Maxéville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
 Ne doit pas être confondu avec Macheville.
Maxéville
Tour panoramique, les Aulnes.
Tour panoramique, les Aulnes.
Blason de Maxéville
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Val de Lorraine Sud
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Nancy
Maire
Mandat
Christophe Choserot
2014-2020
Code postal 54320
Code commune 54357
Démographie
Population
municipale
9 939 hab. (2014)
Densité 1 765 hab./km2
Population
aire urbaine
410 508 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 44″ nord, 6° 09′ 50″ est
Altitude Min. 189 m – Max. 365 m
Superficie 5,63 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte administrative de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Maxéville

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Maxéville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Maxéville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Maxéville
Liens
Site web www.mairie-maxeville.fr

Maxéville [maʃevil][1] est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Maxéville est une commune limitrophe de Nancy, longée à l'est par la Meurthe et traversée par l'autoroute A31 en direction de Metz. On distingue globalement trois quartiers traditionnels : Meurthe-Canal, le Centre et Champ-le-Bœuf, ce dernier, à l'extrême-ouest, partagé avec Laxou. Un quatrième quartier a vu le jour sur le Haut de Lesse, dominant la vieille ville de ses 320 mètres, les Aulnes, en bordure du Haut-du-Lièvre nancéien.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Maxéville est reliée au Grand Nancy grâce aux lignes du réseau de transport de l'agglomération nancéienne appelé Réseau Stan :

  • 2 : Laxou Plateau de Haye - Laneuveville Centre
  • 9 : Nancy Tamaris - Saulxures Centre / Saulxures Forêt
  • 19 : Maxéville Mairie - Jarville République

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est appelée dans les anciens titres Marchainville (village du marquis, ou aux marches, aux limites de la ville) et en patois Mahinville[2].

Autrefois Maxéville s'écrivait Machéville[3] et jusqu'au XXe siècle[4], les habitants ont appelé leur ville ainsi. On peut toutefois voir sur la gravure de Melchior Tavernier sur le siège de Nancy durant la guerre de Trente Ans le nom de Marchinville[5].

Vocables : Marcheville (1224), Marcinvilla (1402), Maxéville (1600).

Histoire[modifier | modifier le code]

Présences préhistorique et gallo-romaine. Seigneurie en 1210.

Le chemin vicinal de Maxéville à Champigneulles, passe au dire de quelques personnes, pour une ancienne voie romaine. Cette tradition pourrait être appuyée par la découverte de vestiges d'un camp romain dans le bois qui domine ce chemin et le vallon de Champigneulles. Ce chemin s'appelle Chemin de la Justice, à cause des fourches patibulaires qui se trouvaient à son extrémité[2].

Maxéville, village de l'ancien duché de Lorraine, qui a dépendu de la prévôté et du bailliage de Nancy, remonte à une époque assez éloignée : il en est parlé dans des titres du XIIe siècle. La maison de Lénoncourt y possédait des terres qu'elle tenait de la générosité des ducs de Lorraine. Cette seigneurie, après lui avoir appartenu, fut ensuite partagée à titre d'héritage, d'où vient qu'il y eut plusieurs châteaux[2].

Vers l'an 1298, pendant la guerre qui eut lieu entre le duc Thiébaut II et le comte de Vaudémont, celui-ci étant entré en Lorraine avec 600 hommes, brula le village de Maxéville. C'est dix ans à peu près avant cet événement que Ferry III, qui par les affranchissements donnés aux serfs de ses Etats, s'était attiré la haine des seigneurs, fut enlevé par ces derniers dans les bois de Heys et amené prisonnier dans la tour de Maxéville[2].

M. Beaupré, après avoir établi l'authenticité de l'emprisonnement de Ferry III, a cherché à déterminer l'emplacement qu'occupait la fameuse tour où le duc fut détenu par Andrian Désarmoises, et que les bourgeois de Nancy rasèrent complètement. D'autre part, deux seigneuries distinctes, dit-il, se partageaient au XVIIIe siècle le village de Maxéville[2].

Sous l'ancien régime, ce village était pour l'époque considérable : on estime qu'avant la peste de 1630, il y avait plus de 900 habitants. Et il y existait, au XVIIe siècle, quelques usages religieux assez inhabituels[2].

Un lieu-dit de Maxéville porte le nom de Côte-le-Prêtre : c'était, dit-on, sur cette montagne voisine du village, que l'on déposait les pestiférés en attendant leur mort, et que le prêtre venait leur apporter les derniers secours[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 2014 Henri Bégorre PR Professeur à l'Université Henri Poincaré (ESSTIN)
2014 en cours Christophe Choserot PS Enseignant à la faculté de médecine

Justice[modifier | modifier le code]

  • 2009 : construction d’un centre pénitentiaire de 690 places.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 9 939 habitants, en augmentation de 12,58 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
391 351 370 458 458 477 512 577 523
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
512 522 1 250 1 600 1 966 2 054 2 353 2 366 2 611
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 715 3 132 3 057 4 081 4 482 4 446 4 481 5 224 5 094
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
6 354 9 425 8 910 8 667 8 978 8 893 9 796 9 939 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Musée Européen de la Bière, Beer coaster pic-118.JPG

La grande brasserie viennoise de Maxéville a été construite en 1869 par Nicolas Galland (1816-1886), célèbre pour ses travaux de recherche sur le maltage; mais la société fut mise en liquidation en 1877 et vendue aux enchères. Elle devient alors la « Grande Brasserie de l'Est », qui produit 67 000 hectolitres en 1885. Elle fusionne en 1898 avec la brasserie Betting, sous le nom de « Grandes Brasseries réunies de Maxéville ». Elle a été remplacée par l'usine B2 et a disparu[11].

Deux mines de fer ont été exploitées au XXe siècle à Maxéville :

  • la mine de Boudonville débouchant à côté de l'église Saint Martin (le train de la mine passe sous l'église) et dont le minerai alimentait les hauts-fourneaux de Maxéville.
  • la mine Arbed débouchant près du cimetière, qui a fermé en 1967 et dont le minerai était envoyé par transport fluvial pour alimenter les hauts-fourneaux du nord de la Lorraine[12].

D'autre part, sur les hauteurs, Maxéville possède un important gisement de calcaire oolithique qui a été exploité d'abord par la Société des Carrières de Maxéville, puis à partir de 1914 par la société Solvay. En 1927, Solvay a mis en service le TP Max pour acheminer le bâlin depuis la carrière jusqu'à son usine de Dombasle-sur-Meurthe. La carrière cessant son activité, le transporteur a été démonté en 1984.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin
Chapelle à l'institution Jean-Baptiste Thiery

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château de Gentilly construit en 1620 pour Henri Philippe argentier du duc Henri II de Lorraine, remanié XVIIIe.
  • Château-Bas XVIIIe, remanié XIXe, actuellement mairie
  • Château-Haut (a existé, mais il ne reste plus rien).
  • Château Le Sauvoy, dit la "Grande-Maison", d'origine XVIe, remanié XIXe.
  • Vieilles maisons de vignerons.
  • Canal de la Marne-au-Rhin : port.
  • Caves de la Craffe
  • Complexe Marie Marvingt (Dojo handball volley)
  • Tour Panoramique, les Aulnes
  • Zénith de Nancy
  • Chêne du Bon Dieu

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin XIXe : Vierge XIVe, tapisseries, orfèvrerie.
  • Chapelle à l'institution Jean-Baptiste Thiery.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ferry III, dit le Chauve, duc de Lorraine fut enlevé et emprisonné sur les hauteurs du village[Note 2] par Adrian des Armoises, seigneur de Maxéville. Il parvint à faire parvenir sa bague à la duchesse Marguerite par l'intermédiaire d'un charpentier-couvreur appelé Petit Jean Dethillon. Celui-ci, en réparant le toit du pigeonnier, chantait la chanson de Ferry III, qui se signala à lui. Le couvreur prévint la femme du duc. Celle-ci envoya une troupe de soldats libérer son époux. Adrian des Armoises libéra le duc sans combattre.
    Le duc punit Adrian des Armoises en saisissant terres et châteaux et il proscrivit les armoiries du blason maxévillois. Pendant plusieurs générations les seigneurs maxévillois ont payé par le sang les fautes de leurs ancêtres en envoyant à la guerre les fils de Maxéville. Petit Jean fut retrouvé par les seigneurs maxévillois et assassiné. Cependant le duc anoblit ses fils et sa famille, donnant souche à la famille du Hautoy[13].
  • Jean Prouvé (1901-1984), architecte, avait son atelier à Maxéville.
  • Guy Béart (1930-2015), chanteur français et père de l'actrice Emmanuelle Béart, ingénieur des Ponts et Chaussées de formation, y dirigea la construction d'un pont au-dessus de la route, à travers bois, des carrières SOLVAY.
  • Mgr Jean-Pierre Cattenoz (né en 1945), archevêque d'Avignon, né à Maxéville.
  • Christian Levesque (né en ?), champion senior professionnel de la Dictée des Amériques en 1997, auteur d'un ouvrage sur les mots, Au bout de la langue.
  • La mathématicienne Nicole El Karoui, pionnière des mathématiques financières a fréquenté l'école communale de Maxéville[14],

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au pal engrêlé de gueules.
Commentaires : Il s'agit du blason de la maison de Maxéville, d'ancienne chevalerie, déjà éteinte au XVIe siècle. Il est utilisé par la commune depuis 1975.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. devenues par la suite les carrières Solvay, puis le site du Zénith de Nancy

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. a, b, c, d, e, f et g Henri Lepage, Le département de La Meurthe : statistique historique et administrative, deuxième partie, Nancy, 1843
  3. Durival, Description de la Lorraine et du Barrois, Volume 3, 1779, « Maxéville, vulgairement Machéville »
  4. Le Pays lorrain, Volume 27, 1935
  5. Une guerre de trente ans en Lorraine, de Philippe Martin, professeur d'histoire moderne à l'université de Nancy 2, page 75
  6. Source : Villes et Villages Fleuris
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Le grand livre de la bière en Lorraine, Philippe Voluer, éd. Pl Stanislas. p. 71
  12. Michel Siméon, Petite histoire de la carrière Solvay de Maxéville et de son transporteur aérien : 1920-1984, Nancy, Mairie de Maxéville, , 1e éd., 251 p. (ISBN 9-782-9531841-0-5), p. 16-17
  13. références : la tour de Maxéville, Ferry 3
  14. Nicole El Karoui La bosse des maths, Le Monde, mardi 16 mai 2006.