Homécourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ne doit pas être confondu avec Omécourt ou Omicourt.
Homécourt
Église de la Nativité-de-la-Vierge.
Église de la Nativité-de-la-Vierge.
Blason de Homécourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Jarny
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Orne
Maire
Mandat
Jean-Pierre Minella
2014-2020
Code postal 54310
Code commune 54263
Démographie
Gentilé Homécourtois[1]
Population
municipale
6 146 hab. (2014)
Densité 1 384 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 25″ nord, 5° 59′ 36″ est
Altitude Min. 175 m
Max. 282 m
Superficie 4,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte administrative de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Homécourt

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Homécourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Homécourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Homécourt
Liens
Site web http://www.ville-homecourt.com/

Homécourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est. C'est l'une des trois villes-centres de l'unité urbaine de Jœuf.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Homécourt se situe dans le Nord-Est de la France et fait partie du département de Meurthe-et-Moselle (54) dans la région de la Lorraine.

La commune est chef-lieu de canton depuis 1973 dans l'arrondissement de Briey et se compose comme suit (du nord au sud) : Moutiers, Homécourt, Auboué, Hatrize, Moineville, Batilly, Jouaville et Saint-Ail.

Son point culminant est approximativement à 282 mètres d’altitude.

C’est la seule commune en France à porter ce nom. Les habitants sont appelés les Homécourtois et les Homécourtoises.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type « lorrain », intermédiaire entre le climat à tendance océanique du Bassin parisien et le climat plutôt continental d'Alsace. Il se caractérise par des températures moyennes annuelles assez basses (environ 9,7 °C) ; les températures peuvent varier entre –23,2 °C (17 février 1956) et +39,5 °C (8 août 2003). Les saisons de végétation sont limitées à 7 mois ; la pluviométrie est moyenne, environ 750 mm par an, bien répartie sur l'année.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Wucort et Vuecourt (1132), Hemecourt (XIIIe siècle), Hameicort (1260), Viecortz (1261), Hamelecourt (1281), Vieicourt (1292), Hameicourt (1307), Howucourt (1338), Hammecourt (1433), Houecour (1658), Hernecourt (1680).
  • En lorrain : Hameco.

Histoire[modifier | modifier le code]

Homécourt est mentionné dans les écrits à partir du XIIe siècle. Sous le nom de "Wucourt" ou "Vuecourt" en 1132, de "Hameicourt" en 1260, "Haulmécourt" en 1301, "Honecourt" en 1658 et enfin de "Haumecourt" en 1831 avant d'arriver à sa forme actuelle de Homécourt depuis 1850. Néanmoins des découvertes archéologiques attestent de l'occupation des sols dès le Ier siècle.

En 1880, dans une carrière en exploitation, au lieu-dit Grande Fin, des sépultures mérovingiennes sont mises au jour. Au XIIe siècle, une forteresse dite "CASTRUM RISTA" (fortification du château de la famille de Riste de Lunéville) est signalée à l'emplacement d'un éperon barré. Le château est rasé en 1215 par Henri II. Sur la rive gauche de l'Orne, un moulin dit « moulin de la Roche » est signalé ainsi que des vestiges de fours à pain et un puits. Sur la rive droite de l'Orne, un second moulin datant du XIIe siècle est signalé.

Entre 1871 et 1914, Homécourt fait office de village-frontière avec l'Allemagne.
Le 3 août 1914, un bataillon allemand pénètre en France et détruit la station d'Homécourt[2].

Entre 1940 et 1944, de nombreux réseaux virent le jour pour aider les prisonniers évadés des "stalag" et autres "offlag". Le curé d'Homécourt et son acolyte de Jœuf furent au nombre des membres actifs.
La frontière se situant à quelques pas de la cure, les prisonniers étaient guidés chez Paul Mary et se voyaient gratifiés de faux papiers d'identité. Si beaucoup ne furent jamais découverts, le chanoine Delwal de Jœuf (la commune voisine) fut envoyé en déportation et n'en revint pas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1892 1912 Emile Daum    
1919 1924 Joseph Felten    
septembre 1924 septembre 1934 Georges Firling    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 mars 1971 Gaston Perrin    
mars 1971 juin 1986 Christian Grosgeorge    
juin 1986 en cours
(au 16 avril 2014)
Jean-Pierre Minella PCF Conseiller général du canton d'Homécourt (1985-2015)
Président de la CC du Pays de l'Orne (depuis 2001)
Conseiller départemental du canton de Jarny (depuis 2015)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 146 habitants, en diminution de -3,64 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1836 1841 1861 1866 1872 1876
201 218 233 302 317 270 283 284 319
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
505 521 525 573 3 145 5 137 7 006 4 822 7 773
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
8 358 7 204 6 702 8 048 10 245 10 616 10 156 8 220 7 088
1999 2007 2011 2014 - - - - -
6 817 6 512 6 291 6 146 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le village d'environ 300 habitants à la fin du XIXe siècle va devenir progressivement une ville qui va atteindre 7 006 habitants en 1911, notamment à la suite de l'exploitation de l'usine sidérurgique d'Homécourt et à la construction des cités ouvrières sous la direction des mine et usine. Après la Seconde Guerre mondiale, l'extension des lotissements de la Petite Fin et de la Grande Fin portera ce chiffre à 10 616 au recensement de 1968. Avec la fermeture de la mine en 1981 et la fermeture de l'usine en 1983, la population va chuter graduellement jusqu'à 6 291 habitants en 2011.

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

L'exploitation du puits du fond de la Noue débute en 1895. La société Vezin-Aulnoye avait entrepris dix ans plus tôt (1885) un premier forage sans grand succès. La mine d'Homéccourt sera considérée comme la plus automatisée en 1950. Son déclin, consécutif à la conjoncture économique, débutera en 1960 jusqu'à sa fermeture définitive en 1981.

Hôtel des ouvriers, 1898.

L'origine de l'usine d'Homécourt remonte à la fin du XIXe siècle.

La société Vezin-Aulnoye commence, en 1889, la construction d'une usine sidérurgique sur le plateau du Haut des Tappes. L'exploitation débutera en 1901. L'usine est composée de deux hauts-fourneaux. Un troisième haut-fourneau destiné à produire 200 tonnes de fonte par jour est allumé en 1904, puis un quatrième en juillet 1905.

Afin de loger sa main d'œuvre composée notamment d'émigrés, la direction des mines et usines fait construire des cités ouvrières : la Petite Fin, la Grande Fin, la Gare ainsi que l'hôtel des Ouvriers situé près de la Gare.

En avril 1903, l'usine est cédée à la compagnie des Forges et Aciéries de la Marine. En 1914, à la veille de la Première Guerre mondiale, cette usine est en pleine prospérité. l'usine est détruite durant la guerre.

Après la période de reconstruction ; les hauts-fourneaux sont remis à feu entre octobre 1920 et novembre 1926 puis subissent une nouvelle éclipse pendant la Seconde Guerre mondiale...

En 1964, les cinq hauts-fourneaux, situés sur une ligne Nord-Sud perpendiculaire à la vallée de l'Orne, sont chargés par skips et produisent 2 400 tonnes de fonte par jour.

Avec la crise européenne de la sidérurgie, au milieu des années 1970, l'activité fonte s'arrête sur le site, laissant un site et un environnement pollué par différents métaux lourds et les crassiers de l'usine. Depuis la réhabilitation se poursuit sur les sites et sols pollués, par des techniques expérimentales de phytoremédiation associant plantes et champignons[7].

L'usine d'Homécourt changera de noms plusieurs fois au cours de son exploitation, la "MARINE" en 1903, "SIDELOR" en 1951, "WENDEL-SIDELOR" en 1968, et pour finir "SACILOR" en 1973. Elle sera arrêtée complètement et définitivement en septembre 1983.

La SOLPA[modifier | modifier le code]

En 1908, la famille vosgienne Charles Pierre ouvre une boucherie (rue Carnot) qui sera déplacée en 1911 dans la rue Clemenceau. En 1927, dans un grand local construit sur le pâquis, la famille Pierre commence une activité de conserverie qui deviendra en 1930, la Société Lorraine de Produits Alimentaires (SOLPA). Cette usine comptera jusqu'à 600 salariés au début de la Seconde Guerre mondiale. La SOLPA sera rachetée en 1959 par Herta qui connaîtra une belle expansion jusqu'en 1971, avant de déposer le bilan de la SOLPA en 1979. Les locaux de l'établissement seront occupés de 1980 à 1983. À l'issue de cette occupation, la COP (coopérative ouvrière de production) SOSALOR sera constituée et disparaîtra à son tour au bout d'une quinzaine de mois.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice civils[modifier | modifier le code]

Château d'Homécourt.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale de la Nativité-de-la-Vierge construite en 1828, date avec référence, en remplacement d'une chapelle très ancienne.
  • Ancienne chapelle des ouvriers construite en 1898.
  • Ancienne chapelle Saint-Paul construite au XXe siècle, quartier Grande Fin, aujourd'hui désaffectée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Homécourt Blason Blasonnement : parti : au premier mi-parti d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés du même brochant sur le tout, au second d'argent au convertisseur de sable flamboyant de gueules soutenu de sa cuve aussi de sable.
Détails Adopté le 26 avril 1951

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes de Meurthe et Moselle », sur www.habitants.fr (consulté le 13 septembre 2010)
  2. Le 19e bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. BEGUIRISTAIN T, BIDAR G, JONER E., LEYVAL C. : Utilisation de plantes mycorhisées pour réhabiliter un sol industriellement pollué par des métaux lourds et des HAP dans le nord-est de la France (Homécourt). ADEME « Première rencontre nationale de la recherche sur les sites et sols pollués », Paris, 12 et 13 décembre 2002
  8. Château d'Homécourt, en Lorraine, 54310 Homécourt