Malzéville

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Malzéville
La Douëra.
La Douëra.
Blason de Malzéville
Héraldique
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Saint-Max
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Nancy
Maire
Mandat
Bertrand Kling
2014-2020
Code postal 54220
Code commune 54339
Démographie
Gentilé Malzévillois-Malzévilloise
Population
municipale
7 984 hab. (2014)
Densité 1 060 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 40″ nord, 6° 11′ 14″ est
Altitude Min. 187 m – Max. 384 m
Superficie 7,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.malzeville.fr

Malzéville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est, anciennement Lorraine. C'est l'une des vingt communes de la Communauté urbaine du Grand Nancy.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville est arrosée par la Meurthe et est adossée au plateau de Malzéville, dont une partie est classée en zone Natura 2000 [1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Malzéville est reliée au Grand Nancy grâce aux lignes du réseau de transport de l'agglomération Nancéienne appelé Réseau Stan :

  • 6 : Malzéville Savlons - Villers Clairlieu
  • 8 : Malzéville (Pixerécourt) - Vandœuvre CHU
  • 16 : Malzéville Savlons - Villers Clairlieu
  • 18 : Dommartemont / Saint Max Gérard Barrois - Saulxures Centre
  • P'tit Stan de Nancy : Malzéville Mairie - Nancy Cimetière du Sud
  • B : Malzéville Verlaine - Dommartemont René Nicklès - Malzéville le Nid
  • J : Nancy Centre de Congrès Prouvé - Malzéville Pixerécourt
  • R : Malzéville Margeville - Nancy Division de Fer

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villa de Margeville (1130), Mareseivilla (1176-1205), Malisevila (1231), Malesevilla (1246), Mallisei villa (XIVe siècle), Marezeville (1349), Marzeville (1390), Morisevilla (1402), Malzeville (1424), Mallezeville (1444), Malzeville-devant-Nancy (1494), Malezeville-près-Nancy (1496), Maleseville (1526), Marzeville-lès-Nancy (1573), Malzeville (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les rives de la Meurthe et le minaret de La Douëra.

Village de l'ancien duché de Lorraine. Le fief de Malzéville relevait de la châtellenie de Nancy, bailliage de cette ville.

De 1927 à 1984, Malzéville était traversée par le TP Max, transporteur par câble aérien qui acheminait du calcaire depuis les carrières de Maxéville jusqu'à l'usine Solvay de Dombasle-sur-Meurthe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Malzéville
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1989 Jean Jonette    
mars 1989 mars 2008 Jean-Paul Bolmont PS Conseiller général du canton de Nancy-Est (1994-1998)
Conseiller général du canton de Malzéville (depuis 1998)
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Franoux PS  
mars 2014 en cours Bertrand Kling PS Conseiller communautaire à la communauté urbaine du Grand-Nancy, depuis mars 2008

Vice-président du Syndicat Intercommunal à Vocation Unique, pour le quartier St Michel / Jéricho de St Max - Malzéville, depuis le 23 mars 2014 Co-fondateur et vice-président de l'association "Malzéville au Mali" depuis 1996 Adhérent au PS, depuis le 22 avril 2002

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pont sur la Meurthe à l'entrée de la ville.

Le comité de jumelage a été créé en 2014, à l'occasion du 50e anniversaire du serment entre les deux villes[2].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 984 habitants, en diminution de -1,65 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
981 927 1 037 1 101 1 253 1 375 1 640 1 710 1 788
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 775 1 938 2 230 2 472 2 756 2 827 2 974 3 114 3 257
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 426 4 169 4 296 4 648 4 850 5 404 5 332 6 133 7 412
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
8 725 8 432 8 325 8 090 7 712 8 120 8 070 7 984 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Peinture d'un pont sur une rivière avec la berge sur le côté droit.
Victor Masson, Le Pont de Malzéville, fin du XIXe siècle, collection particulière.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
  • Église Saint-Martin, peintures murales du XVIe siècle (dont un remarquable "chemin de croix", cycle de la Passion en réalité, classé)[10], boiseries du chœur du XVIIIe siècle (classées). Clocher fortifié (présence de meurtrières). Une association, créée en mai 2011, a « pour but de promouvoir, d'encourager ou d'organiser toutes les actions et manifestations tendant à mieux faire connaître les valeurs historiques, culturelles, artistiques et religieuses de l'église Saint-Martin de Malzéville, et d'œuvrer pour l'entretien et la restauration de son patrimoine, notamment des peintures murales »[11]. Une monographie, parue en 2012, offre un beau panorama illustré de l'édifice et de son histoire[12].
  • Église Saint-Michel, moderne et de forme ronde ; construite par le chanoine André Vaillant (inhumé dans le narthex). À moitié sur le territoire de Saint-Max.
  • Chapelle Saint-Pierre de Pixerécourt. Elle accueille actuellement le musée Mathieu-de-Dombasle du lycée agricole de Pixérécourt.
  • Chapelle Saint-Gauzelin, dépendant de l'église Saint-Martin. Désacralisée et vendue en 2009. Vitraux de Jacques Le Chevallier.
  • Chapelle de la Gueule du Loup.
  • Salle du Royaume (Témoins de Jéhovah).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Cournault 1815-1904, peintre et archéologue, il effectua de nombreux voyages en Orient et en Algérie, d'où il rapporta maints croquis lui ayant servi à transformer un simple chalet de Malzéville en véritable villa imitant le style mauresque, la Douëra.
  • Étienne Cournault 1891-1948, petit-fils du précédent, peintre sous verre et graveur.
  • Émile Driant 1855-1916, officier, écrivain, député de Nancy, tombé glorieusement au Bois des Caures (Verdun) le 22 février 1916. Pendant son mandat de député, il avait loué le château de Pixérécourt.
  • La violoniste Teresa Milanollo (1827 Savigliano – 1904 Paris) possédait une maison de famille à Malzéville. Elle y donnait des concerts pour ses connaissances même si elle avait cessé de se produire en public après son mariage, en 1857, avec le général de division d'origine alsacienne Théodore Parmentier (1821 Barr – 1910 Paris). Militaire mais aussi savant et musicien amateur, le général appréciait de pouvoir se reposer à Malzéville de ses longues tournées d'inspection fatigantes[13]. Teresa Milanollo possédait un Stradivarius de 1728 – le Milanollo – qui a ensuite appartenu à Christian Ferras et Pierre Amoyal[14].
  • Jo Schlesser, pilote automobile né à Liouville et mort le 7 juillet 1968 lors du Grand Prix de France de Formule 1 disputé à Rouen-les-Essarts, est inhumé à Malzéville.
  • Romain Simon (1916-2007), illustrateur essentiellement animalier dans les livres pour la jeunesse (près de 300 ouvrages illustrés), est né à Malzéville le 5 janvier 1916.
  • Solal Peiffer-Smadja, né à Nancy, futur grand ingénieur. Son talent d'emmerdeur sera reconnu quelques années après sa mort.
  • Valentin Gasser, écrivain incompris de son époque qui, n'ayant pas pu accepter les critiques virulentes contre ses œuvres, se suicida à 23 ans.
  • Dorian Thomassin, grand contributeur de wikipédia qui parsème les articles de faits divers intéressants et originaux, retrouvé mort avec un couteau dans le dos et un message incompréhensible "For M-M, by V-C"
  • Raphaël Garin est connu comme le meurtrier de l'ensemble des membres de l'équipe "Riot Games", suite à une mise à jour controversée du MOBA "League of Legends"

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Malzéville Blason Blasonnement : parti : au premier de sable à la patte d'oie d'argent posée en pal, au second d'argent à la croix patriarcale de gueules.
Détails Utilisé depuis 1771

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Bleicher, Géographie régionale. La colline de Malzéville, Impr. de Berger-Levrault, Nancy, 1899, 8 p.
  • A. Chéry, Ville de Malzéville. Quelques pages d'histoire locale, Impr. nancéienne, 1947, 10 p.
  • P. Dardaine, « Le caractère méridional du Plateau de Malzéville, en Meurthe-et-Moselle, et sa pelouse à Knautia purpurea (Vill.) Borbas », Le Monde des Plantes, 1996, no 455
  • Charles-A. Gesnel-Demange, Rapport sur la concession de Malzéville, Impr. de l'Indépendance de l'Est, Bar-le-Duc, 1890, 15 p.
  • Raoul Guérin, Les tombelles antéhistoriques de la côte de Malzéville, Impr. de A. Lepage, 1868, 14 p.
  • Stanislas Thomas, Courte notice sur Malzéville, Nancy, 1878, 20 p., réédition ANDT 2007.
  • Petitjean, Malzéville - Pixerécourt, monographie , 1888, manuscrit np., édition ANDT 2007,
  • Jacques Riston, La vigne à Malzéville : essai historique, Nancy, 1908, 25 p.
  • Gaston Gaillard, Malzéville, monographie, Malzéville, 1912, manuscrit. Édité par ANDT en 2009.
  • André Cronel, Malzéville, 1789. Le cahier de doléances, Société d'histoire de Malzéville, 28 p. dactylo.
  • André Cronel, Notes sur l'histoire de Malzéville, Société d'histoire de Malzéville, 1961, 36 p. dactylo.
  • Roger Beck, Malzéville, 34 fascicules édités entre 1975 et 1985, réédition ANDT, 1995-1998 en 6 tomes.
  • Michel Mougin, Malzéville d'hier et d'aujourd'hui, ANDT, 2003, 42 p.
  • Alain Colotte, Denis Marchal, Patrick Marcolé, Malzéville au XXe siècle, Malzéville, 1999, 181 p.
  • Alain Colotte, Denis Marchal, Patrick Marcolé, Malzéville libéré : 1944, ANDT, 2004, 81 p.
  • Étienne Martin (dir.), Ilona Hans-Collas, Laurence Blondaux, L’église Saint-Martin, Malzéville : ASPE Saint-Martin, 2012, 40 p. (ISBN 978-2-7466-5282-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page du site internet de la DREAL Lorraine concernant la zone Natura 2000 du Plateau de Malzéville
  2. Jumelage
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Lucien Geindre, « Le domaine de Pixérécourt et quelques-uns de ses châtelains », Le Pays lorrain, vol. 76, no 1,‎ , p. 23-32 (lire en ligne).
  8. Notice no PA00125525, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Notice no PA00106088, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. http://www.renaissancenancy2013.com/Attention-chefs-d-oeuvre-reveles
  11. Article 2 des statuts de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine de l'église Saint-Martin de Malzéville
  12. Étienne Martin(dir.), Ilona Hans-Collas, Laurence Blondaux, L’église Saint-Martin, Malzéville : ASPE Saint-Martin, 2012, 40 p. (ISBN 978-2-7466-5282-8).
  13. Le Messager d'Alsace-Lorraine, 1910, 7 mai, p. 145-147, 8 mai.
  14. Hargrave, R., « Stradivari perfectly preserved », The Strad, 1998, Juni, p. 612-617