Moulins-lès-Metz

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Moulins-lès-Metz
Château Fabert.
Château Fabert.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Metz-Campagne
Canton Woippy
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Metz Métropole
Maire
Mandat
Jean Bauchez
2014-2018
Code postal 57160
Code commune 57487
Démographie
Gentilé Moulinois
Population
municipale
5 105 hab. (2011)
Densité 731 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 25″ N 6° 06′ 35″ E / 49.1069444444, 6.10972222222 ()49° 06′ 25″ Nord 6° 06′ 35″ Est / 49.1069444444, 6.10972222222 ()  
Altitude Min. 165 m – Max. 196 m
Superficie 6,98 km2
Localisation

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Moulins-lès-Metz

Moulins-lès-Metz est une commune française située dans le département de la Moselle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rose des vents Châtel-Saint-Germain

Sainte-Ruffine

Scy-Chazelles Montigny-lès-Metz Rose des vents
Jussy

Vaux

N
O    Moulins-lès-Metz    E
S
Jouy-aux-Arches Augny Marly

Pont[modifier | modifier le code]

Le lit d’un bras mort de la Moselle qui passait sous le vieux pont avant 1614 s’est déplacé d’une centaine de mètres. Il existe plusieurs hypothèses qui expliqueraient ce changement :

  • des glissements de terrain de la côte Sainte-Ruffine ;
  • une forte inondation suite à un ouragan ;
  • la construction du barrage pour alimenter le canal menant à Metz.
Le vieux pont (1614).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moulins-lès-Metz faisait partie des quatre mairies du Val de Metz (évêché) sur la voie romaine de Verdun à Metz. Les grandes familles messines, comme les Baudoche, y étaient voués. La commune de Metz possédait le pont de Moulins-lès-Metz dès 1227. Un château fort, reconstruit en 1476, protégeait ce pont sur la Moselle. En 1617, la Moselle changea de lit. Ceci explique la topographie de la commune. Abraham Fabert, père du maréchal Fabert, racheta le château et le ban de Moulins avec la ferme de Maison-Rouge. Compte tenu de sa situation géographique, aux portes de la cité messine, Moulins fut souvent pillé, dévasté et brûlé. En 1817, Moulins-lès-Metz, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés, avait pour annexes les fermes de Frescaty, Grignan, la Maison-Rouge, Tournebride, Préville et Cainonpré et les moulins du Cugnot et de Poncet. À cette époque, il y avait 476 habitants répartis dans 59 foyers.

Comme les autres communes de Moselle, la commune de Moulins-lès-Metz est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944. Le 1er avril 1941, la commune de Moulins-lès-Metz, rebaptisée « Mühlen bei Metz », intègre le district urbain de Metz (Stadtkreis Metz). Malgré la combativité des troupes allemandes de la 462e Volks-Grenadier-Division de l'armée de Knobelsdorff, Moulins-lès-Metz est libérée par la 5e DI de l'armée Patton le 21 novembre 1944[1], à la fin de la bataille de Metz, mettant ainsi fin à quatre années de souffrance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1977 Lucien Hamen    
1977 2014 Jean-Claude Théobald DVD Conseiller général (1988-2011)
Vice-président du Conseil général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 105 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
411 424 488 495 487 574 618 609 532
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
533 669 679 683 653 715 957 851 979
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 052 1 346 1 745 1 787 2 154 2 590 4 160 5 700 5 034
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
4 827 4 663 4 995 5 084 5 105 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Moulins-lès-Metz en 1999[4] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
Avant 1904
0,7 
6,2 
1905-1924
10,6 
18,7 
1925–1939
19,2 
17,3 
1940-1954
18,1 
22,1 
1955-1969
20,6 
17,8 
1970-1984
16,6 
17,6 
1985-1999
14,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de l'ermitage Saint-Jean.
Château Grignan, actuellement mairie.
  • traces du château des évêques de Metz, XVIIIe siècle, à Frescaty ; détruit en 1944 à la suite des bombardements et à sa place fut établi le terrain d’aviation de la ville de Metz ;
  • vieux pont de Moulins-lès-Metz : en 1227, à la place du pont actuel formé de onze arches à moitié enterrées, existait déjà un pont de bois ; propriété de la ville de Metz qui en percevait le péage. C’est au profit de l’hospice Saint-Nicolas, que la ville abandonna le péage sous la condition que le pont soit remplacé par un pont de pierre et ceci dans un délai de vingt-six ans ;
  • château Fabert, XIVe siècle, remanié : construit pour assurer la défense du pont, anciennes fenêtres à meneaux, façades entièrement modifiées XIXe siècle ; fossés comblés ;
  • château Grignan XIVe siècle, remanié au XIXe siècle, entouré d’un fossé, pont XVIe siècle de neuf arches.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-Apôtre.
Chapelle de Préville.
Église de Moulins Saint-Pierre.
Chapelle de l'ermitage Saint-Jean.
  • Église Saint-Pierre-Apôtre construite en 1730 : autels du XVIIIe siècle, retable et sculptures au musée de Metz ;
  • Église Saint-Pierre-aux-Liens (quartier Saint-Pierre) ;
  • Ermitage Saint-Jean (château, chapelle) ;
  • Hospice de Préville (chapelle).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Poiré, né le 16 août 1896 et mort le 8 mars 1956 à Moulins, a écrit Moulins-lès-Metz - Son vieux pont, ses châteaux, ses heurs et ses malheurs, ses espoirs, publié aux éditions Marius Mutelet en 1957 . Cet ouvrage a été réédité en 2002 (ISBN 2-84373-138-0) par les éditions « Le livre d’histoire », dans la collection Monographies des villes et villages de France, avec une préface de sa petite-fille Anne Poiré.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 1944-1945 : Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p.14 : Recensement préfectoral sur les dates de libération)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE