour des fins d'exploitation statistique[20],[21],[22],[23]. Depuis , des pharmacies transmettent des données de santé à IQVIA sans accorder le droit d'opposition légal imposé par la loi jusqu'en , et le devoir d'information également imposé, sous la responsabilité de la pharmacie, n'est que rarement respecté[24]. À la suite de cette affaire, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a indiqué qu'IQVIA n'avait pas le droit de commercialiser les données de santé collectées à but promotionnel mais uniquement pour des « études non interventionnelles ». La CNIL lance une consultation nationale en , puis publie en un référentiel qui explique les principes du Règlement général sur la protection des données (RGPD) dans le cadre de la gestion sanitaire et administrative de la patientèle, qui concerne les pharmacies et leurs sous-traitants. Il précise que les pharmacies ne doivent collecter que « les données pertinentes et nécessaires », qui sont l'identité et les coordonnées de la patientèle, l'identifiant national de santé, le numéro de sécurité sociale, les données relatives à la santé (poids, taille, antécédents médicaux…) et encore les informations liées aux habitudes de vie[25].

En Belgique

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Services offerts par la pharmacie de garde et les officines en Belgique

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En Belgique, les pharmacies d’officine y compris les pharmacies de garde offrent bien plus que la simple délivrance de médicaments. À Bruxelles comme dans toute la Belgique, elles mettent à disposition des conseils personnalisés pour garantir une utilisation sûre des traitements. De plus, ces officines proposent des services variés comme les consultations pour arrêter de fumer, les dépistages de maladies chroniques telles que le diabète et l’hypertension, ainsi que des conseils sur la gestion des traitements. Les pharmacies de garde assurent également une continuité de service permettant un accès aux soins à toute heure.

Réglementation et accès aux médicaments en pharmacie à Bruxelles et dans toute la Belgique

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Les pharmacies en Belgique, notamment celles situées à Bruxelles, sont soumises à une réglementation stricte pour assurer la sécurité et l’accessibilité des médicaments. Ce cadre législatif inclut les pharmacies de garde qui doivent respecter des règles spécifiques pour garantir la disponibilité des médicaments en dehors des heures d’ouverture classiques. Par ailleurs, avec le développement de la pharmacie en ligne en Belgique, les patients ont désormais accès à des services numériques pour leurs besoins médicaux sous la supervision de pharmaciens qualifiés.

Rôle des pharmacies belges dans la santé publique

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Les pharmacies d’officine, qu’elles soient de garde ou en ligne, jouent un rôle essentiel dans la santé publique en Belgique. Les pharmaciens belges participent activement aux campagnes de prévention et d’éducation à la santé, notamment à Bruxelles où les besoins en santé de proximité sont importants. Grâce à des initiatives comme la vaccination, le suivi des traitements et l’éducation à la santé, les pharmacies en Belgique, y compris les pharmacies de garde, contribuent à améliorer la prise en charge des patients et à rendre les soins de santé plus accessibles à tous[style trop lyrique ou dithyrambique].

Une pharmacie à l'enseigne Dr.Max à Prague.

En Amérique du Nord

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En Amérique du Nord, les pharmacies telles que Pharmaprix au Canada, Jean Coutu au Québec, sont la propriété de chaînes de supermarché, respectivement Loblaws et Métro. Elles vendent toutes sortes de produits et services non reliés à la santé (homéopathie, parfums, cosmétiques, service photo, nourriture sèche, boissons, etc.).

Les pharmacies étant stratégiquement placées dans des lieux de forte densité de population, il est courant de retrouver au sein du même lieu un bureau de Postes Canada, ce qui permet aux résidents du quartier d’effectuer leurs opérations postales. Postes Canada a peu de points de service en nom propre.

Commerces annexes

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Parapharmacie

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Beaucoup de pharmaciens réalisent aussi de la parapharmacie et vendent aussi des produits d'hygiène et de soins.

Notes et références

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  1. « Redirection », sur gouv.qc.ca (consulté le ).
  2. Solenne Barlot, « Champignons comestibles ou toxiques : les pharmaciens sont-ils les bons interlocuteurs ? », France 3, .
  3. François Grégoire., « Champignons. Les pharmaciens sont-ils suffisamment formés pour conseiller les cueilleurs ? », Ouest-France, .
  4. « Droit pharmaceutique - 9782294747564 | Elsevier Masson - Livres, ebooks, revues et traités EMC pour toutes spécialités médicales et paramédicales », sur www.elsevier-masson.fr (consulté le )
  5. Mathieu Guerriaud, « Le monopole pharmaceutique français », Les cahiers de droit de la santé, LEH « Hors Série : Le monopole pharmaceutique et son avenir », , p. 11-30 (ISSN 1774-9832, lire en ligne)
  6. « Vaccination par le pharmacien d’officine » [archive du ], sur ameli.fr (consulté le )
  7. « Dans quels cas un pharmacien peut-il délivrer un antibiotique sans ordonnance ? », sur www.service-public.gouv.fr (consulté le )
  8. « OSyS : les clés du succès de la future généralisation », sur Le Quotidien du Pharmacien (consulté le )
  9. Onisep, « Les études de pharmacie »
  10. « Réforme des études de pharmacie : une formation modernisée, plus professionnalisante, mieux reconnue et au plus près des territoires - Ministère de la Santé, de la Famille, de l'Autonomie et des Personnes handicapées », sur sante.gouv.fr (consulté le )
  11. « Professions réglementées : une réforme dans la transparence », sur www.economie.gouv.fr (consulté le )
  12. « Patrimoine des indépendants − Emploi et revenus des indépendants | Insee », sur www.insee.fr (consulté le )
  13. Team Officine : la grille officielle des salaires en pharmacie, consulté le 16/01/2025.
  14. www.greffe-tc-paris.fr
  15. « Conditions d'ouverture d'une pharmacie », sur service-public.fr,
  16. « Ordonnance n° 2018-3 du 3 janvier 2018 relative à l'adaptation des conditions de création, transfert, regroupement et cession des officines de pharmacie », sur legifrance.gouv.fr,
  17. Mathieu Guerriaud, « Règles de répartition des officines sur le territoire, plus une évolution qu’une révolution », Actualités Pharmaceutiques, vol. 57, no 577, , p. 51–53 (ISSN 0515-3700, DOI 10.1016/j.actpha.2018.04.011, lire en ligne, consulté le )
  18. « promos-produits-de-beaute-cartes-de-fidelite-des-pharmacies-xxl-aux-airs-de-supermarches », sur leparisien.fr,
  19. « pharmabest-ces-pharmacies-qui-deviennent-des-supermarche », sur lesechos.fr
  20. franceinfo, « "Cash Investigation" : on vous résume la polémique autour d'Iqvia et des données personnelles de santé », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  21. Elise Lucet, « Cash investigation : Nos données personnelles valent de l'or », sur france.tv, France 2, (consulté le )
  22. Alice Vitard, « Données de santé, pharmacies et IQVIA : qui doit informer les clients ? », sur usine-digitale.fr, (consulté le ).
  23. Données de santé : Tout comprendre à l'affaire Iqvia vs. Cash Investigation
  24. Alexandre Horn, « Enquête sur le transfert des données de santé », Libération, , p. 1,10-11 (lire en ligne Accès payant)
  25. Alice Vitard, « La Cnil publie un référentiel pour aider les pharmacies à mieux traiter les données de santé », L'Usine digitale, (lire en ligne Accès libre)

Liens externes

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