Architecture romaine

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L'architecture du Panthéon de Rome illustre le mélange du classicisme hérité de la Grèce et l'ajout de nouvelles techniques de construction typiquement romaines comme le dôme, la voûte et l'arche.
Le pont du Gard, aqueduc alimentant la cité romaine de Nemausus (Nîmes) : l'architecture romaine monumentale au service de la santé publique.

L'architecture romaine est l'art de concevoir des espaces et de bâtir des édifices qui se développe durant la Rome antique, du Ve siècle av. J.-C. au IVe siècle. Elle adopte certains aspects de l'architecture de la Grèce antique de façons directe et indirecte à travers les contacts avec la Grande-Grèce et par l'utilisation des techniques de l'architecture étrusque qui trouve elle-même son origine dans l'architecture grecque. On retrouve ainsi dans les monuments romains l'esthétisme des bâtiments grecs avec l'utilisation des ordres architecturaux (dont l'ordre corinthien qui est le plus répandu) et du marbre qui se mélange aux techniques héritées des étrusques, comme leur savoir-faire en matière d'ingénierie hydraulique (systèmes d'égouts, fontaines, tunnels, ponts).

La forte densité de population des cités romaines et les problèmes de santé publique ont poussé les Romains a exploré de nouvelles méthodes de construction et a créer une architecture originale qui se détache des influences hellénistiques. L'utilisation de la voûte et de l'arche, combinée avec l'émergence de nouveaux matériaux de construction, ont permis aux Romains de réaliser des édifices imposants et inédits pour un usage public : les aqueducs, les grands complexes thermaux, les basiliques ou encore les amphithéâtres. Selon les architectes romains, les édifices publics devaient être impressionnants pour frapper l'imagination du peuple mais ils devaient aussi être pratiques et adaptés à leurs fonctions. Ces nouveaux types de bâtiments sont construits dans des dimensions impressionnantes à Rome et reproduits à plus petite échelle dans les cités de l'Empire.

Sommaire

Les architectes antiques[modifier | modifier le code]

Vitruve présente son ouvrage De Architectura à Auguste.

Seuls quelques noms d'architectes romains, essentiellement ceux à l'origine des plus grands monuments de Rome et du monde romain, nous sont parvenus. La plupart du temps, l'identité de l'architecte d'un édifice est inconnue au profit de celle du commanditaire dont le nom peut jusqu'à être gravé en grandes lettres sur l'entablement du monument[1]. Cette méconnaissance découle d'une situation sociale généralement humble, les architectes romains étant certainement bien souvent des esclaves ou des affranchis[2].

Parmi les grands architectes, certains sont originaires du monde grec comme Hermodore de Salamine à qui les Romains doivent le début de la monumentalisation du Champ de Mars et l'emploi du marbre ou Apollodore de Damas, architecte officiel de Trajan à l'origine du pont de Trajan, du forum de Trajan et des grands thermes sur l'Oppius. Quelques architectes d'origine romaine nous sont également connus, grâce à leurs écrits ou grâce à leur mention par les auteurs antiques comme Vitruve, architecte du Ier siècle av. J.-C. et auteur d'un grand traité sur l'architecture, Rabirius, architecte attitré de Domitien et concepteur du palais impérial de Rome, Celer, architecte de la Domus aurea et du Colisée, Frontin, curateur des eaux de la fin du Ier siècle et auteur d'un traité sur l'approvisionnement en eau de Rome, ou encore Hygin le Gromatique et le « Pseudo-Hygin ».

Parmi les œuvres des théoriciens romains de l'art du bâtiment, on note quelques ouvrages passés à la postérité :

L'architecture italique archaïque[modifier | modifier le code]

L'architecture domestique et rurale[modifier | modifier le code]

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Les premiers édifices civiques, sacrés et militaires[modifier | modifier le code]

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Matériaux et techniques de construction[modifier | modifier le code]

L'appareil polygonal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opus siliceum.

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L'appareil rectangulaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opus quadratum.

L'appareil rectangulaire est la technique de construction la plus utilisée lorsqu'il s'agit d'assembler de grands blocs de pierre disposés de façon parallèle ou perpendiculaire sans usage de mortier. Cette méthode de construction apparaît à Rome au cours du VIe siècle av. J.-C. comme l'atteste son utilisation dans la construction des fondations du temple de Jupiter Capitolin ou dans la construction de la muraille Servienne[3]. La réalisation de cette technique de construction chez les Romains ne diffère quasiment pas des techniques connues de l'architecture grecque[3].

L'appareil rectangulaire est de plus en plus utilisé à partir du IIe siècle av. J.-C. dans l'édification de nombreux édifices pour devenir communément utilisé durant l'Empire pour les constructions monumentales, tels que les forums impériaux[4]. À travers tout l'Empire, de l'Hispanie à l'Afrique et de la Grèce aux provinces orientales, de nombreux monuments sont construits en grande partie en opus quadratum[5].

L'invention du béton et la révolution architecturale romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opus caementicium.
L'arc de Titus, un arc de triomphe à une baie de la fin du Ier siècle
Le dôme du Panthéon : il reste le plus grand au monde pendant près de mille ans.

Dans l'architecture grecque, les murs se composent traditionnellement de deux murs de façade (parements) entre lesquels est inséré un mélange d'argile et de pierre. À partir du IIe siècle av. J.-C., les architectes et ingénieurs romains font évoluer cette méthode dite du blocage en remplaçant l'argile par un mortier de chaux[6], mélange de pierre, de chaux et de sable, leur permettant de bâtir des murs plus solides[5],[7] et plus léger[8]. Ainsi apparaît l'opus caementicium, sorte de béton romain[9], un appareil utilisé comme remplissage pour consolider une structure et permettant l'invention de formes architecturales inédites[5] qui va permettre aux Romains de se libérer des normes de l'architecture grecque[7]. Des formes architecturales jusqu'à présent peu utilisées, comme l'arche, la voûte ou le dôme, deviennent des éléments majeurs dont le potentiel architectural est désormais pleinement exploité[6], surtout à partir du Ier siècle av. J.-C. quand les constructeurs romains comprennent mieux les propriétés des matériaux utilisés et placent les plus légers en hauteur[10].

L'utilisation de cet appareil lors de la construction des fondations, les rendant plus solides et plus durables, permet également l'édification d'édifices plus grands et plus lourds[11],[12]. Plus léger et moins cher que la pierre de taille, l'usage du béton devient incontournable. La mise en place de cette technique ne requiert pas une main-d’œuvre spécialisée et peut donc être confiée à de simples esclaves pour un gain de temps et d'argent non négligeable[7]. Associée au perfectionnement des méthodes de production des matériaux de construction, qui permet également une réduction des coûts, l'utilisation du béton romain permet de raccourcir considérablement les temps de construction[6]. De plus, la résistance du béton au feu et à l'humidité en font un matériau de choix pour des édifices comme les entrepôts ou les thermes[9]. Grâce au béton, les Romains peuvent désormais bâtir de grands édifices tels les théâtres et les amphithéâtres sans être limités par le choix d'un site naturel approprié[13].

L'arche[modifier | modifier le code]

L'invention du béton et l'amélioration des techniques de construction utilisant la brique permettent aux Romains d'utiliser l'arche, qu'ils ont hérité des Étrusques, comme élément architectural majeur[9]. Elle facilite la construction d'édifices tels que les aqueducs ou les ponts dont certains sont toujours utilisés aujourd'hui (le puente Romano à Mérida, le pont Julien ou le pont de Vaison-la-Romaine en Provence). La technique consistant à placer une arche en appui direct sur les chapiteaux de colonnes est une création romaine, apparue au cours du Ier siècle. Cette technique est largement réutilisée dans les architectures médiévales occidentale, byzantine et islamique. Mais l'utilisation la plus marquante et innovante de cette forme architecturale reste l'arc de triomphe, un monument typiquement romain conçu comme un monument isolé et qui devient le symbole de la conquête romaine[14].

La voûte et le dôme[modifier | modifier le code]

Les Romains sont les premiers à utiliser la technique du dôme pour la création de vastes espaces intérieurs. Élaboré à partir du principe de l'arc, le dôme permet la construction de plafonds voûtés sans qu'il soit nécessaire de les renforcer par des traverses et il rend possible l'édification de grands espaces publics couverts comme les thermes ou les basiliques[14]. Les premiers monuments comportant un dôme apparaissent au cours du Ier siècle av. J.-C. à Rome et dans les provinces autour de la Méditerranée[14]. Associé à la voûte, le dôme complète progressivement le linteau traditionnel. À partir du IIe siècle, ces formes architecturales deviennent de plus en plus sophistiquées à mesure que les Romains apprennent à estimer la densité et la qualité des matériaux utilisés. Les roches volcaniques libérées par l'éruption du Vésuve sont acheminées en masse vers Rome et permettent la production d'un béton de meilleur qualité et plus léger. Systématiquement utilisé dans la partie supérieure des édifices et renforcé par des pièces métalliques (préfiguration du béton armé moderne), le béton romain autorise la construction de structures en voûte et en dôme plus hautes et de plus grande amplitude[15].

Les Romains font un usage régulier du dôme dans la construction de leurs monuments, les exemples les plus célèbres étant le Panthéon d'Hadrien, les thermes de Dioclétien et les thermes de Caracalla. Le demi-dôme devient également un élément architectural répandu. Les dimensions atteintes par les plus grands dômes romains ne seront dépassées qu'après l'introduction en architecture de structures en acier à la fin du XIXe siècle.

Les matériaux de parement[modifier | modifier le code]

Le béton romain n'est pas fait pour rester apparent, il faut donc le revêtir d'un parement pour le dissimuler. Les Romains utilisent d'abord des pierres volcaniques locales comme le tuf, de couleur grise avec des nuances jaunes et rouges, le péperin, de couleur brune, et le travertin, lisse et de couleur blanche[16]. Le travertin, qui ressemble au marbre, finit par supplanter les autres types de pierre à partir du début du Ier siècle av. J.-C. Les pierres telles que le tuf et le péperin sont recouvertes de stucs pour leur donner une apparence proche du marbre[16].

À la fin du Ier siècle av. J.-C., les monuments romains commencent à être recouverts de marbre de Carrare, issu des carrières de marbre de Luna, en Étrurie. Sous le règne d'Auguste, la plupart des monuments romains, dont certains tombent en ruine, sont restaurés en utilisant le marbre comme matériau de parement. Selon Suétone, Auguste se serait vanté à la fin de son règne d'avoir « trouvé une ville de briques et d’en avoir laissé une de marbre »[a 1].

La brique romaine[modifier | modifier le code]

Les Romains fabriquent des briques à partir d'argile décantée et nettoyée dans l'eau à laquelle est ajouté du sable, selon une procédure similaire à celle utilisée pour la céramique. L'argile ainsi traitée est versée dans des moules en bois puis les briques obtenues sont séchées pendant plusieurs jours à l'abri du soleil. Une fois sèches, les briques sont introduites dans un four où la température peut atteindre les 1 000 °C. La brique romaine est plus fine que la brique moderne et peut prendre des formes très diverses : carrées, rectangulaires, triangulaires ou encore circulaires. Les Romains commencent à utiliser la brique vers la fin de la République et perfectionnent la technique de fabrication de la brique au cours du Ier siècle. Elle est utilisée sans distinction dans la construction des édifices publics et privés. Les premiers édifices entièrement bâtis en brique apparaissent à partir du règne de Claude, vers le milieu du Ier siècle[16].

Les légions romaines, qui disposent de fours mobiles, introduisent la technique de fabrication des briques romaines dans toutes les provinces de l'Empire. D'ailleurs, les briques romaines mises au jour dans les provinces portent souvent la marque de la légion qui a supervisé leur production.

Les différents appareils de construction[modifier | modifier le code]

Article connexe : Appareil (architecture).

Le premier appareil de parement utilisé pour dissimulé les pierres comme le tuf est l'opus incertum. La recherche de la régularité lui préfère plus tard des appareils de parement comme l'opus quasi-reticulatum et l'opus reticulatum qui donnent aux murs une apparence de filet. Le développement des techniques de fabrication des briques au cours du Ier siècle voit la généralisation d'appareils de construction qui utilisent ce matériau soit exclusivement (opus latericium et opus testaceum) soit en renforcement d'appareils plus fragiles (opus mixtum). L'opus mixtum, connu dès l'époque républicaine, ne se généralise qu'à partir du IIe siècle et reste très répandu jusqu'à la fin de l'Empire[12].

Appareil Description Illustration
Opus caementicium Maçonnerie faite de mortier (mélange de chaux et de roche volcanique), de fragments de pierre et d'éléments en terre cuite qui s'apparente au béton. Aq Mons Beton romain 2.jpg
Opus incertum Petit appareil réalisé avec des petits moellons en pierre de dimensions et de formes irrégulières. Pompeii building 16.jpg
Opus latericium Appareil de construction romaine entièrement en briques crues. Ostia antica 419.JPG
Opus mixtum Combinaison de différents appareils de construction. Ostia antica 450.JPG
Opus quadratum Appareil de construction employant des pierres de taille posées l'une sur l'autre à joints croisés ou horizontaux, sans mortier. Les blocs sont réunis par des crampons en métal[17]. Servian at Termini.JPG
Opus reticulatum Parement fait de petits moellons en pierre de forme pyramidale disposés en diagonale. Opus Reticulatum 1.jpg
Opus sectile Pavement constitué de fragments de marbre formant des motifs géométriques[17]. Terme Taurine Opus Sectile.jpg
Opus siliceum Appareil polygonal superposant de gros blocs de pierre, parfois de grandes dimensions, sans usage de mortier. ItalyPietrabbondanteTeatroOpPoligonale.jpg
Opus signinum Matériau de construction utilisé comme revêtement imperméable à l'eau qui se compose de fragments de tuiles ou de briques minutieusement écrasés et de mortier fin de chaux. Aq Larquet.jpg
Opus spicatum Pavage de briques ou de pierres plates posées inclinées sur la tranche et disposées alternativement en épi. OpusSpicatumRomaMercatiTraianei.jpg
Opus testaceum Appareil de construction romaine entièrement en briques cuites. Entrada bodega.jpg
Opus vittatum Parement fait de petits moellons rectangulaires en pierre, disposés à l'horizontal et régulièrement alternés. Baia-Complesso Termal Romano 2010-by-RaBoe-105.jpg

Les différents types de bâtiments[modifier | modifier le code]

Les édifices publics[modifier | modifier le code]

Les amphithéâtres[modifier | modifier le code]

Amphithéâtre d'El Jem de 27 000 places, construit au début du IIIe siècle.
Article détaillé : Amphithéâtre romain.

Les amphithéâtres sont parmi les édifices antiques les plus impressionnants. Plus de 220 ont été identifiés et nombreux sont ceux qui sont bien conservés comme le Colisée de Rome mais aussi l'amphithéâtre d'Arles, de Nîmes, de Vérone, d'El Jem ou de Pompéi. Ces édifices sont utilisés pour présenter à un large public des combats de gladiateurs, d'animaux ou parfois de navires[18]. Leur forme typique, circulaire ou elliptique[18], et leur fonction les distinguent des théâtres romains qui sont plus ou moins semi-circulaires, des cirques qui sont plus longs afin de s'adapter aux courses de chars et des stades qui accueillent les compétitions d'athlétisme.

Les premiers amphithéâtres romains sont construits vers le milieu du Ier siècle av. J.-C. (l'amphithéâtre de Pompéi date de 70 av. J.-C.[18]) mais la grande majorité ne sont édifiés que sous l'Empire, à partir du règne d'Auguste. Les Romains ont bâti des amphithéâtres dans toutes les provinces de l'Empire. Les plus grands peuvent accueillir entre 40 et 60 000 spectateurs et les plus élaborés comportent plusieurs étages, des façades à arcades et sont décorés avec du marbre, des stucs et de nombreuses statues. Après l'interdiction des combats de gladiateurs au Ve siècle puis celle des combats d'animaux au VIe siècle, la plupart des amphithéâtres sont laissés à l'abandon. Ils peuvent alors servir de carrière quand certains sont entièrement détruits et d'autres sont convertis en fortifications. Quelques-uns continuent d'être utilisés comme lieu de réunion.

Les basiliques[modifier | modifier le code]

Reconstitution de l'intérieur de la basilique Ulpia, dans le Forum de Trajan.
Article détaillé : Basilique civile.

La basilique romaine est un grand édifice public[19] construit en bordure d'une place publique et qui permet d'offrir un abri pour les activités économiques, financières et judiciaires[20]. Les premières basiliques n'ont pas de fonctions religieuses. Les Romains ont emprunté aux Grecs les formes architecturales traditionnelles de la stoa[9],[20]. Les formes des basiliques varient en fonction de leur situation mais elles sont généralement entourées par une série d'arcades et contiennent des colonnades intérieures qui délimitent l'espace couvert en plusieurs ailes. L'espace central est plus large et plus haut afin de recevoir davantage de lumière et forme une nef qui se termine à une extrémité en une abside où siègent les magistrats[21].

La plus ancienne est celle construite à Rome sur le Forum Romain par le censeur Caton l'Ancien, en 184 av. J.-C.[20] On trouve également à Pompéi une ancienne basilique édifiée dès la fin du IIe siècle av. J.-C. À l'époque d'Auguste, toute cité romaine possède une basilique publique. L'architecture des basiliques romaines a une forte influence sur le plan des premiers édifices ecclésiastiques chrétiens du IVe siècle[20].

Les cirques[modifier | modifier le code]

Reconstitution du cirque de Maxence.
Article détaillé : Cirque romain.

Les cirques romains sont de grands édifices allongés à ciel ouvert utilisés pour l'organisation d'évènements devant un grand nombre de spectateurs. Les cirques sont similaires aux hippodromes de la Grèce antique à ceci près que leurs fonctions sont un peu plus étendues. Les cirques font partie des principaux édifices dédiés au spectacle avec les amphithéâtres et les théâtres. Parmi ces spectacles, les plus célèbres sont les courses de chars et de chevaux mais les cirques peuvent aussi être utilisés pour d'autres types de compétition ou lors de grandes commémorations sous l'Empire. Certains cirques peuvent même être mis en eau afin de reconstituer de grandes batailles navales.

Contrairement à ce que leur nom laisse supposer, les cirques romains ont la forme de longs rectangles dont une extrémité est courbe. L'espace réservé à la course est séparé en deux par une longue bande étroite ornée de monuments divers : la spina. L'extrémité face au côté courbe est divisée en plusieurs petites stalles (carceres) d'où partent les concurrents lors des courses de chars.

Les forums[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forum romain.

Un forum est un vaste espace public dédié aux activités commerciales, généralement de forme rectangulaire, présent dans toutes les cités romaines[22], à l'image de l'agora des cités grecques. Le forum est associé à des édifices publics tels que des boutiques et des basiliques qui sont construits en bordure. Plus qu'une fonction commerciale, le forum romain est le véritable cœur de la cité, point de convergence de la vie politique et sociale de la ville[22]. Le plus ancien forum romain est le Forum Boarium à Rome.

Dans les nouvelles cités romaines, le forum se situe au niveau ou à proximité immédiate de l'intersection entre le cardo (principal axe nord-sud) et le decumanus (principal axe est-ouest). Ils disposent tous d'un temple dédié à Jupiter, construit à l'extrémité nord de la place publique, d'autres temples et d'une basilique. En général, les bains publics sont placés à proximité.

Les thermes[modifier | modifier le code]

Hypocauste de thermes romains.
Article détaillé : Thermes romains.

À l'origine, les thermes sont des établissements privés avant d'être construits de manière permanente pour le peuple à partir du Ier siècle av. J.-C.[23] Sous l'Empire, toutes les cités romaines disposent de bains publics où tous les citoyens peuvent se baigner, s'entrainer et faire des rencontres. Les villas privées, les immeubles citadins ou les forts militaires peuvent aussi être pourvus d'équipements thermaux. Ces derniers sont alimentés en eau grâce à un cours d'eau avoisinant ou grâce à un aqueduc. Le passage dans les thermes est une habitude quotidienne pour la plupart des Romains qui peuvent y passer plusieurs heures pour un coût minime.

Le plan architectural des thermes est étudié afin que les visiteurs suivent un parcours précis les amenant à des salles de plus en plus chaudes avant de passer aux salles d'eau froide. Les thermes contiennent souvent une palestre où les citoyens peuvent s'échauffer avant de se baigner. L'entrainement comprend l'exercice à la lutte, au lever de poids, les jeux de balles ou encore la course à pied. Les citoyens les plus riches s'y rendent accompagnés d'esclaves qui sont chargés de fournir les rafraîchissements, de garder les vestiaires, de fournir les serviettes et d'appliquer l'huile d'olive sur le corps de leurs maîtres avant de les nettoyer à l'aide de strigiles, les Romains ne connaissant pas le savon. Les plus grands complexes thermaux associent les édifices dédiés aux bains et au sport à des édifices abritant des activités culturelles comme une bibliothèque ou un auditorium[24].

Les salles chaudes des thermes romains fonctionnent grâce au principe de l'hypocauste, un système déjà connu d'autres civilisations mais perfectionné par les Romains qui en ont fait un usage intensif. Le sol des salles chauffées est surélevé (suspensura) grâce à des piliers de brique et de béton. L'air qui circule dans l'espace ainsi créé est chauffé par un grand foyer (praefurnium) situé à l'extérieur de la pièce. Des passages sont aménagés dans les murs afin de libérer l'air chaud et les fumées, assurant une bonne ventilation des pièces chauffées[24].

Les temples[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Temple romain.

Le temple désigne à la fois l'espace délimité par un augure pour y interpréter les auspices, l'espace occupé par un sanctuaire dédié à une divinité, le lieu d'activité publique où se réunit le Sénat ou les comices ou encore tout édifice qui a été consacré par les augures et les pontifes[25]. Les premiers temples romains s'inspirent de l'architecture étrusque qui découle elle-même de l'architecture grecque[26]. Le temple romain s'élève sur un haut podium. La cella qui abrite la statue de culte est précédée d'un vestibule (pronaos) auquel on accède via un escalier frontal[26].

Les théâtres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Architecture du théâtre romain.

Les théâtres romains sont semi-circulaires et possèdent tous une structure architecturale similaire avec quelques variations mineures en fonction de la province où ils sont construits. Ils se caractérisent par un mur de scène (scaenae frons) imposant, richement orné de statues et de colonnes, qui se tient en arrière de la scène où évoluent les acteurs (proscaenium). Comme les théâtres antiques grecs, le théâtre romain comprend un orchestre (orchestra) autour duquel sont disposés les gradins (cavea). Contrairement aux usages grecs, où le public accède aux gradins depuis l'orchestre, dans le théâtre romain, le public accède aux gradins depuis les vomitoria afin de faciliter la circulation, d'optimiser l'évacuation de l'édifice et de ne pas mélanger les différentes classes sociales qui ont chacune une section des gradins attribuée.

Les infrastructures[modifier | modifier le code]

Les aqueducs, réservoirs et citernes[modifier | modifier le code]

Citerne de l'aqueduc d'Olbia.
Articles détaillés : Aqueduc et Liste des aqueducs romains.

Les Romains construisent de nombreux aqueducs afin d'acheminer l'eau depuis des sources lointaines jusque dans leurs villes pour alimenter les bains publics, les latrines, les fontaines et les différentes installations hydrauliques privées. Les eaux usées sont évacuées grâce à un réseau complexe d'égouts dans les cours d'eau avoisinant permettant de garder les villes saines sans eaux stagnantes. Les aqueducs apportent également l'eau nécessaire pour l'exploitation des mines, pour le fonctionnement des moulins à eau et pour l'entretien des jardins et des fermes.

Les aqueducs sont des canaux en pierre, en brique ou en béton inclinés selon une pente légère permettant l'écoulement de l'eau sans que la pression de l'eau n'endommage les conduits. La plupart de ces canaux sont souterrains et contournent le plus souvent les obstacles naturels bien qu'il soit parfois nécessaire de percer des tunnels. Lorsque le tracé d'un aqueduc croise celui d'une vallée ou d'une dépression du terrain, les conduits sont portés par des arches afin de conserver une pente douce. Une autre technique permet de franchir les vallées : l'eau tombe dans des conduites en pierre ou en céramique puis remonte de l'autre côté selon le principe du siphon inversé. La plupart des réseaux d'aqueducs comprennent des réservoirs de décantation, des écluses et des réservoirs de distribution afin de réguler le débit de l'eau en fonction de la demande. L'eau acheminée par les aqueducs termine son trajet dans de grandes citernes.

Vers le milieu du IIIe siècle, Rome dispose d'un réseau de onze aqueducs qui alimente en eau une population estimée entre 400 000 et 1 000 000 d'habitants. La plus grande partie de l'eau ainsi acheminée est utilisée pour approvisionner les immenses thermes impériaux et les nombreux bains publics qui parsèment la ville. Les cités et municipes provinciaux suivent ce même exemple et les aqueducs deviennent des ouvrages d'intérêt public et une source de fierté du monde romain : une solution chère mais nécessaire pour que chacun puisse atteindre le confort auquel il aspire.

La plupart des aqueducs romains a traversé les siècles, preuve de leur fiabilité et de leur durabilité. Certains ont été maintenus en fonctionnement jusqu'à l'époque moderne et quelques-uns sont toujours partiellement utilisés aujourd'hui. Les méthodes de construction et d'entretien sont développées dans l'ouvrage De Architectura de Vitruve, mais l'ouvrage le plus précieux concernant les aqueducs est sans conteste celui légué par le général Frontin, curateur des eaux sous Trajan, qui donne de plus amples détails, notamment sur les détournements frauduleux des eaux publics.

Le réseau routier, les tunnels et les ponts[modifier | modifier le code]

Les voies romaines forment un réseau de communication vital pour la gestion et de développement de l'Empire romain. Les premières sont construites dès 500 av. J.-C., au début de l'expansion romaine dans le Latium. Les voies romaines permettent une intervention rapide des armées dans les provinces, facilitent les déplacements des émissaires et des civils et favorisent le commerce. À l'apogée de l'Empire, une trentaine de voies militaires traversent les provinces depuis la capitale et les 113 provinces de l'Empire sont reliées grâce à un réseau de 372 grandes voies romaines. Les bâtisseurs romains ont tenté de réguler les dimensions des routes mais elles sont très variables, allant d'un peu plus d'un mètre de large à près de 7 mètres. Les vestiges de voies romaines donnent une impression de routes pavées cabossées et irrégulières mais cet effet est dû à l'érosion des pierres, à l'époque romaine, les voies devaient être les plus plates et régulières possible, légèrement renflées au centre pour permettre le bon écoulement des eaux de pluies.

Les ponts construits par les Romains pour compléter le réseau routier sont parmi les plus grands et les plus durables du monde antique. Ils sont construits en pierre et se basent sur la forme architecturale de l'arche. Pour la plupart des ponts, les Romains utilisent aussi le béton. Les arches des ponts sont généralement semi-circulaires mais peuvent être aussi segmentaires. L'intérêt de ce dernier type d'arche est d'être plus léger et de pouvoir laisser passer plus d'eau en cas d'inondation et donc d'éviter que le pont puisse être emporté. Le pont de Trajan, qui enjambe le Danube, reste le plus long pont sur arches jamais construit pendant près d'un millénaire.

Les ports, les phares et les entrepôts[modifier | modifier le code]

Phare romain de Douvres.
Articles détaillés : Port antique, Phare antique et Hoerreum.

Les entrepôts romains (horrea) ne sont pas seulement des greniers mais sont utilisés pour le stockage de nombreux autres produits avant leur distribution sur les marchés de la ville. À Rome, les grands Horrea Galba servent non seulement à stocker du blé mais aussi de l'huile d'olive, du vin, de la nourriture, des vêtements et même du marbre. Vers la fin de la période impériale, Rome compte pas moins de 300 entrepôts permettant d'assurer la bonne distribution des biens requis par les habitants. Les plus grands entrepôts sont des édifices très imposants, même selon les standards modernes. Les Horrea Galba se composent de 140 salles sur le rez-de-chaussée, couvrant une zone de 2,1 hectares.

Les premiers horrea sont construits à Rome vers la fin du IIe siècle av. J.-C. avec le premier horreum public connu construit par le tribun de la plèbe Caius Sempronius Gracchus en 123 av. J.-C. Le terme horreum désigne alors tout espace destiné au stockage de biens. Certains horrea publics fonctionnent comme les dépôts de banques pour stocker des biens de valeur mais la plupart sont utilisés pour le stockage de denrées alimentaires avant leur distribution au peuple.

De nombreux phares sont construits tout autour de la Méditerranée et sur les côtes de l'Empire comme la tour d'Hercule au nord de l'Espagne ou le phare de Douvres au sud de l'Angleterre. Le signal lumineux envoyé aux marins devait être produit par un foyer entretenu au sommet de ces structures.

Les canaux et les barrages[modifier | modifier le code]

Les canaux romains ont plusieurs fonctions comme l'irrigation, le drainage, l'assèchement de territoire, le contrôle des inondations et l'ouverture de voies navigables. Certains canaux navigables sont représentés sur des cartes antiques.

Dans le domaine du contrôle des cours d'eau, les Romains ont également construit des barrages, surtout à partir de la période impériale. Ces constructions se concentrent essentiellement dans les provinces au climat semi-aride comme l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l'Hispanie. Les dimensions de certains de ces barrages ne sont dépassées qu'au Moyen Âge tardif.

Les types de barrages les plus fréquents sont les barrages en remblais et les barrages poids. Comme les canaux, ils ont des fonctions diverses comme l'irrigation, la prévention des inondations, le détournement d'un cours d'eau ou encore le soutènement de sols glissants. L'imperméabilité des barrages romains est nettement améliorée avec l'usage du béton (opus caementicium) et de mortier de chaux hydraulique (opus signinum). Les Romains sont les premiers à utiliser l'arche et les contreforts pour stabiliser la structure des barrages. Ces techniques combinées aux nouveaux matériaux de construction permettent de bâtir des barrages plus grands comme le barrage du lac Homs et le barrage poids d'Harbaqa dans le désert de Syrie.

Les moulins à eau[modifier | modifier le code]

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Les édifices privés[modifier | modifier le code]

Les insulae[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Insula.

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Les domus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Domus.

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Les villas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villa romaine.

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Les monuments décoratifs[modifier | modifier le code]

Les colonnes triomphales[modifier | modifier le code]

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Les jardins[modifier | modifier le code]

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Les arcs de triomphe[modifier | modifier le code]

Le premier arc de triomphe apparaît à Rome en 196 av. J.-C. mais il faut attendre l'avènement de l'Empire pour voir la construction de ce type de structure se généraliser[14].

L'architecture militaire[modifier | modifier le code]

Les murs[modifier | modifier le code]

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Les forts[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Camp romain et Castellum.

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Les principales réalisations architecturales[modifier | modifier le code]

Sous la République[modifier | modifier le code]

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Sous l'Empire[modifier | modifier le code]

L'architecture romaine sous l'Empire est utilisée pour exalter la puissance romaine et l'empereur. En tant que capitale de l'Empire, Rome est le principal lieu de construction des monuments et bénéficie des sollicitudes des empereurs qui font de grosses dépenses dans le domaine de l'urbanisme.

Règne d'Auguste[modifier | modifier le code]

À Rome, Auguste et Agrippa poursuivent la monumentalisation du Champ de Mars, amorcée à la fin de la République avec les constructions de Pompée et César. Auguste fait agrandir sa maison sur le Palatin, lui adjoignant un grand complexe comprenant un temple, un portique et des bibliothèques. Ces constructions sur le Palatin préfigurent l'édification des grands palais impériaux.

À Rome
Dans les provinces

De Tibère à Néron[modifier | modifier le code]

Tibère institue le culte dédié à Auguste et fait élever de nombreux temples dans les principales villes de l'Empire.

Dans le domaine de l'urbanisme et de l'architecture, Néron marque son règne d'innovations audacieuses et d'excès à sa propre gloire. Il fait bâtir un immense complexe palatial qui a nécessité de nombreuses expropriations afin de libérer un espace suffisant au cœur de Rome. L'entrée du palais est décorée avec un colosse de 30 mètres de haut représentant Néron, qui est sous Hadrien déplacé près du Colisée, donnant ainsi son nom au monument (Colosseum). Il profite du grand incendie de 64 ap. J.-C. pour se lancer dans une reconstruction ambitieuse de Rome. Ces constructions voient l'introduction ou la généralisation de formes architecturales qui deviennent pérennes comme les mosaïques murales et polychromes, les fontaines monumentales (nymphées) et les voûtes, rotondes et coupoles.

À Rome
Dans les provinces

Les Flaviens[modifier | modifier le code]

Sous les premiers Flaviens, Vespasien et Titus, la politique urbaine est marquée par la restitution au plus grand nombre de l'espace confisqué pour l'usage d'un seul. Le palais de Néron est alors démantelé et à la place sont construits des monuments à destination populaire : l'amphithéâtre flavien (le Colisée) et les thermes de Titus.

Les Antonins[modifier | modifier le code]

Les Sévères[modifier | modifier le code]

L'Antiquité tardive[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources antiques :
  • Sources modernes :
  1. Coulon 2013, p. 3.
  2. Coulon 2013, p. 4.
  3. a et b Malacrino 2010, p. 112.
  4. Malacrino 2010, p. 113.
  5. a, b et c Malacrino 2010, p. 114.
  6. a, b et c Dessales 2013, p. 31.
  7. a, b et c Duret et Néraudeau 2001, p. 54.
  8. Dessales 2013, p. 28.
  9. a, b, c et d Howatson 1989, p. 78.
  10. Dessales 2013, p. 31-32.
  11. Malacrino 2010, p. 118.
  12. a et b Duret et Néraudeau 2001, p. 54-55.
  13. Howatson 1989, p. 78-79.
  14. a, b, c et d Howatson 1989, p. 79.
  15. Dessales 2013, p. 32.
  16. a, b et c Duret et Néraudeau 2001, p. 55.
  17. a et b Duret et Néraudeau 2001, p. 426.
  18. a, b et c Howatson 1989, p. 46.
  19. Howatson 1989, p. 144.
  20. a, b, c et d Howatson 1989, p. 145.
  21. Howatson 1989, p. 144-145.
  22. a et b Howatson 1989, p. 421.
  23. Howatson 1989, p. 990.
  24. a et b Howatson 1989, p. 991.
  25. Howatson 1989, p. 967-968.
  26. a et b Howatson 1989, p. 968.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • M.C. Howatson (dir.), Dictionnaire de l'Antiquité : mythologie, littérature, civilisation, Robert Laffont,‎ , 1065 p.
  • Bernard Andreae, L’art de l’ancienne Rome, Mazenod,‎ , 642 p. (ISBN 2850880043)
  • Luc Duret et Jean-Paul Néraudeau, Urbanisme et métamorphose de la Rome antique, Les Belles Lettres, coll. « Realia »,‎

Ouvrages sur l'architecture romaine[modifier | modifier le code]

  • Pierre Gros, L'architecture romaine, Paris, Picard,‎ 1996-1999
    • Pierre Gros, Tome 1. Les monuments publics,‎
    • Pierre Gros, Tome 2. Maisons, villas, palais et tombeaux,‎
  • René Ginouvès, Dictionnaire méthodique de l'architecture grecque et romaine, Rome, École française de Rome, coll. « Publications de l'École française de Rome » (no 84),‎ 1985-1998
    • René Ginouvès, Tome I. Matériaux, techniques de construction, techniques et formes du décor,‎ , 402 p.
    • René Ginouvès, Tome II. Éléments constructifs : supports, couvertures, aménagements intérieurs,‎ , 460 p.
    • René Ginouvès, Tome III. Espaces architecturaux, bâtiments et ensembles,‎ , 492 p.
  • Jean-Pierre Adam, La Construction romaine : matériaux et techniques, Paris, Picard, coll. « Grands manuels Picard »,‎ , 367 p. (ISBN 2-7084-0104-1, présentation en ligne)
  • (en) Carmelo G. Malacrino, Constructing the Ancient World : architectural techniques of the Greeks and Romans, Getty Publications,‎ , 216 p.
  • (en) Roger B. Ulrich (dir.) et Caroline K. Quenemoen (dir.), A companion to roman architecture, Blackwell Publishing, coll. « Blackwell companions to the Ancient World »,‎
    • Jeffrey A. Becker, « Italic architecture of the earlier first millenium BCE », dans A companion to roman architecture,‎ , p. 6-26
    • Lynne C. Lancaster et Roger B. Ulrich, « Materials and techniques », dans A companion to roman architecture,‎ , p. 157-192
  • (en) Frank Sear, Roman architecture, Londres, Routledge,‎ , 519 p.
  • Bruno Bioul (dir.), « Inventions et techniques chez les Grecs et les Romains », Archéothéma, no 28,‎
    • Hélène Dessales, « Techniques et innovations dans l'Antiquité romaine », Archéothéma,‎ , p. 28-34
    • Jean-Pierre Adam, « Regards sur les techniques architecturales romaines », Archéothéma,‎ , p. 48-52
  • Gérard Coulon, « L'architecte romain »,‎ (consulté le 17 mai 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]