Terville

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Terville
Terville
Église Saint-Sébastien.
Blason de Terville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville
Maire
Mandat
Olivier Postal
2020-2026
Code postal 57180
Code commune 57666
Démographie
Gentilé Tervillois
Population
municipale
7 120 hab. (2018 en augmentation de 7,57 % par rapport à 2013)
Densité 1 859 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 43″ nord, 6° 08′ 05″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 188 m
Superficie 3,83 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Thionville
(banlieue)
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Thionville
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Terville
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Terville

Terville, Terwen en Hochdeutsch, est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

C’est une ville du plat pays thionvillois aujourd’hui attenante à Thionville, à 17 km du Luxembourg et à 30 km de Metz. Elle fait partie du Luxembourg français et sa langue régionale est le francique luxembourgeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Terville se situe dans le Nord-Est de la France entre Metz et Luxembourg-Ville, environ à trente kilomètres de chacun. Elle jouxte Thionville, deuxième ville de Moselle.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Volkrange Thionville Rose des vents
N Yutz
O    Terville    E
S
Marspich Florange Illange

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Terville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Thionville, une agglomération intra-départementale regroupant 12 communes[4] et 133 991 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (76,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (74,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (68,2 %), forêts (11,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,8 %), terres arables (1,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du lieu apparait au VIIIe siècle sous le nom Terwen. Dépendait du Luxembourg avant 1659 (traité des Pyrénées).

La juridiction seigneuriale sur Terville se partageait jadis entre le siège prévôtal de Thionville et la seigneurie de Bertrange[14].

Le château féodal est détruit par les Messins en 1386.

Cette ville a été surnommée le « Quartier du roi », parce que le Grand Condé, Louis II de Bourbon-Condé, y avait établi son quartier-général lorsqu’il fit le siège de Thionville en 1643[15].

Fit partie du canton de Florange de 1790 à 1802.
En 1817, Terville, village sur la Fensch, possédait 468 habitants répartis dans 49 maisons.

De 1810 à 1894, Terville fut rattachée à la commune de Veymerange.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1963 Jean Carré DVD  
1963 mars 1971 François Fousse DVD  
mars 1971 novembre 1997
(démission)
René de Mattéis PCF Ouvrier sidérurgiste
Conseiller général du canton de Yutz (1973 → 1985)
janvier 1998 mars 2001 Pierre Le Lay PCF  
mars 2001 mai 2020 Patrick Luxembourger UDF puis UMP
puis NC-UDI
Avocat
4e vice-président de la CA Portes de France-Thionville
mai 2020 En cours Olivier Postal LR  
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections de 2007[modifier | modifier le code]

En décembre 2006, le conseil municipal avait démissionné en bloc pour demander la confiance de la population dans le combat mené par l’équipe du maire Patrick Luxembourger contre certaines banques responsables selon lui de l’endettement faramineux de la ville.

Avec une participation de 47 % des inscrits (4993 inscrits en 2007) ce qui constitue une participation honorable dans une élection municipale partielle deux mois avant des élections présidentielles et législatives, le dimanche , la liste emmenée par Patrick Luxembourger l’emportait avec 74,19 % des suffrages exprimés. La liste de gauche et d’union des démocrates, rassemblée autour de Thierry Dosch, a réuni 15,67 % des voix, et celle de Pierre Le Lay 10,13 %.

Depuis , la justice a été saisie par le maire. Une enquête a été ouverte sur des détournements de fonds et des faux en écriture publiques présumés.

Élections de janvier 2011[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission en bloc de vingt élus municipaux, Patrick Luxembourger a été réélu avec 54,96 % des voix au premier tour (23 conseillers). Parmi les autres candidats, la liste PS/Verts menée par Alfred Mescolini obtint 19,22 % (3 sièges) ; Edith Talarczyk (ancienne 1re adjointe) 18,42 % (2 sièges). L'ancien maire PC Pierre Le Lay a obtenu 7,4 % des voix (1 siège).

La participation fut de 43 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 7 120 habitants[Note 3], en augmentation de 7,57 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1895 1900 1905 1910 1921 1926
2802362974997231 0511 1001 0841 390
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 5732 7953 1853 9815 4295 7715 7475 2246 281
1999 2006 2007 2008 2013 2018 - - -
6 4696 4806 4796 4776 6197 120---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[18]. |recens-prem=2008 |no.)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Passage d’une voie romaine ;
  • Sépultures mérovingiennes ;
  • Château féodal, détruit en 1386 ;
  • Porte de 1717, rue Basse ;
  • Monument aux morts honorant les victimes des guerres dans le cimetière communal.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Sébastien.
  • église paroissiale Saint-Sébastien, située route de Verdun : construite de 1935 à 1937 à l’initiative du curé Houdlinger, d'après des plans de l’architecte Alfred Nasousky.
  • chapelle Saint-Sébastien, située rue Haute : construite en 1472 (date portée par la clef de voûte du chœur), élevée au rang d'église paroissiale au début du XVIIIe siècle, elle est démolie en 1858 ; reconstruite en 1862, désaffectée en 1937 après la construction de la nouvelle église paroissiale route de Verdun. Cet édifice fut alors désigné comme « la vieille église » par les Tervillois, les habitants de l'endroit, puis utilisé comme salle polyvalente avant que d'être réaménagé en médiathèque, inaugurée en 2011.
  • six calvaires dont celui sculpté de Beuren.
  • calvaire, situé 2, rue Haute, érigé en 1692 (date portée à la base du croisillon) ; renversée en 1870, restaurée en 1880 (date portée à la base du fût).
  • calvaire, situé route de Veymerange, érigé durant la première moitié du XIXe siècle ; probablement restauré en 1876 (date portée sur le socle), très endommagé, il manque la statue de saint Jean et la moitié supérieure du croisillon.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

  • École primaire Le Moulin, ce nom est donné car un moulin se situait à proximité sur un chemin piéton reliant Terville à Thionville. Par ailleurs, cette école abrita sous ses préaux des garages, où les Américains y déposaient leurs véhicules pendant la Seconde Guerre mondiale,
  • École primaire Marcel-Pagnol, victime d'un incendie criminel en 2010, puis reconstruite,
  • École maternelle Pomme-d'Api, accolée à l'école Le Moulin,
  • École maternelle Le Scarabée et La Farandole accolée à l'école Marcel-Pagnol.

Services publics[modifier | modifier le code]

  • Caserne des pompiers, à côté de la Poste ;
  • Salle de concert « Le 112 » ;

Sports et associations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Terville Blason
De gueules à un chevron d'or, accompagné en pointe d'une tour d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Thionville », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  13. Marcel Konne et Albert-Louis Piernet, « Dierfer vun äiser Hemecht », Hemechtsland a Sprooch, no 1,‎ (ISSN 0762-7440).
  14. Publications de la Société pour la Recherche et la Conservation des Monuments Historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, Volume 18, 1863.
  15. Viville, Dictionnaire du département de la Moselle, 1817.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.