Port de plaisance en France

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Le port de plaisance de Port-la-Forêt.

Depuis les années 60, de nombreux ports de plaisance ont été créés en France, soit à partir d'un port de taille réduite préexistant et tourné vers la pêche ou le commerce, soit par construction d'une extension dédiée à la plaisance non loin d'un port toujours actif (Le Moulin Blanc à Brest, Les Minimes à La Rochelle) soit plus rarement ab nihilo (Port-Camargue, Pornichet…)

Aujourd'hui les ports de plaisance situés dans les zones de croisière les plus prisées (baie de Quiberon, bassin d'Arcachon, Côte d'Azur) sont saturés. Le parc de bateaux augmente régulièrement alors que la création de nouveaux ports est devenue difficile sinon impossible : les emplacements favorables sont devenus rares et les résidents des communes littorales n'acceptent plus qu'une partie de la côte soit sacrifiée à ce type d'installation. Les extensions des ports existants ne permettent pas de régler le problème. L'acheteur d'un bateau peut attendre plusieurs années avant de disposer d'une place (5 ans en moyenne), le record étant enregistré à Granville (Manche) où le temps d'attente dépasse 30 ans[1].

Selon la Fédération française des ports de plaisance (FFPP), en 2008 on dénombrait en France (métropole et DOM-TOM) 180 ports de plaisance (maritimes et fluviaux), ainsi que 370 installations d'accueil (parfois simples bouées) soit 166 000 places au ponton et 166 000 places au mouillage[1],[2]. 48 % de ces ports et installations sont gérées par une régie publique[2]. Le besoin serait de 54 000 places supplémentaires selon la FFPP, et 20 000 selon l'Union nationale des associations de navigateurs (UNAN), avec 76 % des plaisanciers inscrits sur liste d'attente qui possèderaient déjà une place (UNAN). Selon le cabinet Horizons Experts, près de 28 000 places seraient occupées par des plaisanciers de plus de 70 ans et seraient libérées dans les années futures alors que les générations suivantes semblent se détourner de la plaisance (- 25 % d'immatriculation de bateaux neufs en 2009)[1].

Article principal : Port de plaisance.

Réglementation[modifier | modifier le code]

L'État a voulu d'abord conserver la maîtrise de ces aménagements ; puis la réglementation a évolué dans le sens d'une décentralisation (Lois de décentralisation du 2 mars 1982 et du 7 janvier 1983). La loi du 22 juillet 1983 complétant celle du 7 janvier 1983. La Loi Littoral du 3 janvier 1986 a suivi, relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. Elle définit des règles et principes portant notamment sur :

  • la maîtrise de l'urbanisation littorale (Cf. directive d'aménagement national du 25 août 1979 relative à la protection et l'aménagement du littoral),
  • l'accessibilité au rivage (Cf. Loi du 31 décembre 1976 portant réforme de l'urbanisme).

Concernant les ports de plaisance, la loi vise à modérer la velléité des aménageurs en édictant des dispositions générales qui ont pour but de limiter leur accroissement anarchique tout en favorisant des formules légères d’investissements. - L’article L.146-6 du Code de l'urbanisme (nouveau) prescrit que « les documents et décisions relatifs à la vocation des zones ou à l'occupation et à l'utilisation des sols préservent les espaces terrestres et marins, sites et paysages remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral, et les milieux nécessaires au maintien des équilibres biologiques ». Cette loi ne cherche pas à aplanir tous les conflits d’intérêt sur le littoral, mais la protection du littoral en est un élément dominant les autres. Le principe étant posé, il faut trouver les moyens de le mettre en œuvre. En 1998, 6 communes seulement respectaient cette loi dans le Nord-Pas-de-Calais.

L'étude d'impact[modifier | modifier le code]

Les travaux de création et d'extension des ports de plaisance sont expressément dispensés d'une étude d'impact (Code de l'environnement, art. R.123-9 1°). En revanche, pour la réalisation de tels travaux, une notice d'impact doit être élaborée. C'est une procédure moins lourde et qui nécessite des analyses scientifiques moins poussées.

Ports par zone littorale[modifier | modifier le code]

En Bretagne[modifier | modifier le code]

Sur 2 500 km de littoral, la Bretagne abrite 52 ports de plaisance avec pontons et des dizaines de mouillages autorisés hors port, dont certains très importants, comme Dinard, Saint-Briac, Saint-Cast-le-Guildo ou Erquy. 206 197 bateaux sont immatriculés en Bretagne, (23,2 % soit ¼ de la flotte nationale de plaisance en 2007 d’après « La plaisance en quelques chiffres - étude de la DGMT sur la période de septembre 2006 jusqu’en août 2007 »), dont 60 912 voiliers et 132 334 bateaux à moteur. Les ¾ d’entre eux font moins de 6 mètres. En fait, la flotte « active » bretonne tourne plutôt autour de 75 000 unités. La plaisance est en constant développement depuis la fin des années 1960 et constitue un parc flottant qui augmente de 2,5 % par an.

Un bateau qui ne navigue pas est soit hors d’eau, soit à quai ou amarré à une bouée. On estime à plus de 60 000 le nombre d’emplacements commercialisés en Bretagne. Les ports et mouillages jouent un rôle important pour la plaisance en assurant notamment l'accueil permanent ou temporaire des bateaux. Mais aujourd’hui pontons et bouées ne suffisent plus et les mouillages sauvages foisonnent. De plus en plus nombreux, les plaisanciers rencontrent des difficultés d'accueil. En 2000, la demande de place non satisfaite correspondait à 28,4 % des places existantes dans les ports de Bretagne. Les professionnels parlent d’« engorgement chronique » et évoquent un déficit de 10 000 places, notamment en Bretagne sud et sur la Côte d’Émeraude (d’après un article du Ouest-France du 12 avril 2006). Selon une enquête régionale sur la capacité d'accueil maritime de plaisance, il existait en 2000 environ 56 000 places autorisées, réparties entre 93 concessions portuaires, 145 zones de mouillages organisés et 4 200 mouillages individuels autorisés. La pénurie de structures d'accueil face au nombre toujours croissant de navires a conduit de nombreux plaisanciers à pratiquer un mouillage sauvage, n'ayant obtenu aucune autorisation d'occupation du domaine public. Le nombre total réel de places occupées en 2000 atteindrait alors au moins 65 000.

Principaux ports littoraux de plaisance en France métropolitaine[modifier | modifier le code]

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Manche[modifier | modifier le code]

Capacité des ports littoraux de plaisance exposés à la Manche
Localité Nombre de places (chiffres 2004 arrondis)[réf. nécessaire]
Dunkerque et Gravelines 1200
Boulogne-sur-Mer 500
Etaples-sur-Mer 240
Dieppe 500
Saint-Valery-en-Caux 600
Fécamp 650
Le Havre 1050
Deauville 1100
Dives-sur-Mer 600
Ouistreham 650
Courseulles-sur-Mer 750
Saint-Vaast-la-Hougue 700
Cherbourg 1400
Granville 1100
Saint-Malo 1250
Saint-Cast-le-Guildo 1000
Pléneuf-Val-André (Dahouët et Piégu) 620
Saint-Quay-Portrieux 1030
Lézardrieux 724
Perros-Guirec (Ploumanac'h + La Rade) 1170
Trébeurden 700

Façade atlantique[modifier | modifier le code]

Capacité des ports littoraux de plaisance exposés à l'Océan Atlantique
Localité Nombre de places (chiffres 2004 arrondis)[réf. nécessaire]
Brest (Moulin-Blanc et Château) 2100
Camaret-sur-Mer 750
Crozon-Morgat 700
Loctudy 700
Bénodet 700
Sainte-Marine 800
La Forêt-Fouesnant (Port-la-Forêt) 1130
Baie de Lorient (Lorient Centre, Kernevel, Locmiquélic et Port-Louis) 1600
Quiberon (Port-Haliguen) 1100
La Trinité-sur-Mer 1150
Arzon (Port du Crouesty) 1430
La Roche-Bernard 500
Arzal 900
Piriac-sur-Mer 650
La Turballe 320
Le Croisic 450
La Baule et Le Pouliguen 700
Pornichet 1150
Pornic 900
Île d'Yeu 500
Saint-Gilles-Croix-de-Vie 900
Les Sables-d'Olonne (Port Olona) 1100
Talmont-Saint-Hilaire (Port-Bourgenay) 600
Ars-en-Ré 550
La Rochelle 4400
Saint-Denis-d'Oléron 750
Royan 1000
Le Verdon-sur-Mer (Port-Médoc) 800
Arcachon 2600
Capbreton 950
Hendaye 850

Façade méditerranéenne[modifier | modifier le code]

Capacité des ports littoraux de plaisance exposés à la Mer Méditerranée
Localité Nombre de places (chiffres 2004 arrondis)[réf. nécessaire]
Cerbère 150 (en période estivale uniquement)
Banyuls-sur-Mer 370
Port Vendres 254
Collioure 126
Argelès-sur-Mer 800
Saint-Cyprien 2200
Canet-en-Roussillon 1000
Sainte-Marie-de-la-Mer 500
Le Barcarès (Port-Saint-Ange) 750
Port-Leucate 1100
Gruissan (2 ports) 1300
Narbonne-Plage 600
Cap d'Agde (2 ports et berges de l'Hérault) 4100[3]
Frontignan 600
Palavas-les-Flots 1020
Carnon 700
La Grande-Motte 1430
Le Grau-du-Roi (Port-Camargue) 4600
Port-Saint-Louis-du-Rhône (3 ports) 2900 (dont 2200 à sec)
Fos-sur-Mer (Saint-Gervais) 840
Carry-le-Rouet 560
Marseille (6 ports) 6900
La Ciotat (2 ports) 1400
Saint-Cyr-sur-Mer 600
Bandol 1600
Sanary 650
Sète 150
Le Brusc 600
Saint-Pierre-les-Embiez 800
Saint-Mandrier (2 ports) 1100
Toulon (3 ports) 1250
Hyeres 1350
Porquerolles 500
La Londe-les-Maures (Port-Miramar) 1150
Bormes-les-Mimosas 950
Le Lavandou 1050
Cavalaire (2 ports) 1100
Saint-Tropez 800
Cogolin (2 ports) 1750
Port-Grimaud 2400
Sainte-Maxime (2 ports) 750
Les Issambres (2 ports) 600
Fréjus 700
Saint-Raphaël (2 ports) 1750
Mandelieu-la-Napoule (2 ports) 1300
Cannes (3 ports) 1650
Golfe-Juan (2 ports) 1700
Juan-les-Pins 500
Antibes 1700
Saint-Laurent-du-Var 1100
Nice 500
Villefranche-sur-Mer 500
Saint-Jean-Cap-Ferrat 550
Beaulieu-sur-Mer 750
Monaco 700
Menton (2 ports) 1400
Saint-Florent 800
Ajaccio (2 ports) 1100
Bastia (2 ports) 650
Macinaggio 600
Sausset-les-Pins 540

Principaux ports de plaisance des départements d'outre-mer[modifier | modifier le code]

Antilles[modifier | modifier le code]

Réunion[modifier | modifier le code]

Ports intérieurs de plaisance en France[modifier | modifier le code]

Quelques ports fluviaux et lacustres de plaisance en France
Département Localité Nombre de places (chiffres 2004 arrondis)[réf. nécessaire]
Moselle Metz 60
Moselle Nancy St-Georges 40
Saône-et-Loire Mâcon 420
Loiret Briare 110
Loire Lac de Grangent 380
Loire Lac de Villerest NC

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]